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36 articles avec on en parle

Après le muslim ban, le numeric ban !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Après le muslim ban, le numeric ban !
Décidément les Etats-Unis nous étonneront toujours par certaines de leurs décisions sécuritaires surtout quand celles-ci sont sélectives et ciblent de surcroît des pays alliés. Le pays de l’Oncle Sam a annoncé mardi 21 mars dernier l'interdiction d'emporter en cabine une tablette, un appareil photo ou un ordinateur portable (sauf les appareils médicaux) pour tous les passagers embarquant sur des vols de neuf compagnies aériennes en provenance de huit pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Les autorités américaines invoquent un risque que ces gadgets- par ailleurs fort utiles- peuvent d’être utilisés pour cacher des explosifs en vue d'attentats terroristes ; ils voyageront don en soute dès le samedi 26 mars. Elles n’ont pas tout à fait tort les yankees. L’histoire récente nous a montré que les organisations terroristes s’ingénient à exploiter toutes les moyens possibles pour faire passer leurs engins meurtriers au nez et à la barbe des douaniers, par exemple des explosifs soigneusement camouflés dans les semelles d’une paire de chaussure. Donc ce qui peut se caser dans un soulier peur l’être dans une tablette ou une caméra. D’autant que certains types d’explosifs très puissants ne pressent pas trop de place. Comme le semtex dont seulement 250 grammes suffisent pour faire un bon trou dans le fuselage d'un avion commercial de grande taille. Une telle charge pourrait bien tenir confortablement dans l’emplacement de la batterie d’un PC portable par exemple. Voici pour le côté scène. Derrière les coulisses se pose et s’impose une lourde question : si l’on admet que le risque que l’un de ces appareils fourré aux explosifs peut échapper à la fouille manuelle ou électronique (scanner) dans n’importe quel aéroport dans le monde alors pourquoi ce sont uniquement les compagnies et aéroports de 8 pays alliés ou amis qui sont visés ? Soit une cinquantaine de vols quotidiens de neuf compagnies aériennes : Royal Jordanian, EgyptAir, Turkish Airlines, Saudi Airlines, Kuwait Airways, Royal Air Maroc, Qatar Airways, Emirates et Etihad Airways. Transporteurs au départ de 10 aéroports internationaux : Amman, Le Caire, Istanbul, Jeddah, Ryad, Koweït, Doha, Dubaï, Abou Dhabi et Casablanca. La réponse à cette sélectivité incomprise est-elle liée à des soupçons américains que ces aéroports sont des passoires où les gens importants ne sont jamais fouillés ? Peut-être que oui. D’autant que ce sont souvent des hommes d’affaires qui voyagent en cabine classe affaire avec de tels appareils électroniques, étant donné qu’il est difficile pour les voyageurs en classe économique de manipuler un PC tellement c’est serré comme dans une boîte de sardine. Dans la classe économique on arrive à peine à avaler un verre d’eau sans le verser sur le voisin. Est-ce à dire que les businessmen en partance pour ces pays sont ciblés ? Possible. Certaines investigations lancées au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 ont révélé les relations que peuvent avoir de richissimes hommes d’affaires saoudiens avec les auteurs de ces attaques, par exemple le multimilliardaire saoudo-éthiopien le sheikh Mohamed Hussein Al Amoudi que le FBI a soupçonné de financer des organisations terroristes avant que le l’enquête ne soit stoppée et enterrée pour des raisons évidentes… Mais c’est quand même très curieux que la plus grande puissance économique du monde embête les compagnies aériennes qui achètent ses avions et les investisseurs étrangers en les privant de leurs outils de communication. La Turquie a d'ailleurs rapidement et vivement réagi, demandant que Turkish Airlines soit épargnée par ces dispositions. « Ce qui nous préoccupe, c'est que cette mesure pourrait faire baisser le confort des voyageurs, ainsi que leur nombre», a déclaré le ministre turc des Transports, Ahmet Arslan, selon qui de nombreux passagers se rendant d'Istanbul vers les États-Unis à bord d'avions Turkish Airlines sont des hommes d'affaires. La compagnie turque est l'une des rares compagnies internationales à proposer le wi-fi à bord gratuit. Merci en tout cas pour cette compagnie qui a choisi l‘acteur américain Morgan Freeman pour mettre en avant le confort de ses avions. Autre question sans réponse : la soute est-elle plus sûre que les casiers à bagages en cabine ? Autrement dit une tablette piégée fait-elle moins dégâts en soute qu’en cabine ? Au lendemain de l'explosion qui a provoqué la destruction du Boeing 747 de la TWA , causant la mort de 230 personnes, le 17 juillet 1996 au large de New York et qui serait due à une bombe logée dans la soute avant de l'appareil, des scientifiques ont lancé des tests d’un sac pour contenir une explosion dans les soutes des avions. « Constitué de quatre couches de revêtement ultra-résistant, dont du kevlar déjà utilisé pour fabriquer les gilets pare-balles, ce sac supporte de fortes températures et contiendrait le souffle de l'explosion pour éviter les dégâts sur l'appareil. » Mais les avis sont partagés là-dessus et tous les avions à destination des Etats-Unis ne sont pas équipés de cette technologie. Alors quelle est la vraie raison de cette curieuse décision américaine qui épargne l’Algérie où le terrorisme est un sport national ? Si raison il y a…

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La laïcité française à l’épreuve du burkini

