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41 articles avec confidentiel

Confidentiel : Le saoudien-yéménite Jamal Ba-amer joue les courtiers de Midroc au Ghana

Publié le par Karim El Maghribi

De Droite à gauche : Hani Salem Sonbol (CEO ITFC-groupe Banque islamique) - Cheikh Mohamed Hussein Al Amoudi et Jamal Ba-amer lors de la signature d'un prêt de 180 millions de dollars en avril 2012.

Futur grand pays pétrolier en Afrique anglophone, le Ghana intéresse les majors pétrolières mondiales, dont Midroc, le conglomérat spécialisé en matières premières  appartenant à l’homme d’affaires saoudo-éthiopien, le Cheikh Mohamed Hussein Al Amoudi, ami de l’influent Hayden Luddy, qui n’est que le représentant de Chevron à Washington, la 2e compagnie pétrolière aux Etats-Unis.

Selon une source, Hussein Al Amoudi aurait chargé son compatriote Jamal Ba-amer d’approcher les Ghanéens pour une éventuelle coopération avec Midroc ou Chevron, ou les deux. Le DG de la raffinerie pétrolière la Samir, sise à Mohammedia (30 km au nord de Casablanca), a saisi l’occasion de la présence d’une délégation ghanéenne, à Rabat du 11 au 13 février dernier, pour faire visiter à des responsables de la  Ghana National Petroleum Company (GNPC) les locaux de la Samir.

Jeune pays pétrolier, le Ghana découvrit ses plus gros puits pétrolifères au début des années 1980, mais leur exploitation n’a réellement débuté qu’une vingtaine d’années plus tard.

La GNPC, la compagnie pétrolière nationale ghanéenne,  fut créée effectivement en 1983 pour promouvoir l’exploration et la production de pétrole. La modestie des commissions versées à l’Etat ghanéen par les majors, variant de 10% à 15% selon la profondeur du gisement,  pousse Accra à explorer de nouvelles solutions plus avantageuses y compris  Midroc de Al Amoudi dont la branche pétrole fait dans l’exploration et la production en amont dans de nombreux pays tels que le Royaume-Uni, la Norvège, l'Angola et la Côte-d'Ivoire.

Seul hic, un méga  point d’interrogation : est-ce que l’implication de Midroc dans ce pays ne risque pas d’y semer la zizanie  comme il l’a semée dans plusieurs autres pays africains, particulièrement en Corne d’Afrique. En effet, Amoudi, après avoir  a fait main basse sur les terres fertiles pour y cultiver du riz qu’il exporte avec de larges marges de bénéfice dans son pays d’adoption : le royaume saoudien ; il est actuellement en train de réaliser des opérations de forages pétroliers offshore en zone frontalière charnière Somalie-Kenya, ce qui est de nature à ouvrir un autre front de guerre entre ces deux pays.

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Pourquoi les taxes sur les alcools ne cessent d’augmenter au Maroc depuis 10 ans ?

Publié le par Karim El Maghribi

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Depuis le gouvernement de 2002, la taxe intérieure de consommation (la TIC pour les gabelous)  ne cesse d’être majorée par le gouvernements successifs si bien qu’elle est passée de 800 dirhams par hectolitre de bières alcoolisées en 2010 à 900 dirhams en 2014 alors qu’elle a plus que doublé pour les alcools forts comme les mousseux. 

Considérant que le marché local de la consommation reste timide malgré son importance par apport au reste du monde arabe et islamique, l’on se demande pourquoi cet acharnement des pouvoirs publics à taxer les boissons alcoolisées (1) ? Il devrait bien y avoir une raison qui explique cet empressement qui est devenu carrément une hystérie depuis l’avènement d’un gouvernement dirigé par des islamistes en novembre 2001. Mieux : à la timidité de la consommation  des bières, vins et spiritueux au Maroc-  une récente étude, publiée par The Economiste, a révélé que la consommation est de 1,5 litre par habitant au Maroc  (11 fois moins qu’en Turquie)-, s’ajoutent d’autres facteurs qui rendent davantage l’enthousiasme gouvernemental à taxer les alcools assez suspecte, entre autres cette habitude chez les classes aisées (en perpétuels voyages), à acheter leurs alcools dans les free shops des aéroports ; où non seulement les drinks sont moins chers mais sûrs en plus ! 

