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12 articles avec humeur

Avouez ! C’est tendance

Publié le par Karim El Maghribi

 

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Durant les décennies 1990 et 2000, le mot d’ordre au Maroc était que le ministre attaqué ou taquiné, à tort ou à raison, par la presse, se laissait faire, sans réagir ni faire le moindre commentaire publique sauf marmonner quelques maudissements  ou pester en off, entre copains ou lors d’une réunion de travail. Sans plus. 

Depuis juillet 2011, date qui marque l’avènement de la nouvelle constitution qui confère aux membres du gouvernement de larges prérogatives tout en les responsabilisant davantage, la nouvelle mode est autre. Elle est à l’admission systématique par les ministres qu’il y a effectivement des problèmes au sein de leurs départements respectifs ou au sein des services publiques qui en relèvent dès qu’ils sont interpellés sur le sujet par un député ou un journaliste. Avouer systématiquement en écarquillant les yeux et sans ciller est désormais la nouvelle tendance. Le nouveau must de la communication gouvernementale. 

Bien sûr avouer que tout n’est pas rose dans un ministère ou ses dépendances par son premier responsable a pour but principal d’absorber ou du moins amortir l'effet d’éventuelles réactions populaires imprévisibles et non pas seulement de soigner l’image dudit ministre ou du parti ou encore de la majorité auquel/ou à laquelle il appartient. Un ministre qui reconnait « naturellement » les griefs qui lui sont reprochés est un ministre forcément bon ou au moins de bonne foi. Telle est l’image que fait de lui la masse populaire. Si le ministre en plus d’avouer les reproches que lui fait la rue ou la presse ou toute autre partie habilitée à lui demander des comptes verse quelques larmes, l’effet est encore meilleur. Un ministre qui ne nie pas les récriminations qu’on lui jette à la figure et pleure en plus est forcément un ange. Ça coule de source. Et c’est comme ça que de tels signaux sont perçus dans la culture populaire dans le monde entier et pas seulement au Maroc. 

Cependant, le ministre qui reconnaît qu’il existe des insuffisances ou des dysfonctionnements au sein de sa baraque, en réalité, n’avoue pas tout. Selon le « théorème » passe-partout du « verre à moitié vide ou à moitié plein »,  il admettra que des problèmes existent mais que tout n’est pas mauvais. Exemple : sur le sujet de la baisse drastique des investissements directs extérieurs au Maroc en 2013 et la difficulté qu’éprouvent les services concernés d’en attirer, le responsable de ce département répondra : « Oui ! Il y a effectivement une baisse des IDE mais le résultat réalisé est déjà un exploit vu la conjoncture mondiale défavorable. Et si ne nous étions pas là le pays serait à genou ! » Une réplique qui n’a rien à envier à la langue de bois dans toute sa splendeur. Mais qui a la faculté de faire taire des langues, les bonnes comme les mauvaises. 

Avouer des choses plus graves comme avoir tapé dans la tirtelire publique pour s'offrir des friandises personnelles, la prochaine mode ? Peut-être que oui mais le chemin en sera plus long.

 

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Maroc : Plus de 200.000 diplômés chômeurs émoi, émoi, émoi…

Publié le par Karim El Maghribi

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Le Maroc compte plus de 220.000 chômeurs, âgés de 15 à 24 ans, et plus de 200.000 diplômés au chômage, soit près de 17 % de la population active en chômage qui elle est estimée à quelque 1.0.50.000 individus.  Quand on sait que le Maroc compte moins de 35 millions d’âmes, ces chiffres donnent le vertige. Mais pas à Abdelilah Benkirane, le chef du gouvernement, qui vu sa bonne mine d’où se dégage une vive lumière blanchâtre digne du splendorem du cheval Bucéphale d'Alexandre le Grand semble ne s’être jamais porté aussi bien ! Avec la différence que le souverain hellénistique a écrasé ses ennemis barbares pour élargir le monde grec alors que le chef du PJD a piétiné les droits les plus élémentaires des Marocains vulnérables pour que la lampe du parti islamiste continue de briller. Mieux : l’ex député de Salé et ancien militant actif de l’organisation islamiste clandestine, la Chabiba islamiya (Jeunesse islamique), s’arrange pour mettre sur Youtube une vidéo où il sautille comme un derviche avec deux  ses petits fils. Quelle zénitude ! Si c’est cette musique soufie qui donne ce tempérament qui frise l’insouciance je suis prêt à m’abonner dès demain et ad vitam aeternam dans un club de derviches tourneurs, même en rond ! 

