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12 articles avec coup de gueule

Radio blabla : il n’y a pas d’heure pour s’en gaver !

Publié le par Karim El Maghribi

 

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Les radios privées, lancées affectivement en mai 2006, soit quatre ans après la libéralisation du secteur audiovisuel national, sont un avant-goût de ce que seront les télés privées quand leur tour de proliférer viendra. A savoir un souk où le « balek balek » des charretiers  le dispute au brouhaha des marchandeurs, le tout sur fond de vacarme indescriptible !

Oui ! la quinzaine de radios privées ou associatives qui émettent sur FM au Maroc sont devenues des espaces de bavardages aussi inutiles que provocants dont le seul but est d’occuper l’air et les auditeurs qui ne savent plus à quelle onde se vouer. Pas surprenant que dans tohu-bohu, la chaîne Mohammed VI du Saint Coran trône chaque année en tête-et très confortablement- des radios selon les sondages de MarocMétrie. Il faut dire qu’une bonne dose de cette radio publique coranique se révèle une nécessaire thérapie après quelques heures d’écoute de certaines  radios qui excellent de plus en plus dans la production peinarde,  gratos, bête, méchante et médiocre : inviter un individu et se contenter de lui tendre le micro comme on tend une bassine à un voyageur qui a le mal de mer. Il n’a qu’à vomir son blabla le plus longtemps possible afin de maintenir l’ambiance et surtout retenir l’auditeur quitte à tenir des discours à perte de (mauvaise) haleine…

L’invité vomisseur a le droit d’user de tous les mots, les gros comme ceux de trop. Le but, répétons-le, est l’audimat. Appât pour annonceurs, lesquels à leur tour bombardent ces « radios medina » de juteux encarts publicitaires sans avoir aucune visibilité quant au retour sur investissement. Mais passons… Et toutefois reconnaissons  que :

L’unique plus apporté par ces radios qui ont saturé l’air des villes marocaines déjà pollué de poussières et de mauvaises ondes est d’avoir permis aux marginaux et autres énergumènes en mal de s’exprimer, s’affirmer et de se défouler on live, sans aucun effort, sauf celui de s’époumoner pour tenir jusqu’à la prochaine plage publicitaire et rebelote  avec un autre invité ! Pour la régie, redisons-le, ça s’appelle de la prod’ gratos : pas besoin de corriger, ni de monter quoique ce soit encore moins de réécrire comme c’est le cas pour la presse écrite. La star du jour n’a même pas besoin de se déplacer jusqu’au studio, un téléphone portable lui suffit amplement pour que sa voix retentisse dans les postes radio branchés même s’il se trouve à des centaines de km de la régie : ça s’appelle du micro trottoir et on live mesdames et messieurs ! Que demande le peuple !

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Les pauvres ont bon dos

Publié le par Abdelkarim Chankou

ChanKarim

Les miséreux ont bon dos. Sur leur dos on casse du sucre, on leur colle tout sur le dos, on se sucre sur leur dos, derrière leur dos on palabre de tout et de rien, on les poignarde dans le dos. On ne leur fait jamais de cadeau... Mais pense-t-on jamais demander l’avis de ces indigents plutôt que de pérorer à leur place ? 

Même les religieux censés défendre les vulnérables s’y mettent et font leurs choux gras aux dépens des besogneux ! Quant aux politiciens de la dernière heure et les analystes et autres chercheurs attitrés et agrées auprès des plateaux de télévision, animés par des animateurs animés par l’unique volonté de boucler 80 minutes d’ébats et de tiens-moi je te tiens par la barbichette, n’en parlons pas ! 

« En direct avec vous » ou « Moubacharatoun Maakom », l’émission fétiche de la chaîne 2M, diffusée hier soir, a été l’illustration parfaite d’une auberge-ou d'une aubergine- espagnole déguisée en émission de débat. Sur le plateau on a un « laïc grâce à Allah » réputé pour ses positions amazighs radicales, une jeune actrice associative qu’on voit pour la première fois, un imam branché net d’impôt, un théologien de droit romain avec un zeste islamique et un jeune chercheur de son chemin parmi les innombrables routes emmêlées et impénétrables d’Allah.

