Le processus de paix israélo-palestinien à l'article de la mort

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou1.jpgLe processus de paix entre Israéliens et Palestiniens est pratiquement à l’article de la mort et ses défenseurs dans le camp arabe modéré ou dans le camp occidental favorable à une solution à deux Etats deviennent chaque jour plus ringard et plus has been.

La cause en est la dernière actualité sur Gaza. Depuis le début des expéditions successives de navires « humanitaires » sur cet « émirat »* du Hamas il y a près de deux mois, l’opinion publique internationale n’entend plus parler que de Gaza et de ses « assiégés ». Elle a presque oublié que le gouvernement palestinien légitime existe en Cisjordanie, précisément à Ramallah et que son président s’appelle Mahmoud Abbas Abou Mazen, un homme modéré, pragmatique, jouissant de l’estime et de la confiance et des Arabes et des Occidentaux raisonnables.

Maintenant que cette histoire de navires fonçant vers Gaza devient le feuilleton de l’été le plus regardé, Hamas a repris du poil de la bête. Son image commence à devenir présentable si bien que des voix dans le monde y compris dans le camp pro-israélien commencent à réclamer un dialogue direct entre Israël et le Hamas.

Un dialogue qui a beaucoup de chance de s’engager ; Israël ne devant spas ignorer que la politique des blocus n’est pas payante à long terme et que le Hamas est prêt à accepter n’importe quelle solution israélienne du moment que cette solution lui permettra de se venger de l’Autorité palestinienne, siégeant à Ramallah, en Cisjordanie. En attendant le moment propice pour s’en prendre à Israël. Quitte à ce que la date du retournement du Hamas contre Israël se situe à la veille du jour Jugement dernier ! Il faut aussi savoir que la question des reconnaissances d’un Etat ou d’une autorité par une collectivité ou un peuple est aujourd’hui dépassée. La preuve : ce sont les Arabes d’Israël, notamment ceux qui siègent à la Knesset qui se révèlent être les plus nuisibles. En clair, que le Hamas reconnaisse l’Etat hébreu ou pas, that’s not the question. La vraie question est une vraie paix entre Arabes et Juifs, quelles que soient leurs nationalités, les pays où ils vivent ou leurs origines. Pour cela, il faut éviter d’affaiblir le processus de paix que ça soit dans sa version arabe (Initiative saoudienne du 27 mars 2002) ou d’Oslo.

 

(*) Le Hamas a gagné les élections de janvier 2006 et  s'est insurgé contre le  Président Mahmoud  Abbas après avoir formé son gouvernement. Abbas réagit et dissout le gouvernement du Hamas qui depuis règne à Gaza. Alors que celui de Abbas siège à Ramallah. C'est la solution de deux Etats la plus inattendue !

Publié dans Edito

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