Le 1er Mai sera chaud

Publié le par Karim El Maghribi

http://a6.idata.over-blog.com/299x198/0/07/76/29/images-3/Manif-le-havre-8-11-2008.jpgLe 1er Mai prochain va être très chaud. C’est certain. La crise financière mondiale, le discrédit de la classe politique et la montée conséquente de la contestation sociale non encadrée sont autant d’ingrédients qui risquent de faire exploser la rue en Europe, surtout.  Le problème c’est que les médias dans leur ensemble n’ont d’yeux rivés que sur les indices boursiers qui, chacun y conviendra,  ne représentent pas le tissu économique réel, lequel est fait de la PME et de la PMI. En France le CAC 40 peut afficher des records quand bien même l’emploi se détruit en province profonde. Pire : certains patrons de PME, surtout, ont vite titré bénéfice de cette crise financière, qu’ils ont ainsi retournée à leur profit. Exemple. Un  patron d’une PME de 50 employés qui ont tous donné de leur sang et de leur temps pour bâtir la boîte. Le boss s’est toujours demandé comment se débarrasser sans trop de frais d’une partie d’un personnel qui selon lui est pléthorique.

 

Et soudain la crise financière mondiale,  annoncée en septembre 2008, lui donne la clef de son problème. Il surfe donc et  fissa sur la conjoncture et il vire la moitié de ses employés contre de maigres compensations. Les syndicats, obnubilés par la médiatisation de la crise et la corruption, ferment les yeux tandis que l’inspection du travail se félicite d’un tel arrangement  humanitaire, fait à l’amiable. Alors  que l’autre moitié du personnel qui est restée lui est devenue encore plus reconnaissante et redevable qu’avant. Elle est heureuse que le patron l’ait gardée. Puis le carnet de commandes explose à nouveau. La machine tourne à plein régime. Le peu d’employés sur place peine à répondre à la demande et réclame la réembauche au moins des 25 employés licenciés. Le boss ne panique pas. La crise est son allié : elle lui donne le choix entre le recours à des temporaires ou au bâton déguisé en carotte; à savoir de payer les heures supplémentaires aux contestataires, invités ainsi à bosser la nuit et les jours fériés.

 

Evidemment si on est libéral on dira que le patron a droit de sauver l’entreprise en usant de moyens légaux comme la réduction d’effectifs ; car c’est l’entreprise qui prime sur tout le monde.  Si  on est socialiste on dira le contraire. Seulement ces deux courants majoritaires se sont essoufflés. Et la nouvelle tendance encore vierge, les verts, est mort née ; dans ce sens qu’un écologiste se sent plus perdu (d’avance) qu’un végétarien  dans un village de cannibales. En fait ceux qui croient que rouler à vélo c’est écologique ignorent ou oublient  que jusqu’à maintenant on ne connaît pas de bicyclette fabriquée à partir de produits autres que polluants comme l’acier ou le caoutchouc…

 

Bref : la crise a fait retourner le monde au début su siècle précédent avec en prime la mort du syndicalisme. Ça va chauffer !

Publié dans Conjoncture

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