Maroc : cacophonie autour de l’imposition des épiceries

Publié le par Karim El Maghribi

 

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Assa3ato atiaton la rayba fiha!

Mais que se passe-t-il au sein de la majorité Benkirane bis ? Dès qu’un ministre déclare publiquement qu’une mesure a été prise par un responsable gouvernemental, un autre ministre ou haut fonctionnaire de l’administration s’empresse d’en démentir la véracité. Dernier cas en date : l’article 145 bis du code des impôts. Après que le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, ait déclaré qu’il avait été décidé lors du conseil du gouvernement la modification de cet article bis, adopté dans le cadre de la loi des finances 2014, pour assujettir  les petits commerçants de détail et autres épiceries à l’impôt forfaitaire, son collègue et co-militant Driss El Yazami chargé du budget, démontera et démentira ces affirmations devant le parlement en déclarant que le petit commerce de détail n’est pas concerné par la modification de l’article 145 bis ! Ce qui a redonné espoir aux épiciers et aux marchands de pépites. Pas pour longtemps. Car quelques plus tard, Abdellatif Zaghnoun, le directeur général des impôts, déclarera à son tour que ledit article 145 bis touche toutes les catégories de commerce et qu’il est venu pour lutter contre la fraude fiscale. Re-douche froide pour les moul el hanout. 

Mais ce n’est pas fini. Un autre ministre PJD, celui ministre chargé des relations avec le parlement et la société civile, Lahbib Choubani,  écartera d’un revers de la main - et devant les députés - une mesure prise par son chef au gouvernement (et au parti), le premier ministre Abdelilah Benkirane. Il s’agit de la circulaire 2/2014 qui  devait permettre à la cour des comptes de contrôler les finances des associations bénéficiant des subventions publiques.

Alors que la crédibilité de certains ministres est déjà mise à mal il ne manquait plus que la fiscalisation des moul el carossa !

Publié dans Polémique

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