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2 articles avec economie

L’aubaine du pétrole moins cher ou le grand mensonge

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le Maroc impacté indirectement est concerné. La promesse faite à Rabat par le Conseil de la coopération des Etats du Golfe de lui offrir 13 milliards de dirhams (environ 1,2 milliard d’euros) à titre d'aide n’étant pas été totalement tenue. Au 31 octobre 2015 le Maroc n’a reçu en tout et pour tout que 2 milliards de dirhams.

 

Au mercredi 30 décembre 2015 le cours du baril de pétrole affiche 37,20 dollars US ! Evidement le consommateur moyen du monde dont le pouvoir d’achat est affaibli par la crise économique et l’augmentation crescendo de la pression fiscale décrétée par des Etats en mal de recettes ne peut que pavoiser en priant le ciel que cette dégringolade ne s’arrête pas de sitôt. D’autant que plusieurs pays arabes, grands producteurs du pétrole, ne jouissent pas d’une bonne image en matière des droits de l’homme ; donc cette baisse des prix de l’or noir est perceptible par beaucoup comme un retour de monnaie mérité. Voici pour le décor côté face. Qu’en est-il du côté pile ? La réponse est qu’il ne faut pas vraiment se réjouir de cette chute des prix pétroliers. Elle à un a effet pervers à retardement sur les prix à la consommation, l’emploi, l’investissement, la vente des armes, la prospection des énergies fossiles surtout les schistes aux Etats-Unis. D’aucuns crieront « Mais c’est bien fait pour la gueule de ces méchants marchands d’armes et tant mieux pour les énergies renouvelables et propres… ». Réaction somme toute légitime même si le gaz naturel est une énergie propre également concernée par cette baisse. Seulement, comme l’a si bien souligné Le Figaro, la chute des prix du pétrole aggrave le risque de voir la déflation s'installer dans la zone euro. Risque se traduisant par le fait que « les ménages ont tendance à reporter leurs achats. Par ricochet, l'activité des entreprises souffre, investissements et salaires sont tirés vers le bas, le chômage s'accentue et la croissance du pays ralentit. » Par ailleurs cet effondrement des cours du pétrole n’est pas sans impact négatif sur le secteur des huiles et des gaz schistes notamment aux Etats-Unis qui en recèlent les plus grandes réserves. « La plupart des producteurs d'huile de schiste aux Etats-Unis ne peuvent plus justifier l’investissement dans des projets de production. Les plus fragiles d'entre eux se retrouvent en difficulté financière » remarque Les Echos du 26/01/2015. « La révolution du pétrole de schiste est en danger », s’alarme le magazine Fortune. Un abandon des gaz de schistes ne profitera à terme qu’à la Russie et certains pays gaziers comme le Qatar et l’Algérie. Ce dernier pays maghrébin ne pourra plus supporter une nouvelle catastrophe, étant déjà carrément mis à genou par l'actuelle chute des prix du baril du pétrole conventionnel. «  L’Algérie a perdu 45% de ses revenus à cause de la chute des prix du pétrole (...) Le vote récemment de la loi des finances 2016 au Parlement a provoqué un affrontement inédit à l’Assemblée. » En Arabie saoudite, ce n’est guère mieux ! Le royaume wahhabite qui voit l'indice de sa place financière reculer de 3 % a décidé, lundi 29 décembre, « d’augmenter le prix du carburant d’au moins 50%. »Du jamais vu ! Mais il n’y pas que le secteur des schistes qui est menacé. Celui des énergies fossiles conventionnel l’est également. Au Maroc où l’exploration pétrolière en englouti 620 millions d’euros en 2014 pour rien voit son programme de recherche pétrolière affecté. Mieux : cette baisse des cours du brut ne sera pas bénéfique, pas même pour le secteur de l’aviation civile ; dans ce sens que les compagnies de transport aériens ne pourront pas vraiment profiter de l’aubaine pour investir d’éventuelles économies de carburant dans le renouvellement de leurs flottes.

Effet pervers à retardement sur les prix à la consommation, l’emploi, l’investissement, la vente des armes, la prospection des énergies fossiles surtout les schistes aux Etats-Unis

