Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

3 articles avec disparition

Maroc : L'ancien opposant Abraham Serfaty est décédé

Publié le par Jeune Afrique.com & AFP

L’ancien opposant marocain au régime du roi Hassan II, emprisonné par ce dernier pendant près de 17 ans, est décédé jeudi dans une clinique de Marrakech à l'âge de 84 ans.

C’est son épouse Christine-Daure Serfaty qui a annoncé la nouvelle ce jeudi 18 novembre. L’ancien opposant marocain Abraham Serfaty, « est décédé ce matin dans une clinique de Marrakech à l'âge de 84 ans », a-t-elle déclaré à la presse. Ingénieur de formation, ce membre du parti communiste marocain puis du groupuscule marxiste-léniniste Ila-al-Amam fut l'un des promoteurs de la politique minière du Maroc indépendant. Ses critiques du régime de Hassan II lui avaient valu d’être emprisonné de 1974 à 1991, soit près de 17 années. Après sa libération, il s'était exilé à Paris pendant huit ans.

C’est Mohammed VI qui, aussitôt après son accession au trône, avait autorisé ce descendant de juifs chassés d'Espagne en 1492 à rentrer au Maroc en septembre 1999. Malgré son âge avancé, il restait combattif et blâmait les partis politiques marocains pour les lenteurs du processus de démocratisation. Mais depuis quelques années, il souffrait « d'une maladie pulmonaire et avait des problèmes de mémoire », a précisé sa femme. « Il sera enterré après demain [samedi]* au cimetière juif de Casablanca, près de ses parents », a-t-elle ajouté.
 
(*)  Demain vendredi selon d'autres sources [Ndlr]
 

Publié dans Disparition

Partager cet article

Repost 0

Hommage royal au défunt Edmond Amrane El Maleh

Publié le par A.C. & MAP

http://www.aufaitmaroc.com/pictures/0012/6211/Couverture_livre_Edmond_El_Maleh_medium.jpg?1271353164
Suite au décès du Professeur émérite marocain de confession juive, Edmond Amran El Maleh lundi à Rabat, à l’âge de 93 ans, SM le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de compassion à la famille du disparu.

« En cette douloureuse circonstance, nous exprimons nos condoléances les plus attristées et notre compassion la plus sincère à vous-mêmes, à tous les membres de la famille du défunt, à ses proches, à ceux qui lui portaient affection et admiration, ainsi qu'à sa grande famille, celle des penseurs et des hommes de lettres et de culture, qui a perdu, avec sa disparition, l'une des ses éminentes figures, lit-on entre autres dans le message du Souverain qui avait décoré le défunt en 2004 du Wissam du mérite intellectuel.

Les hommages n’ont pas tari à l’égard de la mémoire du disparu né à Safi en 1917 au sein d’une famille juive originaire d’Essaouira.

« Avec sa lucidité, son courage et sa poésie, mon ami, mon frère, Edmond Amran El Maleh m'a accompagné et m'a nourri de la permanence tranquille de ses certitudes et de la profondeur sereine de toutes ses passions », a déclaré lundi M. André Azoulay, en hommage au grand penseur.

Edmond «Amaran El Maleh restera une figure marquante dans l'histoire de la culture et de la pensée marocaines», a affirmé le chef de la communauté juive à Essaouira, Joseph Sebag, en hommage à ce grand intellectuel connu pour ses principes humains intangibles.

Quant à l’écrivain Tahar Benjelloun, il qualifie la disparition d’El Maleh d’une « grande perte pour le Maroc, pour la littérature et pour toutes les causes justes ».

Philosophe, écrivain, journaliste, essayiste et critique d'art, Edmond Amran El Maleh compte à son actif un recueil de nouvelles et une série de romans, dont « Parcours immobile » (1980), « Ailen ou la nuit du récit » (1983), « Mille ans, un jour » (1986), « Jean Genet, Le Captif amoureux et autres essais » (1988), « Une femme, une mère » (2004), ou encore « Lettres à moi-même », son ultime livre (photo).

Publié dans Disparition

Partager cet article

Repost 0

Jean-Pierre Koffel, le père du roman noir marocain s’éteint à 78 ans

Publié le par Abdelkarim Chankou

Koffel.JPG

Le poète et romancier Jean-Pierre Koffel est décédé mardi à Kénitra Kénitra à l'âge de 78 des suites d'une longue maladie.

Né à Casablanca en 1932, il était agrégé de lettres classiques et avait fait ses études primaires et secondaires au Maroc.

Attaché au Maroc où il a enseigné le français dans divers établissements du Royaume, le hasard voulut que durant son affectation à la ville de Settat, il eut comme élève un certain Driss Basri, qui sera dans les années 1980, l’un des hommes les plus forts du Maroc.

Le défunt collaborera pus tard avec plusieurs journaux marocains, notamment « Al Bayane », l’organe du parti du progrès et du socialisme, où il publiera, en 1993 « L'argent facile », une nouvelle qui relate la vie d'un gamin de Tanger.

Jean-Pierre Koffel qui vivait jusqu’à sa mort à Kénitra (ex-Port Lyautey) en compagnie de ses enfants marocains adoptés dirigera aussi plusieurs associations littéraires et poétiques au Maroc et publiera plusieurs ouvrages.

Parmi ses œuvres « Nous l'appellerons Mehdi », Le Fennec, 1994, Prix Atlas 1995, « Des pruneaux dans le tagine », Le Fennec, 1995, « Pas de visa pour le paradis d'Allah », Le Fennec, 1997, « L'inspecteur Kamal fait chou blanc », Le Fennec, 1998 (pour lequel il a fait du repérage à l’hôtel Sheraton de Casablanca), et « Anthologie de la poésie de langue française au Maroc », 2005.

Il publiera aussi « La cavale assassinée », Traces du présent, 1998, « Rapt à Ineziane », Le Fennec, 2000, « C'est ça que Dieu nous a donné », Marsam, 2003, « Ptolémée de Maurétanie, le dernier Pharaon », 2005 et « Dalal mon amour », Marsam, 2007.

Jean-Pierre Koffel qui était un vrai iconoclaste fou du Maroc était considéré par ceux qui le connaissaient comme étant le père du roman noir marocain.

Publié dans Disparition

Partager cet article

Repost 0