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9 articles avec polemique

Maroc : cacophonie autour de l’imposition des épiceries

Publié le par Karim El Maghribi

 

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Assa3ato atiaton la rayba fiha!

Mais que se passe-t-il au sein de la majorité Benkirane bis ? Dès qu’un ministre déclare publiquement qu’une mesure a été prise par un responsable gouvernemental, un autre ministre ou haut fonctionnaire de l’administration s’empresse d’en démentir la véracité. Dernier cas en date : l’article 145 bis du code des impôts. Après que le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, ait déclaré qu’il avait été décidé lors du conseil du gouvernement la modification de cet article bis, adopté dans le cadre de la loi des finances 2014, pour assujettir  les petits commerçants de détail et autres épiceries à l’impôt forfaitaire, son collègue et co-militant Driss El Yazami chargé du budget, démontera et démentira ces affirmations devant le parlement en déclarant que le petit commerce de détail n’est pas concerné par la modification de l’article 145 bis ! Ce qui a redonné espoir aux épiciers et aux marchands de pépites. Pas pour longtemps. Car quelques plus tard, Abdellatif Zaghnoun, le directeur général des impôts, déclarera à son tour que ledit article 145 bis touche toutes les catégories de commerce et qu’il est venu pour lutter contre la fraude fiscale. Re-douche froide pour les moul el hanout. 

Mais ce n’est pas fini. Un autre ministre PJD, celui ministre chargé des relations avec le parlement et la société civile, Lahbib Choubani,  écartera d’un revers de la main - et devant les députés - une mesure prise par son chef au gouvernement (et au parti), le premier ministre Abdelilah Benkirane. Il s’agit de la circulaire 2/2014 qui  devait permettre à la cour des comptes de contrôler les finances des associations bénéficiant des subventions publiques.

Alors que la crédibilité de certains ministres est déjà mise à mal il ne manquait plus que la fiscalisation des moul el carossa !

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Un journal égyptien déclare sa flamme au Maroc en prédisant sa destruction par un tsunami !

Publié le par Karim El Maghribi

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L'article en question

On sait les Egyptiens friands d’humour et de sarcasmes hérités de l’occupation britannique mais pas au point que le site électronique d’un de leurs journaux gouvernementaux, dostor.org en l’occurrence, prédise il y a 48 heures, un tsunami sans précédent qui détruira totalement les villes côtières du Royaume, vers le 26 décembre courant, en faisant quelque 10 millions de pertes humaines  et environ 9 millions de dirhams de dégâts matériels* ! Le journal arabophone qui dit se référer à l’agence nationale de météorologie pousse le bouchon jusqu’à prétendre non sans moquerie que les autorités marocaines ont commencé à évacuer les habitants du Nord et de l’Ouest vers les régions du Sud et de vider les maisons menacées des objets précieux ! Ce qui est curieux c’est le « botus mouche cousu » des officiels marocains face à cette information pour le moins fantasmagorique. En effet, excepté quelques anonymes et un retraité de la météo nationale, qui ont tous remarqué que la prédiction des séismes responsables des tsunamis est encore impossible scientifiquement, surtout plusieurs jours à l’avance, aucune réaction n’a été enregistrée sous le ciel marocain. Même la presse nationale, datée de ce mardi, est resté silencieuse, à part toutefois l’intrépide quotidien « Rissalat Al Oumma », l’organe du parti d’opposition « Union constitutionnelle » qui se définit comme « libéral » et qui a consacré toute une manchette à cette prédiction infernale. Maintenant que le décor est planté voyons ce que cache cet oracle cairote. D’abord le timing. Le mauvais augure tombe au moment où le cheikh Tamim Ben Hamad Ben Khalifa Al Thani, émir du Qatar, est attendu au Maroc pour une visite « officiellement privée », au cours de laquelle il est prévu que SA passe les fêtes de fin d’année dans la région d’Ifrane. Pour ceux qui sont en retard d’une guerre qu’ils sachent que pour le nouveau pouvoir au Caire, l’émirat du Qatar est l’ennemi juré, accusé de tous les maux notamment de soutenir ouvertement la rébellion des Frérots musulmans pro-Morsi. Donc cette vision « tsunamienne » semble avoir pour but la perturbation de la visite émirienne.

