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5 articles avec religion

Le point commun entre islam fondamental et judaïsme marocain : Libération de l’individu pour une prospérité éternelle

Publié le par lemag.ma

Une Mémoire Mosaïque Judaïque du Maroc Authentique (titre d'origine)

Dr. Said El Mansour Cherkaoui - publié le Vendredi 27 Février 2015 à 11:34

 

Dans ce bref aperçu est présentée une ébauche de ce qui est perçu et identifié comme juste une idée moderne de nos racines Judaïques et nos terres ensemencées de bénédiction Hébraïques. Cette remontée dans l’espace spiritual et dans le temps éternise par nos antécédents et nos aïeuls devint effectivement par la richesse de leurs dévotions et leur mémoires un temps de recueillement dans la distance et une norme d'identification de toutes nos mémoires ensevelies dans nos cœurs comme dans nos âmes.

Nous restons une nation ayant un dénominateur commun d'origine et de trajectoire culturelle par dessus les cimes de l'Atlas, les plaines de nos deux façades maritimes et au delà des dunes et des tempêtes de sable de notre quadruple Saharien Sahels and Sawahels. Ce dénominateur commun est le phare dans les ténèbres de l'inconnu et aussi dans cette vision de notre passe qui est d'origine passagère, déformatrice et extérieure a notre réelle identité. Cette lumière d'essence divine dans son tracé et comme dans la compréhension des forces occultes fut la première révélée par un prophète-messager qu'est Sayidouna Moussa-Moshe-Moise. Le Message apporte par Sayidouna Mohammed prône le respect de Moussa-Moshe-Moise et présente Saydouna Ibrahim comme le Pere fondateur.

Sam Zenati et Maz Pilo, La Mémoire Mosaïque Judaïque sans Faille des Mazaganais-Jdidis

Sam Zenati et Maz Pilo, La Mémoire Mosaïque Judaïque sans Faille des Mazaganais-Jdidis
 

Les Méandres et les Sillons de la Personnalité Spirituelle Marocaine :

Cette source lointaine de notre multiple et unique religiosité de Tawhid (Unicite du Tout-Puissant) est ancrée dans le temps et proche dans son contenu spirituel comme dans sa destinée éternelle. La délivrance du message demeura un moyen de compléter le message pour les uns comme c’est un rapprochement pour les autres à travers Sadouna Ibrahim. Cette mesure de similitude avait permit l’éclosion d’interprétations comme le respect de la fraternité non seulement historique mais présente pour les mentalités aguerris dans cette terre d’Ames bénies tel que tous les Rabis et les Sadates de notre propre culture populaire marocaine.

Bien avant ce parallélisme structurel de notre mémoire populaire s’était érigé et façonné la continuation de la croyance de nos ancêtres Berbere/Amazigh. Le renouvellement et la continuité de la force tranquille de notre personnalité marocaine et Nord Africaine trouve ses raisons d’être dans l’apparition de la coexistence entre le Judaïsme et l’Islam. Entre ces deux pôles et non au sein de la plus simple forme de chacune de ces deux religions, s’est effectivement manifeste les fondements de notre propre personnalité et notre héritage si ce n'est notre dénomination tribale et parentale. La première, le Judaïsme, exprimait une révolte populaire contre l’injustice esclavagiste et la corruption de l’arrogance et les folies de grandeur pharaonique. La seconde, Musulmane, exprimait un rejet et une condamnation du « païenisme » et de son aspect mercantile de déviation athéiste base et préservant les intérêts d’un élitisme des castes nobiliaires esclavagistes. Les deux possèdent des motivations communes comme l’est leur identification divine. En fin de compte, le trajet et les méthodes demeurent conciliants dans leur intégrité spirituelle. La libération de l’individu pour une prospérité éternelle est le dénominateur commun de ces deux croyances.

Ces deux composantes avaient négocié des conditions de partage et coexistence pour le peuple marocain et entre ses franges et cela a travers la sagesse des tenants l’évolution de notre Histoire sociale, tels que les Ribbis et les Sadates et cela loin et bien avant de devenir une politique politicienne des dirigeants politiciens. Cette dualité de notre Mémoire Marocaine sillonna les méandres de la pensée millénaire comme une conscience consciente de son origine, de ses contours et de sa destination spirituelle et universelle. Notre Histoire locale, régionale et périphérique a travers sa dissémination historique devint ainsi en premier intégrée comme une culture monothéiste et pluraliste a la fois dans sa foi comme dans sa pratique, vu l'acquisition des fondements berbères et Amazigh et par la suite de l'apport Abrahamique similaire et complémentaire de l'Islam.

Le dualisme religieux d’origine et évolutionniste devint un complément dans la formation et la soudure de toute une entité bénite de notre Nation Berbère et par la même le fondement de notre présence territoriale dans l'espace spirituel qu'est la religiosité du Maroc en tant qu'un maillon dans la chaîne des croyances ayant trouvé refuge et demeure dans cette Afrique Occidentale et lointaine dans sa location comme dans sa pratique quotidienne des sources de toute les croyances orientales.
 