Publié le par Abdelkarim Chankou

« La barbe ne fait pas le philosophe. » Devenue proverbiale, cette citation qui passe pour être l’équivalent antique et laïc du proverbe français « L’habit ne fait pas le moine » n’est pas tout toujours vérifiée. Outre le fait que l’habit fait le philosophe sinon pourquoi ces derniers portaient le pallium, l’habit fait le moine. Du moins en ce qui concerne les fonctionnaires de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions. Les militaires, les juges, les avocats, les policiers, les médecins etc. portent tous quand ils sont en service un vêtement distinctif appelé toge, blouse ou uniforme. Règle vestimentaire séculaire dont seront exclus les prêtres au lendemain de l’adoption en France de la loi sur la laïcité dite de « séparation l’Eglise et l’Etat en 1905. Lors des débats houleux sur la laïcité à l’Assemblée nationale au printemps 1905 dont l’homme politique et diplomate Aristide Briand fut le rapporteur, ce dernier oppose notamment « qu’il serait contradictoire d’interdire le port de la soutane quand on instaure, par la séparation, +un régime de liberté + et qu’avec la laïcité, la soutane devient + un vêtement comme les autres+ ». Suite à quoi une proposition d’amendement à cette loi de 1905 sera faite par le député radical socialiste Charles Chabert pour soutenir l’interdiction des signes religieux ostentatoires, mais elle n’a pas pu t faire l’unanimité. Ainsi, le projet de loi d’Emile Combes a été supplanté par Aristide Briand qui a déclaré que la loi 1905 va instaurer « un régime de liberté » : « la soutane devient, dès le lendemain de la séparation, un vêtement comme les autres, […] seule solution […] conforme au principe de la séparation. »(*)

Je n’irais pas jusqu’à dire ne serait-ce que parce que c’est évident qu’en période de crise économique et identitaire  et dans un contexte d’Etat d’urgence de campagnes électorales présidentielle et législative toute diabolisation de l’autre est bonne à prendre pour les politiciens en mal d’idées

Donc si la soutane devient dès le lendemain de la séparation un habit comme les autres alors pourquoi toute cette polémique sur le burkini 111 ans plus tard ? Je n’irais pas jusqu’à dire ne serait-ce que parce que c’est évident qu’en période de crise économique et identitaire et dans un contexte d’Etat d’urgence de campagnes électorales présidentielle et législative toute diabolisation de l’autre est bonne à prendre pour les politiciens en mal d’idées. D’ailleurs la plus haute juridiction administrative a dit le droit et son mot en cassant les arrêtés anti-burkini pris par la collectivité locale de Villeneuve-Loubet en région PACA. Mieux l’ordonnance du Conseil d’Etat publiée le vendredi 25 août 2016 à 15h00 GMT+2 emploie des mots très forts. L’ordonnance du CE précise notamment que « l’arrêté litigieux a (…) porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ». Que demande le peuple ? Le débat est clos même si certaines mairies ayant pris des arrêtés similaires ont annoncé qu’elles continueront à les appliquer et que certains hommes politiques de droite fait savoir qu’ils déposeront une loi nationale anti-burkini dès la rentrée en septembre etc. Maintenant qu’est-ce que ce burkini ? Une tenue couvrant le corps féminin du front au menton, du menton aux chevilles, du menton aux poignets. En somme une sorte d’habit assez proche des tuniques anti UV ou anti-méduses, très usitées sur les cotes australiennes, réputées pour abriter les méduses les plus méchantes. Si c’est la souche « burk » qui gêne car renvoyant au mot sulfureux « burqa » alors pourquoi dans tos les présentoirs des pâtisseries de France on continue à exposer ce gâteau chocolaté dit « tête de nègre » et que l’on croque sans gêne ni honte ? Mieux encore : outre le fait que le caractère ostentatoire du burkini est manifestement négligeable, à rappeler au passage que la femme dévêtue manu militari par quatre policiers sur une plage du sud de la France, ne portait pas le burkini mais un voile, le burkini est « pour les femmes qui le portent un compromis entre la modernité et la foi » soutient Olivier Roy sur francetvinfo. Et le spécialiste de l'islam et politologue de continuer sur le même support qu’« en 1995, on était dans une logique d'intégration, dans la foulée de +la marche des beurs+. Mais dans l’esprit de la gauche, à l’époque, intégration signifiait sécularisation. Aujourd'hui, ce que la gauche ne pardonne pas aux immigrés maghrébins, c’est d’avoir fait des enfants musulmans. Elle s’attendait à ce que la deuxième et la troisième génération soient sécularisées et a été très surprise de découvrir une génération de croyants. » Ceci étant il semble que le voile et le burkini ne dérangent qu’en France. «Le port du voile islamique par les femmes musulmanes est désormais autorisé dans la Gendarmerie royale du Canada, a annoncé, mardi 23 août, le gouvernement canadien. La décision « de permettre aux membres féminins de confession musulmane de porter le hidjab, si elles le désirent » vise à encourager ces dernières « à envisager une carrière avec la Gendarmerie royale du Canada », a déclaré Scott Bardsley, porte-parole du ministère de la sécurité publique, De même Scotland Yard autorise le port du hijab dans ses rangs. La pratique était déjà courante: les policières pouvaient porter ce voile «Comme nombre d'employeurs, particulièrement dans le secteur public, nous voulons faire en sorte de représenter au mieux la population pour laquelle nous agissons», s'est félicité le chef de la police écossaise, Phil Gormley.

Alors…

 

(*)Jean Baubérot, Les 7 laïcités françaises, Clamecy : Les Presses de la nouvelle Imprimerie Laballery, Juin 2015, page 43.