Okeanos 

Masque d'Okéanos ( Musée archéologique de Tanger)

Toujours dans le registre timing, la voyance du Dostor arrive au moment où ce nouveau pouvoir au Caire, tant décrié, traverse une très douloureuse période de doute notamment à cause de Washington qui de jour en jour prend fait et cause pour les barbus égyptiens. En ce qui concerne le registre spirituel ou plutôt intemporel, les cartomanciens du Caire voudraient saisir le premier anniversaire de la mort du Cheikh Abdeslam Yassine (qui avait prédit une qawma** au Maroc pour 2006), commémoré par les adeptes de la confrérie, le 13 décembre dernier à Rabat, pour remettre au goût du jour d’anciennes allégations liant la religion et les catastrophes naturelles. En plus clair, les mains qui se cachent derrière l’article du Dostor (voir photo) essaieraient de gêner le parti islamiste PJD qui mène la danse au Maroc depuis novembre 2011. Dans ce sens que pour le nouveau pouvoir militaire égyptien la réussite des Frères au Maroc signifie leur réussite en Egypte, un succès  brutalement avorté par le putsch de fin juin 2013.

 

Enfin, il est utile de noter que la vision du Dostor a été quand même saluée, hier lundi au matin, par un tremblement de terre de magnitude de 4,8 sur l’échelle de Richter, au large de Larache (entre Kénitra et Tanger), connue pour être située dans une zone de forte activité sismique depuis l’antiquité  : dans l’ancienne Lixus, en effet, les archéologues français ont trouvé, au début du siècle précédent, une grande mosaïque romaine de pavement représentant le masque d’Océan, divinité marine étroitement liée aux tremblements de terre. Justement !

 

(*) Seulement 9 millions de dirhams de pertes matérielles ( 800.000 euros): il s'agit sûrement d'un trouble de vision !

(**) Chez les barbus "qawma" signifie "grand soulèvement populaire". Il a bien eu lieu comme le cheikh défunt Yassine l'a prédit mais en en Tunisue et en décembre 2010 !

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Maroc : Camouflets à la queue leu-leu pour El Khalfi

Publié le par Karim El Maghribi

«Je ne démissionnerai pas !» rétorquait catégoriquement Mostafa El Khalfi aux voix qui réclamaient haut et fort, en avril dernier, son départ du gouvernement. Pourtant le ministre de la communication a échoué lamentablement à réformer la télévision publique, l’un des chantiers chers au PJD. Le Conseil de gouvernement du jeudi 10 mai a officialisé solennellement  cet échec cuisant en décidant  « la prorogation de l’application des cahiers des charges actuels des deux sociétés du pôle public de l’audiovisuel jusqu’à la publication des nouveaux au Bulletin officiel, après l’introduction des modifications qui s’imposent. » Autrement dit, pas avant la rentrée sociale en octobre. Et encore…C’est Mostapfa El Khalfi, himself, qui annoncé la « bonne nouvelle », juste après le conseil gouvernemental.

 

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Mais ce dernier ne semble guère être au bout de ses peines. Une série d’autres camouflets non moins douloureux sont venus aggraver son air déjà grave : Outre le fait de confier le dossier des nouveaux cahiers des charges de l'audiovisuel à son collègue Mohamed Nabyl Benabdallah, ancien ministre de la Communication, la Direction générale de la communication audiovisuelle a échu au journaliste Jamal Eddine Naji, un proche du PAM, qui s’est illustré par la coordination du fameux « débat national sur le rôle et l'avenir des médias dans la société », une initiative qui n’a pas manqué d’avoir mis hors de lui le ministre de la Communication de l’époque, Khalid Naciri  qui s’est senti taquiné sur un terrain qu’il croyait être le sein. Mais un malheur ne venant jamais seul, la nouvelle de la nomination de Naji était accompagnée de celle de Amina Lamrini Ouahbi à la tête de la Haca en remplacement de Ahmed Ghazali qui s’est mis hors-jeu en bénissant les cahiers des charges d’El Khalfi en moins de 24 heures. Quand on reproche à l’administration marocaine sa lenteur… Mieux encore : Comme pour enfoncer davantage le pauvre El Khalfi, Amina Lamrini est connue pour être une fervente défenderesse de l’égalité dans l’héritage hommes-femmes, un sujet qui fait frémir plus d’un PJD.


