Scoop : Omar el-Bachir avoue implicitement que la charia est une punition !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou2
Lors de son élection avec 68,24% des voix en avril dernier après 21 ans de dictature, le président soudanais Omar el-Béchir a eu cette phrase : « En ce jour, je remercie Dieu parce que c'est lui qui donne la victoire. Ce n'est pas une victoire pour le NCP (Parti du congrès national) seul, mais pour tous les Soudanais ». Eh bien lors des prochaines élections si élections [et Omar el-Bachir] il y a, la victoire ne sera pas celle de tous les Soudanais ; car le sud du pays a de très fortes de chances de séparer du Nord après le référendum du 9 janvier prochain.

Mais le fait curieux de l’histoire n’est pas de savoir si le Soudan restera entier ou pas ou si Omar el-Bachir qui avait pris le pouvoir en 1989 suite à un coup d'Etat soutenu par les islamistes sera un jour arrêté après qu’il eut été l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la cour pénale internationale en mars 2009, mais ce qui est intéressant c’est que le général a commis une bourde qui fera date dans les annales de la théologie islamique. Dans un élan de colère bleue contre les indépendantistes du Sud, el-Bachir a reconnu implicitement que la charia islamique est une sanction et non un réconfort destiné à rendre aisée et heureuse la vie de tout musulman comme le stipulent toutes les traditions écrites ou orales islamiques. Jugez-en ! « Si le Sud-Soudan fait sécession, nous modifierons la Constitution et il ne sera alors plus question de parler de diversité culturelle et ethnique », a dit le président soudanais à ses partisans lors d'un rassemblement à Gedaref, dans l'est du pays. Et d’ajouter que La « charia et l'islam seront les principales sources d'inspiration de la Constitution, l'islam la religion officielle et l'arabe la langue officielle ».

C’est vrai que les destinataires de cette menace sont les minorités non musulmanes vivant au Nord du Soudan mais gageons que les Musulmans aussi y pâtiront. La preuve : Omar Hassan el Béchir a aussi défendu la flagellation en public des femmes. Une vidéo diffusée sur le site YouTube montre un policier soudanais fouettant une femme à genoux.

« Si elle est fouettée conformément à la charia, il n'y pas lieu de faire une enquête. Pourquoi certaines personnes s'offusquent-elles? C'est la charia », a-t-il dit. C’est affligeant !

Publié dans Edito

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article