Maroc/Ecologie : le Plan Vert de Mohamed Farès

Publié le par Karim El Maghribi

saoul3« Le parti fait de la politique autrement pour faire de la question environnementale un projet de société ». C’est le coordonnateur général du Parti de la gauche verte, un nouveau venu sur le paysage politique national, qui parle. Ma parole !
Mohamed Farès qui s’exprimait sur le plateau de l'émission « Tiyarate» diffusée, lundi 17 mai soir, par la chaîne de télévision 2M, ajouta entre autres que « Le parti de la gauche verte a lancé une nouvelle dynamique et s'est ouvert sur plusieurs acteurs qui s'intéressent à l'environnement pour moraliser, rationaliser l'action politique et rajeunir les élites ». Autrement dit, rien de nouveau sous le soleil.
Car les partis, une trentaine actuellement en activité sans compter une dizaine en hibernation, non seulement s’intéressent tous à la question environnementale mais affichent tous la volonté de s’ouvrir sur tous les acteurs et pas uniquement ceux s’intéressant à l’environnement : Faute de militants et de cadres, le moindre « particule » recevra n’importe quel nouvel adhérent les bras ouverts et les yeux fermés, même si ce dernier a un passé puant le soufre.
Dans un contexte où la jeunesse boude la politique pour autre chose, on ne fait ni la fine bouche ni la sourde oreille. Alors de quoi parle M. Farès ?
Visiblement euphorique même si Mohamed Chorfi, le journaliste choisi pour lui donner la réplique s’est montré parfois agressif, M. Farès cachait à peine son enthousiasme et sa fierté d’avoir tenu récemment son congrès constitutif (sous le thème « le Maroc de la citoyenneté et de la quiétude est possible ») en présence de représentants de partis politiques, de syndicats, d'associations, et de mouvements des Verts européens. Son seul crédit pour l’instant. Car pour s’imposer en 2012 ou avant si l’équipe de Abbas El Fassi est balayée par une motion de censure, il ne suffira pas d’être vert pour survivre: il faut être carrément polychrome avec des couleurs qui changent selon le moment comme un bon caméléon sait le faire. En effet, la perspective d’une débâcle électorale qui reléguera le PGV aux oubliettes comme l’ont été une vingtaine de particules en 2007 et 2002, ne semble pas être ignorée par M. Farès. Loin s’en faut.
Sinon ce dernier ne serait pas rattrapé en édulcorant ses déclarations enthousiastes en nuançant que son parti « appartient à la grande famille de gauche ». Une assurance vie au cas où…

Publié dans Focus

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