Le Qatar : une usine à gaz qui pue le double jeu !

Publié le par Abdelkarim Chankou

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« La boîte d’allumettes » qu’est Al Jazeera TV, selon une expression de Hosni Moubarak, l’ex raïss d’Egypte qui en avait marre de voir ce bras cathodique de l’émirat du Qatar  semer la zizanie dans son pays pas encore tombé dans l’escarcelle de l’internationale islamiste, récidive dans son projet obscur de nuire au Maroc et à ses valeurs. La chaîne qui s’apprêtait  à rouvrir son Bureau de Rabat, fermé en octobre 2010 par les autorités pour « manquements aux règles du journalisme sérieux et responsable », décide de diffuser un film sur feu Hassan II qui n’est pas du goût de Rabat.


On sait que Al Jazeera n’aimait pas beaucoup le défunt monarque qui  non seulement savait couper l’herbe sous les sandales des barbus  mais n’avait pas apprécié-mais pas du tout- que l’actuel émir du Qatar,  Hamad Ben Khalifa al Thani,  eût reversé son père pour prendre sa place. Mais ce n’est pas tout.


Après avoir été contraint par ses mentors dont il est l’infatigable VRP de se réconcilier avec Alger après une période de froid à cause du dossier syrien, l’émir gazier convainc le président Bouteflika (toujours en mal d’ennemis) de mettre en place un fonds commun d'investissement doté dans un premier temps de 50 millions de dollars, histoire de diversifier les paniers où il  met  ses billes, au cas où…


Mais la visite de l’émir en Algérie a surtout servi à saper tout espoir dans la construction d’un Maghreb Arabe Uni, basé, dans un premier temps, sur une économie intégrée et complémentaire. Exemple en béton : le cofinancement de Doha d'un «complexe sidérurgique» de 5 millions de tonnes Bellara (Jijel) qui s’ajoute  à celle d'un million de tonnes, que compte lancer les Turcs dés 2013 à Oran. En effet ces deux projets apportent un coup au dessous de la ceinture à l’usine d’acier de Nador (nord du Maroc)  dont Arcelor est un actionnaire de référence et surtout à la société Maghreb Steel. Un coup d’autant plus bas que ces deux projets surviennent à un moment où la production sidérurgique bat de l’aile à cause du marasme immobilier et industriel.


Mais toutes ces fourberies qatariennes  n’empêchent pas le « grand VRP du monde » garder un œil sur les entreprises marocaines qui font du chiffre. Exemple : pour doper les chances de Qtel, la société des télécoms du Qatar, de prendre pied dans le marché des télécommunications marocain,  celle-ci a passé un accord de partenariat avec une société sud-coréenne, candidate, comme par hasard, à s’offrir un opérateur  historique.


Ça s’appelle chier devant la porte du voisin et lui demander du papier hygiénique.

Publié dans Edito

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