La laïcité française à l’épreuve du burkini

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Au secours, Boniface revient !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le Maroc a cru que le temps des potentats racistes comme Philippe Boniface, le contrôleur général de la police coloniale à Casablanca dans les années 40 du siècle dernier, est définitivement révolu. Il s’est trompé. Les Boniface il y en a plein surtout au sein de la corpo des analystes et experts qui sévissent dans ces officines attrape-nigauds et pompe-fric du genre « Institut des relations internationales machin ». Les Boniface d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier, particulièrement le « grand flic » de Casablanca qui en voulant à tout prix empêcher Feu Sa Majesté Mohammed V de partir à Tanger pour y prononcer son discours historique visant le ralliement du Nord au reste du royaume a donné l’ordre aux tirailleurs sénégalais de la caserne de Aïn Borja de flinguer à vue les manifestants sans armes dont le sort tort était d’avoir réclamé que leur souverain fasse le voyage à Tanger. Les tristes événements sanglants du 7 avril 1947 sont encore dans les mémoires. L’un de ces Boniface de nos jours s’est illustré sur le plateau de l’émission « C dans l’air » diffusée récemment sur la chaîne France 5 et consacrée au scandale dit « Panama papers ». A l’animateur qui s’est demandé pourquoi les rois du Maroc et d’Arabie Saoudite ont placé leurs fortunes dans ce paradis fiscal qu’est le Panama le Boniface d’aujourd’hui a répondu en moins de jour sans ciller que la raison en est que ces rois ne sont pas sûrs de la survie de leurs régimes ! Facile. Mais on n’en saura rien de la bouche de l’analyste attitré des plateaux de TV sur les causes qui ont poussé ses compatriotes Patrick Balkany, le député-maire de Levallois-Perret, l’ex ministre ni l’ex ministre Jérôme Cahuzac et Michel Platini, le boss de l’UEFA à placer leurs billes dans les paradis fiscaux pour ne citer que ces trois exemples. Peut-être que ces trois « évadés fiscaux » ont-ils eu peur que le calife de Daesh Aboubaker El Baghdadi ne parvienne à prendre la citadelle Elysée ? Allez savoir…

Les Boniface d’aujourd’hui n’ont rien à envier à ceux d’hier

Sans blagues ! Il aurait suffi à notre « Bonifacio » de faire preuve d’un peu de discernement quitte à demander conseil à qui de droit pour savoir que le Roi du Maroc, par consensus national, ne paye pas d’impôt sur ses revenus. Par contre les sociétés dont il est actionnaire et dont il se désengage progressivement au bénéfice d'investisseurs étrangers (la presse française ne rate jamais une occasion pour reprocher reprocher au roi du Maroc d’investir dans l’économie de son pays) paient leurs impôts comme n'importe quelle société marocaine. Selon un rapport publié par le magazine francophone marocain, TelQuel, « le Roi Mohammed VI, assure par ses activités économiques, au Maroc, prés de 2,3 % du PIB national et paye 11% du total des rentrées fiscales de l’Etat, se faisant ainsi, 1er contribuable du royaume. » Si le Roi du Maroc ne paye pas d'impôt sur sa fortune personnelle au Maroc alors parler d’ « évasion fiscal » est un grossier non sens et si le monarque doit être assujetti à l’impôt sur sa fortune personnelle au Maroc c’est au peuple marocain d’en décider et non pas le journal Le Monde ou tout autre expert aux connaissances approximatives ou en mal d’arguments. Boniface qui s’y connaît aussi bien en géopolitique, conflit israélo-palestinien, géopolitique du football, sécurité européenne et bombes atomiques pour ne citer que la face supérieure de l’iceberg fait partie de ces « gauchos » qui sont irrités d’une manière innée par tout ce qui a trait à la fortune et à la royauté. Cerise sur le gâteau : dans une interview au journal le Parisien du 03 octobre 2013, Boniface a répondu à la question « Pourquoi le Qatar a-t-il choisi d'investir en France ? » par « La France a intérêt à attirer l'argent du Qatar. » Le Panama aussi.

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Maroc : Moulay Hafid Elalamy, un ministre businessman anti-libéralement libéral !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le Maroc renforce ses mesures protectionnistes pour « protéger les aciéristes nationaux contre la hausse des importations de fer à béton, dont les prix à l'international ont fondu de moitié en une année. » Mais ce protectionnisme décrété par le département de Moulay Hafid Elalamy ? le libéral qui fait passer parfois ses affaires personnelles avant l’intérêt public ne concerne pas seulement le fer à béton utilisé dans l’immobilier mais aussi l’acier employé dans l’industrie, particulièrement l’automobile, un secteur très cher au ministre Moulay Hafid Elalamy (MHE). En effet MaghrebSteel, en grande difficulté depuis 2012, est le premier concerné par ces clauses de sauvegarde visant la protection de l’aciérie locale. L’aciériste se prépare à courte échéance de livrer à Renault Maroc près de 70.000 tonnes d’acier par an. Donc si l’on comprend bien, le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique (ce qui ne l’a pas empêché se payer Facebook) veut faire d’une « bière » deux coups : d’une part, augmenter le taux d’intégration de Renault Maroc qui est actuellement en dessous de 30 % en l’alimentant en acier usiné localement, et de l’autre calmer un géant mondial de l’acier, en l’occurrence ArcelorMittal qui co-détient, à parts égales, avec la Société nationale d’investissement (SNI) depuis 2006, environ 65 % de la Société nationale de sidérurgie (Sonasid), autre sidérurgiste local en difficulté et concerné par ces mesures de sauvegarde. Qui connaît le gréant ArcelorMittal ne devrait pas ignorer qu’il plie bagages dès que le marché ne fonctionne plus en sa faveur, or cette éventualité le ministre MHE n’en supporterait pas les conséquences, lui qui a fait de l’industrialisation accélérée du pays son cheval de bataille… C'est le 28 décembre 2015 que le ministère de MHE avait décidé de proroger pour les trois prochaines années la mesure de protection dont bénéficient la Sonasid et Maghrebsteel. Et c’est curieusement ce même jour que le magazine parisien Jeune Afrique Jeune Afrique a diffusé une interview du ministre businessman (qui admire son homologue français Emmanuel Macron) où il a déclaré entre autres que « Le Maroc a fait le choix d’une économie ouverte et libérale et tous les investisseurs étrangers y sont les bienvenus » !

