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24 articles avec analyse

Comment le Maroc a opté pour une politique économique libérale créatrice de pauvreté

Publié le par Abdelkarim Chankou

Moulay Hafid Elalamy présentant son plan sur Power Point

Moulay Hafid Elalamy présentant son plan sur Power Point

Influencé par les cabinets internationaux d’analyse et les experts de la Banque mondiale qui lui recommandent de parier sur l’industrie de sous-traitance et de transformation essentiellement agroalimentaire ainsi que les services au lieu de continuer à entretenir une industrie lourde qui a montré ses limites avec la faillite de plusieurs unités industrielles privées et étatiques durant les décennie 1970 et 1980, le Maroc en est aujourd’hui à importer de l’étranger tout ce dont il a besoin en machines outils, appareillages électriques et électroniques, matériels agricoles et médicaux, automobile et ses pièces de rechange jusqu’aux insecticides en passant par les couches à bébé et les articles de mercerie ; le royaume ne fabricant pas même du petit matériel à coudre comme l’aiguille et le fil à coudre importés de Chine après que l’écrasante majorité des filatures du pays ont fermé boutique à cause d’une concurrence étrangère féroce. Livrées à, elles-mêmes, sans accompagnement de la part de l’Etat, des milliers d’usines ont mis la clef sous le paillasson les unes après les autres. « L’idéal aurait été de préparer l’industrie marocaine, née après l’indépendance, et de l’accompagner pour une mise à niveau avant de l’exposer de manière brutale à la concurrence internationale.» déplore Mohamed Berrada, professeur d’Economie à l’Université Hassan II de Casablanca, dans une interview publié par la revue Conjoncture de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc. Et l’ancien ministre des Finances d’ajouter sur le même ton « Mais on assiste aussi à une évolution directe et rapide du secteur primaire au secteur tertiaire. Les services se développent plus vite que l’industrie, alors que cette dernière est le véritable secteur créateur d’emplois directs et indirects. » Un avis que ne partagent pas nombre de responsables marocains avec à leur tête le premier concerné en l’occurrence Moulay Hafid Elalamy (MHE). Ayant porté le fabuleux Plan d’accélération industrielle, lancé en avril 2014, et qui ambitionne de créer un demi-million d’emplois à l’horizon 2020 (dont 50% grâce aux investissements directs étrangers) après l’échec cuisant du Pacte National de l'Emergence Industrielle (PNE) lancé en 2009, l’actuel ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique est lui-même la personnification parfaite de ce virage de l’Etat du secteur primaire au secteur tertiaire ; dans ce sens que le ministre est un businessman qui n’investit que dans les services, l’assurance, les cliniques, les centres d’appel, la presse écrite, la distribution, l'agriculture, l'hôtellerie et tout récemment l’immobilier. En l’absence d’une évaluation chiffrée, exhaustive et précise de ce Plan d’accélération industrielle (PAI), son porteur MHE - et compagnie - ne rate aucune occasion pour en louer les mérites d’avoir déjà permis d’employer quelque 160.000 personnes essentiellement autour d’éco systèmes automobile et aéronautique (câblage et assemblage) « 160.000 emplois ont été contractualisé dans les projets d'investissement lancés ces deux dernières années dans le cadre du Plan d'accélération industrielle déclare fièrement MHE en été 2016. Mais en réalité le PAI n’est qu’une version pale de son ancêtre le PNE, donc également voué à l’échec. Tout d’abord parce que ces 160. 000 emplois dont parle le ministre MHE ne sont rien par rapport au chiffre horrible du chômage des jeunes qui sont près de 300 000 à gonfler les rangs de l’armée des demandeurs d'emploi chaque année. Pas moins de 115 000 emplois perdus dans l'industrie et l'artisanat de 2009 à 2015. Voilà la triste réalité.
Chômage
Mieux : « Par catégorie d'âge, le taux de chômage a atteint 23% chez les 15 à 24 ans au lieu de 21,3% une année auparavant. Parmi les détenteurs de diplômes, ce taux progresse à 17,5% au lieu de 17,3%, de quoi alimenter le vif débat actuel sur les +diplômés chômeurs+ au Maroc. A ce niveau, le HCP pointe le chômage des jeunes diplômés, particulièrement les lauréats des grandes écoles et instituts. Traditionnellement, cette population souffrait moins du chômage. Désormais, +elle commence à s’inscrire dans une tendance haussière semblable à celle connue par les autres catégories des diplômés du supérieur+ écrit le HCP (Haut Commissariat au Plan : Ndlr). Ainsi le taux de chômage des lauréats des grandes écoles et instituts (9,5%) tend à avoisiner le taux national alors qu’il était, jusqu’en 2012, de l’ordre de 5% » écrit en mai 2016 l’excellent site L’Usine Nouvelle . Trois exemples pour dire que le PAI fait fausse route. Uno : Comme l’a dit et répété MHE l’un des objectifs de son PAI est d’augmenter la part du PIB industriel de 9 points. Or deux ans après la mise en œuvre du PAI, le PIB n’a crû que de 1,2% en 2016, à cause d’une mauvaise année agricole explique le HCP . Elle est où alors cette accélération industrielle chantée par MHE & Co ? Deuxio : Même l’usine Renault de Tanger lancée en grande pompe en 2012 et qui vient de fêter cette semaine son millionième véhicule de la série Dacia (Sandero, Logan, Duster, Lodgy, Dokker) n’est pas vraiment une réussite en soi malgré les panégyriques des médias. L’usine employant essentiellement des jeunes diplômés marocains issus des établissements de la formation professionnelle dans des chaînes de montage faiblement robotisées réalise à peine un taux d’intégration local de 30 % ; c’est-à-dire que les écosystèmes dont parlent les chantres de la sous-traitance tous azimuts se limite aux hard; à savoir les petits câblage, la vitrerie et autres pare-chocs, d’ailleurs d’une qualité médiocre. Et ce n’est pas nous qui le disons mais bien MHE qui le crie le 30 mai 2016 dans son journal Les Ecos ! «Il se situe entre 28 et 32% selon l’interprétation, mais nous pouvons dire qu’en moyenne, il se situe à environ 30%», affirme MHE. Maintenant supposons que le choix du Maroc de détricoter son tissu industriel productif au profit de la sous-traitance soit une bonne idée malgré tous son cortège de contraintes financières comme le fait de consacrer une bonne partie de ses réserves en devises (en repli cette anée) pour importer des biens d’équipements de l’étranger alors que la tirelire couvre à peine 5 mois d’importation dans un contexte de fort recul du tourisme, que dire alors du mauvais classement du Maroc en matière de compétitivité dans le monde arabe ? En effet selon le journal Le Matin du Sahara (proche des milieux officiels) le Royaume n’arrive que 8e dans la région arabe, derrière les pays du Golfe, la Jordanie et le Sultanat d’Oman. Alors ! Mieux encore : Dans un milieu économique qui privilégie le tout import et les services les sociétés d’import et des services prolifèrent et ont tendance parfois pour ne pas dire souvent à échapper à la pression fiscale qui est souvent forte dans les Etats qui optent pour ce modèle économique et qui comptent ainsi sur les recettes fiscales (Taxes à l’import, TVA, Impôt sur le revenu, Impôt sur les sociétés etc.) pour équilibrer leurs budgets. Par exemple une société de distribution de matériels électronique et informatique sise au Maroc sera tentée de créer par des procédés alambiqués une ou des société(s) écran(s) dans un paradis fiscal comme le Luxembourg, pour ensuite utiliser cette société fictive comme intermédiaire entre la société réelle basée au Maroc et son fournisseur. Le truc est un jeu d’enfant : Après que la société écran ait acheté la marchandise pour le compte de la société réelle avec des coûts très bas vue la fiscalité faible au Luxembourg elle la revend à la société réelle basée au Maroc qui en plus de réaliser des bénéfices dans l’affaire peut également dissimuler au fisc certaines transactions. La moralité de l’histoire : laisser se détricoter ses usines de filature, de pâte à papier, de métallurgie, de confiserie et autres unités de transformation pour ouvrir grandement les portes et les bras à l’import avec l’espoir de récupérer sur les recettes fiscales est un énorme faux calcul. D’autant qu’il est très difficile pour un inspecteur des impôts de voir clair dans les micmacs via les sociétés écran notamment à cause du refus de coopération des autorités des paradis fiscaux. Jusqu'à quand le « bon élève Maroc » tiendra-t-il avec cette politique économique trop ultra libérale pour lui ? That’s the question.