Au menu entre autres de ce festin des yeux, l’interminable sujet de l’inégalité entre la femme et l'homme en matière d’héritage en islam. Un thème de choix qui sied à tout le monde surtout que n’importe quel louche d'esprit peut y foncer avec sa casserole. Pour les profanes, qu’ils sachent qu’en règle générale, en islam,  l’homme obtient plus que la femme mais que selon certains cas de figure la femme peut être mieux lotie que l’homme. En effet dans quatre cas la femme hérite la moitié de ce qu'hérite l'homme, dans huit cas, elle hérite de la même part que l'homme, dans dix cas, elle hérite plus que l'homme alors que dans plusieurs autres cas de figure, la femme est seule héritière. Ceci sans oublier la possibilité qu’a un père prévoyant qui ne veut pas que sa fille (ou ses filles)  soit  « lésée » de lui faire de son vivant un chèque, à part ou de déposer une somme sur un compte particulier à son nom . Et le problème est réglé.

 

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Enquête sur le comportement politique, Université du Maryland, USA, 2007

Question : application stricte de la charia dans tous les pays islamiques
Carrée noir : pour totalement, carrée gris : un peu pour

En somme, cette question des règles de la succession en islam est un faux débat pour faux jetons. Et ne parlons pas du fait que dans certains douars enclavés du Maroc profond la femme n’hérite  ni du huitième ni du quart, elle prend zéro ou un poing dans la gueule ! Mais non sans raison objective. En effet, dans ces villages qui vivent sur- et des- terres collectives ethniques (al djamaat solaliyat), la part zéro réservée par une charia (mélangée à une dose de droit coutumier) à la femme ne vise pas à léser cette dernière ni à la mépriser mais à préserver le capital ethnique contre le risque de son éparpillement par le jeu des alliances matrimoniales. Autrement dit si chaque femme qui se marie emporte dans ses bagages sa part du gâteau, il n’y aurait plus rien au final ; c’est-à-dire que la famille ou l’ethnie de la mariée risque de se retrouver un jour sans le sou. Sans rien à mettre sous la dent. C’est d’ailleurs grâce à ce garde-fou successoral et  ancestral, que tout le monde dénigre, que des centaines de villages ethniques, presque millénaires, survivent aujourd’hui.

Revenons maintenant à notre festin des yeux ou à nos moutons… 

A vrai dire, au Maroc, qui n'est ni la Suisse ni le Qatar,  ce type de débat n’a pas lieu d’être. Pour la simple raison que les dizaines de millions de Marocains pratiquants qui peuvent être éventuellement intéressés par la question du partage équitable de l’héritage (voir sondage) sont fauchés comme les blés ;  le pater familias ne laissant  rien derrière lui sauf des dettes et des becs à nourrir.  Alors partager quoi ? Sinon des dettes à rembourser à moul el hanout. Pour ce qui est des dizaines de milliers de riches, ils sont soit non pratiquants, soit athées, soit croient en tout et rien, bref pas concernés : chacun a sa gamelle bien garnie et vit hors du besoin et hors du Maroc voire hors de la planète. Si toutefois le paternel lègue quelque chose, la petite famille le partagera en vertu de ce qui sera convenu entre les membres, en privé,  loin des adouls et des méchants imams...

Conclusion : s’il y a quelque chose à reformer d'urgence ce n’est surtout pas le droit successoral : ce sont ces imams et ces analystes de service agrées auprès des plateaux de télé. Mise à la réforme définitive. Inchallah !

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Super ! L'arnaque à tous les rayons

Publié le par Karim El Maghribi

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Les Marocains se font arnaquer dans les supermarchés et superettes tous les jours souvent sans s’en rendre compte et toujours sans aucune possibilité de recours. Les astuces pour piller le chaland sont nombreuses et plus insidieuses les unes que les autres. Tout d’horizon express d’un le grand bazar de l’arnaque en détail.

Le moyen le plus répandu pour soutirer de l’argent au client sans que ce dernier ne puisse lever le petit doigt est le truc de la petite monnaie de 5 ou 10  centimes qui manquent  éternellement à la caisse et que la caissière ne peut pas rendre au client. D’abord parce que la petite pièce jaune pièce de 5 centimes n’existe plus dans le circuit de la monnaie fiduciaire si bien que l’on se demande si les services de Bank al Maghrib en frappent encore !  Un fait qui n’arrange rien puisque les commerces ont recours de plus en plus à des techniques de marketing du genre 9.95 DH ou 13.90 DH.  Combien gagne un supermarché par jour en retenant chaque fois 5 ou 10 centimes par achet et par client. « Un petit chiffre d’affaires parallèle » explique un retraité mécontent d’être délesté chaque fois de 10 ou de 20 centimes. Et d’ajouter « Si j’étais sûr que c’est la caissière qui les prenait je n’aurais rien dit mais que le patron s’enrichisse en plus sur le dos de ses ouvrières déjà exploitées jusqu’à la corde je dis basta ! ça suffit comme ça ». 

