Les tubes d’analyse de sang jonchent les trottoirs à Casablanca !

Publié le par Karim El Maghribi

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Certains laboratoires d’analyses médicales mettent la sécurité des passants en grand danger. Devant leurs portes, des amas de déchets pharmaceutiques dont les seringues et les tubes d’analyse de sang ! Enveloppés hâtivement dans de simples sachets de supermarchés, ces produits dangereux s’échappent souvent de leurs emballages au moment du passage des employés du service de ramassage des ordures ménagères  et tapissant les trottoirs. Ces deux type d’instruments médicaux sont les plus dangereux ;  car ils attitrent les enfants qui en voient des jouets. Les différentes  couleurs (bleue, verte et rouge) des tubes servant à aux analyses biologiques peuvent être en effet pris pour des jouets par des enfants non surveillés.

 

En s’amusant par exemple à les écraser alors qu’ils sont encore tachés de sang, qui n’est pas toujours sain, et même à les porter à leurs bouches ils courent de graves dangers.   Imaginez un tesson de ces tubes recelant du sang contaminé au virus du Sida ou de l’hépatite C qui blesse un enfant ! C’est tout simplement la catastrophe.

 

Donc la mauvaise gestion de ces déchets n’expose pas seulement le personnel médical et les agents municipaux chargés de leur ramassage mais aussi la population. Laquelle est exposée à « des risques d’infections diverses conduisant à des maladies graves d’origine virale ou bactérienne (SIDA, Hépatites B et C, Gastro-entérites, Infections respiratoires, Infections sanguines, Infections générales…) et d’intoxication ou de blessures… » (Cf. : Congrès International : Eaux, Déchets et Environnement, 3e édition, 21, 22 et 23 novembre 2011, Faculté des Sciences Fès). Que font donc les pouvoirs publics  pour faire respecter la loi et contraindre ces laboratoires d’analyse vénaux et sans scrupules à faire preuve de plus de rigueur et de responsabilité  dans la gestion de leurs déchets médicaux.

 

Le Décret n° 2-09-139 du 21 mai 2009 relatif à la gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques (BO  N° 5744 du 18 juin 2009) est pourtant assez clair à ce sujet. En effet dans son chapitre 2 relatif aux « Modalités de tri, d'emballage et de stockage », l’article 6 stipule que « les déchets médicaux et pharmaceutiques sont dès leur génération triés selon leurs catégories et mis dans des sacs en plastique ou dans des récipients de couleurs différentes à usage unique répondant aux normes en vigueur… ». Des sans spéciaux et non pas des sachets de supermarché ! De plus les articles suivant  prévoient l’étiquetage précis de ces sacs aux normes. 

 

Il y a de quoi se faire du mauvais sang !

Publié dans Coup de gueule

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