Cheval de bataille

MHE se contredit-il ou confond-t-il libéralisme et protectionnisme ? Il est vrai que les mesures antidumping sont prévues dans les accords de l’OMC. Mais-ce qu’il y a vraiment dumping dans le secteur de l’acier au Maroc ? Sachant que l’on ne parle de dumping que quand « une entreprise exporte un produit à un prix inférieur à celui qu'elle pratique normalement sur son propre marché intérieur ». Comment savoir alors que les exportateurs étrangers qui inonderaient le Maroc d’acier le lui vendent à des prix inférieurs à ceux pratiqués dans leurs pays respectifs ? En attendant de savoir, une chose est sûre. Les industriels locaux qui recourent à des matières premières d’importation en boudant celles produites sur place ne le font pas toujours pour des histoires de sous mais parfois aussi pour des raisons liées à la qualité du produit. Quand on sait que l’un des points faibles des voitures Dacia fabriquées au Maroc par Renault est la tôle (que l’ont peut couper avec un rasoir) l’on comprend mieux pourquoi Renault est tenté par l’acier importé. «Nombre d’entreprises nationales attribuent leurs difficultés commerciales au dumping pour cacher leurs insuffisances notamment en matière de qualité alors qu’en réalité leur problème est justement la qualité de leurs produits qui sont très en deçà des standards requis », explique un spécialiste du Management de la qualité.

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A propos du bannissement du mot « vin » dans tous les livres édités en Iran

Publié le par Abdelkarim Chankou

«Le temps de vin et des roses» Omar El Khayyam

La décision de bannir le mot « vin » dans tous les livres édités en Iran est spectaculaire. Mais elle est non moins banale dans un pays tenu d’une main de fer par les mollahs. Le couperet est tombé quelques jours après L’entrée en vigueur de l'accord historique sur le nucléaire iranien et la levée- qui en a résulté- des sanctions économiques contre la république islamique par l’Union européenne, les Etats-Unis et l’Onu. L’interdiction, qui fera sourire aussi bien les buveurs que les non buveurs d’alcool, concerne également les noms de chefs d’Etat et d’animaux étrangers. On pense entre autres au « cochon », « porc » et certains chefs d’Etat du Moyen-Orient que Téhéran ne tient pas en odeur de sainteté… Voici pour le côté scène. Pour le côté coulisse, le bannissement d’une boisson « satanique » même d’écriture et dont l’Iran fut un grand producteur et consommateur avant la révolution islamique qui a renversé le Shah Pahlavi en 1979 est une sorte de « feuille de vigne » par laquelle le Guide suprême Khamenei, qui a décrété ces interdits inédits, veut occulter les nombreuses concessions faites par Téhéran à l’Occident pour qu’il lève son embargo sur l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire. Une façon pour Khamenei de dire aux faucons de la république islamique et aux jeunes excités par l’idée que leur pays va bientôt reprendre sa place dans le concert des nations avec tout cela suppose en termes de produits de consommation étrangers : « J’ai fait des concessions au Grand Satan, c’était nécessaire… mais cela ne signifie pas pour autant que j’ai bradé la révolution islamique. L’Iran restera une forteresse intenable face l’invasion culturelle occidentale qui cherche à détruire son identité islamique». Autrement dit : que ceux qui croient que le temps de la dolce vita et de l’oisiveté est arrivé économisent leur joie. Sinon c’est l’échafaud. On est « livre » mort de rire… «Lorsque de nouveaux livres nous sont soumis, les fonctionnaires du ministère vérifient page par page qu’ils ne nécessitent pas de modifications rédactionnelles au regard des principes de la révolution islamique afin de faire face efficacement à l'assaut culturel occidental et de censurer toute insulte faite aux prophètes » notamment expliqué Mohammad Selgi, le chef des questions d’édition au ministère de la Culture et de l'Orientation islamique.

Livre mort, livre halal

Mais pourquoi avoir seulement décrété l’interdiction du vin (rouge, et autres blancs mousseux ça s’entend) et pas toutes les autres drogues comme la bière, le whisky, la vodka, la marijuana, la cocaïne, l’héroïne, etc. ? Réponse : tout simplement parce que malgré 39 ans de régime islamique, le vin demeure dans la mémoire collective des Iraniens, surtout les jeunes femmes, synonyme de liberté et de romantisme. Donc la boisson de tous les dangers qui dort dans le conscient collectif du peuple et qu’une seule ligne y faisant allusion dans un roman ou poème est susceptible de réveiller… Il faut savoir que l’ancienne Perse a été la terre de nombreux poètes romantiques qui ont chanté le vin dont le plus connu est Omar El Khayam. C’est resté gravé dans le marbre cérébral. Ainsi, le vin est-il « l’élément important d'un rendez-vous amoureux pour une majorité de femmes » constate le quotidien Le Parisien. C’est vrai aussi en Iran. Il n’y a qu’à faire un petit tour dans les bars et restaurants des 4e, 5e, 11e autres arrondissements parisiens, réputés pour leur activité nocturne, pour voir toutes ces jeunes d’origine Iranienne, nées en France ou qui ont choisi d’y refaire leur vie, vouer une grande estime pour le vin et le champagne. Cette réalité les durs du régime à Téhéran ne le savent que trop bien ; ils savent que les milliers de conteneurs de marchandises occidentales qui vont s’abattre prochainement sur leur pays peuvent receler des petites bouteilles de vins déguisées, par exemple, en jus de raisin ou grenadine, à la manière de ces 48 000 canettes de bières habillées en Pepsi que les douanes saoudiennes ont interceptées en novembre 2015. Et lorsque les jeunes femmes iraniennes recommenceront à boire du vin importé légalement ou illégalement ou encore fabriqué localement en cachette ce sera la fin de la révolution islamique. Les intellectuels iraniens sont férus de la culture grecque (hellénistique) qui a fécondé la leur (achéménide) au courant du IVe siècle avant J.-C.. « la conquête de l’empire achéménide par Alexandre le Grand débouche sur le mariage inattendu des cultures grecque et perse. Il se solde par le fractionnement de l'Orient entre différents royaumes mi-grecs mi-orientaux, autrement dit hellénistiques. » Les hauts dignitaires du régime au pouvoir, du moins, ont certainement lu Les Bacchantes, l’excellente tragédie où Euripide a mis en scène des femmes qui en se mettant à boire du vin ont sonné le glas d’une société grecque conservatrice. Vite à boire !