En tout cas bravo Si Benkirane ! Vous avez réussi en moins de jouj, comme dirait un pied noir, d’hypnotiser l’ensemble des Marocains qui ont oublié leur vrai problème; à savoir le chômage des jeunes, diplômés ou non,  pour ne plus entendre parler que de réforme des caisses des retraites, de décompensation du benzène, du gasoil et du fuel, de liste de trafiquants de devises, de potins ministériels, de rapports d’enquêtes explosifs jamais publiés, de sit-in de juges interdits, d’actes de corruption sans suite, de mystérieux films pornopgraphiques sur Facebook, de suicides de policiers, de crimes d’incestes et de pédophilie, de meurtres crapuleux, de grève des boulangers, de sorties médiatiques hilarantes du ministre M’hamed Louafa, de supposés crocodiles et démons œuvrant dans l’ombre à l’échec de l’unique expérience démocratique de l’histoire du Maroc dont le PJD porte le flambeau etc. 

Encore bravo !

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Les Marocains changeront-ils leurs habitudes alimentaires pour sauver leur pays ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou

 

Les Marocains sont-il prêts à se défaire de leurs habitudes ancestrales énergivores pour sauver l’économie de leurs cher (très cher) pays ? C’est la question qui s’affiche en filigrane chaque fois que la problématique réforme de la caisse de compensation s’impose au débat public.

Les Marocains, j’entends-cela va de soi-, les classes populaires, digéreront-ils des « nouveaux » mets dont le temps de cuisson où la quantité de gaz butane correspondante aura été réduite significativement ? Peut-être que oui, peut-être que non ? En tout cas, aucune enquête, du moins à notre connaissance, n’a été diligentée, à ce jour, par les pouvoirs publics pour sonder le degré de perméabilité des classes laborieuses à un tel effort pour ne pas dire sevrage. Même si le ministère « concerné » recourt de temps à autre aux services d’un bureau de sondages français pour connaître les tendances du moment  du Marocain de base.  Fermons cette parenthèse et passons fissa au plat de résistance ! Que voici. 

L’écrasante majorité des Marocains qui ne se nourrissent que pour reconstituer leur force de travail (théorique ou pratique) pourront-ils manger éternellement des tambouilles économes en énergie de cuisson, du genre omelettes et  pâtes au blé tendre à la sauce tomate ? Ou carrément se passer du gaz butane en n’avalant que de la boustifaille froide, je nomme ici mortadelles, sardines à l’huile et autres salades ? Si la réponse est affirmative cela va permettre peut-être bien de réduire sensiblement la contribution de l’Etat au titre de la compensation du gaz butane, soit plus de 40 milliards de dirhams dépensés en 2012 pour subventionner le gaz manager et les autres produits pétroliers (la bonbonne de butane  de 12 kg dont le prix réel est de 128 dirhams est vendue seulement  à 40 dirhams grâce à une subvention de 88 dirhams )*, mais il faudra alors « compenser » en augmentant le nombre des hôpitaux publics tout en en renforçant leurs budgets ; car la bouffe froide et rapide ça rend malade ! En effet, d’aucuns en conviennent, la chaleur ça tue les microbes. Et le premier antiseptique alimentaire au Maroc c’est le gaz butane ! Bactéricide mais aussi économique ; dans ce sens que pour pourvoir mastiquer des pois-chiches, lentilles, faillots et autres caillasses, il faut les bien attendrir. Le premier attendrissant des produits alimentaires au Maroc est le gaz butane ! Le produit miracle qui permet  surtout aux édentés de casser la graine sans se casser les dernières dents ! Certains objecteront qu’il y a le fameux bicarbonate qui ne coûte rien qui sert également à attendrir les légumineuses les plus résistantes… C’est bien vrai ! Mais malheureusement là aussi ce composé chimique a la fâcheuse faculté de ficher la chiasse. Et tout est dans faculté… Le ministre des campus universitaires ne démentira pas.