Autre truc pour se faire plumer à petit feu dans les supermarchés : le faux discount. Le chaland est accroché par un prix barré de 25 dirhams et à côté duquel est inscrit un autre prix en chiffres en rouges et qui indique un rabais à 19 dirhams. Le client est tellement content qu’il omet souvent de regarder la date de validité. Une remise de 6 dirhams sur son produit préféré c’est la bonne affaire. Seulement ce que ce dernier oublie aussi de voir c’est le poids net dudit produit qui aura curieusement chuté de 400 à 300 grammes. Une simple opération de calcul montrera que le prix habituel n’a pas bougé d’un yota !

Mais le plus méchant de tout reste le truc du ticket-tombola. Mais ici il est difficile d’établir qu’il y a acte de mauvaise foi du de la part du supermarché. Le truc consiste à organiser une tombola dont les participants sont invités à jeter leurs tickets de caisse dans une boite placée à la sortie. Ce que font la plupart des acheteurs surtout si un mouton ou une jolie voiture fait partie des lots à gagner ! Seulement si le participant découvre plus tard que la caissière s’est trompée de calcul ou qu’il a déité sa carte de crédit deux ou trois fois, il n’aura que ses yeux pour pleurer ou sa langue à mordiller car sa preuve de réclamation il l’a jetée  dans la poubelle… pardon dans la boite à tombola ? Et comme le ticket de caisse n’est pas nominatif… Prouver sa bonne foi relève du chemin de croix.

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Casablanca : Un tram nommé délire !

Publié le par Karim El Maghribi

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Finalement le tramway de Casablanca,  une solution à la crise du transport public urbain que les Casablancais ont attendue depuis la fin des années 1970, a démarré hier, jeudi 13 décembre. Un démarrage chaotique, à tous les étages. J zéro pointé ! Suivez Miloud, le guide.

 

Le délire commence à la station Ghandi, angle boulevards Omar Al Khayyam et Ghandi. Direction Sidi Moumen. Il était  environ 18h30 et il faisait déjà noir comme dans une tombe. Une foule s’est agglutinée autour des trois distributeurs de tickets dont un était en panne. Les deux jeunes préposés aux deux en service sont dépassés. Ils doivent non seulement prendre les billets pour des gents supposés tous ne rien comprendre au système mais leur expliquer comment cela fonctionne sans oublier d’autres questions relatives notamment aux tarifs unitaires ou forfaitaires. Miloud se rapproche du but. Mais il n’a pas encore  arrêté sa décision. Dilemme. Doit-il prendre un ticket pour assouvir sa curiosité ou opter pour son bocadillo quotidien faits aux œufs, tomate et maquereaux, qui pour 6 dirhams lui cale la panse jusqu’au lendemain. Miloud a juste une pièce de 10 dirhams dans la poche et un trou dans l’estomac. Calcul mental fait fissa : s’il monte dans le tram pour descendre à la station Nation Unies, la plus proche de son domicile, situé à l’ancienne médina, il lui restera juste 4 dirhams, une petite monnaie qui lui sert tous les jours de prendre la ligne 19 ou 35 du bus pour rentrer chez lui.

 

Le cri du préposé au guichet automatique l’arrache brutalement à son voyage arithmétique. «  Allez donne a khouya ! »  lui dit ce dernier. Pris de court, Miloud lâche avec affection sa pièce de dix balles. Tant pis ! Il dînera de deux œufs durs ou d’un paquet de biscuits Bimo. Mais Miloud n’a rien pigé à la monnaie rendue ! Il s’attendait à 4 dirhams mais n’en a reçu que 3 ! Le cerbère et une flopée de badauds lui expliqueront que la première fois le ticket coûte 7 dirhams et non 6. Et une fois le ticket rechargé 10 fois il ne vaudra plus un clou ; il faudra alors en acheter un autre à 7 et ainsi de suite… Miloud a failli exploser mais s’est retenu in extremis : avec 3 dirhams il pourra toujours avaler deux œufs durs dans la mahlaba, près de chez lui. Un rapide et nerveux coup d’œil  à sa montre-bracelet « solex » made in China et payée 20 dirhams (quand même) lui dira qu’il était 18h45. Miloud souffle lentement et fait la queue. Le pauvre fera le pied de grue jusqu’aux alentours 20h00 pour voir arriver la rame. Entre temps, la foule qui s’est densifiée a pris son mal en patience en spéculant sur les raisons de ce long retard : « a-t-il écrabouillé un piéton ou une vache ? » questionne  un client. Un autre dira que la rame, prévue pour 600 passagers, en a pris le triple et n’arrive plus à rouler à sa vitesse normale de 10 km/h ! Ce dernier ne sera pas loin de la vérité ; puisque le tram se pointera bondé comme un bus afghan. Après avoir bataillé durement, Miloud se fera une petite place près du hublot.