Les Ribbis Judaïques au Maroc:

A travers les tenants de cette liste de Rabbis citee ci-dessous, une trajectoire religieuse s'est métamorphosée dans leurs mémoires comme une responsabilité sociale a maintenir a travers les ages, les vicissitudes et le développement des autres croyances et les déviations culturelles d'origine contraignantes. Grace a ces Rabbi et aux porteurs des mémoires fécondes, des ramifications furent motivées dans d'autres territoires de notre pratique religieuse populaire de contenance marocaine. A travers leur présence et leurs œuvres ainsi que leur sainteté, une empreinte indélébile marqua de son passage l'existence et notre référence nostalgiques mais vivaces de la présence de nos ancêtres communs.

Nos aïeuls qui ont marqué notre propre existence non seulement par leur présence d'esprit mais par leurs alliances et leurs sens du partage et de l'acceptation compatriote. Nous sommes et nous restons des millénaires ancrés dans la source du Judaïsme qui servit de lieu et d’arène pour implémentation de l'Islam et de son élan arabisant pour nos tribus comme pour nos croyances ainsi que dans la dénomination de notre espace culturel adjacent et correspondant.

La liste qui suit n'est en fait qu'un bref aperçu et en quelque sorte le bout saillant de nos roches et les joyaux de notre mémoire et de notre personnalité marocaine. Elle contient en fait les dépositaires de ces trésors et grâce a eux nous pouvons suivre et comprendre notre passé et notre présent. Ces personnalités religieuses et pieuses sont les fondements de notre présence actuelle et les mémoires éternelles de notre personnalité comme celle des enfants de nos enfants et cela au deala de notre présence dans le temps comme dans l'espace, une présence spirituelle doublée d'une existence éternelle.

Pour situer dans son propre contexte citadin cette longue et persistante mémoire de référence, je vous laisse conclure avec ce qu'écrivait juste hier un Mazaganais-Jdidi, Mohammed Najib El Kaddioui, en commentant la première version du texte ci-dessus mentionné:
"Un rappel nécessaire. Beaucoup plus, certains tombeaux de saints sont disputés entre les deux communautés dans la ferveur des croyances partagées." Fin de la citation.

A gauche, Ribbi Yaâqov Tolédano (1866-1932), Grand Rabbin de Marrakech puis Meknés.  Au centre gauche, le Grand Rabbin Suissa.  Au centre droit, le Rabbin Hayim David Serero, Fés. A droite, Ribbi Raphaël Baroukh Tolédano

A gauche, Ribbi Yaâqov Tolédano (1866-1932), Grand Rabbin de Marrakech puis Meknés. Au centre gauche, le Grand Rabbin Suissa. Au centre droit, le Rabbin Hayim David Serero, Fés. A droite, Ribbi Raphaël Baroukh Tolédano
 

 

Le Grand Rabbin Yossef Messas étudiant; et, à droite, avec le Roi Mohammed V

Le Grand Rabbin Yossef Messas étudiant; et, à droite, avec le Roi Mohammed V

LES SAINTS JUDAÏQUES DU MAROC AUTHENTIQUE:

De nombreux lieux de pèlerinages existent à Agadir, Mazagan-El Jadida, Azemmour, Amizmiz, Figuig, Erfoud, Safi, Skoura...

Agadir (Au Sud de Agadir, à Ifrane dans l'Anti-Atlas, les tombes juives de 2000 ans, celles des 50 Nesrafimes ou martyrs juifs.

A l'Est de Agadir, à Akka des ombes juives marquées par des tas de pierres comme matsévotes).Ribbi Khalifa Malka Asjen Ribbi Âmram ben Djouane ou Diwwane
Azemour Ribbi Avraham Ben Natane
Ribbi Avraham Moul-Niss
Ribbi 'Hayim Assouline
Ribbi Yossi HaGualiliBeni Lellal Ribbi Chlomo Amar

Casablanca
Ribbi Avraham Amselem
Ribbi Avraham Ifra'h
Ribbi Chélomo Alloul
Ribbi Yossi HaGualiliBeni Lellal Ribbi Chlomo Casablanca Ribbi Avraham Amselem
Ribbi David 'Hadida
Ribbi Eliyahou
Ribbi Messod Ohana
Ribbi Yits'haq Ben Chétrite
Ribbi Yits'haq 'Haziza
Ribbi Yits'haq Qoriat

Debdou
Ribbi Chélomo Cohen Gadol
Ribbi Daoud Cohen
Ribbi Moché Ben Sultan
Ribbi Moché Mimoune
Ribbi Mordékhaï Ben Moche Cohen
Ribbi Yits'haq El Qanesi
Ribbi Yaâqov Cohen
Ribbi Yitshak Ben Moché Cohen
Ribbi Yossef Ben Bibi
Ribbi Yossef Bensimon
Ribbi Yossef Tourdjmane

Demnate
Ribbi David Drai
Les 7 fils de Ribbi Lehbo Draa Ribbi Avraham Tordjman
Ribbi David Draa HaLévi
Ribbi David Na'hmias
Ribbi David Perez
Ribbi Meïr Benlolo
Ribbi Yaïche Bitton

El Jadida (Mazagan)
Ribbi Yahia Lakhdar
Ribbi Yahia Assouline
Ribbi Y'hia dont la maison existe encore derriere les remparts de la Cite Portugaise (le Mellah).