Pourquoi ? Tout simplement « parce que la monnaie d’achat du pétrole est le dollar, ce qui réduit l’impact de la baisse des cours du brut sur les compagnies européennes, au regard de la faiblesse actuelle de l’Euro. Ensuite, la plupart des grandes "majors" utilisent très largement, ce que l’on appelle des "couvertures carburant" ». Et le site franceinfo.fr d’expliquer ce paradoxe : « Prenons, l’exemple d’une compagnie, qui durant l’été, a acheté son carburant à 80 dollars le baril pour une période de huit mois à douze mois. Si le baril de brut avoisine aujourd’hui les 50 dollars, la compagnie va continuer de le payer au prix qu’elle l’a négocié, quelques mois auparavant avec une marge de manœuvre extrêmement limitée. » Ce qui signifie un impact nul sur les achats d’avions civils neuf. Et s’il y a un petit impact positif il ne servirait qu’à resserrer la différence des prix entre les compagnies régulières et low cost, qui n’exploitent que des appareils en location. Donc des licenciements ou des faillites dans le secteur du transport aérien à bas coût en vue. Cerise sur le gâteau, même le secteur de l’aviation militaire n’est pas épargné ! Les pays dont les budgets sont impactés directement par la baisse des prix du pétrole sont les plus susceptibles de réduire leurs acquisitions d’avions de guerre assez coûteux. Le Maroc impacté indirectement est concerné. La promesse faite à Rabat par le Conseil de la coopération des Etats du Golfe de lui offrir 13 milliards de dirhams (environ 1,2 milliard d’euros) à titre d'aide n’ayant pas été totalement tenue. Au 31 octobre 2015 le Maroc n’a reçu en tout et pour tout que 2 milliards de dirhams. Résultat logique : le royaume qui ne peut arrêter son programme d’armement dans un contexte de hausse des risques terroriste et frontalier est intéressé par l’avion de combat sino-pakistanais. Le JF-17, avion de chasse sino-pakistanais qui a brillé au salon du Bourget, coûterait environ 15 millions de dollars l’unité. Economique de surcroît, multi-rôle, de technologie intermédiaire il coûterait le tiers du prix des avions directement concurrents, et seulement 15 % du prix du Rafale !

La guerre de la baisse du pétrole aura lieu !

Publié dans Economie

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La Samir plombe la Bourse de Casablanca

Publié le par h24info.ma

La Samir impacte les performances des sociétés cotées en 2013 (Titre d'origine)

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h24info.ma / Publié le 17/04/2014 | 10h30 | H24info

Ayant accusé une baisse de 10,6% de ses revenus, le raffineur a impacté l’ensemble des résultats des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca.

Ayant accusé une baisse de 10,6% de ses revenus, le raffineur a impacté l’ensemble des résultats des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca.

Le temps est au repli pour les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca. Le bilan 2013 de celles-ci ne prête guère à l’optimisme. Leur chiffre d'affaires consolidé marque une baisse à 244,4 milliards de dirhams (MMDH), contre une hausse de 3,8 % en 2012.

Selon la Société marocaine des analystes financiers (SMAF) qui a publié ces chiffres, cette contre-performance est due aux résultats de Samir, un des majors de la place financière casablancaise. Le raffineur a vu ses revenus consolidés se contracter de 10,6% à 49,2 milliards de dirhams au titre de l'exercice écoulé. Une baisse qui a impacté les performances réalisées par la majorité des sociétés cotées, lit-on dans la newsletter de la Bourse Casablanca du mois d'avril "E-Borsa News".

En 2013, les sociétés cotées marocaines ont succombé à la conjoncture économique, enregistrant une baisse tant des revenus que de la masse bénéficiaire. Sur les 72 sociétés côtés ayant publié leurs résultats, 44 ont affiché des revenus en hausse.

Au rang de celles-ci, les banques, dont le produit net bancaire s'est élargi de 7,9% à 47,9 milliards de dirhams. Des résultats qui les positionnent comme les premiers contributeurs à la masse bénéficiaire avec une participation de 34%. Les banques sont suivies par les télécoms et les BTP & MC avec des contributions respectives de 22% et 11%.

L’année 2014 promet des lendemains meilleurs, espère-t-on à la Société marocaine des analystes financiers: en perspective, la sortie progressive de la récession des pays de la zone euro et amélioration de la situation économique nationale hors agriculture. À cela s’ajoutent l’option de nouvelles opérations de privatisations (Marsa Maroc) et la reprise des opérations stratégiques (augmentation du flottant de Cosumar, Lesieur et Centrale Laitière).

h24info.ma

 

NB :

Boudée par les banques marocaines qui ont jugé que son ratio endettement a atteint un niveau critique, la Samir recourt de plus en plus au financement international islamique, La Société Anonyme Marocaine de l'Industrie du Raffinage (Samir) et la Société internationale islamique de financement du commerce (membre du groupe de la Banque islamique de développement), ont signé dans le courant de mars 2014 un contrat fixant les modalités financières en vue du renouvellement de la convention cadre Mourabaha structurée portant sur le financement des importations de la Samir en pétrole brut.

Selon les dirigeants du groupe, cités par des médias marocains, cet accord porte sur une valeur globale de 240 millions $, en hausse de 33% par rapport à celui signé en 2012. Compte tenu de son aspect renouvelable, cette facilité de financement à terme atteindra les 720 millions $.

Publié dans Economie

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