Les raisons de cette « taxomania » n’auraient rien à avoir ni avec le fait que l’Islam soit une religion d’Etat au Maroc, ni avec les accidents de la circulation qui font près de 4.000 morts par an encore moins avec la référence islamiste du parti PJD qui conduit le gouvernement marocain depuis deux ans. 

La cause insidieuse est ailleurs. Et retenez-vous bien : elle est à chercher dans les très bonnes relations que le royaume entretient avec un pays voisin où les visiteurs maghrébins sont une source importante du tourisme national. En clair, entre la classe aisée qui fait ses emplettes dans les boutiques hors taxes aéroportuaires  et qui ne versent donc le moindre kopeck à l’Etat et les pauvres qui ne consomment rien les pouvoirs publics optent pour la solution qui consiste à pousser la classe moyenne (toujours elle !) à aller trinquer ou plutôt noyer son chagrin sous d’autres cieux. Une solution à faire d’une bière deux coups : D’une part, éloigner ces buveurs qui agacent une majorité de Marocains de plus en plus intolérante, et de l’autre aider le voisin à remplir ses hôtels et restaurants qui non seulement, il faut le reconnaitre, l’alcool y est beaucoup moins cher et de meilleure qualité mais font travailler des milliers d’immigrés marocains.

 

 

 

(1)  Les bières sans alcool sont également soumise à la TIC mais faiblement

 

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Abel Damergi, le Directeur des hôtels du sheikh Hussein Al Amoudi au Maroc « persona non grata »

Publié le par Karim El Maghribi

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Abel Damergi, le patron libanais des filiales marocaines du groupe hôtelier Constellation, devra quitter incessamment le Maroc. Raison : le refus des autorités de lui renouveler son titre de séjour pour « accueil inadéquat »  de certaines hautes personnalités marocaines dont des princes et des princesses, rapporte l’hebdomadaire arabophone Al Ousboue Assahafi dans son édition du 14 novembre courant. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de  cette hôtel, très prisé jusqu’au milieu de la décennie 2000 par la bonne société de Rabat et de ses environs  avant de devenir une adresse sordide et un repaire pour marlous de tout poil, ils doivent savoir que l’hôtel L'Amphitrite de Skhirat  appartenait à Mohamed Filali (le frère du défunt Premier ministre Abdellatif) qui l’a vendu en avril 1998 au groupe à capitaux saoudiens Britannic Hotels Company  pour la somme de 45 millions de dirhams. L’acheteur devait démolir L'Amphitrite et construire à sa place un complexe hôtelier de luxe : le Millennium Palace.    

Bref, Abel Damergi nommé en avril 2012 Directeur Général Régional d’Amphitrite Hotels & Resorts Maroc, une filiale du groupe Hospitality Constellation basée à Dubaï, aura échoué de faire démarrer l’établissement sans céder à la facilité…  

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Le libanais qui est passé par certains hôtels des Caraïbes où l’on a l’habitude de traiter la mafia et les crapules sur le même pied d’égalité que les respectables et honnêtes gens du moment qu’ils ont du fric claquer dirige d’autres établissements hôteliers appartenant à Corral Petroleum Holding du Saoudo-éthiopio-yéménite : sheikh Mohamed Hussein Al Amoudi. Lequel holding  possède entre autres filiales au Maroc la raffinerie pétrolière La Samir de Mohammedia en plus d’une série d’établissements hôteliers gérés par le même groupe Constellation : Avanti L’Amphitrite – Mohammedia et le Centre des congrès  à Skhirat.

Notons que depuis le changement de la direction en mai 2012, changement rendu nécessaire par le besoin de faire du cash à n’importe quel prix, le Resort Hotel Marina Smir à Tétouan, le dernier de la nébuleuse le groupe Constellation.