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Pourquoi l’Occident peine à comprendre l’islam

Publié le par Abdelkarim Chankou

 

A la différence des autres religions monothéistes l’islam n’est pas une religion figée. Seuls ses rites sont immuables. Mais sa doctrine ou dogme est une sorte de magma d’idées, de principes, d’interdits, de préceptes si abstraits que leurs interprétations évolue d’un temps à un autre, d’un homme à un autre, d’un contexte topique, géographique ou historique à un autre… Cette architecture à géométrie variable est beaucoup plus présente dans l’islam sunnite et ses différentes écoles  que dans l’islam chiite où il existe une sorte de clergé organisé autour de la personne vénéré du Guide. Cet imam joue un rôle tampon et de gardien du temple ; en ce sens qu’il veille sur l’immuabilité ou l’immunité de la doctrine chiite duodécimaine majoritaire en Irak et en Iran, contre les influences extérieures des autres courants de la nébuleuse la nébuleuse chiite tels que les Nizârites ; les Bohras ou les Zaydites qui sont surtout présents au Yémen et en Arabie saoudite. Contrairement à une idée de plus en plus admise, le chiisme n’est pas une religion de djihad pur et dur à proprement dit comme le sunnisme salafiste ou fondamentaliste. S’il est vrai que le chiisme comme le sunnisme est de nature expansionniste, sa propagation par contre se limite aux zones d’influence sunnite. Par exemple, un chiite de France qui se radicalise ne déclarera pas la guerre à son pays d’accueil pour le convertir par les armes à sa foi, mais le fera s’il vivait dans un pays sunnite. Néanmoins, il est capable de nuire aux intérêts de son pays d’accueil, en cas d’espèce la France, si ce pays nuit au chiisme ou aux intérêts d’un des grands centres du chiisme duodécimain : l’Iran ou l’Irak. C’est ce qui s’était passé en France dans les années 1980 avec la série d’attentats terroristes perpétrés par des combattants chiites sur ordre des mollahs de Téhéran alors mécontents de la politique pro-sunnite de Paris au Liban.

Depuis le début de 2015 c’est l’inverse qui se produit : Pour des raisons économiques la France renoue avec l’Iran chiite en levant ses sanctions commerciales contre Téhéran, un choix que leurs ennemis jurés, les sunnites purs et durs, matérialisés par le vocable Daesh, font payer cher à Paris. Attentats contre Charlie Hebdo, puis contre l’hyper cacher, ensuite contre le grands Boulevards et dernièrement Nice et le père Hamel. Bref Paris doit choisir entre ses intérêts économiques extérieurs et sa sécurité intérieure. Pas facile. Et la polémique sur la formation des imams ou le financement des mosquées est un leurre du moins un égarement ; car ce qui est plus important c’est ce qui s’y passe. Une vérité qu'aucun analyste  cathodique attitré ne vous dira, soit par rétention d'infos soit par ignorance.

Un jeune de 18 ans qui a quitté l’école à 14 ans sans voir lu ni les grands classiques comme Flaubert ni été initié à l’histoire des arts et qui ne peut même pas se rattraper en regardant la télé car dans le gourbi parental il n’y a pas assez de pièces individuelles pour la fratrie si bien que le fait d’allumer le poste présente le risque qu’il tourne en conflit de génération entre les enfants et les parents

En général, « depuis l'accession au pouvoir de l'Ayatollah Khomeiny, l'Iran a mis en avant deux priorités essentielles. Tout d'abord, exporter son modèle de révolution islamique auprès des populations chiites de la région afin de renverser les gouvernements sunnites en place », une vision messianique du monde qui peut sembler similaire au Califat sunnite mais pas au point que les djihadistes se bousculent au portillon des recruteurs pour se faire sauter. Pour avoir une idée sur ce djihadisme chiite limité aux pays sunnites, l’exemple de la communauté chiite très présente en Belgique qui au lieu d’œuvrer pour renverser le pouvoir dans ce pays européen est plutôt intéressée dans un premier temps par la conversion de ses populations marocaine et algériennes et dans un second temps leurs pays d’origine. Ce prosélytisme expansionniste chiite duodécimain menace l’ensemble du monde sunnite y compris non arabe comme le Pakistan et seuls des pays où il existe une forte commanderie des croyants comme le Maroc pourront résister à la déferlante des turbans noirs. Au même titre, l’islam sunnite salafiste menace l’ensemble du monde occidental où les élites intellectuelles et politiques continuent d’avoir cette vision monolithique et paternaliste d’une problématique complexe. Comme il a été dit plus haut la doctrine de l’islam sunnite salafiste est en continuelle évolution afin de s’adapter en contournant tous les changements hostiles et autres garde-fous dans/de l’espace d’accueil tel une tumeur cancéreuse qui tisse sa toile de métastases. Je voudrais dire ici que l’avis et l’expertise des analystes et journalistes spécialisés restent déterminants à condition toutefois de rompre avec ces analystes hautains qui commencent toujours par le postulat que l’Occident est meilleur et qu’il est la référence suivies par des observations aussi désarmantes que placebo du genre « …euh ! peut-être qu’on n’a pas assez (ou rien) fait pour ces marginaux… » Un jeune de 18 ans qui a quitté l’école à 14/15 ans sans voir lu ni les grands classiques comme Flaubert ni été initié à l’histoire des arts et qui ne peut même pas se rattraper en regardant la télé car dans le gourbi parental il n’y a pas assez de pièces individuelles pour la fratrie si bien que le fait d’allumer le poste présente le risque qu’il tourne en conflit de génération entre les enfants et les parents, les programmes de la télévision française même classés grands publics n’étant plus exempts de scènes choquantes. Hchouma. Comment voulez-vous que dans ces conditions ce garçon ne se radicalise pas si le premier livre qu’il lit est celui d’un Ibn Taymiyya ? Ce qu’il faudrait c’est du proactif, humain et réaliste.

