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2 articles avec histoire

Réhabiliter la France dans les manuels d’histoire du Maroc

Publié le par Abdelkarim Chankou

Place Lemaigre Dubreuil (ancienne Place de la Révolution française) en face du fameux « immeuble  Liberté »  connu par les Marocains sous le nom du « 17e étage », l’unique bâtiment antisismique du genre à Casablanca.

C'est dans le besoin qu'on reconnaît ses vrais amis. Cette citation n'a jamais été aussi vraie que lors de l’examen au conseil de sécurité, fin avril 2016, du rapport sur le Sahara présenté par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Lors du vote du projet final rédigé par les Etats-Unis, le 29 avril, sur les 5 membres permanents seule la Russie s’est abstenue. Les 4 autres pays ont tous voté pour la prolongation du mandat de la Mission des Nations Unies au Sahara Occidental (Minurso) pour un an supplémentaire avec un période de 90 jours au bout de la quelle Ban Ki-moon en fin de mandat le 31 décembre prochain doit concocter un nouveau rapport après avoir effectué une ultime tournée dans la région. Mais sur le quatuor qui a été pour la prolongation (USA, Royaume-Uni, Chine, France) du mandat de la Minurso dont Rabat a expulsé en mars les 80 membres de la composante civile et supprimé sa contribution financière volontaire de trois millions de dollars par an en mars dernier à cause notamment du comportement tendancieux de Ban Ki-moon qui a qualifié le Maroc d’ « Occupant » seule la France a par la voix de son ambassadeur à New-York « rappelé l’importance du plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007, le qualifiant de +base sérieuse et crédible+ pour un règlement politique mutuellement acceptable. ». Les quatre autres membres permanents ont surtout émis l’espoir que le damai de trois mois soit une occasion pour relancer le dialogue entre les parties, à savoir le Maroc, l’Algérie et son obligé le polisario. Sur ce point il est à souligner que le rapport présenté par Ban K-moon qui est lors de sa dernière visite dans les camps de Tindouf en mars dernier est allé jusqu’à se mettre en garde à vous devant ce qui est assimilé à un drapeau de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), entité non reconnue par l’ONU et qui n’existe que dans la tête des ennemis du Maroc. Au rayon des dix pays membres non permanents, outre le Japon et l’Ukraine, la Malaisie, l’Espagne, l’Egypte et le Sénégal qui ont voté pour ; l’Angola et la Nouvelle Zélande qui se sont abstenues, évidemment le Venezuela, post Chavez, allié de l’Iran, qui patauge dans la plus grave crise politique économique et sociale de son histoire, a voté contre la prolongation du mandat de la Minurso. De même l’Uruguay est l’autre pays latino à voter contre la poursuite du mandat de la Minurso, mais bien que ce pays semble ne pas s’entendre avec l’Iran comme le Venezuela, le 8 janvier 2015 les services de la république des mollahs ont posé une bombe devant l’ambassade d’Israël à Montevideo. L’enfin a partiellement explosé mais heureusement sans faire de victimes.