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Intelligence économique : BMCE Bank à l’assaut de l’Amérique

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Richard Stone Président de la Conférence des présidents des principales organisations juives et le Vice-Président Malcolm Hoenlein  présentant un cadeau d'adieu à SE Aziz Mekouar.

 

La faillite de la ville du Détroit dont l’économie est basée sur l’industrie automobile, secteur frappé de plein fouet par la crise financière des subprimes,  présage que d’autres cités américaines qui ont lié leurs économies à des secteurs fragiles ou volatils ont besoin pour survivre ou se développer d’attirer des capitaux ou des tissus productifs étrangers ou se délocaliser ou encore sous-traiter la totalité ou une partie de leurs activités dans ces pays étrangers. Les firmes européennes sont parmi celles qui ont le plus besoin de s’externaliser en Amérique où le coût de l’énergie est assez bas et l’infrastructure au top sans oublier une fiscalité non pénalisante. Atouts majeurs auxquels il faudra ajouter d’autres plus encourageants comme le retour imminent des capitaux arabes du Golfe  aux pays de l’Oncle Sam après l’avoir quitté au lendemain des attentats du 11 septembre 2011 à cause du climat malsain que le Patriot Act a infligé à la communauté arabe accusée de tous les maux...

Dans le sens inverse, des firmes américaines auront besoin de prendre de l’air dans des pays à très faible coût de facteurs et à main d’œuvre qualifiée et infrastructure au niveau (l'ambitieux projet d'énergie solaire Desertec de 9 milliards de dollars, lancé par le Roi, le 2 novembre 2009 à Ouarzazate, en présence de l'ex secrétaire d’Etat Hillary Clinton, entre dans ce cadre). Le Maroc occupe une place de choix dans le panel des candidats surtout que des pays concurrents comme la Tunisie et l’Egypte semblent entre dans un long tunnel d’incertitudes politiques.

Sans conteste cette éventuelle délocalisation ou sous-traitance d’entreprises américaines au Maroc passera par l’incontournable canal de la BMCE Bank. Et ce pour deux raisons principales. Primo : le PDG du groupe financier Othman Benjelloun préside depuis plusieurs années l’influent Conseil Maroco-Américain pour le Commerce et l'Investissement (MAC). Deuxio : Le président du syndicat des banquiers marocains a reçu le 7 mai 2013 la prestigieuse distinction d’Honorary Trustee (administrateur honorifique) du Center For Strategic And International Studies, center dont le président d’honneur est l’ancien chef de la diplomatie américaine Sir Henry Kissinger. Atout renforcé par le recrutement à la MBCE Bank d’un fin connaisseur des Etats-Unis, pour y avoir été ambassadeur du Maroc d’avril 2002 à novembre 2011, période où Aziz Mekouar (c’est de lui qu’il s’agit) a tissé une toile de lobbying et d’influence dans le landerneau des décideurs américains.  

Preuve de l’estime dont il jouit dans ce club très fermé et notamment au sein de la communauté juive marocaine et américaine, Aziz Mekouar a été convié en novembre 2011, à l’issue de son mandat diplomatique officiel, à prendre part à un déjeuner organisé par la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines. Déjeuner où  les neuf années de service comme ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis ont été mises en exergue par les convives. Parmi lesquels a été le vice-président  de influente association Malcolm Hoenlein que SM le Roi Mohammed VI vient de décorer, avant-hier mardi, du prestigieux Wissam Al Arch de l’ordre de Grand officier, à l’occasion de la 14ème Fête du Trône*. Le Roi Mohammed VI qui préside le Comité Al Qods et qui suit de très près les actuels efforts américains pour la relance du processus de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne connaît Malcolm Hoenlein notamment à travers le Rabbin Raphaël Benchimol de la Congrégation Sépharade de Manhattan [natif de Rabat au Maroc en 1966] et qui lui aussi a été décoré, dimanche 11 mars 2012, à New York, du Wissam Al Arch de l’Ordre de Chevalier.