Publié dans Analyse

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Rafale vendus à l’Inde : Bruits de bottes et nuages noirs en rase-motte

Publié le par Abdelkarim Chankou

Entre un Pakistan à majorité musulman sunnite et son frère ennemi, l’Inde, à plus de 80% hindou, l’équilibre des forces militaires en présence est la clé de voûte du maintien du statu quo de ni guerre ni paix qui prévaut dans cette région du monde depuis la fin de la guerre mondiale ; lorsque les Britanniques s’y sont retirés en laissant naître deux pays indépendants en plus de l’Etat du Cachemire, à majorité musulmane mais dirigé par un prince hindoue, une situation anormale qui est à l’origine de l’interminable confrontation entre l’Inde, (traditionnellement prosoviétique puis prorusse) et le Pakistan, pro-américain. Mais cette confrontation n’a jamais dépassé le stade d’escarmouches limitées à la zone disputée du Cachemire tandis que de temps en temps quelques attentats commis en territoire indien par des groupes terroristes sunnites , liés notamment à Al Qaeda comme celui commis du 26 au 29 novembre 2008 à Bombay. « Une série de dix attaques terroristes islamistes coordonnées qui ont eu lieu du 26 au 29 novembre 2008 à travers Bombay, capitale financière et plus grande ville de l'Inde. 173 personnes, dont au moins 26 ressortissants étrangers ont été tuées et 312 blessées. L'équipe terroriste était composée de 10 militants islamistes entrainés au Pakistan sans appui direct du gouvernement, 9 d'entre eux ont été tués et un fait prisonnier. » Cet équilibre de la terreur entre le Pakistan et l’Inde, les deux pays possédant chacun la bombe atomique, a connu un premier vacillement en faveur de l’Inde quand en 2009 fut créée les BRIC qui regroupent outre l’Inde, le Brésil, la Russie, la Chine et en 2011 l’Afrique du Sud. Ce club rebaptisé les BRICS avec l’ajout de la lettre « S » pour South Africa se veut une sorte « Conférence Diplomatique » avec des ramifications politiques. Mais le fort soutien américain et surtout saoudien à Islamabad a fait que les BRICS n’eussent pas été une source de grande inquiétude pour le Pakistan. La crainte d’Islamabad viendra plutôt d’un côté inattendu : la France. En annonçant sur le perron de l’Elysée, ce vendredi 10 avril, l’achat par son pays de 36 avions de guerre français Rafale (contre 126 prévus initialement dans le cadre de 3 années de négociations), le premier ministre indien, Narendra Modi, en visite officielle à Paris, a jeté un coup d’effroi sur son voisin ennemi éternel : le Pakistan. Non pas que les avions de guerre pakistanais soient moins performants mais surtout que cette transaction pourrait signifier un alignement de Paris- et son allié Riyad- sur l’Inde. En effet l’armée de l’air pakistanaise dispose d’une soixantaine de F16 américains sans compter une même quantité de JF 17 chinois et Mirages français. Il semble plutôt que c’est New Delhi qui cherche à mettre à niveau sa flotte aérienne de guerre. Ce que confirme en effet le grand quotidien indien The Nation. « Les responsables militaires indiens ont averti le gouvernement que les capacités de leur armée de l'air risquent d’être profondément distancées par rapport à celles de la Chine et du Pakistan, si de nouveaux avions de combat occidentaux n’étaient pas acquis ou si les industriels de défense locaux ne pouvaient produire ce dont a besoin notre armée en temps opportun. » Il faut savoir à cet égard que toute la flotte indienne actuelle « a participé à des opérations de guerre au sein de l'Indian Air Force, en particulier contre le Pakistan. En 1999, les Mirage 2000 sont intervenus dans les combats de Kargil. » Néanmoins une question chiffonne : puisque l’Inde cherche à moderniser son arsenal aérien à l’instar de ses voisins, pourquoi alors ne s’approvisionne-t-elle pas en Chine ou en Russie, membres du BRICS et fabriquant et vendant des avions de guerre dépassant dans bien cas leurs « alter ego » occidentaux ? S’agissant du super-chasseur-bombardier russe Sukhoi, il pourrait même « dégommer » le Rafale selon l’ambassadeur russe en Inde Alexander Kadakin. « Nous sommes toujours très surpris de l’achat du Rafale, parce que même si le Rafale est destiné à affronter les avions pakistanais ou chinois, même pour les Sukhoi chinois, ces Rafale vont être comme des moustiques par une nuit d’août. Ils seront dégommés comme des moustiques. C’est pourquoi je ne comprends pas ce choix.»  a déclaré, sarcastique, le diplomate russe ! Un élément de réponse pouvant expliquer la préférence indienne pour le Rafale français plutôt que des avions russes ou chinois qui peuvent être aussi performants sinon plus : New Delhi est en froid avec Pékin et subsidiairement avec Moscou.

Un diplomate russe :

Les Rafale vont être dégommés par

les Sukhoi chinois comme des moustiques !

En effet, « ces dernières années, l’Armée populaire de libération +APL+ de Chine a profité de son pouvoir politique croissant pour provoquer des escarmouches et des confrontations avec l’Inde en violant la longue et disputée frontière entre ces deux pays dans l’Himalaya. » On comprend donc que si Pékin refuse d’équiper l’Inde en avions de guerre performants, comme le nouveau chasseur chinois de 5e génération, le J-31, Moscou refusera également de la dépanner. Solidarité entre BRICS (ou ce qui en restent) oblige. D’où la solution Paris ; celles des Etats-Unis ou de Grande-Bretagne étant exclues d’avance du fait que Islamabad est un allié plus que précieux pour ces deux puissances. Toutefois, par la voix même de son chef de gouvernement, New Delhi a tenu à amortir le choc de l’écartement de la solution chinoise par une phrase très diplomatique. Narenda Modi, sur le même perron de l’Elysée aux côté de son hôte François Hollande, aurait fait allusion au fait que les J-31 chinois ne sont pas encore prêts à la commercialisation. En effet, « cette copie conforme du F35 américain » vient tout juste d’effectuer un vol d’essai réussi. Alors que Narenda Modi a dit « des avions prêts à voler ». Maintenant que sera la réaction d’Islamabad quant à cette transaction franco-indienne même si elle devra encore être finalisée lors d’un prochain déplacement du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian à New Delhi ? Transaction, faut-il le souligner ne va sortir l’industrie de l’armement français de l’ornière du marasme, mais peut-être de nature à redorer le blason de l’Elysée et de Matignon, après une série de camouflets électoraux. La réaction ne s’est pas fait attendre. Déjà deux décisions spectaculaires sont prises rapidement et concomitamment par Islamabad pour rendre la monnaie à Paris, New Delhi et à Riyad. D’un côté le Pakistan a libéré sous caution de Zakiur Rehman Lakhvi, suspecté d'être le chef du groupe terroriste qui a ensanglanté Bombay en 2008. De l’autre, « les élus pakistanais, après plusieurs jours de débats, à l’unanimité demandent à leur gouvernement de ne pas participer à la coalition contre le Yémen. Si le territoire saoudien était attaqué la position pourrait changer. Le Pakistan veut rester neutre dans le conflit contre les Houthis » . Un niet très diplomatique et un message destiné, cette fois, particulièrement à Paris et à Riyad qui a sollicité l’aide du Pakistan ; ces deux capitales comptant sur une éventuelle offensive terrestre pakistanaise pour terminer le travail des frappes aériennes de la coalition de 10 pays arabes qui entrent dans leur 3e semaine sans avoir entamé, semble-t-il, la détermination des Houtis. Mauvis signe. Très mauvais.