Tout cela est bon à croquer. Mais ça ne fait pas oublier l’urgente question : le gouvernement  est contraint se séparer de sa politique des grandes casseroles et innover. Innover c’est le mort d’ordre. Bon appétit à tous !

 

(*) Prix majoré dernièrement de 50 centimes

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Cinéma marocain : le 7ème ciel à défaut du 7ème art !

Publié le par Karim El Maghribi

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Je ne regarde presque jamais de films marocains ! Non pas par snobisme ou mépris mais par choix personnel.  Je l’ai toujours répété, on regarde un film marocain en  cours d’après-midi, et le soir venu la star de ce film vous croise au hammam du quartier et vous demande sans ciller de lui la savonner le dos !  C’est en effet le misérabilisme déguisé en modestie des acteurs marocains, qu’ils soient de cinéma ou de halqa (théâtre), qui m’empêche à aller voir un film marocain, même quand il est encensé par des journalistes qui aiment les projections en avant première et surtout gratos. Ce misérabilisme qui s’explique par le manque de confiance des acteurs marocains dans leurs capacités et utilité sociale a des conséquences dramatiques sur les réalisateurs  et cinéastes ; dans ce sens que ces derniers ont tendance à considérer le monde des acteurs comme un cheptel d’ovins dont ils peuvent se servir comme ils l’entendent. Si nos acteurs étaient de véritables stars comme le sont les acteurs de Hollywood  qui négocient leurs contrats à coups de millions en posant et imposant leurs conditions, les producteurs et réalisateurs marocains auraient fini par se rendre à l’évidence en améliorant leurs camelotes. Mais tant qu’un réalisateur ou un moul chkara peut trouver à sa guise des acteurs sur simple coup de fil ou en faisant un tour rapide au café qui leur sert de moquef (bureau de placement), il continuera à leur proposer des rôles minables et bidon voire dégradants en contrepartie de quelques dirhams si modiques que la plupart sont obligés d’arrondir leurs fins de mois en tournant des sports publicitaires. Franchement ! Jusqu’à quand les cinéastes marocains continueront-ils à se cacher derrière  la modicité des aides publiques et la lourdeur des tabous sociaux pour justifier la médiocrité de leurs produits, tant sur la forme que sur le fond ? Sait-on que certains films sont faits en moins de deux mois ? Par des cinéastes qui se prennent pour des avant-gardistes  incompris alors qu’ils ne sont en réalité que des cameramen  de mariage.

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Ok ! Parlons du top. Casa Negra a séduit la critique et ceux qui l’ont regardé au ciné comme sur DVD. J’ai fait un effort et j’ai vu ce film. A part quelques passages émouvants qui peuvent être bien abordés dans le cadre d’un très court métrage, le reste c’est du mauvais copier-coller.  Du mauvais Tarantino (et pardon pour cet excellent cinéaste) à tous les étages. Quand on attend des plans osés de Casablanca by night la caméra nous sert des images plates et sépia si floues que le spectateur se demande si le film datait d’avant guerre. En fait cette façon simple de filmer cache un amateurisme technique et une pudicité stylistique.  Laquelle est bravée un bref moment par des images hard mais que la folie du comparse remet vite dans un cadre irréel. L’honneur est sauf ! Là on sent bien  le désarroi de l’auteur du film qui peine à faire une œuvre qui sort de l’ordinaire sans tomber dans le vulgaire.