Mais après tous ces échecs, El Khalfi ne démissionnera pas. Si au moins il fermait sa gueule…

 

Par ailleurs, son patron au PJD et au gouvernement, Abdelilah Iben Kirane- ou Benkirane-, a déclaré lors du « grand oral » au Parlement, lundi 14 Mai dernier,  que le fameux PV du 20 juillet 2011, signé entre le gouvernement de son prédécesseur, Abbas El Fassi, et les coordinations des diplômés chômeurs (PV qui devait les intégrer dans le Fonction publique sans passer un concours), est « anticonstitutionnel et inapplicable ». Sachant que la nouvelle constitution réformée a été promulguée le 29 juillet suivant, on aimerait savoir quelle est la loi fondamentale dont se référait le chef de gouvernement, celle de 1996 ou celle de 2011 ? 

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Fatwas certifiées khizzo 9002

Publié le par Karim El Maghribi

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Les fatwas étranges du fkih Abdelbari Zemzami ont défrayé la chronique et ont même fait parler d’elles hors des frontières. Il faut dire que ce spécialiste du Fiqh Nawazil (Questions actuelles) qui appartient à une grande famille de Alems (théologiens) de Tanger a repris du poil de la bête depuis qu’il a perdu en septembre dernier son siège à la chambre des représentants, où il faisait office de député unique ; car il n’appartenait à aucun groupe ni parti. D’ailleurs il s’en moquait comme de sa première djellaba. Les dernières fatwas sulfureuses de ce phénomène religieux (qui devrait se sentir tout nu en étant dépourvu de toute immunité parlementaire) ont porté sur les « outils sexuels » et autres gadgets de même nature, et lui ont valu une levée de boucliers quasi générale, si bien quele ministre des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, s’en est indigné en public. Ce dernier a déclaré qu’il ne pouvait rien contre Zemzami sauf si le législateur décide de produire une loi contre ce type de fatwas à dresser… plus d’un poil…


Ahmed Toufiq est revenu indirectement lundi 30 avril dernier sur le sujet (car en réalité il répondait directement  à autre débiteur à fatwas, Cheikh Maghraoui) en déclarant que « toute fatwa qui n’est pas émise par l’institution concernée (Conseil supérieur des Ouléma) n’est qu’une simple opinion ». Autrement dit gare aux fatwas certifiées khizzo 9002 !


Seulement il y a un petit hic. La déclaration de Taoufiq peut-elle être considérée comme une  fatwa ? Question à un dirham. 

 

NB : La caricature a été légèrement

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1ère loi de Finances au goût PJD : Toujours le flouss artistique

Publié le par Karim El Maghribi

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Le retard dans la préparation de la loi de finances 2012 commence à entraver le bon fonctionnement des établissements publics qui se sont retrouvé du jour au lendemain  sans le sou si bien que certains auraient été contraints de recourir au système D pour payer leur personnel. En effet, selon certaines informations, des établissements de l’Etat ont se seraient  débrouillés  pour éviter que leurs employés ne soient payés au delà du 10 du mois de février dernier, d’autant que certains d’entre eux ne touchent même pas le salaire minimum (anomalie non encore totalement réparée par le nouveau gouvernement). Ceci alors que plusieurs ministres n’ont pas encore préparé leurs budgets sectoriels, ce qui lui a valu une mise en garde de la part du secrétariat général du gouvernement ;  lequel leur a accordé un deadline expirant au 15 mars courant, date probable du dépôt du projet de loi de finances qui sera proposée au vote en séance extraordinaire.


Pour sa part, l’opposition qui cherche à mettre à tout prix les bâtons dans les roues du gouvernement Benkirane ne cesse de crier tout haut que les opérations financières courantes sur le budget général  qu’effectue ce dernier sont contraires à la constitution quand bien même l'article 75 de cette constitution stipule que « si, à la fin de l'année budgétaire, la loi de finances n'est pas votée ou n'est pas promulguée en raison de sa soumission à la Cour constitutionnelle, le gouvernement ouvre, par décret, les crédits nécessaires à la marche des services publics et à l'exercice de leur mission, en fonction des propositions budgétaires soumises à approbation. »

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Marche turque sur l'Elysée

Publié le par AFP

http://asbarez.com/App/Asbarez/eng/2010/11/Sarkozy-Erdogan.jpg

 

Deux délégations turques, l'une regroupant des parlementaires, l'autre des entrepreneurs, ont entamé lundi une visite à Paris afin de tenter de prévenir l'adoption d'une loi sanctionnant la négation du génocide arménien et qui menace sérieusement les relations franco-turques.