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Cette montée inexorable du Front National qui laisse sans voix

Publié le par Abdelkarim Chankou

                          Marine Lepen a compris la force de vente du marketing politique

Crédité de près de 30% d’intentions de vote dans la quasi-totalité des instituts de sondages depuis le début de la campagne, le Front national (FN) part en grand favori des élections départementales 2015, prévues les 22 et 29 mars (*). Cette formation poltique qui n'a jamais gouverné au niveau national séduit de plus en plus les Français fatigués et déçus de la classe poltique classique, y compris (vraisemblablement) le patron du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman qui dans une déclaration récente trouve Marine Lepen « irréprochable ! »  

Le 30 mars 2014, à l’issue deuxième tour des municipales, onze villes sont remportées par le FN (douze si l’on compte la petite localité de Hamel). Quand des ténors du FN comme Bruno Gollnisch crient que leurs parti va poursuivre la lutte contre le gaspillage ils ne parlent pas en l’air ! « A Beaucaire (Gard) , des habitants sont en colère après la fermeture, mercredi, de la Maison du vivre ensemble, faute de subventions de la mairie FN, rapporte l'AFP. Le centre socioculturel assurait le soutien scolaire d'une centaine d'enfants. Une cinquantaine d'habitants ont défilé pour manifester leur mécontentement. » Cette guerre que mène le FN contre « le gaspillage et la mauvaise gestion » englobe d’autres secteurs comme l’absentéisme de certains élus locaux dans cette même mairie de Beaucaire gérée par le FN. « Le maire FN de Beaucaire Julien Sanchez a décidé de supprimer la prime de fin d'année aux employés municipaux qui auront dépassé vingt jours d'absence au cours de l'année écoulée. +Ce sera la prime au travail et non plus la prime à l'absentéisme +, a affirmé Julien Sanchez qui devait faire adopter cette disposition mardi soir en conseil municipal. » Toujours à Beaucaire (Département du Gard) Mardi 1er avril [2014], la décision de ne pas maintenir « la troisième édition du Positiv Festival, prévu le 5 juillet et le 16 août dans les arènes de Beaucaire (Gard), a été annoncée sur la page d'accueil du site Internet de la manifestation, spécialisée en musiques électroniques. Dimanche 30 mars, le candidat Front national (FN), Julien Sanchez, 30 ans, est arrivé en tête au deuxième tour des élections municipales avec la liste « Beaucaire, ville française ! » et 39,8 % des votes. » A noter que cette guerre contre les festivals répond plus à une phobie des arts considérés comme « trush » et dépravants par le FN que par un besoin de préserver les deniers publics. D’ailleurs, et comme les extrêmes se rejoignent même au-delà des frontières, une certaine analogie existe entre le FN et le parti de la justice et du développement (PJD), part islamiste marocain (populiste), au pouvoir depuis novembre 2011 qui lui aussi avait meublé sa campagne électorale et ses premiers moins de gouvernement par une série de tirades haineuses contre les festivals notamment celui de Mawazine à Rabat et de Gnaoua à Essaouira. Le PJD les accusant de tous les maux, essentiellement des prétextes de dilapidation de l’argent public (Ndlr : les maigres soutiens financiers des municipalités les abritant chaque année) et des de propager la la culture de dépravation de la jeunesse. A Béziers (département de l'Hérault) Robert Ménard (journaliste et ancien directeur de l’ONG Reporters sans frontières) maire soutenu par le FN n’en finit plus de prendre des arrêtés pour le moins originaux. Après avoir instauré un couvre-feu pour les mineurs et interdit l'accrochage de linge aux fenêtres ou l'installation de paraboles sur les façades des immeubles, le maire de Béziers, élu avec le soutien du Front national, a cette fois publié un arrêté interdisant de cracher dans la rue. Le même Menard se distinguera par une autre initiative sonnante : « Il n'y aura pas de repas halal dans les cantines municipales » à Béziers a-t-il prévenu.

La question qui se pose maintenant ce n’est plus tant de savoir si le Front national va gagner les prochaines départementales (ou cantonales) ou de réaliser une percée historique dans les futures législatives ? Déjà, la classe politique classique et les médias qui ont pignon- et pognon- sur rue s’expriment en public à ce sujet avec un ton fataliste qui trahit une certaine résignation devant un fait accompli inéluctable, du moins une volonté de préparer l’opinion à un probable cataclysme. Même le premier ministre Manuel Valls ne cache plus son angoisse que le Front national remporte l’élection présidentielle et ce même s’il avait failli l’emporter en 2002 si les électeurs de la gauche n’avaient pas reporté leurs vote sur le candidat Chirac, suivant ainsi la consigne des états majors de la droite. « Est-ce que vous ne pensez pas qu'un Front national qui fait 25% aux élections européennes, peut-être 30% aux départementales, et ainsi de suite, ne peut pas gagner l'élection présidentielle? Pas en 2022, pas en 2029, mais en 2017", a mis en garde M. Valls. L’oracle un peu à la Cassandre du Chef du gouvernement qui pour avoir été ministre l’Intérieur connaît la vraie réalité du Front national sur le terrain est d’autant plus justifié qu’une certaine homothétie des comportements des votes des électeurs du FN lors élections des locales et nationales semble se dessiner en clair. Comme le montre assez clairement les graphes joints à cet article cette homothétie se dégagent plus nettement pour les scrutins présidentiels et européens. En 1974, juste avant la fin des « Trente Glorieuses » (1946-1975), période de prospérité économique et d’insouciance et « de tout il est bien tout le monde il est gentil », le candidat FN à la magistrature suprême a fait un score insignifiant pour cette époque : 0.75 %. Un septennat plus tard, en 1981 pas de candidat FN à la présidence ; non pas à cause d’une quelconque absence d’électorat mais bien parce que le candidat n’a pas pu réunir les 500 signatures nécessaires à la candidature ; la preuve en est que le FN fera près de 11% lors des Européennes de 1984. Dès 1988, les scores des différents candidats à l’Elysée du FN monteront crescendo, de 14.4 % en 1988 à 17.9 % en 2012 avec un seul léger affaissement en 2007 à 10.4 %, baisse de aux voix grignotées entre autres par les candidats Villiers et Bové, respectivement 2.23 % et 1.32 % au second tour.

