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1 articles avec geopolitique

Azoulay : La vision du Maroc quant à ses relations avec l'UE est marquée par la volonté d'aller de l'avant

Publié le par MAP

La vision du Maroc quant à ses relations avec l'Union européenne (UE) est marquée par la volonté d'aller de l'avant dans l'approfondissement de ces liens, a souligné mercredi à Casablanca, M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures.

S'exprimant à l'ouverture d'un colloque international organisé par L'ESCA (Ecole Supérieure du Commerce et des Affaires) dans son amphithéâtre « Casablanca » sur le thème « Quelle reconfiguration de la géo-économie après la crise? », M. Azoulay a mis en exergue le rôle indéniable de l'UE dans le succès des réformes mises en œuvre par le Maroc au cours des deux dernières décennies et l'importance que revêt l'approfondissement du partenariat entre l'UE et les pays du Sud de la Méditerranée.

Après avoir rappelé le contexte et le cadre de l'émergence de l'Union Pour la Méditerranée (UPM), le Conseiller de SM le Roi a fait remarquer que cette Union ne peut se réduire à une simple somme de projets et qu'elle constitue une dynamique qui permettra d'aller au-delà des formes actuelles de coopération.

L'UPM est riche de promesses, a affirmé M. Azoulay, soulignant que les postulats de sa Charte qui ont pour noms Parité, Copropriété et Co-gouvernance vont contribuer à une évolution des mentalités et permettront l'incarnation de ses promesses dans la mesure où cette évolution se réalise.

Traitant du thème « Europe et Méditerranée : quelles institutions, quels enjeux, quel avenir? », le Professeur Jean-Marc Huissoud, enseignant à Grenoble et spécialiste des questions géopolitiques, a exposé les visions que les Européens ont de l'espace méditerranéen, une mer intérieure, un espace où coexistent des civilisations différentes ou encore une frontière.

Il a, par la suite, dressé un tableau des obstacles qui empêchent l'émergence d'une vision commune aux deux rives, notamment les bouleversements géopolitiques en Europe centrale et orientale et les divergences d'intérêts stratégiques des Etats européens qui n'ont pas favorisé la convergence vers une vision commune et partagée avec les pays du Sud.

Et de conclure que la régionalisation de l'économie mondiale poussera l'Europe à intégrer son voisinage dans une logique de rééquilibrages des rapports de force, que la mise en place des institutions de l'UPM enclenchera une dynamique propre au projet euro-méditerranéen comme ceci a été le cas pour le projet européen lui-même et qu'enfin les attentes des peuples des deux rives impulseront une dynamique de coopération et de partenariat.

Dans sa communication portant sur « Développement durable : quel enjeu géoéconomique ? », Mme Bouchra Rahmouni Benhida, Pr. à l'ESCA, a exposé les impératifs d'unpartenariat renouvelé qui intègre le développement durable et ce dans l'intérêt mutuel de l'UE et des pays du sud de la Méditerranée, citant dans ce sens le secteur des énergies renouvelables.

Notant que l'énergie et son contrôle sont au cœur des enjeux de l'influence économique et partant du rayonnement diplomatique, elle conclut sur la nécessité d'imaginer des relations de partenariat qui dépassent le modèle économique remis en cause par la crise.

Le vice-président de l'Institut Amadeus, M. Younès Slaoui, abordant la place de la coopération Sud-Sud dans le processus de sortie de la crise économique, a indiqué que l'intégration économique Sud-Sud est une clef pour réussir un partenariat moins déséquilibré avec les puissances économiques du nord.

Evoquant les nouvelles tendances de la cooptation Sud-Sud, il a évoqué deux approches qui dominent l'attitude des Etats du Sud: une vision de la coopération dans le cadre d'une « rupture avec l'impérialisme » comme le suggère quelques Etats latino-américains et une vision réformiste qui cherche à coupler cette coopération Sud-Sud avec une intégration au système mondial.

Mme Leïla Sijelmassi, experte-comptable et spécialiste des normes « IFRS » et membre du réseau international « Price Waterhouse Coopers » est intervenue sur la problématique de « L'information financière, crise et géo-économie ». Dans ce cadre, elle a traité trois points importants : la responsabilité des normes IFRS dans la crise économique actuelle, l'information financière comme enjeu clef et enfin quelle organisation comptable envisager?

Auparavant, M. Thami Ghorfi, président de l'ESCA avait indiqué que le processus de mondialisation en cours interpelle les écoles de management en terme de cursus scolaire lequel doit intégrer davantage la dimension géopolitique dans la formation des futurs managers.

Il a ensuite souligné que les compétences requises pour manager dans le monde de demain ne se réduisent plus aux techniques de gestion qui ont fait l'essentiel des programmes de formation dans le passé, ajoutant que les programmes d'échange d'étudiants dans lequel s'est engagé l'école exige une préparation des étudiants aux réalités d'un monde fait de diversité et de complexité.

Publié dans Géopolitique

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