Plusieurs fois j’ai trouvé « Les Larmes de regret » de Hassan Moufti (1982) beaucoup plus en avance sur son temps. Ma parole !


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Méfiez-vous du fromage !

Publié le par Karim El Maghribi

Ce n’est pas  un billet surréaliste ! Même si ça y ressemble fort.

 

Un fromage ça peut cacher des choses ! Pas catholiques et pas seulement les microbes que vous savez !  Ce mets à base de lait coagulé recèle bien des mystères. Et ce n’est pas pour rien que le peintre surréaliste Salvador Dali a eu a sa fameuse phrase : « Jésus c’est un fromage ! » Un fromage peut-il prendre spontanément feu comme la bouse de vache ?  En voilà une question ! Qui pourrait bien séduire Dali d’ailleurs. Eh bien attachez-vous ceintures et lisez ! Une dépêche de Reuters nous apprend qu’un miracle fromager s’est produit jeudi dernier près de Narvik au nord de l’Europe. Le truc était tellement invraisemblable que la Vatican devrait dépêcher bientôt  un envoyé pour le canoniser !

 

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Un tunnel routier de trois kilomètres, proche de cette localité du nord de la Norvège, a été coupé à la circulation depuis six jours en raison d'un feu de fromage !  Six jours et pas un  de plus ; ce qui amplifie le mysticisme de l’évènement. L'incendie a pris à bord d'un camion transportant 27 tonnes de « brunost », un fromage norvégien traditionnel à la couleur brune et au goût caramélisé. Précise la dépêche. Qui  ajoute citant la police locale : « Exposé à des températures très élevées, sa forte concentration en graisse et en sucre le rend presque aussi inflammable que de l'essence. En guise de dessert qui restera en travers de la gorge de certains : Les pompiers n’en sont venus à bout du sinistre que lundi. Canonisé il l’a bien été ! Moralité : le slogan qui fait un tabac en France durant la décennie 1980 : « Du vin, du pain, du Boursin, je vais bien ! » reprend tout son sens ; sachant que le blé et toute autres céréales, mal stocké dans les silos, peut également s’enflammer sans oublier, bien entendu, le vin… et le levain…

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Le chocolat ce péché mignon qui a nobélisé Arafat !

Publié le par Abdelkarim Chankou

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L’information a fait le tour du web plus vite que les propos de Jean-François Copé sur les « pains au cocolat » ! Et il y a de quoi. Lisez vite cette tartine au leurre de caco. Comme quasiment tous les médias européens, Le Point rapporte : « Plus la population d'un pays mange de chocolat, plus il compte de prix Nobel, une indication que le cacao doperait les capacités mentales, selon une étude publiée jeudi dans la très sérieuse revue médicale américaine New England Journal of Medicine. »

 

Si après ça on ne chope pas le diabète c’est que la statistique cartomancienne aura fait des ravages dans les cerveaux des pauvres consommateurs de « stats » comme de chocolaterie. « Les flavonoïdes, de puissants antioxydants qu'on trouve en grande quantité dans les fèves de cacao, le thé vert et le vin rouge, ont montré qu'ils réduisaient le risque de démence et amélioraient les fonctions mentales chez les personnes âgées, note le Dr Franz Messerli, de l'Université Columbia à New York et auteur de cet essai. » Très sérieux et grave le mec ! Une pensée pour Alphonse Allais qui a avait été en avance sur son temps en prédisant la décadence du parent le plus pauvre des sciences : la statistique. « La statistique a démontré que la mortalité dans l'armée augmente sensiblement en temps de guerre. » avait écrit le journaliste Allais dans l'hebdomadaire Le Chat Noir du 11 Janvier 1890. Mais non seulement le chocolat n’a rien à avoir, ni de près de loin, avec le prix Nobel mais tout ce qui porte la mention « chocolat » ne contient pas que du beurre de cacao ! Loin s'en faut.