Les manuels d’histoire qui présente

aux enfants l’Hexagone comme un pays méchant

Nul besoin d'être grand clerc pour constater que la France est un grand ami du Maroc. Son vote positif pour la prorogation du mandat de la Mission de maintien de la paix mandatée depuis le cessez le feu de 1991 confirme en effet qu’elle est une puissance sur laquelle peut compter le Maroc dans les moments critiques. Même si la posture de Paris est déterminée par d’autres facteurs autres que ceux relève de l’amitié séculaire entre les deux pays, une amitié à l’abri des vicissitudes de l’histoire. En effet, la France est convaincue que le royaume du Maroc outre qu’il est un pont solide pour une reconquête de l’Afrique est la « clef de voûte » des monarchies du Golfe. Autrement dit si le Maroc, seule monarchie arabe en Afrique, est déstabilisé ce serait toute l’Afrique subsaharienne et une partie du Moyen-Orient qui seront balayées. Le fait que la France s’est montée exemplaire dans sa relation avec son ami et ex colonie mérite plus que les remerciements du gouvernement marocain. Le meilleur présent à offrir à Paris est un dépoussiérage du passé commun en révisant les manuels d’histoire qui présente aux enfants l’Hexagone comme un pays méchant, responsable de tous les maux si bien que quand des intellectuels ou autres officiels se voient obligés de taper sur la France coloniale sont soulagés que du 10 juillet 1940 au 20 août 1944 il y eut aux commandes un gouvernement collabo et antisémite, celui de Vichy. En effet ce régime a évité pas mal de gêne à tous ceux qui ont vu un côté positif dans la présence française au Maroc avant la fin du protectorat négocié à Aix-les-Bains en 1956. Fermons la parenthèse. Négocié. Tout est dedans. L’occasion de remercier la France pour sa position au conseil de sécurité est venue. Le ministre marocain de l'Education nationale, le technocrate Rachid Belmokhtar a déclaré le mois dernier vouloir en finir avec les contenus discriminatoires dans les manuels scolaires. Cette volonté de purger les manuels des contenus ringards fait qui suite aux recommandations royales à ce sujet aux deux ministères concernés : le ministère de l’éducation nationale et celui des affaires islamiques. Effectivement, début février, le Souverain a demandé de revoir les programmes scolaires en matière d'éducation religieuse afin de mettre l'accent sur « l'éducation aux valeurs de l'islam tolérant, dans le cadre du rite sunnite malékite, qui prônent le juste milieu, la modération, la tolérance et la cohabitation avec les différentes cultures et civilisations ». On espère donc que l’histoire officielle maroco-française ait sa part dans cette révision. A savoir que la colonisation n’a pas été totalement une calamité et que grâce à elle le Maroc s’est modernisé. A ce titre, et pour ne citer qu’un seul exemple de ce côté positif de la colonisation française, mon père, que Dieu ait son âme, m’a toujours dit et répété que certes « la route montagneuse du Col de Tichka (une trentaine de km et culminant à 2 260 mètres) a été taillé dans le roc par le génie militaire de la légion pour acheminer les minerais des gisements de la région de Ouarzazate vers Marrakech mais c’est grâce à cette route que les zones de l’Anti-Atlas ont été désenclavées. » Il faudra aussi expliquer aux enfants que la libération du Maroc occupé par la France ne s’est pas fait uniquement par des actes héroïques de la résistance mais aussi par la négociation politique même si la contribution de la résistance a facilité ces négociations… Sur ce point il serait idéal que les manuels d’histoire zooment sur les grandes personnalités françaises parmi les hommes politiques comme Edgar Faure ou Pierre Mendès France ainsi que des hommes d’affaires qui ont été sensibles aux aspirations des Marocains pour la liberté tel que l’industriel Jacques Lemaigre Dubreuil, mort assassiné le 11 juin 1955 à Casablanca par les colons anti-décolonisation de l’organisation secrète « La Main Rouge ». Assassinat qui a sonné le glas de la Main Rouge et assimilés et hâté l’ouverture des négociations d’ Aix-les-Bains.

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Khalil, le fils de Abbas Lamsaadi flingue Mahjoubi Aherdane

Publié le par Karim El Maghribi

Dans une série d’interviews publiées dans des sites d’actualité, qui ont suivi l’entretien publié par la revue Maroc Hebdo, Khalil Lamsaadi, a tiré à boulets rouges sur Mahjoubi Aherdane (né probablement en 1921) et descendu en flammes certaines passages de son dernier livre « Mémoires 1942 à 1962».

Le fils unique du fondateur de l’armée de libération, assassinée par balles le 27 juin 1956 à Casablanca par trois individus, comme s’est consigné dans le rapport d’enquête de l’époque, a affirmée que l’ancien ministre de la défense- et plus tard des PTT- n’a jamais été (comme il ne cesse de le claironner) l’un des premiers membres l’armée de la libération mais qu’il a rejoint cette organisation, « fondée par le Docteur El Khatib, Abdellah Senhaji et son père Abbas Lamsaadi », beaucoup plus tard. L’interviewé affirme également que Aherdane qui a été admis à l’école militaire de Meknès pour être nommé à sa sortie Caïd de Oulmès, après avoir servi dans les rangs de l’armée française, n’a jamais été non plus le fondateur du Mouvement populaire avec le Dr El Khatib en 1957 ! Lequel parti a été fondé, affirme Khalil Lamsaadi, par Mbarek El Bekkaï et Lahcen Lyoussi, en 1958, et ce pour servir de contrepoids aux tentatives hégémonistes du parti de l’Istiqlal, précise-t-il.

Publié dans Histoire

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