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L’égalité successorale au Maroc : Un vrai faux débat !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Dans le Bureau d'un Adel (notaire de la charia)

Dans une récente sortie médiatique, le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) recommande au gouvernement marocain, dirigé par un parti islamiste depuis janvier 2012, « l’égalité successorale » et fait le procès de la parité en dressant un état des lieux plutôt sinistre. Le gouvernement de Abdelilah Benkirane et ses troupes du Parti de la Justice et développement (PJD) ainsi que leur bras spirituel, le ténébreux Mouvement Unicité et Réforme (MUR) sont piqués au vif par cette recommandation qui les a mis au pied du mur. Ils dénoncent un appel à la sédition et une volonté d’affaiblir la commanderie des croyants… Bien évidemment, cette recommandation a fait le bonheur de la presse locale et mondiale qui y a trouvé matière fraîche pour disserter sur un sujet excitant et sensationnel qui tranche avec un ordinaire devenu plus que lassant. De même les associations politisées, non déclarées comme des partis politiques, dites «société civile» qui vivent ou vivotent des droits de l’homme ou les utilisent comme un tremplin pour arriver ou exister applaudissent des pieds et des mains, ou font des youyous en investissant les plateaux de télévision ou de radio et les colonnes des journaux pour pavoiser. Voici pour le côté jardin. Avant de passer au côté cour, une petite précision. Mon billet ne prend position pour aucune partie, ni pour les religieux, ni les conservateurs, ni les socialos encore moins pour les laïcs. Mieux : le président du CNDH, M. Driss El Yazami, est une personnalité respectée, responsable et qui agit par principe, sans mauvaise foi ni calculs. Je ne suivrai pas ceux qui lui font un procès d’intention. Driss Yazami a présenté un rapport alarmant, accusateur même mais qui constate que « l’état de l’égalité et de la parité au Maroc est loin des finalités de la constitution. » Cependant, il n’y a pas que ce sur ce sujet que la constitution n’est pas appliquée. Plus de quatre années et 4 mois après son adoption et près de quatre ans après la formation de gouvernement de l’islamiste Abdelilah Benkirane, plusieurs lois organiques essentielles prévues par cette loi fondamentales dont celles relatives à la création du conseil consultatif de régence et du conseil consultatif de la famille et de l'enfant n’ont toujours pas vu le jour ! Maintenant voyons ce côté cour. Il est à l’image de la ville et la campagne. Il est régi par un dualisme universalité-coutume, idéalité-réalité. Certes les femmes qui constituent «la moitié de la population marocaine, ne [participent] pas au développement », constate ledit rapport du CNDH, publié le 20 octobre. Lequel organisme consultatif «propose que la législation en matière successorale se conforme enfin à la Constitution et aux conventions internationales, signées par le Maroc pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes [CEDAW : Ndlr].» Et le CNDH de porter la dernière estocade en dénonçant «une situation où la femme marocaine n’a encore droit qu’à la moitié de ce qu’hérite l’homme, conformément au Coran.» Alors pourquoi ce serpent de mer qu’est la parité successorale est un vrai faux débat ? D’abord parce que statistiquement, il n’intéresserait qu’une petite partie de la société marocaine, à 99 % musulmane en théorie, beaucoup moins en pratique. Selon le rapport 2015 de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), «3,6 millions de Marocains [1/10 de la population] vivent avec moins de 2 dollars par jour.» Pas la peine de deviner qu’à ce niveau la loi en vigueur est plutôt celle-ci : «Circulez ! Rien à partager» ; sauf d’éventuelles dettes… Dans le quel cas c’est souvent l’aîné (le soutien de famille) de la compagnie «familia» qui paye, le cadet et la cadette et l’aînesse aussi se débinent. Merci la parité ! Toutefois bien que cela puisse sembler injuste à un esprit carré cette particularité est amplement admise dans la société marocaine où le droit coutumier non écrit et la modernité se côtoient en ombre et lumière, subtilement.

Le rapport du CNDH comme le débat qu’il a soulevé ont ignoré une question qui elle mérite bien réflexion. Le fils adoptif comme la fille adoptive n’héritent jamais de rien en droit successoral musulman sauf par testament (al waçia). Pire : ils n’héritent pas même du patronyme du père adoptif !