Conclusion : En cas de dysfonctionnement des mécanismes « républicains » visant à barrer la route au FN, celui-ci est en mesure d’arriver aux affaires aussi bien à Matignon qu’à l’Elysée. Ceci d’autant plus que le FN, sous la direction Marine Lepen, a adopté un ton plus « conciliateur » qui passe mieux dans les médias.

(*) Le nouveau redécoupage des cantons, affaiblira certes, des partis comme le FN et le PG de Mélenchon, mais pas gravement.

Cette montée inexorable du Front National qui laisse sans voix

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L’internationale islamiste : Raïssouni se prépare à l’après Al Qaradawi

Publié le par Karim El Maghribi

En haut à droite,  Youssef Al Qaradawi

 

La destitution du président égyptien Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013, par son armée sonna le glas de la confrérie musulmane et marqua le début d’une transition qui est toujours en cours. Mais l’un des faits saillantes de ce renversement du « premier président égyptien civil et élu » de l’histoire du pays des Pharaons est le revirement à 360 degrés qui s’est opéré en Arabie saoudite qui, on en doutait fort, a sponsorisé la chute de Morsi sinon l’a bénie. La déferlante des révolutions dites du « Printemps arabe » qui est née en décembre 2010 en Tunisie pour gagner successivement l’Egypte, la Syrie et la Libye avec quelques agitations sociales en Algérie et le Maroc, a fini par profiter au clan pragmatique à la cour wahhabite. Ce clan a sauté sur ces événements pour s’imposer face au camp radical qui prône l’application pure et dure de la charia. Le vacillement du trône au Bahreïn, suite à une révolte de la population majoritairement chiite contre les autorités sunnites et que tuera dans l’œuf l’envoi de chars par l’Arabie saoudite dans ce petit royaume, en mars 2011, a été l’argument décisif qui clouera le bec définitivement aux faucons de la cour saoudienne. Deux conséquences directes et lourdes de signification à cette nouvelle situation dans la scène arabe : d’un côté, les Frères musulmans et leur rêve d’établir un califat moderne cessent brusquement d’être à l’ordre du jour à Riyad et dans les pays de la mouvance saoudienne, et de l’autre, l’émir du Qatar le Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani abdique le 25 juin 2013 en faveur de son fils Tamim, né de sa seconde épouse, Cheikha Mouzah , une roturière dont le père était un farouche opposant au grand-père du nouvel émir Tamim. Au Maroc l’évènement majeur à lier à ces nouveautés moyen-orientales même si les médias ne lui ont pas donné toute l’importance qu’il méritait, est l’élection du théologien Ahmed Raïssouni, le samedi 7 décembre 2013, au poste clé de vice-président de l’Union internationale des oulémas musulmans, une puissante corporation créée en 2004 par le mufti égyptien très controversé, le Cheikh Youssef Al Qaradawi, l’un des habitués et favoris de la cour de Doha.

Trois priorités : affaiblir les frères musulmans

où qu’ils soient, freiner la démocratisation

dans les pays du Printemps arabe et couper l’herbe

sous les pieds de l’influence iranienne, l’unique danger extérieur

qui menace le royaume saoudien

La corporation (الاتحاد العالمي لعلماء المسلمين) regroupe plus de 2 000 savants et militants en islam actif. Et le fauteuil de la vice-présidence, dévolu à Raïssouni, est éminemment fondamental ; dans ce sens qu’il est la seule porte ouverte à la succession du vieux Al Qaradawi, âgé de 88 ans et malade. Une succession « dans le capuchon de la djellaba » pour Raïssouni qui est fermement soutenu par Riyad. En effet, ce natif de Larache en 1953 qui obtint en 1978 une licence de la charia à l’université Al Qaraouiyine de Fès pour devenir plus tard, au début des années 1990, professeur de la charia au département des lettres de la faculté de Rabat, doit beaucoup à l’Arabie saoudite. En novembre 2005, le royaume wahhabite l’accueillera en effet après sa démission en juin 2003 de la présidence du Mouvement Unicité et Réforme (la matrice spirituelle du PJD), dans la foulée du grand débat qui avait suivi les attentats sanglants du 16 mai 2003 à Casablanca. Alors que plusieurs partis et intellectuels de gauche ont surfé sur ces attentats, qui ont fait 42 morts et une centaine de blessés, pour demander à l’Etat la dissolution du PJD, Raïssouni, lui, s’est distingué par des déclarations très controversées pour ne pas dire déplacées sur le statut de la commanderie des croyants, déclarations qui ont fini par énerver ses poulains du PJD. L’exil de Raïssouni en Arabie saoudite a été non seulement volontaire mais doré. L’homme n’est pas allé en terre péninsulaire arabique pour se cloitrer dans un couvent afin de demander à Allah d’effacer son « péché » mais bien pour prendre part à un groupement d’experts chargé par la cour saoudienne d’élaborer une Encyclopédie de la jurisprudence islamique éditée, à gros sous, par l’Académie islamique de Djeddah. En somme une bonne planque. Le long séjour de Raïssouni (désormais spécialisé en Al Maqassid Al fiqh ou Les Finalités du fiqh), en terre saoudienne sera aussi une occasion pour lui de se préparer à assumer, le momentum venu, d’autres tâches plus importantes, notamment la présidence de l’Internationale islamiste sunnite. Avec mission de refonder totalement cette corporation sur des bases nouvelles, en conformité avec la nouvelle situation du Monde arabe et surtout avec la nouvelle vision du pouvoir saoudien qui veut que le président de cette corporation soit désormais élu pas ses pairs et non plus désigné afin de prévenir toute aliénation future de ce dernier à un quelconque Etat. Mais dans les coulisses Riyad continuera à en tirer les ficelles… Le chemin est déjà presque balisé pour le futur président Raïssouni : l’émirat du Qatar qui soutenait cette congrégation du temps de l’émir Hamad Ben Khalifa Al Thani à condition qu’elle joue le rôle d’ébauche du futur « califat moderne », dont l’assise intellectuelle et politique est constituée par les adeptes et les cadres de confrérie musulmane, a changé d’avis. Le nouvel émir Tamim et son obligé Youssef Al Qaradawi- et par extension Raïssouni- voudraient toujours de ce projet califal mais plus comme un projet dirigé contre l’Arabie saoudite. Ce rêve cher à la confrérie se fera désormais avec et pour l’Arabie saoudite. Et aura trois priorités : affaiblir les frères musulmans où qu’ils soient, freiner la démocratisation dans les pays du Printemps arabe et couper l’herbe sous les pieds de l’influence iranienne, l’unique danger extérieur qui menace le royaume saoudien. Allah est grand !

 

L’internationale islamiste : Raïssouni se prépare à l’après Al Qaradawi

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Benkirane entre réveillon politique et gueule de bois économique

Publié le par Karim El Maghribi

 

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Plusieurs lectures d’une petite phrase prononcée tout fraîchement par le chef de la coalition au pouvoir : L’islamiste light (pas au sens lampant du terme) Abdelilah Benkirane qui haranguait dimanche ses co-militants dans le cadre d’une réunion de la section du PJD à Kénitra, en prévision  de la réunion de son conseil national, prévue les 29, 30 et 31 décembre (une première : le PJD invente le réveillon politique !). Le patron du PJD a déclaré lors de cette fête partisane à Kénitra, ville dirigée par son ami et ministre de l’Equipement et du Transport Abdelaziz Rabbah, que la promesse électorale d’un salaire minimum à 3.000 dirhams sera réalisée à la fin de l’actuelle législature. C’est-à-dire, sauf accident de parcours, vers l’été 2016 !