D’ailleurs, Malcolm Hoenlein a tenu lors du déjeuner en l’honneur du départ d’Aziz Mekouar d’exprimer les sentiments de la Conférence et de la diaspora juive marocaine à l’égard du Maroc et de son Roi. « Il est difficile d'imaginer un meilleur ami du peuple juif » que le Maroc avait-il dit  en notant que « le défunt roi Hassan II, avait reconnu et protégé la population juive, et que le roi actuel, son fils, Mohammed V avait favorisé cette relation. »

 

*Le Roi Mohammed VI a également décoré le Grand rabbin de la communauté sépharade d'Israël, Shlomo Amar, (né à Casablanca (Maroc) en 1948) du Grand Cordon du Wissam alaouite, la plus haute distinction du Royaume.

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Maroc : Le nouvel argus de l’immobilier fait peur aux arnaqueurs du fisc

Publié le par Karim El Maghribi

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Le nouvel argus de l’immobilier pour lutter contre la pratique du « noir », en cours d’élaboration par la fédération nationale de l’immobilier et la Direction générale des impôts, semble semer la panique chez les particuliers ayant acquis leur logement avec une « dose de noir » depuis plus de six ans.

 

Une frénésie de vente des biens est en effet perceptible chez cette catégorie de propriétaires, surtout  à Casablanca et Rabat. On s’empresse de vendre en réalisant une juteuse plus-value et on rachète un appartement plus grand en grande banlieue- ou parfois un simple appartement de moyen-standing- avant que le nouvel argus ne vienne déterminer le prix réel d’achat, ce qui signifie en pratique plus s’impôts à payer sur la transaction. Jusqu’ici le tarif en vigueur est de 20% sur la plus-value réalisée.

 

Mais les inspecteurs de la Direction générale des impôts ont du mal à distinguer les contrats de vente où est mentionné le prix réel du bien de ceux  dont le prix de vente n’est qu’une partie de la valeur effective du bien. D’où l’idée de ce nouvel argus de l’immobilier.

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Maroc : Les multinationales du médicament se frottent les mains

Publié le par Karim El Maghribi

Certains laboratoires internationaux du médicament,  basés à Casablanca, sont sur le pied de guerre. Commerciaux, livreurs et gestionnaires de stocks sont mobilisés par leurs superviseurs respectifs pour affronter les grandes commandes que s’apprête à passer incessamment le ministère de la Santé publique et qui sont la vraie bouffée d’oxygène pour ces firmes, du fait que les pharmacies d’officine et les cliniques privées ne se pressent pas généralement à payer leurs commandes passées quand elles ne sont pas tout simplement en difficulté de payement. Voire en faillite. 

Selon des sources proches du dossier, les services extérieurs du  ministère de la santé, des centres de soins urbains, des dispensaires, des centres hospitaliers universitaires, des hôpitaux provinciaux, des cliniques de la sécurité sociale, des centres oncologiques  ainsi que la Pharmacie centrale, vont recevoir quelque 2,5 milliards de dirhams dont 1,5 milliard rien que pour les centres hospitaliers pour s’approvisionner en médicaments et matériels sanitaires. Une manne qui fait saliver le petit monde du médicament d’autant que le ministère de la Santé est pressé de réanimer le Régime d’assistance médicale aux économiquement démunis (Ramed), une assurance maladie basique aux « agonies absents » depuis son lancement, il y a 14 mois.

Seule point d’interrogation : quelle sera la part des laboratoires marocains dans ce gâteau ? Une question qui intéresse à coup sûr Hamid Chabat, le patron de l’Istiqlal dont ces derniers forment le gros du bataillon des bailleurs de fonds du parti de la balance.

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Maroc : Pourquoi Chabat veut un remaniement ministériel

Publié le par Karim El Maghribi

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Chabat veut un remaniement à tout prix

 

Hamid Chabat, le secrétaire général du parti de l’Istiqlal et son pendant syndical l’UGTM,  tantôt  fait des pieds et des mains tantôt se bat bec et ongles pour contraindre Abdelilah Benkirane, le chef de la majorité tripartite PJD/PPS/MP, de procéder un remaniement ministériel en faveur du parti de la balance. 