Essaouira
Ribbi Avraham Knafo
Ribbi Yosseff Knafo

Fez
Lala Soulika
Ribbi Aharone Monsonego
Ribbi Chaoul Serero
Ribbi Chélomo Ibn Danan
Ribbi David Haqadmone
Ribbi Matatiyahou Séréro
Ribbi Ménaché Ibn Dayan
Ribbi Raphaël Aharone Monsonego
Ribbi Raphaël Aven Tsour
Ribbi Vidal Sarfati
Ribbi Yaâqov Qaddoche
Ribbi Yéonatane Serero
Ribbi Yéhouda Ben Attar
Ribbi Yists'haq Elfassy
Ribbi Yossef BENAIM auteur de Malkhé Rabanan et de 48 autres ouvrages qui sont en cours d'édition
Ribbi Ichaya Bakish, dayan au Beth Din, vers 1600, auteur du Livre des Fragments.
Lala Soulika
Figuid (berceau de la famille Zenou) Ribbi Avraham Ben Salem

Marrakech:
(Près de Marrakech,
- à Aghbalou, la tombe de Salomane Ben Elhans.
- à Demnate, tombe de David Draa Halevy.
- sur la route de Ouarzazate, la tombe de David Lachkar (oui Moulay Ighi).
- à Sidi Rahal, tombe de Jacob Ashkenazi, dit Moul Lma. Photo ici).

Ribbi Avraham Abikhzer
Ribbi Avraham Abitbol
Ribbi Avraham Azoulay
Ribbi Azar HaLévi
Ribbi Baroukh Arama
Ribbi Baroukh Bemmafda
Ribbi Chélomo Taméchoute
Ribbi David Ben Safét
Ribbi David Chélouche (13 Kislev)
Ribbi David Sabbah
Ribbi Eliyahou Yissane
Ribbi 'Habib El Mizra'hi
Ribbi 'Hanania HaCohen
Ribbi 'Hayim Pinto
Ribbi Massoud Bar Mimouna
Ribbi Massoud Ben-Moha
Ribbi Massoud Bitton
Ribbi Massoud Na'hmias
Ribbi Meïr Bat Chéchat
Ribbi Mordékhaï Ben Attar
Ribbi Moché HaCohen
Ribbi Moché ben Safét
Ribbi Moché 'Haliwa
Ribbi Nissim Ben Nissim
Ribbi Peta'hiya Berdugo
Ribbi Pin'has Ben Yaïr
Ribbi Pin'has HaCohen (14 Tévéte)
Ribbi Raphaël Ben Attar
Ribbi Chalom Kinizou
Ribbi Chaoul Na'hmias
Ribbi Chélomo Ban Attar
Ribbi Chélomo BenHens
Ribbi Chélomo Cohen
Ribbi Chélomo Tamsot
Ribbi Chélomo Sémana
Ribbi Yaâqov Abikhzer
Ribbi Yaâqov Lévi
Ribbi Yaâqov 'Hazan
Ribbi Yéhouda Tsarfati
Ribbi Yits'haq Ban Safét
Ribbi Yitsd'haq Délouya
Ribbi Yisrael Abikhzer
Ribbi Yisrael Ben Mo'ha
Ribbi Yossef Pinto
Femme vénérée: Lalla Ribqa Dé Béné Moché

Meknes
Ribbi Baroukh Tolédano
Ribbi David (Daoud) Boussidan
Ribbi 'Hayim Messas
Ribbi Ma'hlouf Chétrit
Ribbi Raphaël Elkouby
Ribbi Raphaël Berdugo
Ribbi Yaâqov Berdugo Mi Ighi Zarkten
Ribbi David Lascar (Moulay Ighi)

Mogador (Essaouira)
Ribbi Avraham Ben Attar
Ribbi Avraham Bensoussan
Ribbi Avraham Knafo
Ribbi Avraham Qiria
Ribbi Avraham Sabbah
Ribbi Avraham Souissa
Ribbi David Attar
Ribbi David Elqayim
Ribbi David Yiflah
Ribbi 'Hayim Pinto
Ribbi Massoud Ben Tamechoute
Ribbi Réouven ben Réouven
Ribbi Yaâqov Ben Yita'h
Ribbi Yona Navone
Ribbi Yossef Knafo
Ribbi Yossef Malka

Ouezzane Ribbi Aman Bendiouan

Ouarzazate (au Nord)
Ribbi David Moché Oumouchi

Rabat
Ribbi Avraham Berdougo
Ribbi Chalom Zagoui
Ribbi Chélomo Ben Weiche
Ribbi Chémouel Abou'hatséra
Ribbi David Bensimon
Ribbi David OuMoché
Ribbi Eliêzer Davila
Ribbi Eliyahou Mercado Malka
Ribbi Moché Ben Oualid
Ribbi Raphaël Attiya
Ribbi Raphaël Benkaoua
Ribbi Yécoutiel Berdougo
Ribbi Yossef Elmaleh
RissaniRibbi Avraham Abou'hatséra
Ribbi David Abou'hatséra
Ribbi Massoud Abou'hatséra
Ribbi Moché Tourdjemane

Safi
Les sept fils de Ribbi Benzmero
Ribbi Aaron Cohen dont la tombe se trouve entre Safi et Eljaddida