Conduits par Volkan Bozkir, président de la commission des Affaires étrangères de la Grande assemblée nationale de Turquie, des députés turcs se sont rendus au Parlement français et ont aussi vu l'opposition socialiste.


"Ils m'ont fait valoir la position des parlementaires turcs, tous unis sur cette question" et "le ressenti qu'aurait le vote de la proposition de loi auprès de la population turque et les dégâts qu'elle pourrait provoquer dans la relation franco-turque", a déclaré à l'AFP Axel Poniatowski, président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française.


"Je leur ai fait valoir l'état d'esprit de l'opinion française, la position de la majorité présidentielle, le fait que le génocide arménien ne soit toujours pas reconnu au sein de la nation turque posait un vrai problème", a ajouté ce député UMP (majorité), en évoquant des positions "assez éloignées".


En dépit des menaces turques de conséquences "irréparables" pour les relations entre Paris et Ankara, qui accuse le gouvernement français d'arrières-pensées électoralistes, l'examen de la proposition de loi est toujours prévu jeudi à l'Assemblée nationale. Cet ordre du jour doit être confirmé ou modifié mardi.


Mardi, la délégation rencontrera Jean-David Levitte, conseiller diplomatique du président Nicolas Sarkozy, et le chef de la diplomatie de ce dernier, Alain Juppé.


La délégation économique turque a rencontré de son côté la présidente du patronat français, Laurence Parisot, des responsables de chambres de commerce ainsi que le président d'Axa Henri de Castries pour les inciter à user de leur influence sur les responsables politiques français.


"Si cette loi passe, il y aura beaucoup de dommages et conséquences pour les deux pays", a prévenu dans une conférence de presse lundi soir le patron de l'Union des Chambres de commerce et des Bourses de Turquie (TOBB), Rifat Hisarciklioglu.

A l'heure actuelle, 960 entreprises françaises ont des activités en Turquie et "rien qu'en 2011, 90 nouvelles compagnies françaises se sont implantées" dans le pays, a tenu à rappeler M. Hisarciklioglu.


Comme exemple de conséquences économiques possibles, il a cité de futures commandes d'Airbus par Turkish Airlines ou les investissements massifs prévus par le gouvernement turc dans l'énergie, "secteur dans lequel les entreprises françaises ont beaucoup d'expérience".


A ses côtés, Ümit Boyner, la présidente du patronat turc, TUSIAD, a dénoncé "une utilisation de la politique dans un contexte populiste en France". "Tous les cinq ans cette question revient avant les élections" pour obtenir les voix des Français d'origine arménienne, a-t-elle regretté.


Pour les Arméniens et la France, l'Empire ottoman a orchestré un génocide qui a fait 1,5 million de morts. La Turquie reconnaît jusqu'à 500.000 morts, victimes selon elle des aléas de la Première Guerre mondiale et non d'un génocide.

 

 

Photo : N. Sarkozy reçoit le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan sur le perron de l'Elysée (Archives)

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Un pilote de ligne peut-il refuser l’embarquement de certains clients ?

Publié le par Karim El Maghribi

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C’est la question à un dirham. Et la réponse est logiquement et évidemment « oui ». Etant le véritable patron à abord et le responsable de la sécurité des passagers, le commandant d’un avion de ligne peut s’il le juge nécessaire refuser l’embarquement de certains clients.  Par exemple certains obèses ne pouvant tenir dans un siège,  surtout quand l’avion est archi plein, ce qui élimine tout possibilité de mettre à disposition  dudit client deux ou même trois sièges libres, comme le font très souvent, avec gentillesse et courtoisie,  toutes les hôtesses  de l’air du monde dont celles de la Royal Air Maroc. Pour l’anecdote et pas plus tôt qu’en septembre dernier une jeune  maman africaine  voyageant en classe économique dans un avion de la RAM depuis Paris et à destination d’un pays africain avait demandé à hôtesse de mettre à sa disposition  deux sièges ;  car le bébé qu’elle avait sur les genoux  non  seulement gazouillait à se rompre les tympans mais  l’empêchait de se mouvoir ; posture d’autant plus pénible que la mère avait atrocement mal aux jambes. Après vérification, l’hôtesse a repéré deux sièges libres à l’arrière de l’avion et comme celui-ci s’apprêtait  à décoller, la jeune maman a pu s’installer à son aise et tout a applaudi le geste. Lequel geste aurait été le même envers un obèse ne pouvant ni se serrer la ceinture de sécurité ni se tenir dans un siège de la classe éco.  En revanche,  si le commandant de bord  après vérification de la feuille de route constate que son avion était bondé, il peut bien refuser l’embarquement  à un client dont la corpulence aurait créé des ennuis aussi bien à l’intéressé lui-même qu’au personnel de bond en passant par les passagers. Bien sûr, le tri aurait pu se faire à la source, au moment de l’achat du billet, mais ce n’est pas toujours la personne concernée qui se présente au guichet. De même, l’agent de billetterie ne pouvait savoir que l’avion prévu pour le départ allait être bondé ou à moitié vide, sans oublier que de plus en plus de billets s’achètent via internet…