 

En effet dès la fin des années 1990, la commission européenne a autorisé l’usage sur une grande échelle des succédanés de chocolat si bien que pour manger du vrai chocolat il fallait soit se ruiner soit croquer les fèves du cacao directement ! Bien que l’Espagne et l’Italie eussent interdit en 2001 la commercialisation sous la dénomination « chocolat » des produits contenant outre le beurre de cacao d'autres matières grasses végétales tout en obligeant les industriels de la confiserie et les maîtres-chocolatiers aà mentionner sur de telles marchandises frelatées la dénomination « succédané de chocolat », leur décision courageuse qui a suscité en son temps l’indignation de la commission européenne (L'Union européenne remportera pour ça le prix Nobel de la paix 2012 ! ) ne s’est pas pour autant traduite par la nobélisation de quelques scientifiques ou militants espagnols ou italiens.

 

Cependant, la corrélation causale entre le bon chocolat et la nobélisation semble bien un fait sinon pourquoi feu Yasser Arafat, grand mangeur de chocolat devant l’éternel, avait décroché le Nobel de la paix le 14 octobre 1994 ? Mieux : c’est en croquant à longueur de journée des barres de chocolat que les éminences grises de la NASA se sont sentis subitement capables d'envoyer des hommes sur Mars… Mieux encore : c’est peut-être en se gavant de chocolat au riz soufflé que le dissident chinois Mo Yan a eu le prix Nobel de littérature 2012. Idem de son compatriote Liu Xiaobo qui a eu, lui, celui de la paix en 2010. Alors !

 

NB : certains  n'auront pas besoin d'une bonne dose de chocolat pour nous faire remarquer le Nobel de la Paix n'entre pas dans le domaine chocolaté de l'étude du Docteur Messerli, on leur répond fissa qu'on le savait : les militants de la paix n'ont pas besoin de chocolat pour se faire nobéliser mais de paix tout court. Nous aussi.

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Les abords de l’itinéraire du tram de Casablanca saccagés deux mois avant sa mise en service!

Publié le par Karim El Maghribi

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La mise en service du tramway de Casablanca à partir du 15 décembre 2012 se passera-t-elle dans de bonnes conditions ? On en doute sérieusement. A moins que les entreprises qui ont installé les voies, les panneaux de signalisation verticale, les potelets de balisage et les canalisations d’évacuations des eaux de pluie ne décident de refaire une partie du travail déjà fait, et pour lequel les Casablancais se sont sacrifiés en subissant deux années de poussière, de bouchons, de déviations de tout poil sans  oublier tout le reste…


Le piéton suffit d’ouvrir les yeux pour constater  que  plusieurs carreaux  déposés le long de l’Avenue Hassan II, entre la Place du Maréchal et le siège de la  Wilaya se sont déchaussés comme par hasard, que les joints étanchéifiant  les rails sont décollés dans certains zones, sans perdre de vue les  grilles d’égouts volées ou cassées. Et last but not least : les bancs d’attente ont déjà été pris d’assaut par les badauds et autres désœuvrés qui les ont transformés en « terrasses à café de fortune. » Quant aux panneaux de signalisation, notamment ceux d’interdiction de stationner, ainsi que les potelets de balisage, ils ont été simplement arrachés ou rompus.


Si  le tronçon Place du Maréchal-Avenue Hassan II, le plus animé et le plus surveillé, a été mis à sac, que dire alors des autres tronçons ?


Bref, il ne manque  plus que du linge à sécher sur les lignes des caténaires ! 

 

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Marzouki pète les plombs!