Le but du tonitruant maire de Fès n’est de satisfaire une ambition personnelle ni d’assouvir un amour propre. Mais de réaliser les attentes des puissants lobbys fassis qui constituent le noyau dur et les bailleurs de fonds du plus vieux parti du royaume. Ce noyau dur se compose des entrepreneurs BTP, pharmaciens d’officine,  médecins, patrons des cliniques et industriels du médicament. En somme les secteurs qui brassent du fric et dont la prospérité dépend étroitement de la politique économique de l’Etat.

Or cette politique économique tend actuellement vers une fiscalité plus contraignante pour les professions de la santé alors que les métiers du Bâtiments et travaux publics pâtissent et de la préférence donnée aux entreprises étrangères pour les grands  chantiers et du gel des 15 milliards d’investissements publics prévus pour la présente loi de finances.

Résultat : Chabat avocat malgré lui et à l’insu de son plein gré de ces puissants lobbys réclame mordicus les ministères du Budget, de l’Equipement, de la Santé et de l’Habitat. Sinon il quitte la coalition.

Publié dans Confidentiel

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Comment Zapatero a retiré du bunker de la Moncloa un tableau humiliant pour le Maroc

Publié le par Karim El Maghribi

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Le Bunker du Palais de la Moncloa

Selon des révélations publiées par des médias espagnols la première décision du que le socialiste José Luis Rodríguez Zapatero a prise après avoir élit domicile au palais de la primature La Moncloa, le 15 avril 2004, ça n'a pas été de retirer les troupes espagnoles d'Irak. Son souci immédiat a été d’effacer toute trace du souvenir de ces sept jours du juillet 2002 (Nom de code « Opération Romeo-Sierra », du 11 au 18 juillet 2002) dans lequel l'Espagne a déployé toute sa force militaire sur l'îlot du Persil pour y chasser une poignée de soldats marocains presque inoffensifs. Par cette décision courageuse de retirer un tableau immortalisant un instant humiliant pour le Maroc, Zapatero voulait donner le maximum de chances de réussite à sa visite officielle au Maroc, le 24 avril 2004, durant laquelle il s’est recueilli sur la stèle érigée in memoriam des victimes des attentas du 16 mai 2003 au square de place Nations Unis, à Casablanca (devenu ces derniers temps un repaire des vagabonds et clochards).

Il s’agit exactement d’un tableau représentant une photographie de l’Île prise par satellite et qui avait été placé dans un coin détaché du fameux bunker du siège officiel du Palais de la Présidence du gouvernement. Le tableau, comme en témoignent les fonctionnaires de la Moncloa, a été un cadeau offert par le ministre de la Défense de droite nationaliste Federico Trillo à l'équipe du « Département de Crise », comme souvenir de « ces longues journées » de juillet 2002. Reçu avec des cris de joie et des applaudissements par le « Département de Crise », l’ « œuvre » était considérée comme une partie de la mémoire d’Espagne.

Le bunker de la Moncloa doit son existence à l'ancien Premier ministre socialiste Felipez Gonzalez. Après la tentative de coup d'Etat du 23 février 1981, Gonzales a ordonné la construction d'un abri sous le Palais de la Moncloa. L'idée était d'avoir un complexe qui permettrait aux membres du gouvernement lors d'une crise majeure d’être à l’abri d’une attaque nucléaire ou chimique et de coordonner à partir de cet abri fortifié les ordres de l'Etat aux Forces armées et autres organismes gouvernementaux. La construction qui aurait coûté 60 millions d’euros a été réalisée par la société de génie Dragados. Les ouvriers ont été contraints de signer des clauses de confidentialité très strictes sur la nature du travail qui se déroulait. Un véritable secret d'Etat qui est présentement divulgué.