Donc, vous l’aurez deviné, l’octroi d’office d’une part d’héritage à l’homme qui est le double de celle de la femme est concrètement justifié par le mode de vie sociétalo-topique où c’est l’homme qui prend en charge la famille en cas du décès de père alors que la femme quitte le foyer parental après le mariage avec sa part dans les bagages. Cette réalité est encore plus crue-pour ne pas dire cruelle- à la campagne, précisément dans les villages construits sur des terres collectives (aradi soulaliyat). Là la femme n’obtient même pas la moitié de la part revenant à l’homme ; généralement elle n’a rien. Pourquoi ? Pour éviter l’émiettement des terres. Un fléau qui menace les fondements de la société. Ainsi bien que le régime successoral du droit musulman ignore le droit coutumier anti-morcellement, une sorte de consensus national s’est établi autour de la question. Pire : parfois même les hommes sont également exclus de tout héritage qui est mis en totalité entre les mains de la mère. «Les familles préfèrent se maintenir en indivision de fait, sans partage entre les cohéritiers, et quelquefois même sans aucune attribution de quote-part d'héritage à chacun. », souligne M. Negib Bouderbala dans un rapport intitulé « Le morcellement de la propriété et de l'exploitation agricoles » A ce titre, il est à noter qu’ «au Maroc les petites exploitations (moins de 5 ha), sont majoritaires à 70 %. » Si toutes les femmes héritaient de la même part que les hommes et quittaient avec leur patrimoine le foyer parental ou le village voire même la région ou le pays, bientôt il n’y aura plus de terres collectives au Maroc ! Sur un autre d’idée, et pour ne citer qu’un seul exemple : il ne faut pas que le monde occidental surtout la France où le code civil n’a reconnu aux femmes des droits successoraux qu’en 1804 alors que la femme héritait en islam déjà depuis 13 siècles, voit en le droit successoral musulman une iniquité quelconque. En fait, dans le droit successoral musulman, au demeurant assez complexe, dans quatre cas la femme hérite la moitié de la part de l’homme ; dans deux cas elle hérite exactement comme l’homme ; dans dix cas ou plus la femme hérite plus que l’homme ans oublier qu’il y a d’autres cas où la femme hérite tandis que son cohéritier masculin n’obtient rien ! Ceci pour dire que malgré tous les procès que l’on peut faire au droit successoral musulman celui-ci demeure principalement juste ; dans ce sens que le partage de l’héritage qui ne se fait qu’après le règlement de toutes les dettes du défunt ne doit omettre en aucun cas qu’il y a des pauvres dans la société, qui n’ont rien. «Et lorsque les proches parents, les orphelins, les nécessiteux assistent au partage, offrez-leur quelque chose de l’Héritage, et dites-leur des choses convenables.». Sourate Les Femmes, Verset 8. «وإذا حضر القسمة أولو القربىٰ واليتامىٰ والمساكين فارزقوهم منه وقولوا لهم قولا معروفا» Enfin en guise de conclusion, un regret : le rapport du CNDH comme le débat qu’il a soulevé ont ignoré une question qui elle mérite bien réflexion. Le fils adoptif comme la fille adoptive n’héritent jamais de rien en droit successoral musulman sauf par testament (al waçia). Pire: ils n’héritent pas même du patronyme du père adoptif !

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Fête de la bière à Casablanca : Derrière la fumée du buzz le feu de la crise

Publié le par Abdelkarim Chankou

Scène dans un bar à Casablanca

Scène dans un bar à Casablanca

Pari gagné pour la Société Brasseries du Maroc (SBM). Le brasseur qui ne mentionne nulle part sur son site internet le prétendu Premier festival de la bière à Casablanca, annoncé du 8 octobre (la veille de l’ouverture de la session parlementaire d’automne par le Roi) au 8 novembre, a fait d’une bière trois coups sans que cette méga pub ne lui coûte un seul centime !

1- Relancer son activité « bières » en chute libre depuis deux années consécutives (-7 % en 2013, -5,4 % en 2014), à cause notamment de la conjonction de plusieurs effets négatifs dont la décision en 2012 des hypermarchés Marjane de fermer leurs rayons alcools ; le fait que le mois de ramadan où les bars et les commerces d’alcools ferment pendant 40 jours tombe ces dernières années en période estivale (haute saison touristique) ; la hausse de la Taxe intérieure sur la consommation qui est passée entre 2010 et 2014 de 550 dirhams à 900 dirhams par hectolitre de bière vendu alors que pouvoir d’achat des Marocains ne cesse de dégringoler ; l’importation de marques étrangères de bière de Hollande, Espagne et Portugal qui sont moins chères et de bonne qualité ; la montée de la contrebande d’alcools et last but not least la guerre que livrent les services de police aux revendeurs clandestins (El garraba) ainsi que la fermeture de plus en plus fréquente d’épiceries à alcools pour des raisons religieuses, familiales ou liées à des différends entre les héritiers sans oublier la prolifération des cafés à narguilé (chicha) qui permettent aux jeunes d’en faire des haschich-shops déguisés en mélangeant le cannabis avec le tabac à narguilé dont les fortes arômes fruitées camouflent l’odeur caractéristique de la marijuana ;

2- Passer un message de détresse à la chambre des conseillers nouvellement élue pour que le lobby concerné y siégeant fasse pression sur les pouvoirs publics pour modérer leur politique de taxation continue des alcools en général et les bières en particuliers ;

3- Embarrasser le parti de justice et du développement (islamiste au pouvoir depuis 2011) qui vient de prendre la mairie de Casablanca. Là aussi pari gagné pour SBM : le nouveau maire Abdelaziz El Omari qui est aussi ministre en charge des relations avec le parlement et la société est resté curieusement silencieux sur cet événement « satanique » ; c’est la wilaya (super-préfecture) qui via un communiqué, adressé à SBM, a annoncé l’interdiction dudit festival sur lequel le ministre du Tourisme Lahcen Haddad (Parti berbériste du Mouvement Populaire) est resté neutre, une neutralité qui en dit long sur l’embarras voire l’incohérence des autorités face à une telle initiative. Surtout que ce ministre ne cache pas son refus de toute interdiction de vente d’alcool au Maroc.

Mission accomplie pour SBM. A boire et fissa !

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Comment le sheikh Mohammed Al Amoudi et Jamal Baamer ont volé le Maroc

Publié le par Karim El Maghribi

Les dirigeants la Société anonyme marocaine de l'industrie du raffinage (SAMIR) qui ont acheté ce fleuron de l’industrie marocaine pour 400 millions de dollars en 1996, prix ne représentant pas même le tiers de sa valeur réelle et qu’ils ont trois fois amorti en 10 ans, n’ont pas froid aux yeux pour ne pas dire ne payent pas de mine.

Le sheikh Mohammed Hussein Al Amoudi, saoudien-éthiopien portant la citoyenneté britannique, et son dauphin Jamal Baamer, saoudien-yéménite (la clique de la corne de l’Afrique…) non seulement ont démantelé tous les biens de la SAMIR (hôtels, fonciers de plusieurs hectares à Jamaat Lfdalat, Imouzzer Al Kander, Ifrane, Marrakech, Rabat…) en en tirant des dizaines de millions de dirhams mais ils ont mis à la porte tous les ingénieurs compétents qui connaissaient leur métier ainsi que tous les employés dont les têtes ne leur revenaient pas, et ce avec la complicité de la direction des ressources humaines pilotée par le couple Mohamed Ghayet- Mme Hind Kably, cette dernière étant la vraie patronne du groupe à laquelle Jamal Baamer a délégué des pouvoirs illimités jusqu’à lui confier la gestion des certaines de ces nombreuses sociétés personnelles, créées avec de l’argent venus dont on ne sait pas d’où… Dont la revue féminine « Citadine » qui depuis son achat par Baamer en 2005 peine à exister alors qu’elle était au top de la presse écrite marocaine jusqu’à 2010 (1) (Voir lien ci-dessous)…Ce magazine a  édité jusqu'à 2012 par la Sarl Les Editions Lilas. Puis la société a déménagé et  changé de nom pour "Editions Kandil", nouvelle Sarl dont le Registre de commerce n'a aucune trace ! Du pur Jamal Baamer !