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Moncef Marzouki, le président de la république tunisienne, a lâché une énorme bourde intellectuelle et diplomatique en s’adressent le mercredi 25 juillet 2012, aux membres de l’Assemblée constituante qui l’a consacré chef d’Etat. Historique ? Pas vraiment. L’homme est connu pour ses écarts de langage et ses divagations périodiques si bien qu’une note blanche des services  secrets français, citant  un ancien ministre de Bourguiba, le présente comme un « révolutionnaire naïf et idéalise ». Apprécions : « Marzouki est un révolutionnaire naïf. Un idéaliste. Il croit encore à l’honneur et aux bonnes manières en politique, alors qu’en face de lui Ennahda [part islamiste au pouvoir : Ndlr] est un spécialiste des coups tordus et du marchandage. »


Mais cette fois l’ancien étudiant en médecine a battu tous les records. Il ose insulter l’institution monarchique marocaine à moins de quatre jours de la XIIIème fête du Trône,  et de surcroît en présence de l’ambassadeur du Maroc à Tunis ! Le Marzouki, soit il a attrapé la maladie de Parkinson (le Maroc l’a aidé quant il était aux abois), soit la harissa lui a monté au cerveau (pour un neurologue c’est un comble), soit il a perdu les pédales, soit il a perdu la calebasse… Bref, le monsieur inquiète. On a cru le Maghreb définitivement débarrassé d’un fou à lier comme Kadhafi et voilà qu’un autre toqué qui doit avoir un énorme grain (qui a dû  germer) s’installe. Pauvre de nous ! Pauvre Maghreb. Pauvres arabes !


 « La monarchie marocaine, même si elle cohabite avec des valeurs d’égalité, de libertés individuelles et autre droits de l’homme, reste un régime antinomique avec la démocratie et qu’à la tête de l’Etat marocain se retrouve un citoyen qui bénéficie d’un droit dont il est seul dépositaire, il y reste à vie et le transmet à un héritier de son choix sans que le peuple ait son mot à dire ».


Et « Harissaman » (son nom complet est Moncef ben Mohamed Bedoui-Marzouki) de péter le dernier plomb -ou peut-être de péter tout court- : « dans une monarchie constitutionnelle, une seule personne parmi des millions monopolise le pouvoir, puis le fait hériter à son fils ». Le « droits-de-lhommiste » peut-il nous dire pourquoi il ne cesse de faire le vide autour de son auguste personne depuis son élection à la présidence en novembre, la dernière démission, après celle de certains de ses conseillers,  étant celle du ministre des Finances ? Peut-il aussi nous dire pourquoi des parlementaires français ont boycotté son discours devant l’Assemblée nationale dont le député UMP d’origine tunisienne Pierre Lellouche ?


« La Tunisie est tombée dans l’escarcelle de la démocratie » a martelé le toubib sous les applaudissements des députés présents qui visiblement voulaient, peut-être, se faire pardonner le geste déplacée de l’ex-ministre des affaires étrangères, Mme Michèle Alliot-Marie, qui avait déclaré son intention d’envoyer du matériel répressif au régime de Benali en pleine intifada en février dernier.


Oui la Tunisie est peut-être tombée dans l’escarcelle de la démocratie. Mais vous Marzouki vous  êtes sûrement tombé très bas !

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A propos du débat politique français

Publié le par Karim El Maghribi

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La fascination qu’exercent  les débats politiques français  sur les publics étrangers est formidable. Même pour les Marocains résidant hors de France, principalement dans leurs d’origine, l’attrait est inexorable. C’est dire la qualité et le professionnalisme de ces  discussions. On regrette seulement la quasi absence de thèmes relatifs à la politique extérieure de ces traditionnels débats politiques précédant l’ouverture de chaque campagne électorale présidentielle. Car contrairement au siècle précédent, ce n’est plus la politique intérieure qui détermine sa  consœur étrangère mais l’inverse. Mieux : il n’y a même plus ce traditionnel consensus de la classe politique sur la politique étrangère de la France. Désormais, il y a les atlantistes pro-américains, les européanistes  qui ne jurent que par Bruxelles, les tiers-mondistes, les altermondialistes, les mondialistes et les localistes dont le centre du monde se situe sous l’obélisque de la Place de la Concorde à Paris.