Salé 
Ribbi Avraham Réva'h
Ribbi Amram Ben Safét
Ribbi Chalom Azoulay
Ribbi Ephraïm Maïmarane
Ribbi Moché Amsellem
Ribbi Moché Mamouna
Ribbi Mordekhaï Cohen
Ribbi Raphael Ankaoua
Ribbi Yi'hiya RouimiSéfrouRibbi Moché Elbaz
Ribbi Eliahou Araoche
Ribbi David Arazil

Tanger
Ribbi Avraham Tolédano
Ribbi 'Habib Tolédano
Ribbi Mordékhaï Bengio
Ribbi Yéhouda Azancote
Ribbi Yéhouda Jabaly
Ribbi Yits'haq Nahon

Taroudant
Ribbi Baroukh HaCohen
Ribbi Chalom Zafrani
Ribi David ben Baroukh
Ribbi Moché Elbaz
Ribbi Pin'has HaCohen
Ribbi Yamine HaCohen

Tétouan
(cimetière à Monte Dersa)
Ribbi Amram Ben Diwan
Ribbi Avraham Bibas
Ribbi Vidal Tsarfati
Ribbi Yéhouda Halfon
Ribbi Yits'haq Bengualid
Ribbi Yits'haq Ben Walid
Ribbi Yits'haq NahonTinérir (Gorge de Todhra) très anciennes tombes

Dr. Said El Mansour Cherkaoui

Access a des sources bibliographiques additionnelles, veuillez consulter entre autres:

Les rabbins du Maroc. Rabbis of Morroco.
Généalogie des rabbins du Maroc. Publications. Lieux de pèlerinage, Dates de décès, etc. Les famille Abou'hatséra, Messas, Zenou, etc

Pour la Liste des Rabbis:
http://www.modia.org/tora/maitrmaroc.php

Pour le Judaïsme a Mazagan-El Jadida, Maroc voir ces weblinks:
http://goo.gl/dAgCv7
http://goo.gl/qQFYNd

Publié dans Religion

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L'intégriste n'a pas peur de la mort : il a peur de la femme !

Publié le par François Perrot

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Illustration (Croque Cactus)

Psychanalyse de l’intégriste (Titre d'origine)

Mardi 25 novembre 2003 par François Perrot 

Que se passe t-il dans la tête des intégristes, qu’ils soient politiques, religieux ou philosophiques ? Quels sont leurs symptômes ? Quelle est leur problématique ?

Les intégristes parlent beaucoup de sexualité et toujours de façon négative comme si le sexe était intrinséquement mauvais. Leur obsession, c’est le sexe. Et c’est logique dans la mesure où se sont avant tout des êtres frustrés. Chez eux, la frustration, c’est le manque de puissance, plus exactement, le sentiment de manquer de virilité. Les intégristes ont un problème avec leur propre virilité. L’intégriste confond d’ailleurs virilité et brutalité. Il a besoin d’être brutal, c’est-à-dire de dominer, de mépriser l’Autre pour se sentir viril. Par un phénomène de surcompensation, ce mode de fonctionnement est le même chez tous ceux qui se sont installés dans des certitudes. Tous les idéologues ont la même représentation de l’histoire. Celle-ci est considérée comme un combat terrible qui grâce au Graal, qu’ils sont certains d’avoir trouvé, se termine par la victoire apocalyptique des bons sur les méchants. Chez les intégristes religieux, le Graal, c’est la foi. Tous les intégrismes partagent le même fantasme. Tous rêvent de rétablir un passé mythique. Tous adhèrent à une vérité déjà dite une fois pour toute, tous condamnent la modernité et la démocratie, tous voient dans chaque idée nouvelle une erreur à combattre et chez ceux qui les produisent un ennemi à détruire. Au fond tous les intégristes aspirent à retrouver l’état idyllique ou fusionnel qu’ils ont connu quand ils étaient dans le ventre de leur mère. Il est frappant de voir que tous les intégrismes notamment religieux honorent la Mère et détestent les femmes qui sont toujours leurs premières victimes. 

Pourquoi tant de haine envers les femmes ? Tout se passe chez les puritains, comme si la différence sexuelle était une maladie honteuse, comme si la féminité recelait un mystérieux danger, auquel la mort serait mille fois préférable. Les intégristes purs et durs n’ont pas peur de la mort : ils ont peur de la Femme. Mais pourquoi des êtres si forts auraient-ils tant à craindre des êtres si "faibles" que sont supposées être les femmes. Et pourquoi ces hommes qui n’en finissent pas de réaffirmer leur puissance virile, en méprisant les femmes, en s’offrant en sacrifice, pourquoi se donnent-ils tant de mal pour que leur virilité soit bien visible. Auraient-ils un doute sur ce point ? 