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La rame démarre doucement. Les personnes âgées rouspètent car leurs jambes ne les portent plus. Dans un coin, un petit groupe de jeunes excités, aux yeux révulsés,  chantent à tue-tête au rythme du tambourin « wa tam zid al gouddam ! ». Œuvre hautement vocale qui se traduit approximativement par « Tam avance ». Tam est une marque populaire de thon en boite.  Mais le plus pathétique de ce spectacle ahurissant sur fond  de mioches qui chialent à se rompre les cordes à cause de la chaleur qui les a étouffés (il faisait 15 degrés dehors) est celui d’un passager qui n’a pas cessé de regretter d’avoir pris un abonnement d’un mois ! S’il se voit obligé de dépenser 4 heures chaque jour pour aller au boulot et d’en revenir, on le comprend.

 

Station Mohammed V. Près du tiers des passagers descendent, beaucoup d’entre eux iront prendre la relève des pigeons près de la fontaine lumineuse. L’un de ces habitués de la place al hmam quittera non sans regret son siège pour lequel il a pris le tram au terminus Aïn Diab, en marchant 15 minutes. Une station après et Miloud met pied à terre.

 

Place des Nations Unis. Fin de  galère. Pour lui au moins ! Il respire un bon coup en pensant avec tendresse aux deux balles de pim-pom à 3 balles qu’il avalera avant de roupiller dans son gourbi. Mais il n’a toujours pas compris l’histoire du ticket à 7 dirhams la première fois (*). En levant la tête il distingue près  d’un distributeur un homme avec un gilet jaune fluorescent, celui des préposés aux guichets et à la sécurité. Il lui posé la question. Le type le fixe deux secondes avec une paire d’yeux inquiets puis éclate d’un rire de demeuré en affichant une mâchoire inférieure à moitié édentée. Miloud qui n’a rien compris répond au quart de tour : « Est-ce que je t’ai raconté une blague ? » Mis ainsi en demeure, le demeuré réplique avec un sourire forcé : « Excuse moi c’est sécurité, pas tickets… ». Si la sécurité est confiée à des énergumènes pareils, alors ça craint grave les amis. Au tram citoyens !

 

(*) Comme le montre la photo 2 pour lire les explications sur la tarification dans des panneaux d’affichages plantés près des stations  le client risque de se faire écraser par les voitures !

Publié dans Coup de gueule

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Moi Abdelkarim Chankou suis un dissident du polisario selon Le Reporter de Bahia Amrani !

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Alors que je sirotais un café à une terrasse d'une crémerie, ce vendredi en fin d’après-midi,  en  me demandant quels seraient les lauréats du Grand prix de la presse de cette année, un ami m’envoie un e-mail pour me dire qu’il ignorait que mon vrai nom était Najm Allal, un poète dissident du front polisario, et non Abdelkarim Chankou. Le comble !

 

D’abord j’ai pris le courriel pour une blague de mauvais goût, ensuite et après la lecture du texte et la visualisation de l’image jointe j’ai compris que c’était sérieux. Très grave même. De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une brève illustrée occupant tout de même un quart de la page 8 du numéro du 6 décembre 2012 du magazine hebdomadaire « Le Reporter », édité à Casablanca, consacrée au poète dissident du polisario, Najm Allal, qui selon l’auteur de l’entrefilet, non signé, se trouvait en Mauritanie, ce dont je me fiche éperdument mais que sa photo illustrative soit bizarrement la mienne, ça  je ne peux pas foutre du tout. Vous comprenez bien, j’ai tout de suite appelé la rédaction du magazine. Nada. Walou. Ça sonne dans le vide. Puis je décide d’appeler sur son portable le journaliste Nourredine Miftah, le directeur de l’hebdomadaire « Al Ayyam » et le président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux. Là aussi sans succès. Je refaits le numéro mais sans résultat.