Pourquoi dans trois ans et pas maintenant ?  Réponses. Deux essentiellement.

1)     Prudence politicienne. Parce que Benkirane tient à la cohésion de sa coalition qu’il sait qu’elle ne tient qu’à un fil ténu. Une augmentation du Smig (salaire minimum garanti) mécontenterait en fait le RNI, proche du milieu des affaires, et le gouvernement volerait  alors en éclats et définitivement cette fois ;

2)     Joker de la politique de la terre brûlée. Si Benkirane sent, en fin de mandat, que ses chances de rempiler son minces ou compromises il voudra alors garder en main un petit joli cadeau qu’il léguera à ses éventuels successeurs. Autrement dit le parti qui sortira vainqueur en 2016 se retrouvera avec un fait accompli ou plutôt se retrouvera lesté d’un énorme boulet dont il ne saura quoi faire. Deux possibilités à ce moment là. Soit le nouveau chef du gouvernement reviendra sur le cadeau de Benkirane et signera sa perte, et du même coup le retour de ce dernier, soit il le maintient et ses jours seront comptés sur les doigts d’une main.

Maintenant voyons le cas où Benkirane décrètera le Smig  à trois mille balles tout en rempilant en 2016. Sans avoir besoin d’être un économiste chevronné,  ce salaire minimal ne sera d’aucun secours aux masses laborieuses dont les syndicats le réclamaient déjà depuis 10 ans. Avec une inflation qui risque de repartir en chevauchée à tout moment et le coût de la vie qui se renchérit à coup de taxes sans perdre de vue les effets désastreux et diaboliques de la décompensation en catimini, les 3.000 dirhams vaudront en 2016 le Smig d’il y a cinq ans, en 2008. Sinon moins.

Conclusion : la politique de Benkirane se résume en peu de choses. En le binôme carotte/déluge. « Vous voulez le paradis alors suivez-moi  jusqu’à la fin de mon mandat sinon ce sera l’enfer », semble prévenir Benkirane.Pathétique et mesquin.

 

Errata : on nous a écrit pour attirer notre attention sur la date du prochain Conseil national du PJD qui est du 28 au 30 décembre inclu et non pas comme l'a écrit du 29 au 31 décembre inclu. En tout cas ça ne change rien au fond de notre article d'autant que nombre de conclaves partisans ont l'habitude de jouer les prolongations.

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Raïssouni ou le mur de soutènement de la Maison Benkirane

Publié le par Karim El Maghribi

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Raïssouni au micro de Al Jazeera TV

 

Le théologien Ahmed Raïssouni est-il le conseiller officieux du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane ? L’ex-chef du Mouvement Unicité et Réforme (MUR), bras spirituel du PJD qu’il a quitté en 2003 juste avant les tristement célèbres attentats du 16 mai qui avaient ensanglanté la mégapole, est-il plus écouté par Benkirane que l’est le ministre d’Etat et ami intime de celui-ci Abdellah Baha ? 

 

Même si Benkirane parle rarement- du moins publiquement-, du docteur Raïssouni  (avec qui il ne s’affiche jamais en photo), tout dit, que ce dernier, qui ne rate aucune occasion pour débiter des déclarations hautement politiques enrobées de religion, surtout depuis son retour précipité d’Arabie Saoudite où il a passé quand même plus de 6 ans à l’invitation et aux frais de la cour wahhabite, officiellement pour prendre part à un groupe de théologiens chargés d’élaborer  une encyclopédie sur les règles du Fiqh, tient la télécommande qui contrôle les mouvements du PJD et de son secrétaire général Benkirane.

 

Autrement dit, l’ancien membre actif de l'association Al Daâwa Wa Tabligh (un groupe de prédication) qui possède des antennes dans le monde entier et qui est financée par Riyad malgré qu’elle se définisse comme étant un mouvement soufi, continue se comporter comme le patron du MUR voire comme une sorte de guide de suprême à la sauce iranienne ! Si bien que sans une fatwa de Raïssouni, publiée il y a quelques mois par la presse, Benkirane n’aurait  jamais osé s’allier avec les « centristes » du RNI pour combler la défection de cinq ministres sur six du parti de l’Istiqlal.

 

En plein « vide majoritaire », Raïssouni avait déclaré - certainement à l’adresse de Benkirane - à peu près ceci : « si les circonstances l’exigeraient (les intérêts suprêmes de la nation : Ndlr) il était permis au musulman de déroger à certaines règles… »

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Et comme cette déclaration, qui rime avec la tradition du camouflage chiite (tokia), coïncidait avec le débat public sur la vente d’alcools au Maroc, nombreux sont ceux qui ont compris la phrase Raïssouni comme un feu vert au gouvernement, dirigé par le PJD, d’encaisser les taxes sur le commerce de l’alcool. Mais en réalité, il s’agit d’autre chose ; en l’occurrence un « OK camouflé » pour une alliance du PJD avec le RNI. La suite on la connaît.Benkirane et les siens non seulement se sont alliés avec « les crocodiles et les démons » qui hantaient jusqu’à alors les nuits de Benkirane mais ne cessent de leur faire la cour et la danse du ventre afin de dissuader Salaheddine Mezouar, le patron du RNI, d’imiter, le momentum venu, son collègue de l’Istiqlal Abdelhamid Chabat…

 

Une sombre perspective qu’a flairée au vol le sieur Raïssouni. Qui récemment encore fit une sortie médiaatique remarquée. Dans une interview à un quotidien arabophone de Casablanca, le théologien-politicien a prévenu qui de droit que si l’expérience du PJD au pouvoir tombait à l’eau ce serait la catastrophe pour le pays ; car le PJD est l’ultime joker ! Il y a peut-être du bon sens dans cette menace ; mais ce qui chiffonne c’est que Raïssouni  parlait comme si le Roi n’existait pas. Or d’aucuns conviennent que même sans le gouvernement le Maroc pourra continuer à vivre, et s’il y a catastrophe ce serait pour le PJD et ses mentors (ou menteurs)… Amen !

 

Moralité : S'il y a un « démon » qui hante les nuits de Benkirane c'est bien Raïssouni !

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Les dessous de la crise maroco-américaine sur le Sahara

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou

Annulation par Rabat des manœuvres militaires conjointes African Lion 2013 qui devaient débuter dans deux semaines, boudage ou plutôt boycott  des activités de l’ambassade américaine… Oui il s’agit d’une véritable crise entre Rabat et Washington dont la raison est une proposition américaine intégrée à un projet de résolution sur le Sahara qui sera soumis au Conseil de sécurité le 22 avril prochain. Une proposition que Rabat juge comme inacceptable  dans la mesure qu’elle porte atteinte à la souveraineté marocaine sur ses provinces sahariennes. En effet, cette proposition qui sent le « Rossi » veut élargir les prérogatives de la Mission onusienne sur le Sahara (ONU) en lui attribuant le rôle de gendarme des droits de l’homme au Sahara. 