La crainte de perdre sa maîtrise virile est centrale dans la problématique masculine. C’est tout d’abord parce que l’érection n’est pas un acte volontaire. Ne pas pouvoir contrôler son érection cause une blessure narcissique. Plutôt que d’assumer son désir, l’intégriste verra chez les femmes des êtres doués du pouvoir occulte de le posséder. D’où le fameux mythe de la sorcière. La femme symbolise la séduction et la tentation, elle est celle qui fait sortir du chemin. C’est pourquoi le voilement des femmes correspond non seulement à un déni de la réalité mais à un évitement de la différence sexuelle, et finalement, de la sexualité masculine. La femme représente aussi l’absence de pénis. Elle est celle qui est castrée. Cette absence de pénis la disqualifie. C’est pourquoi, la faiblesse est assimilée à la femme. Par conséquent, sa place doit se cantonner à la maison. Et de l’exclusion à la diabolisation, il n’y a qu’un pas. Il faut à tout prix protéger la société de l’influence des femmes. C’est à cause de la Femme que l’homme a été banni de son paradis originel.

Tous les intégristes sont misogynes. Ils affirment tous qu’ils ont un grand respect de la femme et que tout ce qu’ils font pour elle est destiné à l’honorer. En fait la seule femme qu’ils respecte, c’est la Mère. Il est bien évident qu’imposer un voile aux femmes, exiger d’elles qu’elles soient soumises au père au mari ou au frère n’a rien à voir avec des sentiments amoureux ! Dans le système de représentation des intégristes, ces comportements trouvent pourtant des justifications, pour la plupart liées à la notion de pureté. Les femmes possèdent le pouvoir de porter les enfants. Il faut donc les surveiller pour garantir la pureté du groupe. Du fait que ce sont les femmes qui sont enceintes, un homme ne peut jamais être sûr que l’enfant est de lui, d’où la nécessité du contrôle de la sexualité des femmes. Les tchadors et burkas des musulmanes n’ont pas d’autre fonction. Cependant, les femmes sont toujours suspectées d’être des créatures impures, du fait même qu’elles perdent régulièrement du sang. Ainsi quoi qu’elles fassent elles sont coupables ! Le fantasme de la pureté est le fondement inconscient de toutes les idéologies totalitaires. Le mot d’ordre qui appelle aux massacres et à la barbarie est "la purification".

Ce mythe de la purification a pour conséquence la haine de celui qui est différent : le juif, le franc-maçon, le libre-penseur, etc. Cette haine a pour origine la haine de soi, en effet il y a toujours un écart entre l’image de soi que l’on aimerait donner aux autres et ce que l’on est réellement et qui se manifeste qu’on le veuille ou non. Ce rejet de sa nature profonde peut aller jusqu’à l’autodestruction que les intégristes nomment le sacrifice. D’où l’utilité des guerres saintes ! 

L’intégriste est très souvent violent envers son prochain. En effet, les gens qui sont solidement installés dans leurs certitudes condamnent ceux qui ne les partagent pas. Assurés de leur bon droit et de leur vérité, ils cèdent à la tentation d’imposer leur foi par la violence. Si un homme refuse de se convertir, l’Amour du Bien commande alors de le contraindre. L’alibi c’est : je le combats pour son bien. La violence est ainsi légitimée, et c’est une raison supplémentaire de considérer que la guerre puisse être sainte ! C’est grâce à ces "bonnes" intentions que l’on passe du désir de paradis à l’enfer qui lui n’a rien de virtuel comme le montre l’histoire humaine.

Les intégristes ont peur de la sexualité. Il est toujours question chez eux de ce doute sur la virilité. Pour lutter contre sa propre angoisse, le fanatique évite autant qu’il lui est possible de jouir. Et qui s’interdit de jouir ne supporte pas logiquement que l’autre jouisse. L’objectif alors devient évident : la répression du désir. Cela donne quoi ? Des hommes culpabilisés et par conséquent soumis, mais aussi des fous furieux, des meurtriers. De toutes les idéologies, les religions sont les armes les plus terribles, parce qu’elles peuvent transformer un être humain en guerrier voire en kamikaze. On ne peut en déduire pour autant que les religions sont dangereuses. Le message divin est ambivalent, il est à la fois guerrier et pacifique. "De vos socs, forgez des épées !" lit-on dans le prophète Joël. Mais dans Isaïe il est aussi écrit , " De vos épées, forgez des socs ! ". La Bible dit tout et son contraire. Il en est de même pour le Coran. A la sourate 2, la guerre tuant tous les adversaires est permise face à l’agression, et à la sourate 8, il faut cesser les hostilités si l’ennemi le désire. Comme les textes sacrés sont souvent des compilations de maximes orales mises bout à bout , on y trouve à la fois la guerre et la paix. Si nous considérons la religion comme uniquement dangereuse nous tombons dans l’intégrisme athée. Les religions ne sont-elles d’ailleurs pas elles aussi en droit de vilipender les athéismes, quand on voit les horreurs commises par Hitler, Staline, Mao et plus récemment Pol Pot. Voyons plutôt à quel désir Dieu correspond. Le Dieu des intégristes est à leur image : cruel, sanglant, revanchard, sadique. Mais le vrai danger ne vient pas de la religion, il réside plutôt dans notre rapport à nos propres désirs. Devient intégriste celui qui refuse de regarder son désir en face, celui qui refuse de l’assumer, qui cherche à le contrôler en le niant et non à le maîtriser. 