 

J’appelle alors un ami qui me communique le numéro du portable de Mme Bahia Amrani (photo), la directrice de publication et la rédactrice en chef de Le Reporter. Là aussi pas de réponse. Puis décide de lui envoyer un SMS dont voici le texte exact : « Mme Amrani : quand on tient un journal qui fait des conneries on répond au téléphone. Je m’appelle Chankou, je suis journaliste depuis 20 ans mais je ne suis pas Najm Allal du polisario. » Quelques temps après, je reçois la réponse à mon SMS qui dit texto : « Bsr Mr Chankou. Nous avons passé votre photo à la place de celle de Najem Allal. Vous m’envoyez désolée. Sur Internet, elle était, m’a-t-on dit, juste à côté de celle de Najem. Cela vous autorise-t-il à être insultant ? Ce que vous appelez connerie est une simple erreur que toutes les rédactions font. Aujourd’hui même l’Economiste a publié 1 photo de Zouhair Fassi Fihri avec le nom de son collègue Kabbaj. En ce qui vous concerne, je vous présente toute mes excuses pour cette erreur de l’équipe, que je veillerai à rectifier dans le prochain numéro. Mais je ne suis pas tenue être à côté de mon téléphone, ni de répondre à tous les appels. Si vous voulez une réponse à tout prix, appelez la rédaction et pas sur mon portable dont je ne vous ai pas donné le numéro, puisque je ne vous connais pas. »

 

En tant que rédactrice en chef et directrice de publication

Mme Bahia Amrani n’était-elle pas tenue à vérifier

ce qui se publie dans son canard ?

 

Avant de passer à ma réponse quelques remarques. C’est vrai ma photo était à côté de celle de Najm Allal quand on a tapé le nom de ce dernier Google images, mais plusieurs autres photos apparaissent également à côté de la mienne et qui non seulement représentent le poète du polisario mais n’ont rien à voir ni de près ni de loin avec la mienne. Aucune ressemblance ! Mieux : l’une d’entre elle que nous reproduisons porte le nom du poète en arabe ! Donc de deux choses l’une : soit l’auteur- ou l’infographiste- ne savait pas lire soit ne connaissait ni ma personne ni celle du polisarien. Ce qui nous amène à poser cette question : en tant que rédactrice en chef et directrice de publication Mme Bahia Amrani n’était-elle pas tenue à vérifier ce qui se publie dans on canard ? Parait-il non. Mme Amrani non seulement n’est pas tenue à être à côté de son téléphone mais à côté de son équipe non plus ! Pourtant pour journal qui reçoit une subvention de 700.000 dirhams (environ 65 000 euros) par année, pris sur l’argent du contribuable, peut s’offrir le luxe de recruter un bon rédacteur en chef adjoint pour se charger de la besogne. Mme Amrani termine son premier SMS par « je ne vous connais pas ». Ce n’est pas cela qui me vexe moi qui la connaît depuis qu’elle officiait à Jeune Afrique et à Maroc Hebdo et surtout depuis qu’elle décroché un crédit Jeune Promoteur à la fin des années 1990 pour créer son journal alors que nombre de jeunes peinaient même à déposer leurs dossiers sur le bureau de Dar Addamane.

 

Ce qui me vexe c’est en tant que journaliste qui a fait de l’affaire du Sahara sa spécialité Mme Amrani ne semble ne pas connaître la troche de Najm Allal non plus ! Mon SMS de réponse : « Mme Amrani : Là il s’agit du polisario ! Vous mettez ma vie en danger. Avant j’ai téléphone à la rédaction. Mais personne. En tant que directrice vous êtes censée contrôler votre revue. Je saisis la justice. » J’avoue que je me suis un peu emporté ici. Mais sachant l’amour qu’ont les Marocains pour les polisariens qu’ils soient des dissidents ou pas je craignais de recevoir un coup de couteau à tout moment d’un inconnu. Mais ce qui m’a le plus énerve c’est que mois qui a écrit des centaines d’articles anti-polisario je ne m’attendais à tous sauf à voir ma photo prise pour celle d’un polisarien ! Deux réponses SMS expédiées cette fois fissa par l’intéressée : Un : « Faites comme bon vent vous plaira. Je garde le SMS précédent ou je vous ai présenté mes excuses et je ferai ce que je me suis engagée à faire dans le prochain, avec ou sans vos menaces. ». Deux : Et pour votre information [là elle se moque carrément de moi], à supposer qu’on vous confonde avec Najm Allal, c’est un simple poète, dissident du Polisario. Vous ne courez donc aucun danger ! » Comme si tous les inconnus qui arpentent les rues et les terrasses de café savaient que Najm Allal était un poète dissident du polisario !

 

Mon unique consolation dans cette histoire rocambolesque c’est que Le reporter après 7 ans de parution était resté inconnu par un grand annonceur ; ce qui me désole en même temps : Comment se fait-il qu’un journal qui est resté inconnu par un annonceur durant sept ans et qui de plus confond un journaliste marocains avec un membre du polisario arrive-t-il à obtenir une aide publique de 65.000 euros ? Conclusion-moralité : si demain un de mes amis lit un article dans un canard marocain sur Bachar Assad avec ma photo ou celle de Pelé à la place de la sienne, qu’il garde le scoop pour lui. Qu’il en soit remercié d’avance !