Le timing choisi pour cette proposition dont le contenu a été rendu public en fin de semaine dernière appelle de notre part une série d’interrogations. Que voici dans sans ordre d’importance.

1.    La proposition américaine tombe au moment ou le rang des pays arabes sont plus que jamais divisés du fait de la crise syrienne et du militantisme tous azimuts de l’émir du Qatar;

2.    L’offre du département d’État survient alors que le Maroc, confronté à une grave crise budgétaire, s’apprête à solliciter le marché international pour financer sa consommation à des conditions favorables;

3.    Le document de Washington arrive alors que la contestation sociale bat son plein au Royaume.

La somme de ces circonstances impliquerait que le but recherché par une telle proposition serait une volonté du Conseil de sécurité d’en finir avec un statu quo qui a perduré depuis le cessez-le-feu en 1991. C’est de bonnes guerres pourrait-on dire. D’autant que Youssef Amrani le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a lui-même déclaré, il y a quelques jours, que Rabat ne souhaitait point le prolongement du statu quo. Mais le fait est que cette proposition fait l’impasse sur tous les efforts volontaristes et positifs entrepris par le Maroc depuis cette dernière décennie notamment l’investissement par Rabat dans ses provinces de plus de quatre milliards de dirhams depuis 1976 sans compter d’autres milliards apportés dans la région par une charte d’investissement hautement incitative. En bref, la proposition américaine donne l’impression que tout ce qu’a fait l’État marocain au Sahara se résume au « pillage des ressources naturelles et au tabassage des populations ». Ce qui est faux et une répétition bête, maladroite et méchante des thèses du Polisario et de l’Algérie.

Alors où est le problème ? Quelle est cette brèche par laquelle s’est faufilé ce coup de vent défavorable ? Éléments de réponses. Les voici.

A) En décidant par décret de geler 15 milliards de dirhams d’investissements publics prévus par la loi de Finances en cours, le Premier ministre Abdelilah Benkirane, malgré toute sa bonne foi, a commis une double imprudence. D’un côté il a montré un degré d’indépendance dans la prise de décision auquel ni les Institutions de Bretton Woods ni les grands manitous de l’ONU ne sont habitués, de l’autre, contrairement aux gouvernements précédents, Benkirane a médiatisé sa décision…;

B)  Subsidiairement à ce qui a été écrit en A, le gel de 15 milliards d’investissements publics va, du moins selon les détracteurs du Maroc, se répercuter négativement sur le processus de développement socio-économique au Sahara. Entre autres sur une série de projets de routes et de renforcement d’infrastructures portuaires que le ministre du Transport et de l’Équipement, le PJD Abdelaziz Rabbah, a lancés en février dernier dans la région Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra;

C) La répétition quasi mécanique par les médias et les officiels marocains d’une phrase qu’ils croient être un point fort alors que c’est tout le contraire. Cette phrase est « La perte du Sahara menace la pérennité du régime et la cohésion des Marocains ». Totalement faux et idiot. La vérité est que « le Maroc ne perdra pas son Sahara et que même si d’aventure elle est contrainte de s’en éloigner un jour cela n’influera en rien sur la pérennité du régime ni sur la cohésion nationale ». En fait, en répétant cette fausse réalité on ajoute de l’eau dans le moulin de l’adversaire.

 

Maintenant quelle est la solution ? D’abord éviter des actes insensés comme incendier le drapeau américain, s’en prendre à des intérêts américains ou débiter des déclarations débiles. Puis la meilleure posture à prendre : Garder son sang-froid et wait & see. Et compter sur le bon sens des membres du Conseil de sécurité.

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Pourquoi la France est visée en Afrique francophone

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou

La conviction ou du moins l’opinion de François Hollande, le Président de la République de France, à propos du kidnapping, il y a quatre jours, de sept touristes français au Nord du Cameroun, selon quoi les intérêts de la France étaient menacés avant l’intervention, le sont durant et le resteront probablement après par le terrorisme indiquerait  une certaine idée qui prévaudrait  à l’Elysée et au Quai d’Orsay ; à savoir que la France est bien la cible privilégiée de groupes armés, qu’ils soient constitués de bandits de grands chemin ou de djihadistes à vocation  terroriste.

Evidemment ce qui chiffonne pour ne pas dire déroute les analystes attitrés des plateaux de télévision comme de petits fours, et par la même occasion fait couler beaucoup d’encre dans les rédactions parisiennes, c’est pourquoi la France est plus visée que d’autres pays occidentaux comme les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Allemagne…

Outre le fait que la France apparaisse aux yeux des filières du rapt et du djihad au Sahel comme la capitale occidentale qui est la plus prompte à payer d’éventuelles rançons en échange de la libération de ses ressortissants, il y a d’autres faits qui sont bien là et qui font de Paris une cible toute indiquée du djihad international et de ses sous-traitants que sont les filières du kidnapping. Ces faits sont nombreux et notre propos n’est pas de les égrener tous ici. Ils sont liés à la politique internationale de Paris, mais aussi à sa politique intérieure. C’est-à-dire que la France qui lutte contre les Talibans en Afghanistan et  s’active contre  le régime despote de Bachar Assad s’affiche en même temps bras dessus bras dessous avec d’autres régimes non moins liberticides comme celui du Qatar ! De même, la France légalise le mariage gay en grande pompe comme si elle veut donner plus de piquant à sa décision de pénaliser le port du voile. Enfin les putschs successifs ou les élections présidentielles mouvementées font toujours apparaître la France aux yeux du camp perdant comme, passez moi l'expression, un «fouteur de merde».  Evidemment tous ces faits font que l’Hexagone apparaît aux yeux des fanatiques islamistes ou de nationalistes en perte de vitesse comme un grand Satan qu’il faut combattre.

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Néanmoins, une question brûlante demeure entière : pourquoi la guerre des filières djihadistes contre la France semble se concentrer sur le Sahel et certain  pays frontaliers ?