L’intégriste idolâtre le chef. Celui-ci est l’homme sans peur et sans reproche, un père imaginaire tout-puissant. L’intégriste n’a pas besoin de Dieu, mais il lui faut un gourou à la perpétuelle érection. Les dictateurs symbolisent le Phallus qui fascine. Le tyran est seul capable d’échapper au pouvoir maléfique de la féminité, il est crédité d’un contrôle total sur ses pulsions, donc sur ses désirs. L’intégriste en choisissant un chef aura par personne interposée l’impression "d’en avoir". Son idolâtrie calme son angoisse de castration. 

Ainsi, liée à une intense frustration sexuelle, la peur des femmes n’est pas seulement le symptôme d’une maladie appelée intégrisme, mais son ressort inconscient. Un fanatique ne discute pas car il dispose d’une arme absolue : la certitude d’avoir raison. L’intégriste est d’abord un homme qui est gonflé d’orgueil par son omniscience, au point qu’il trouve légitime d’imposer sa vérité à tous, fût-ce par la force. Il a la prétention de possèder la Vérité, et ce privilège le rend invincible. Et puisqu’il la possède, il peut s’en servir comme d’une arme, d’autant plus que cette vérité contient une promesse messianique qu’il lui appartient de réaliser. A lui de faire advenir le Paradis sur la terre ! La vérité ainsi conçue est unique et immuable. Or l’existence même de la féminité, parce qu’elle incarne la différence, remet en question la réalisation du fantasme d’une société parfaite. Voilà comment se fait la différence entre ceux qui croient savoir et ceux qui s’autorisent à douter. Entre ceux qui haranguent et ceux qui essaient de dialoguer. Entre une logique totalitaire, fondée sur le narcissisme, et une logique démocratique, fondée sur la reconnaissance de l’altérité.

Les intégristes sont incapables de passer du narcissisme à l’altruisme obsédés et tétanisés qu’ils sont par leur propre désir.

François Perrot

Publié dans Religion

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La plus ancienne copie de la Torah retrouvée à la bibliothèque de l’université de Bologne

Publié le par Karim El Maghribi

 

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Des chercheurs de l’Université de Bologne en Italie croient avoir découvert ce qui serait la plus ancienne copie complète de la Torah. Selon un professeur de l’université, cité par la BBC, le rouleau découvert était conservé dans la bibliothèque universitaire mais sans être cataloguée sous un nom précis. Alors que l’on croyait que le parchemin était âgé seulement de deux siècles ;  les examens au carbone 14, effectués en Italie et aux Etats-Unis, ont confirmé que le manuscrit avait été en réalité fait entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe. Soit un âge de 850 ans environ. Par ailleurs,  le professeur de judaïsme de l’université bolognaise Mauro Perani précise que la datation du rouleau va en faire la plus ancienne copie de la Torah découverte à ce jour, soulignant sa valeur et son importance exceptionnelle. Même si certains éléments de la Torah, sous forme de livre et non de rouleau, datés de l'an 1008, existent à Saint-Pétersbourg (Russie).

Le rouleau avait été identifié de manière erronée en 1889 par Leonello Modona, un archiviste de la bibliothèque qui a pensé que le texte datait du XVIIe siècle. Ce dernier « avait qualifié le texte de maladroit et contenant des annotations inhabituelles », remarque le professeur Perani. Et d’ajouter qu’« Il avait tort, c'est un manuscrit splendide », a-t-il affirmé en mettant en exergue que le rouleau concerne les traditions de l’Est de Babylon. Notamment des annotations qui ont disparu des copies ultérieures suite aux règles établies par l’érudit Moshe Ben Maïmoun au XIIe siècle. Une autre preuve de l’ancienneté de la découverte.

La ville de Bologne a longtemps abrité une importante communauté juive et l'université a dispensé des cours d'hébreu dès le XVe siècle.

Dans la tradition juive, les Torah ne sont pas datées.

 

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Un évangile apocryphe de 15 siècles prédit la venue de Mahomet !

Publié le par www.lavie.fr

Un nouvel évangile annonçant la venue de Mahomet? (titre d'origine)

Un manuscrit biblique trouvé à Ankara met le Web musulman en émoi. Et pour cause : cette Bible, qui a 1500 ans d'âge, renfermerait l'évangile de Barnabé, qui annoncerait la venue du prophète Mahomet.

Le manuscrit trouvé à Ankara. ©DR

Le manuscrit trouvé à Ankara. ©DR

L'affaire est partie de la presse turque, le 23 février dernier. Le journal Bugün, un quotidien marqué à droite, propriété d'une ancienne députée du Parti de la vertu (islamiste), révèle que le ministère de la culture turc va annoncer la découverte, lors d'une descente chez des receleurs d'art, d'une Bible de plus de 1500 ans écrite en syriaque. Et laisse entendre que si le texte est écrit en syriaque, c'est qu'il s'agit peut-être du fameux évangile de Barnabé.

L'évangile de Barnabé, c'est deux textes distincts. Le premier, qui a été totalement perdu, serait un évangile écrit par l'apôtre du même nom, dans une langue araméenne (comme le syriaque). On en trouve mention à partir du haut Moyen-Âge dans un certain nombre de listes d'ouvrages condamnés, comme le décret du pseudo-Gélase. On ignore absolument ce qu'il contenait. Le second apparut près de 1000 ans plus tard, au XVIIe siècle, mentionné dans un texte en espagnol écrit par un morisque, ces musulmans espagnols qui s'étaient faussement convertis au catholicisme pour ne pas périr sur le bûcher. En 1709, le manuscrit complet fait son entrée dans l'Histoire via la bibliothèque d'un érudit hollandais, Cramer.