Cependant, tous ces arguments de bons sens n’ont pas dissuadé le père Abdelkader Sifer (selon qui sa fille est muette et paralysée) de poursuivre la RAM en justice parce que le commandant de bord qui devait l’emmener en avril 2011 à Paris Orly avait refusé à sa fille handicapée, Sihem,  d’embarquer à bord.

Y a-t-il eu discrimination dans ce cas ? Il n’est pas nécessaire d’être un bon  juge pour répondre à cette question. D’après le père indigné le commandant de bord lui avait dit : « J'ai 160 personnes dans mon avion, vous croyez que j'ai le temps de m'occuper d'une handicapée ? » S’il est vrai que le ton était un  peu fort, le pilote était quand même dans son droit. En France, tous les enfants handicapés mentaux ou moteurs doivent être accompagnés par du personnel spécialisé. Même dans le train. D’ailleurs la Société nationale des chemins de fer est en convention avec plusieurs associations  qui s’occupent de l’accompagnement des enfants handicapés. Imaginez que dans un train ou avion, un enfant autiste devient  soudainement  hystérique, commence à crier à se rompre les cordes vocales et s’agiter dans tous les sens. Que peut faire un père dans ce cas  surtout s’il est âgé (Abdelkader Sifer est septuagénaire) pour calmer son enfant ? D’après les spécialistes seuls du personnel spécialisé et formé pour traiter ce type de situation est à même d’intervenir efficacement. Cependant, faudrait-il que la RAM prévoit parmi le personnel navigant  des assistants sociaux ? Peut-être que oui, peut-être que non. En tout cas c’est à l’IATA (organisation mondiale de l’aviation civile) de le dire. Et dans l’attente d’une réponse de celle-ci, certaines compagnies de renom n’ont pas attendu pour prendre les devants. «  Les personnes obèses allaient payer près du double pour voyager avec Air France-KLM s'ils sont dans l'incapacité de s'asseoir dans un seul siège d'avion », avait annoncé, mardi 19 janvier 2010, la compagnie franco-hollandaise.

Alors où est le mal ?

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Casa : Le jour le plus long

Publié le par Karim El Maghribi

Casablanca (Casa pour les intimes) a toujours eu son « jour le plus long ». Et ça n’a rien à voir avec le débarquement de Normandie ni a avec la fameuse conférence d’Anfa (le quartier de la Colline surplombant la plage de Casablanca) qui a préparé ce débarquement. Son jour le plus long, plus long qu’un week-end sans pain, est le jour où ferment les bars et autres débits de boissons alcoolisés ; c’est-à-dire grosso modo à trois jours du début du Ramadan.

Bien entendu, le jour de fermeture de ces commerces n’est long que pour les buveurs d’alcools ; pour les non consommateurs c’est un jour de fête et de délivrance. On se passera des raisons que chacun peut imaginer à sa guise. Revenons donc à nos moutons.

Le premier jour du moins d’abstinence au Maroc étant certainement le samedi 22 août, les bars et commerces vendant l’alcool devaient donc être fermés au plus tard mardi 18 août au soir. Surprise et quelle surprise : jusqu’au mercredi (le lendemain) certains bars et commerces ont continué à servir ou à vendre liqueurs, gins, vodkas vins et bières…Comme si de reine n’était ! Si bien que cert.ains accros à l’éthanol ont cru au miracle. Le Maroc a-t-il décidé de faire comme la Tunisie, la Turquie ou la Syrie où le jeûne et la fermeture des brasseries et bars ne sont pas obligatoires durant le Ramadan ?

Je vois déjà certains qui commencent à se lécher les babines. Non ne c’est qu’une fausse alerte due à un dysfonctionnement dans l’administration qui veille sur la fermeture et la réouverture des débits de boissons alcoolisées.