Mais ça n’a guère été suffisant pour ce couple infernal Al Amoudi-Baamer : Dès 2010 Baamer percevait la TVA sur les produits pétroliers commercialisés mais ne la reversait pas à l’Etat comme le veut la loi ! Ardoise à fin juillet 2015 : près de 1,5 milliard de dirhams, soit environ 170 millions de dirhams sans oublier les 30 milliards de dirhams dus aux fournisseurs et aux banques. Bref la bérézina !

Mieux : au lieu de payer ses dettes Al Amoudi qui règne sur un empire financier qui a des ramifications outre le Maroc au Royaume-Uni, Suède, Suisse, Ethiopie, Arabie saoudite, France, Espagne, Liban… veut faire pression sur le gouvernement marocain pour qu’il efface son ardoise ! Pour y arriver il mise sur sa proximité avec le palais saoudien an faisant agiter l’épouvantail des mille employés de la SAMIR qui sont au chômage forcé depuis Baamer a annoncé unilatéralement fin juillet dernier l’arrêt du raffinage du brut à Mohammedia, à un moment où les politiques et les journalistes sont soit en vacances soit occupés par les élections communales et surtout à un moment où le roi saoudien Salman était en villégiature à Tanger… la manœuvre machiavélique a échoué.

L’Etat marocain qui tient à récupérer pleinement ses droits quitte à reprendre la SAMIR (ou plutôt ce qui en reste) pour 1 dirham symbolique tout en ordonnant des saisies arrêts sur les biens de Al Amoudi au Maroc et dans le monde a déjà saisi tous les comptes de la société SAMIR au Maroc. Mais connaissant Baamer spécialiste de la multiplication des comptes bancaires sous divers noms a encore de quoi payer son éventuelle grande évasion le moment venu…

Actuellement ce dernier est à Londres où il est reparti il y a une semaine après avoir échoué à vendre au gouvernement marocain un énième plan de sauvetage aussi flou que puant le soufre (2)… laissant derrière lui plus d’un millier de salariés sans le sou.

Mieux encore : Baamer qui a tenté sans succès d’acheter un million de barils de pétrole volé à l’Irak en juin 2014 (3) a également exporté illégalement chaque année 1 million de tonnes de pétrole raffiné soit, selon une source anonyme citée par le site Hespress, 1/7e du volume total que la raffinerie SAMIR produit au Maroc chaque année ! Aucune trace du carburant sorti du pays ni de l’argent en devise qui en a été tiré ! Mais que font les gabelous ?

 

  1. http://www.lemag.ma/Voila-pourquoi-j-ai-quitte-le-magazine-Citadine-malgre-moi_a62797.html
  2. http://www.lavieeco.com/news/actualites/a-quoi-joue-la-direction-de-la-samir--34995.html

3. http://chankou.over-blog.com/2014/06/le-scandale-d-achat-par-la-samir-du-petrole-vole-a-l-irak-jamal-ba-amer-fait-deja-sonner-le-tiroir-caisse.html

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L’Afrique découvre le Cancer

Publié le par Abdelkarim Chankou

Lundi 13 octobre 2014-Marrakech : Inauguration du Centre de vie et visite du service de radiothérapie du CHU Mohamed VI. A l'occasion du 9e Forum pour le développement de l’Afrique (du 12 au 16 octobre), auquel ont pris part le Président ivoirien Alassane Ouattara, madame Dominique Ouattara OUATTARA,  Présidente de la fondation children of africa a pris part à des activités humanitaires et Lalla Salma Bennani, Présidente de l'Association Lalla Salma de lutte contre le Cancer et Mme Bernadette Chirac présidente de la fondation des hôpitaux

 

Les peuples des pays du continent noir ont l’habitude de maladies graves comme le Sida, Ebola, la tuberculose ou la Malaria etc. Ils savent à raison que ces fléaux touchent plus les pauvres que les riches. Mais ces dernières années ont été l’occasion pour eux de découvrir qu’il existe une autre maladie grave dont les traitements sont longs et aussi onéreux que ceux du Sida et qu’à l’instar des autres maladies elle touche aussi les pauvres. Vous avez deviné il s’agit du cancer. « Les Africains croyaient que le cancer était une maladie des riches. Ils savent aujourd’hui qu’elle frappe aussi les plus pauvres. Les chiffres, lacunaires, rendent mal compte de cette nouvelle réalité sanitaire du continent. 847 000 nouveaux cas de cancers ont été recensés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2012, une incidence encore bien inférieure à celle des pays développés. Mais ce bilan laisse de côté les nombreux pays où il n’existe pas encore de registre dans lequel consigner le nombre de malades. », écrit le quotidien Le Monde dans son édition du 04 février 2015. Cette fausse croyance que le cancer est une maladie des riches explique peut-être pourquoi certains pays africains même riche en minerais et pétrole sont sous-équipés en infrastructures des traitements anti-cancer comme les centres de radiothérapie. Le Niger, pays bien doté en richesses naturelles, n’a demandé l’aide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qu’en fin des années 1999, « pour mettre en place un centre de radiothérapie à Niamey. » De nombreux autres pays africains sont le cas de pays.