Qu’importe ! C’est aux Français de faire le tri. Mais ce qui intéresse les Marocains non Français, résidant en France ou à l’extérieur de ces murs,  c’est la qualité de ces débats qui tranche avec la morosité et la langue de bois qui caractérisent les débats politiques marocains. « A part quelques exceptions qui demeurent isolées,   je suis tellement séduit par ces discussions politiques qui flattent l’intelligence humaine que je n’en ai pas raté une seule depuis le départ et je dis merci Hotbird qui nous a sorti de l’ordinaire pour ne pas dire de la médiocrité », confie, Khalid,  un cadre supérieur marocain vivant à Casablanca. Combien d’autres khalid ? Certainement des dizaines de milliers. Comme quoi l’art de la maitrise du métier de la gestion de la chose publique n’est pas donné au premier venu. Le truc on l’a dans la tête, le sang et le cœur. Pour les amateurs et les intrus en politique au Maroc, on leur conseille de lire les « Res gestae »  de l’empereur romain Auguste. Si toutefois ils savent lire…

 

Au Maroc on veut des professionnels de la politique, pas des marchands de tapis déguisés en politiques.

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Davos 2012 : Croisons les doigts Ben Kirane croise les pieds !

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Etant à l’origine, un conclave de riches au fait des règles de bienséance et du chic, le Forum économique de Davos est passé ces dernières années à une  « version économique » en se démocratisant… Mondialisation et crise financière obligent.

 

L’une des gestuelles à laquelle doivent se conformer- ou parfois sacrifier-  les intervenant officiels lorsqu’ils sont assis dans la tribune face à l’auditoire est  de croiser les jambes en posant l’une sur l’autre de manière à ce que le public distingue nettement le type de chaussures et de chaussettes que  portent l’invité de marque. Ne vous ai-je pas prévenu que Davos était au début un club de nantis  tirés à quatre épingles ?


Notre premier ministre barbus, Abdelilah  Ibn Ben Kirane, je prends acte strictement du rectificatif apporté par le Secrétariat général du gouvernement quant à l’orthographe correct du patronyme du chef du PJD même si le nom de ce dernier inscrit en caractère bien visibles à côté du siège qui lui est réservé à Zürich est « Benkirane », avait le pied droit posé sur celui de gauche. Sans blagues ! Je n’ai bien vu ni la marque des chaussettes ni celle des chaussures mais j’imagine que les godasses au moins étaient différentes de la fameuse paire du jour de la dernière prière rogatoire pour attirer des pluies bienfaitrices.  C’est déjà ça. Je me sui alors dit que notre nouveau chef de gouvernement commence se mettre dans le bain : d’abord la cravate, puis une nouvelle paire de souliers. Mais quelle fût ma surprise quand j’ai appris que l’ancien député de Salé a exigé que toute table à laquelle il devrait se joindre doive impérativement être débarrassée de tout alcool ! Ok ! C’est de bonne guerre. Mais  fallait-il encore aller jusqu’au bout de ses convictions et surtout du respect de la sunna. Car un hadith attesté (sahih Moslim, chapitre 21)  et attribué à Jabir Ibn Abdelilah rapporte que le Messager d'Allah a interdit à l'homme de se couvrir d'un habit grossier (samma), de s'envelopper d'un vêtement unique, et de placer l'un de ses deux pieds sur l'autre en s'étendant sur le dos. C’est vrai que Ibn Kirane n’était pas étendu sur le dos à Davos (les chaises était solides) mais il est indéniable que mettre poser un pied sur l’autre est aussi mal vu par l’islam sunnite que de manger de la main gauche quand la droite est bien portante. Mieux : il est également mal vu de faire la prière les mains croisées sur sa poitrine. Amen.

 

Photo copyright : snrt.ma

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