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Les tubes d’analyse de sang jonchent les trottoirs à Casablanca !

Publié le par Karim El Maghribi

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Certains laboratoires d’analyses médicales mettent la sécurité des passants en grand danger. Devant leurs portes, des amas de déchets pharmaceutiques dont les seringues et les tubes d’analyse de sang ! Enveloppés hâtivement dans de simples sachets de supermarchés, ces produits dangereux s’échappent souvent de leurs emballages au moment du passage des employés du service de ramassage des ordures ménagères  et tapissant les trottoirs. Ces deux type d’instruments médicaux sont les plus dangereux ;  car ils attitrent les enfants qui en voient des jouets. Les différentes  couleurs (bleue, verte et rouge) des tubes servant à aux analyses biologiques peuvent être en effet pris pour des jouets par des enfants non surveillés.

 

En s’amusant par exemple à les écraser alors qu’ils sont encore tachés de sang, qui n’est pas toujours sain, et même à les porter à leurs bouches ils courent de graves dangers.   Imaginez un tesson de ces tubes recelant du sang contaminé au virus du Sida ou de l’hépatite C qui blesse un enfant ! C’est tout simplement la catastrophe.

 

Donc la mauvaise gestion de ces déchets n’expose pas seulement le personnel médical et les agents municipaux chargés de leur ramassage mais aussi la population. Laquelle est exposée à « des risques d’infections diverses conduisant à des maladies graves d’origine virale ou bactérienne (SIDA, Hépatites B et C, Gastro-entérites, Infections respiratoires, Infections sanguines, Infections générales…) et d’intoxication ou de blessures… » (Cf. : Congrès International : Eaux, Déchets et Environnement, 3e édition, 21, 22 et 23 novembre 2011, Faculté des Sciences Fès). Que font donc les pouvoirs publics  pour faire respecter la loi et contraindre ces laboratoires d’analyse vénaux et sans scrupules à faire preuve de plus de rigueur et de responsabilité  dans la gestion de leurs déchets médicaux.

 

Le Décret n° 2-09-139 du 21 mai 2009 relatif à la gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques (BO  N° 5744 du 18 juin 2009) est pourtant assez clair à ce sujet. En effet dans son chapitre 2 relatif aux « Modalités de tri, d'emballage et de stockage », l’article 6 stipule que « les déchets médicaux et pharmaceutiques sont dès leur génération triés selon leurs catégories et mis dans des sacs en plastique ou dans des récipients de couleurs différentes à usage unique répondant aux normes en vigueur… ». Des sans spéciaux et non pas des sachets de supermarché ! De plus les articles suivant  prévoient l’étiquetage précis de ces sacs aux normes. 

 

Il y a de quoi se faire du mauvais sang !

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Ma main à couper si je mens !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Trois cas de figures  parmi des milliers d’autres montrent que le salafisme peut dégénérer s’il se sent appuyé par le pouvoir politique. Il y a quelques jours, en milieu d’après-midi, une jeune fille vêtue d’un débardeur (il faisait 40 °C en ce moment à Casablanca) a été prise à parti par un barbu septuagénaire, au visage inquiétant,  devant la porte d’un supermarché près du Boulevard Ghandi, à Casablanca. L’énergumène qui se croyait en terrain conquis a commencé par maudire Satan à très haute voix pour s’en prendre ensuite à la jeune fille en implorant Allah de la maudire aussi longtemps qu’il pleuvra et cessera de pleuvoir ! Les quelque témoins de cette scène qui n’a rien à envier à la vie quotidienne à Kandahar ont tous baissé la tête sans un mot.


Mieux : Près d’une semaine avant, un jeune vendeur ambulant de DVD religieux (comme il y en a des dizaines de milliers partout à sillonner le Maroc), planté avec sa poussette, aménagée en présentoir, devant le siège de l’institut culturel allemand, au cœur de Casablanca, à une heure de grand rush, a donné libre cours (volume maximum) à un DVD du cheikh Kichk, où ce controversé prédicateur égyptien appelle les musulmans à massacrer les juifs. Heureusement les touristes qui étaient sur place ne pipaient un mot de l’arabe, sinon ils auraient tous pris la poudre d’escampette, les jambes au cou !

 

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A quelques milliers de kilomètres de là, en Tunisie. Ce n’est gère plus réjouissant. Ce pays maghrébin où le salafisme prend chaque jour le pas sur les vestiges du  benalisme, une autre scène surréaliste  à couper le souffle. Une centaine de salafistes tunisiens, ameutée comme des chiens de chasse autour d’un lièvre, a essayé, dans la nuit du 12 mai dernier, de trancher la main droite à un présumé voleur de moto, originaire de la région de Jendouba. La victime, coincé dans un cimetière où il se soulait avec un ami, l’a finalement échappé belle mais ses nerfs ont lâché grave. Son compagnon  n’a guère été épargné par les justiciers  puisqu’il a été fortement passé à tabac.


