Politique spectacle

Publié le par Karim El Maghribi

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Le jour où les politiques marocains feront la moitié ce qu’ils disent le pays fera un vrai pas en avant. Et comme dit l’adage français « charité bien ordonné commence pare soi-même ». De quoi s’agit-il en fait ?

Il s’agit de la politique spectacle dans sa version la plus burlesque. Les politiques de la nouvelle vague nés de la dernière averse s’ingénient à donner des leçons à leurs aînés. « Il faut pénaliser l’absence injustifiée des parlementaires » ; « Il faut des partis politiques qui recrutent des militants qui ne courent pas derrière les privilèges » ; « Il faut mettre un terme à l’enrichissement personnele des responsables politiques », « Il faut bannir l’embauche des proches dans les établissements publics» etc. La liste des slogans est longue. Tout ça est beau. On en convient. Mais quid de la réalité sur le terrain ? Quid de ce qui se passe dans la tête des politiques qui nous bassinent avec ces slogans à longueur de journée.

Exemple non exhaustif de cette hypocrisie qui ne dit pas son nom. Jusqu’à la rédaction de ces lignes aucun politique qui aime répéter ces formules n’a donné l’exemple, le vrai exemple.

Sait-on que jamais de l'histoire contemporaine du Maroc un ministre n’a encore osé dire ni en public ni en off que la rente qui lui permet de continuer à toucher lson salaires à vie après avoir quitté le gouvernement (dahir N° 1.74.331 du 23 avril 1975, modifié en janvier 1996 et qui curieusement n’a jamais fait l’objet d’une publication au Bulletin Officiel du Royaume) est un privilège anachronique à bannir ?

C’est vrai qu’il est difficile de cracher dans la soupe. Mais tout de même...

Publié dans Edito

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