Ce second manuscrit se présente comme une vie de Jésus islamiquement correcte: Jésus prie aux heures de prière musulmanes, interdit la consommation du porc, prône la circoncision, réfute absolument l'idée qu'il puisse être Dieu et annonce la venue après lui du prophète Mahomet. Pour les chercheurs occidentaux, chrétiens ou non, qui ont travaillé sur ce texte depuis son apparition, il est clair qu'il s'agit d'un apocryphe tardif, qui ne peut avoir été écrit avant le XIIe siècle: en effet, l'évangile de Barnabé dit ceci: "Et l'année du jubilé qui revient aujourd'hui tous les cent ans, reviendra chaque année et en tout lieu, à cause du Messie". Or, dans la loi juive, le jubilé est célébré tous les 50 ans: ce n'est qu'en 1300 que l'année jubilaire sera fêtée tous les cent ans.

Un certain nombre d'autres indices permettent de dater le manuscrit encore plus tardivement, au XVIe siècle. Les spécialistes de la littérature morisque reconnaîssent dans cet évangile un certain nombre de thèmes en vogue dans cette communauté. Et il est manifeste que l'auteur n'a jamais mis les pieds en Terre Sainte, tant les erreurs géographiques et topographiques sont légion. Pour les chercheurs, la cause est absolument entendue: l'évangile de Barnabé est un faux assez grossier.

Mais dans le monde musulman, on ne voit pas les choses ainsi. Et cela tient à la théologie musulmane. L'islam ne se considère pas comme une nouvelle religion, mais comme le rétablissement de la foi d'Abraham falsifiée successivement par les juifs et les chrétiens. Les premiers, pour accaparer l'élection divine qui, selon le Coran aurait été donnée à Ismaël et non à Isaac, et les seconds pour diviniser un Jésus venu précisément rectifier une Torah prétendument réécrite par les juifs. Le Coran en parle à plusieurs reprises: la sourate de la Vache dit par exemple: "Espérez-vous que ces gens [du Livre] croient avec vous? Alors qu'une partie d'entre eux, qui entendaient la parole de Dieu, la falsifiait ensuite sciemment, après l'avoir comprise". L'idée d'un évangile originel, datant d'avant la falsification et interdit par l'Eglise, est bien ancrée dans les croyances musulmanes. Et beaucoup de propagandistes utilisent l'évangile de Barnabé comme un outil de conversion des chrétiens.

La rumeur lancée par Bugün peut donc paraître folle pour un chrétien, mais pas pour un musulman. C'est ainsi qu'à la suite de l'article, de nombreux titres de la presse turque ont repris comme une certitude le fait que la bible retrouvée à Ankara contenait l'évangile de Barnabé, ajoutant même un certain nombre d'éléments, selon lesquels par exemple le Vatican aurait demandé à pouvoir lire de toute urgence le manuscrit et aurait fait une demande officielle à la Turquie dans ce sens. Les autorités turques et vaticanes ont eu beau démentir la rumeur, rien n'y a fait: sur la toile musulmane mondiale, on peut lire un peu partout que l'évangile de Barnabé a été retrouvé, et qu'il va confondre définitivement la fausse religion chrétienne. L'information a même été reprise sur le site Internet du très sérieux Monde des religions de façon péremptoire: "Une bible annonçant la venue du prophète Mohammed découverte en Turquie".

Ce n'est de plus pas la première fois que dans le monde islamique, on annonce la découverte de l'évangile de Barnabé. L'armée turque avait déjà fait cette annonce en 1986 à propos d'une bible dont il s'était avéré qu'elle était finalement parfaitement canonique, avant de se rétracter en catimini.

Pour aller plus loin :

> Le texte de l'évangile de Barnabé (PDF)
>
Le point sur les connaissances actuelles par le père Jomier

Publié dans Religion

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Top ten des rabbins d'Israël : un originaire du Maroc le plus riche !

Publié le par KEM avec harrisa.com & dafina.net

Le top ten des rabbins d'Israël selon Forbes. Quatre sont au moins originaires du Maroc : les Abehassera (l'homme à la natte ou le fabricant de nattes), sont classés 1er et 8e. Le rav Pinchas Abuhatzeira : 266 millions d’euros et le rav Baruch Abuhatzeira : 10 millions d’euros. Le rav Yeshayahu Pinto :15 millions  et le rav Reuven Elbaz : 8 millions.

Chez nous les religieux, qui n'ont pas les faveurs des pétrodollars, sont soit fauchés ou ou détiennent des grimats. C'est déjà ça...

 

Le classement des 10 rabbins les plus riches d’Israël (titre d'origine)

 

 

Qu’il y ait des dynasties rabbiniques d’Israël qui fonctionnent comme des entreprises qui cartonnent n’est guère une information nouvelle, mais cela peut être détonnant quand on sait l’argent amassé par certain. Si le « business des rabbins » représente une certaine catégorie de rabbins, il faut rappeler deux choses: la très grande majorité des rabbins vivent dans la classe moyenne. Deuxième chose, la richesse de ces quelques rabbins ne représente rien par rapport à la richesse du Vatican ou de la Mecque.