Bien sûr, un membre de la commission de contrôle de l'Union nationale des syndicats des forces de sécurité a déclaré être incapable d'affirmer l'identité salafiste des coupables. Il s’agit sûrement de djinns  camouflés en salafistes. 

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Maroc : La télévision 2M se met à l’heure arabe

Publié le par Karim El Maghribi

L’arabisation a gagné peu à peu les programmes de la chaîne de télévision 2M  depuis le milieu de la décenniedun siècle  précédent. Quant sous l’effet aussi séduisant que fascinant de la chaîne qatarie, les chroniqueurs arabophones de la chaîne casablancaise se sont mis à imiter les stars de Al Jazeera TV alors en plein rayonnement, et qui il est vrai contribuera à corrige l’arabe de nombre de nos officiels et journalistes.


Il faut le dire ! Cette arabisation, rampante prendra un coup de fouelt il y cinq ans. D’abord elle touchera le volet divertissement qui a coïncidé  avec la « nouvelle politique arabe » de la France. Laquelle a été couronnée par le lancement en 2007 du canal arabe de la chaîne France 24, la « CNN » française. Mais la déferlante arabisante -mijotée dans une sauce islamiste de surcroît- ne commencera à concerner réellement  le volet Information de la télé de Aïn Sebaa qu’après l’arrivée d’un ministre de communication islamiste en décembre dernier. La direction de l’information, l’un des derniers bastions de la langue de Molière dans le Royaume, a alors cédé sous les coups de boutoir du jeune ministre PJD,  armé d’un  nouveau cahier des charges, très chargé, pour le Pôle audiovisuel public. Ainsi, après les dernières retouches ayant touché les programmes de divertissement et qui sautent à l’œil comme le fait que les « apprentis starlettes » de l’émission phare de la chaîne (Studio 2M) qui sont désormais tenues de porter des tenues arrivant aux chevilles, c’est au tour des journaux télévisés (JT) de vivre leurs mues forcée. Dans quelques jours, lorsque les caciques de la chaîne cesseront toute résistance, le  JT arabe passera en prime Time soir (20h45) en lieu et place du JT français, lequel sera relégué à des heures tardives, entre 23h00 et minuit 30 selon les jours de la semaine.

 

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Devant ce pied de nez qui bouleverse d’un seul coup une tradition  vieille de près d’un quart de siècle à 2M, mis à part les traditionnels balbutiements teintés de langue de bois,  aucune protestation digne de ce nom n’est venue de quelque ONG ou organisation professionnelle que ce soit ! Même la star du JT français, Ouadih Dada, semble totalement résignée devant le fait accompli. «Sur le principe, étant donné que l'arabe est la langue officielle du pays, il n'y a rien de choquant à la favoriser et à la mettre en avant » a déclaré cet originaire de la localité d’el Bhalil, (région de Séfrou). Mais ce beur franco-marocain garde tout de mêle un brin de nostalgie de sa langue et pays d’adoption. Il vient encor d’en donner la preuve éclatante en couvrant l’actuelle élection présidentielle avec un enthousiasme et une ferveur sans précédent ! «Néanmoins, ajoute Dada, cela ne doit pas être fait au détriment des autres langues parce qu'on le veuille ou non on est dans un pays francophone qui a une histoire avec cette langue»*.  Ouadih (photo) diffusé aux alentours de minuit ça s’apparente à une mise en retraire anticipée, surtout que les habitués de son JT sont des couche-tôt. Un pléonasme dans un pays qui compte encore près de 40 % d’illettrés.


Enfin, après le coup de ciseaux publicitaire qui allégera les caisses de 2M  de quelque 26 millions de dirhams suite de la décision du même ministre de tutelle d’interdire les spots de la Marocaine des Jeux  des écrans et ondes des télés et radios d’Etat, il ne manquera plus que la lecture du livre des morts sur cette chaîne qui comme dans un ultime sursaut afin de conjurer un sort inéluctable va désormais ouvrir ses émissions avec la lecture de quelques versets du Saint Coran.


Ultime geste expiatoire… Vade retro, satanas !

 

 

Photo : Ouadih Dada

(*) http://www.yabiladi.com/articles/details/9907/maroc-francais-voie-disparition-chaines.html

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La médecine du «mesquine» : Le Ramed, un flop comme l’AMO ?