Si l’on examine la « carte vigilance » mise au point par le Quai d’Orsay à l’adresse des voyageurs français,  on constate que seule une partie du Mali, de Mauritanie et du Niger est surlignée en rouge (zones formellement déconseillées), le reste de la Mauritanie (côté ouest) et des deux autres pays (côtés sud) sont colorés en orange (déconseillé sauf raison impérative). Alors que des voisins comme le Burkina (ex Haute Volta) et le Sénégal le sont en jaune (vigilance normale). Et c’est là où réside effectivement l’erreur d’appréciation des services concernés. Le côté pépère du Sénégal ou du Burkina endort en quelque sorte la vigilance de ces services. Qui ne décèlent pas toutes subtilités liées à des changements significatifs qui naissent dans ces pays «débonnaires». Qui aurait cru qu’un jour des slogans de type «France dégage!» allaient être brandis à Tunis ? Une preuve de ce manque de « discernement » de la part de qui de droit est le Cameroun, où sept touristes français ont été kidnappés il y a quatre jours par des filières du rapt qui vont probablement les « fourguer » à des groupes djihadistes situés plus au nord. Le Cameroun n’apparaît même pas sur la carte du ministre des Affaires étrangères ! Idem du Bénin (ex Dahomey), de la Cote d’Ivoire et du Togo. Qui se souvient encore d’une certaine «Organisation commune africaine et malgache» (OCAM), née à Nouakchott le 12 février 1965 ? Elle réunissait douze pays africains francophones : la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, le Togo, le Niger, le Tchad,  le Madagascar, la Haute Volta (actuel Burkina Faso), le Dahomey (actuel Bénin), la République centrafricaine, le Congo Brazzaville ainsi que du Gabon, le Rwanda et le Congo. Or il se trouve que la majorité de ces pays ont été le terrain d’activisme de plusieurs missionnaires durant plus de 25 ans de l’internationale islamiste (et ça continue sous d’autres formes), surtout durant les décennies 1960 et 1970. Tenant une mallette de billets verts d’une main et le coran de l’autre, ces ambassadeurs de la confrérie musulmane ont profondément semé les graines de l’extrémisme et du tribalisme dans ces pays. Retrouvant un climat propice, ces semis sont tout simplement en train de germer !

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L’Iran le grand perdant de la trêve entre le Hamas et Israël

Publié le par Abdelkarim Chankou

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La rue arabe a été stupéfaite d’apprendre, après huit jours d’intense violence, que les faucons et les va-t-en guerre du gouvernement Netanyahu se sont finalement résignés au principe d’une trêve avec le Hamas, d’autant que, selon les sondages, plus de 80 % des Israéliens soutenaient la poursuite des raids aériens sur Gaza !

 

Que s’est-ils donc passé pour que cette trêve, voulue tant par les Américains et les Européens que les Arabes et avec à leur tête l’Egypte, soit finalement signée le mercredi 21 novembre entre les deux belligérants ? Il s’est passé que le gouvernement de Netanyahu se serait subitement rendu compte que la menace iranienne était plus prioritaire que le Hamas. En effet, si les raids de l’armée israélienne s’étaient éternisés et surtout si celle-ci était centrée à Gaza, les Mollahs de Téhéran auraient arraché leurs barbes de joie. Et comment ! Pour être plus explicite, si Téhéran ne semble pas regarder à la dépense quand il s’agit d’armer le Hamas en lui fournissant notamment des missiles à moyenne portée, c’est pour que le Hamas occupe Tsahal le plus longtemps possible, et plus celle-ci guerroie dans/contre les territoires palestiniens plus l’éventualité d’une attaque de l’Etat hébreu contre les installations nucléaires iraniennes s’éloigne.

 

Maintenant que la trêve est entrée en vigueur, le 21 novembre à 19h00 GMT, est-ce que l’Etat hébreu va s’occuper de l’Iran ? Oui. Mais pas directement. Israël va essayer de capitaliser sur le fait d’avoir accéder aux souhaits des pays arabes et des occidentaux amis en signant la trêve avec le Hamas devenu par la même occasion plus présentable depuis son positionnement pro-occidental sur la Syrie. Autrement dit, Israël attend le retour de l’ascenseur. Un « retour sur investissement » qui pourrait avoir l’allure d’une union sacrée américano-arabo-euro-israélienne contre l’ennemi commun du moment : l’Iran des mollahs. Une mobilisation que Washington a tenté d’obtenir depuis bien longtemps mais sans réel succès. Maintenant que c’est presque chose faite c’est une première grande victoire diplomatique à mettre à l’actif de l’administration d’Obama. De même, que s’est-ils passé pour que le Hamas adhère à ladite trêve lui qui a toujours appelé ouvertement à la destruction d’Israël et à la libération de toute la Palestine ? Il s’est passé que l’accession aux affaires de la confrérie musulmane en Egypte a encouragé le Hamas -qui est sa branche palestinienne- d’accepter une vieille recette qui permet de faire la paix sans la faire réellement ; à savoir accepter d’être le voisin paisible d’Israël sans pour autant renoncer à lorgner au-delà de la nouvelle ligne verte qui fait des frontières du 4 juin 1967.

 

La recette qui se dit al houdna en arabe (trêve en français) a été signée par le prophète Mohammed et les tribus Qurayshites pour éviter la guerre d’entrée à la Mecque qui aurait pu être désastreuse pour les troupes musulmanes si elle avait lieu ; le messager de l’Islam ne disposait encore à cette époque que d’une petite armée de quelque 700 suiveurs, presque tous mal équipés et mal formés les uns que les autres. Les tractations entre les la petite armée du prophète et les puissantes tribus polythéistes mecquoises a abouti au traité dit de « al Hudaybiyyah », malgré l’opposition farouche de Omar Ibn Al Khattab, à la signature d'un pacte de paix d'une durée de dix ans. Période qui fut suffisante au messager de l’islam puisqu'en moins de deux ans il a pu mettre sur pied une véritable armée qui non seulement libérera la Mecque mais ira à la conquête du monde. Une trêve qu’Arafat avait louée, le 4 mai 1994, lors de la signature de l'accord de Jéricho-Gaza, qui investissait la nouvelle autorité nationale palestinienne de pouvoirs limités : « Je vois cet accord comme n'étant pas plus que l'accord signé entre notre Prophète Muhammad et les Qurayshites à La Mecque » avait dit Abou Ammar (1).

 

Cela signifie-il que le Hamas espère reprendre les hostilités là où il les a laissées pour libérer « toute la Palestine » une fois sa trêve avec Israël arrivée à échéance ? Franchement, mise de côté la littérature religieuse, non. Tout d’abord, parce qu’Israël a exigé une accalmie assez longue de 15 ans, ensuite parce que les gens d Hamas même devenus plus nombreux en 2028 (le nombre d’habitants palestiniens sera égal à celui des habitants juifs à la fin 2014, soit environ 6,1 millions, au taux de natalité actuel de 32,8 pour mille habitants dans les territoires palestiniens, contre 26,2 en Israël.) ne fera toujours pas le poids face à Israël.

 

Enfin et last but not least, l'un des dégâts colatéraux de cette guerre éclair dont aucun média n'a fait état : Au Maroc les manifestations pour Gaza ne sont plus ce qu'elles étaient ; dans ce sens qu'un courant, certes encore embryonnaire, commence à prendre forme. Constitué pour l'instant de radicaux libres (sans jeu de mots) ou politisés son mot d'odre peut se résumer comme suit : les Gazaouis sont capables maintenant de de défendre, voyons ce qu'on peut faire ici. Autrement dit, la dizaine de missiles Fajr-5 tirés par le Hamas sur les environs de Tel-Aviv et que les chaines spatiales ont diffusés en boucle a eu un effet bomerang sur la cause hamasienne.

 

(1) Sauf erreur d'appréciation de notre part, le défunt dirigeant plestinien (trop content de retourner en terre palestinienne après plusieurs années d'exil) disait cela pour amortir le choc que la signature dudit accorcd aurait eu sur une opinion publique arabo-palestinienne.

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