En fait, le mardi, jour de fermeture supposé des bars, le patron de la direction des renseignements généraux et de la réglementation, Le contrôleur général Abdelhak Bassou, à qui incombe la gestion des débits de boisson, a été limogé pour faute professionnelle et remplacé par son adjoint. Du coup, la vacance de pouvoir même si elle a été courte a provoqué un dysfonctionnement dans la Maison qui s’est traduit par le non envoi des messages aux services extérieurs des préfectures fixant les dates des fermetures ; car chaque région fixe ses dates en fonction de ses spécificités.

Rappelons que le Maroc produit annuellement près 400.000 hectolitres, (3 millions dans les années 60). Et la consommation des boissons alcoolisées y est d’environ 300.000 hectolitres par an.Vite! à boire.

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L’éviction du Maire islamiste de Meknès soulève des points d’interrogation

Publié le par Abdelkarim Chankou

L’annonce mercredi dernier de la révocation administrative du maire islamiste de la ville de Meknès, importante cité impériale du Maroc, a mobilisé les médias et  les commentateurs politiques marocains et étrangers. Si bien que l'Inspection générale de l'administration territoriale (IGAT) a exprimé, lors d’un point de presse aujourd’hui à Rabat, son étonnement à propos de la réaction du Parti de la Justice et du développement (PJD), à la suite de cette révocation.

L’IGAT considère  que la « lecture donnée à cette mesure n'a aucun fondement. »

 

De quelle lecture s’agit-il ?

 

Pour le PJD il ne s’agit ni plus ni moins que d’une volonté déguisée du Makhzen (l’Etat) d’affaiblir le parti à quelques mois des prochaines élections communales prévus le 12 juin 2009 et que Rabat veut qu’elles soient propres et transparentes.

 

Les sympathisants de cette thèse  que partagent tous les membres du PJD du sommet à la base s’appuient pour l’étayer sur le fait que le rapport de la Cour des comptes de 2007, publié en novembre 2008, ait dévoilé moult irrégularités dans la gestion de la chose publique sans qu’aucune mesure disciplinaire ou punitive ne soit prise à ce jour contre les  responsables montré du doigt. S’il est vrai que les conclusions de la Cour des comptes n’ont qu’un caractère consultatif  il n’en demeure pas moins vrai que  les fans du PJD  ont trouvé dans cet exemple un bon argument pour discréditer l’IGAS.

 

Accusation à quoi a répondu Mohamed Fassi Fihri, wali-inspecteur général de l'Administration territoriale (ancien gouverneur de la ville d’El Jadida), lors de ce point de presse. Il a déclaré que les mesures de révocation, prises depuis début 2008, ont visé des élus et des maires, appartenant aussi bien à la majorité qu'à l'opposition. Entre autres le président de la commune de Aïn Sebaa (banlieue Nord de Casablanca) ou ses collègues des communes rurales de Oulmès (Moyen-Atlas) ou de Lahraouiyine (autre banlieue de Casablanca).

Mais force est de constater que de toutes ces communes aucune n’as ni le poids ni le statut de la ville de Meknès dont le maire, Aboubaker Belkora, est accusé de mauvaise gestion, trafic d’influence et népotisme en faveur de sa femme à qui il a délivré un permis de construire de 200 appartement R+4 sur un terrain réservé aux villas.

 

Mohamed Fassi Fihri a enfoncé le clou en rappelant que le Secrétaire général du PJD, M. Abdelilah Benkirane ainsi que l’intéressé M. Belkora ont été avisés par le ministère de l’Intérieur avant la prise de la décision de révocation et que ce dernier a reconnu une partie des griefs retenus contre lui.

 

Aboubaker Belkora mérite-il pour autant cette éviction administrative (il souhaite vivement aller en justice) ? Peut-être que oui, peut-être que non. Mais une chose est sûre : avec cette perte d’une ville comme Meknès, le PJD va manquer de fonds pour mener à bien les prochaines élections communales. D'autant que l'on sait que l'immobilier est l'une des sources de financement pour nombre de partis politiques ayant eu à un moment ou à un autre  les faveurs du pouvoir.

 

D’ailleurs, Abdelilah Benkirane (photo) laisse déjà circuler la menace que le prochain scrutin municipal se fera sans le PJD.

Publié dans Polémique

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