Les chiffres, lacunaires, rendent mal compte

de cette nouvelle réalité sanitaire du continent

Ils lorgnent l’expérience pionnière du Maroc sans le domaine de lutte contre les cancers et surtout en ce qui concerne la radiothérapie avec envie. Ils espèrent que le royaume les aide plus à installer un nombre suffisant d’accélérateurs- radio et à former assez de radiothérapeutes pour pouvoir contrer l’offensive inquiétante du cancer dans leurs pays. Un nombre significatif de malades africains du cancer viennent chaque année à Casablanca, Rabat ou Casablanca pour ses soigner dans les centres de radiothérapie publics ou privés. Et il y a de quoi. Le Maroc, réputé pour a politique pro-africaine, est l’un des leaders dans le domaine des traitements et prévention des cancers surtout en ambulatoire (radio et chimio notamment). S’il se place encore très loin derrière la France qui compte selon un un rapport publié le 23 mai 2014, par l’Observatoire national de radiothérapie de quelque « 470 appareils de radiothérapie externe, répartis dans les 172 centres français », « en radiothérapie le Maroc dispose, actuellement, de 30 accélérateurs linéaires (Linear accelerator +LINAC+) . Ce qui le place largement devant la riche Algérie qui ne dispose actuellement que de 14 centres de radiothérapie et espère en porter le nombre à 58 en 2017 (…)L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux pays en voie de développement un appareil pour un million d’habitants », ce qui place le Maroc dans les normes. Ces appareils qui produisent des faisceaux de haute énergie par l’accélération de particules sont dispatchés dans 5 centres publics (Rabat, Casablanca, Oujda, Agadir et Al Hoceima). Le royaume dispose également de 4 cliniques privées pour le traitement du cancer dont le Centre Al Kindy de Casablanca . Ce Centre s’est doté il y a 4 ans d’un Rapidarc, appareil qui permet de réduire de plus de 70% le temps du traitement du cancer si bien que la durée de la séance du rayonnement tombe à deux ou 3 minutes. Pour une cure de 25 séances, ce gain de temps est un acquis indéniable en matière de confort du malade. De type « Clinac », le Rapirac du centre Al Kindy (où travaillent deux docteurs pionniers dans le domaine d’introduction de la radiothérapie privée au Maroc dès le début des années 1980, en l’occurrence le duo Mohamed El Morchid et Abdellatif Bouih) est composé d’un injecteur automatique et de 5 lasers mobiles, et permet en outre une précision en 3D lors de la réalisation des traitements en simulation virtuelle. Pour le bien de la communauté et du pays.

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Menace d’Ebola au Maroc : Sans langue rouge ni de bois…

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le Maroc est de par ses coutumes, son histoire, sa géographie  l’un des pays où le virus de l’Ebola ferait  le plus de dégâts en cas de contamination. Voici- qu’à Dieu ne plaise-  dans le désordre une liste non exhaustive de facteurs aggravant d’une éventuelle propagation du virus :

  1. Le Maroc est un hub aérien, terrestre et maritime entre l’Afrique de l’Ouest et le reste du monde pour commerçants, étudiants, chercheurs de travail, candidats à l’immigration clandestine et hommes d’affaires ; il est aussi un pays de pèlerinage pour les confréries tijanes et mourides… Et de l’avis même du ministre marocain de la Santé une quarantaine de ressortissants des pays de l’Ebola entrent quotidiennement au Maroc sans compter les autres, beaucoup plus nombreux,  qui continuent leur voyage vers d’autres destinations,  ce qui rend le plus sûr des dispositifs de protection aussi étanche qu’un couscoussier ;
  2. Les Marocains adorent se faire la bise et l’accolade à longueur de la journée et le nombre de bises et d’accolades entre deux personnes varie entre 2 et 6 ! Alors que les Africains quand ils ne sont pas contaminés par ce type de salamalecs très « chaleureux » se tapent dans la main à plat avant de se taper les poings fermés et de se taper la poitrine en s’écrasant parfois les phalanges ; bref le virus a mille fois le temps de passer d’une peau à une autre ;
  3. Dans les villes comme dans les compagnes, les moyens de transport collectif, légaux comme les clandestins, sont bourrés des passagers comme des sardines dans une boite ; là aussi le virus n’aura que l‘embarras du choix pour changer d’air ;
  4. Les grandes agglomérations urbaines sont peuplées de résidences d’habitat économique où les Africains côtoient les Marocains quotidiennement dans la promiscuité la plus totale. Les résidences low cost sont équipées de portes extérieures à peines plus grandes que celle d’un autocar si bien que deux habitants ou locataires ne peuvent se croiser devant la porte ou dans les escaliers sans se toucher ;
  5. Les universités et les hôpitaux marocains accueillent plusieurs étudiants ou médecins stagiaires  qui rentrent dans leurs pays d’origine pendant les vacances ou les congés  sans que les autorités marocaines ne sachent exactement quels sont les autres pays que ces  étudiants ou médecins stagiaires  africains  ont visités ou traversés ;
  6. Les rites funéraires des Marocains sont très favorables à l’Ebola. Avant de laver la dépouille d’un mort les proches et amis posent un baiser sur son front et parfois donnent ses vêtements aux mendiants et autres nécessiteux sans jamais les brûler ;
  7. Les Marocains aiment s’échanger chaussures et vêtements. Dans une fratrie il n’est pas rare que le grand frère enfile les baskets de son cadet ou ses autres vêtements de sport ; de même pour les sœurs sans perdre de vue cette tradition de louer des serviettes au hammam public ou même à la plage ou la piscine ;
  8. Enfin et last but not least, les centres prévus pour la mise en quarantaine d’éventuels maladies de l’Ebola sont sous équipés, pas nombreux et assez exigües si bien qu’en cas d’une grande attaque virale, il n’est pas exclu que les staffs médicaux refusent de servir surtout qu’en Espagne et aux Etats-Unis, pays beaucoup plus avances et plus riches, des infirmières ont attrapé le mal malgré les grands moyens de protection mis en place.

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