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Le CCG au bord de l’éclatement

Publié le par Karim El Maghribi

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Selon des informations concordantes, les Emirats Arabes Unis (EAU) envisageraient de claquer la porte du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). Et ce pour des raisons politiques et économiques. D’un côté, on a la Fédération émiratie qui ne gagnerait plus grand-chose à demeurer dans l’union qui comprend aussi l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït, le Bahreïn et Oman ; et de l’autre il y a les nouvelles règles de fonctionnement du club imposées par Ryad pour contrer l’influence iranienne et peser sur la guerre en Syrie qui sont autant d’entraves à la liberté de manœuvre d’Abou Dabi. Lequel veut avoir les coudées franches pour mener se affaires et négocier tranquillement son différend territorial avec l’Iran (Îles Hanish), et surtout préserver le climat de liberté qui prévaut dans certains Emirats de la Fédération notamment Dubaï dont le tourisme du business et le commerce sont tributaires du mode de vie occidental dubaïote. Or, ces dernières années, la Fédération émiratie assiste avec inquiétude à la montée en puissance de l’influence des frères musulmans, au Bahreïn et au Koweït, alors que les mécanismes de fonctionnement du CCG se raidissent à la défaveur des intérêts d’Abou Dahabi ; dans ce sens que la Fédération ne gagne presque plus rien en termes d’échanges commerciaux avec ses partenaires. D’autant que Ryad ne cacherait pas son souhait de voir le Yémen (pays cher à l’Arabie saoudite) rejoindre le CCG une fois la paix y sera revenue. Une éventualité qui donnerait des cauchemars aux Emiratis rien qu’à y penser !

Une chose néanmoins est déjà acquise : si ce n’est pas les EAU qui claquent la porte du CCG ce sera le très riche Emirat Dubaï qui le fera indirectement en quittant la Fédération émirati. CQFD.

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Coca-Cola Maroc anticipe la décompensation du sucre industriel ?

Publié le par Karim El Maghribi

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The Coca-Cola Company qui fête ses 65 ans au Maroc aurait anticipé sur une prochaine décompensation du sucre industriel qui est le constituant de base de sa gamme de sodas non light. L’anticipation est simple mais astucieuse : dans les quartiers populaires le litre du Coca-Cola ou de Fanta -et autres marques similaires-, conditionné en bouteille de verre consigné, est vendu par les détaillants 5 dirhams contre 6 dans les  quartiers moyens. Le but de la majoration d’un dirham n’est pas la recherche d’un quelconque équilibre financier ! L’objectif recherché par la société qui dessert [et tout dans dessert] quelque 130.000 points de vente à travers le Maroc, directement ou par l’entremise d’industriels sous licence, est montrer que si elle sait gagner de l’argent en se sucrant sur le dos des finances publiques, elle sait aussi se montrer philanthrope en pensant aux couches démunies dont le coca-cola fait office de dessert [cf. Abbas El Fassi ex-Premier ministre].

 

En effet, selon une source anonyme, « même avec un prix généralisé de 5 dirhams le litre, Coca-Cola Company rentre largement dans ses frais, d’autant que l’eau, puisée directement dans les barrages, est purifiée grâce à l’osmose inverse, une technique de purification d’eau pas cher. » Technique, par contre, assez « hydrivore »  ; puisqu’il faut environ 2,5 litres d’eau pour produire un litre de coca. Mieux : le procédé d’osmose inverse est largement amortie par Bonaqua : une marque d’eau de table pétillante, artificiellement gazéifiée, commercialisée depuis 1996.  Mieux encore : En plein débat sur la nouvelle loi 10-95 sur l’eau (dont les décrets d’application se font toujours attendre et ce depuis le 16 août 1995 !), le ministère de la Santé publique de l’époque délivrera- fissa- à The Coca-Cola Company l’autorisation de mise sur le marché de Bonaqua. La firme d’Atlanta ne siégeant pas à important comité interministériel pour rien !

 

Coca-Cola (près de 90 % de parts de marché), Pepsi et Ice profitent  depuis 2007 de plus de 70 millions de  subventions étatiques par an, à raison de 1 dirham par kilo de sucre utilisé. 

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