Publié le par Karim El Maghribi

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Après l’effet Ramid sur des tribunaux surchargés et manquant de tout, l’effet Ramed  sur des hôpitaux bondés de monde où le malade est invité parfois à dormir à même le sol ? Voilà une question- à jeu de mots*- qui résume bien toutes les interrogations que les Marocains n’ayant pas accès aux soins gratuits -ou à la portée de leurs  bourses- se posent ou ne cesseront de se poser.

 

En effet il y a un risque sérieux que ce nouveau sésame, appelé Ramed (Régime d'assistance médicale pour les économiquement démunis), soit un flop comme le fût un autre régime, en l’occurrence celui de l’Assurance Médicale Obligatoire (AMO) qui depuis son entrée effective en application, en 2005, a montré que non seulement il n’est pas obligatoire, mais pas du tout, mais qu’il est en plus hautement aléatoire ; c’est-à-dire que non seulement des dizaines de milliers de salariés n’en profitent pas ou n’en ont jamais bénéficiés mais que même les heureux élus qui ont une couverture AMO dont les primes sont pourtant payées régulièrement par les chefs d’entreprises, se voient remboursés souvent moins de la moitié du montant de leurs factures de soins quand ce n’est pas zéro dirhams si les médicaments prescrits ne sont pas des génériques usinés dans des laboratoires locaux par un procédé copier-coller des plus primaires ; ce qui rend leur effet aussi inefficace que placebo !


En tout cas souhaitons bon vent et bonne chance au Ramed et la jolie carte magnétique qui va avec, et prions pour ça ne soit pas une sorte de nouvelle poudre aux yeux ou un certain « Ramed 3ala al 3oyoun. »


En attendant, le Ramed obtient déjà une victoire. Une grande victoire contre les moqaddems et les choiukhs véreux (c’est déjà ça). La carte magnétique Ramed qui sera délivrée aux 8,5 millions des ayants droit (à revenu annuel inférieur ou égal à 5.650 DH par personne composant le ménage résidant au Maroc en milieu urbain) contre une contribution annuelle de 120 DH par personne (gratos pour les revenus  annuels inférieurs ou égal à 3.767 DH) les dispense une fois pour toutes du fameux certificat d’indigence jusqu’à alors indispensable pour se faire soigner dans un hôpital public. Sésame qui peut coûter chaque fois entre 20 et 50 dirhams de frais officieux selon le climat et la tronche du client.


C’est « vermeilleux » tout ça… Surtout que le Ramed nous permet aussi de savoir  qu’il y a quelque 9 millions de fauchés et sans le sou au Maroc. Une autre victoire contre la statistique aléatoire…

 

(*) On s'excuse M. Ramid d'avoir mêlé votre nom à ce billet. C'est sans arrière pensée.

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Gerets et nous

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Chaque fois que je lis un article ou entends un commentaire sur le vrai salaire d’Eric Gerets je sens monter en moi une colère bleue.  Combien touche ce Belge pour s’occuper du Onze national ou des Lions de l’Atlas, un surnom redevable à l’imagination de Kamal Lahlou qui l’a attribué à l’équipe nationale dans les années 1980 ? Est-ce bien 250 millions de centimes par mois ? Chiffre qui fait actuellement le tour des rédactions sportives comme non sportives.


Qu’importe le montant de la rétribution de ce professionnel du ballon rond.  Du moins pour moi. Car même si on admet que le salaire mensuel de cet un ancien footballeur international belge est de 2,5 millions de dirhams, ce qui fait grosso modo 2,8 millions d’euros par an, cela me semble assez minable pour que toute la presse en mal de lecteurs fasse quotidiennement ses choix gras de cette question qui faut-il le rappeler ne doit ne faire oublier un seul instant les grands défis  politiques et économiques et sociaux qui attendent le Maroc.


Mieux : Les quelque 2,8 millions d’euros qui vont à la poche de Gerets qui n’a rien à voir du moins directement-, avec la énième défaite du Onze national à la CAN, ne sont qu’une gouttelette dans une piscine par rapport à ce que la Belgique donne au Maroc.


Au risque d’être taxé par les esprits étriqués d’apprenti sorcier ou de polémiste et Dieu sait quoi encore, j’ai  l’habitude, je rappelle à tous ces gens que le Royaume fédéral belge, en plus d’accueillir plus de 500.000 Marocains sur son sol, consacre au Royaume du Maroc pour la période 2010-2013 une enveloppe d’aides à hauteur de 80 millions d’euros, soit le double de l’aide pour la période triennale précédente, 2006-2009. A bon entendeur…

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