 

Quoi qu’il en soit, c’est le magazine économique Forbes Israel qui publie aujourd’hui la liste des rabbins les plus riches d’Israël. Et le numéro 1 de la liste est le rabbin Pinchas Abuhatzeira, l’arrière petit-fils de Baba Salé. Sa fortune est estimée à 266 millions d’euros (1,3 milliards de shekels)… soit près du double du rabbin situé en deuxième position, David Abuhatzeira (153 millions d’euros). Un troisième membre de la dynastie, le rabbin Baruch Abuhatzeira est 8ème du classement.

Bien que l’article donne des chiffres précis, leurs activités sont difficiles à surveiller et pas toujours déclarés à l’administration fiscale. Cela a donné lieu à des estimations beaucoup plus élevées que celles de l’administration fiscale israélienne. De fait, la plupart des revenus proviennent de dons faits par des riches businessman… Mais la plupart des rabbins les plus riches sont aussi des hommes d’affaires prospères connus pour leur sens aigu du business.

Un autre facteur à la richesse est la capacité de certain rabbins à fomenter un air de la célébrité autour d’eux, comme c’est le cas pour le Rabbin Yeshayahu Pinto (n ° 7 avec 15 millions d’euros).

Avec l’argent ne vient pas toujours l’influence, comme en témoigne le fait que le leader du Shass, Ovadia Yossef, ne soit pas sur la liste du top-10… Alors qu’il est le rabbin le plus influent politiquement parlant.

Voici la liste des 10 rabbins les plus riches rabbins:


1. Rabbin Pinchas Abuhatzeira – 266 millions d’euros
2. Rabbin David Abuhatzeira – 153 millions d’euros
3. Rabbin Yaakov Aryeh Alter – 71 millions d’euros.
4. Rabbin Dov Yissachar Rokeaḥ – 37 millions d’euros
5. Rabbin Nir Ben Artzi – 20.5 millions d’euros
6. Rabbin Yaakov Ifargin – 15 millions d’euros
7. Rabbin Yeshayahu Pinto – 15 millions d’euros
8. Rabbin Baruch Abuhatzeira – 10 millions d’euros
9. Rabbin Reuven Elbaz – 8 millions d’euros
10. Rabbin Yoram Abargil – 7.5 millions d’euros


Par Lola Perez – JSSNews

 

RABBI ISRAEL ABEHASSERA


Le 8 Janvier 1984 (5 Chevat 5744) Rabbi Israel ABEHASSERA ( l'homme à la natte ou fabricant de nattes : Ndlr), familièrement appelé BABA SALE, s’éteignit en Israel, à Nétivot, village du Neguev fondé et peuplé par des dizaine de milliers de juifs d’Afrique du Nord. Par une triste journée d’hiver, ses fidèles affluèrent des dizaines de milliers pour ses funérailles, venant de tous les coins du pays. La presse israélienne estima à plus de cent mille le nombre de personnes qui vinrent accompagner le saint homme à sa dernière demeure.

A l’origine, la famille portait le nom d’ELBAZ. L’un des aïeux, le rabbin Shmouel Elbaz était le chef spirituel de sa communauté ; un jour qu’un capitaine lui refusa l’accès de son navire, parce qu’il n’avait pas assez d’argent, notre rabbin s’assit sur sa natte, pria et prit ainsi la mer à la stupeur des témoins ; Shmouel changea de nom alors et s’appela Abehassera qui veut dire " le père de la natte ".

La dynastie venait d’être fondée.

Rabbi YAKOV Abehassera (grand père de Rabbi Israel ) fut célèbre avant de naître. Son père Rabbi Messaoud eut un rêve : que leur fils illuminerait le monde par sa sainteté.

A l’âge de 13 ans, le jeune Yakov, déjà initié par son père à la Bible et au Talmud, s’adonna à l’étude de la kabale. Mordéhaï ben Shaoul, kolleleman venu de Jerusalem étudia avec Rabbi Yakov le traité de HAGUIGA. ; émerveillé par les commentaires cabalistiques qu’il entendait pour la première fois, il invita la communauté à nommer le jeune rabbin Yakov au poste de juge et de rabbin.

De nombreux récits prodigieux illustrent cette figure du 19° siècle, dans un monde où le surnaturel côtoie le naturel.

Il avait l’habitude de se réveiller à Minuit pour lire le " tikoun hatsot " consacrant le reste de sa nuit à l’étude et la méditation. Une nuit, un de ses serviteurs entendit une voix étrangère provenant de la chambre de son maître qui était censé être seul. S’approchant pour voir, il fut aveuglé par une lumière éblouissante. Il ne retrouva la vue qu’après avoir promis à son maître de ne pas dévoiler le secret de la visite céleste qu’il venait de recevoir.

Une autre fois, Rabbi Yakov était l’hôte d’un riche. Pendant le repas, un agneau échappé du bercail s’approcha du rabbi ; le rabbin l’observa et lui dit : " rejoins ton bercail, je ferai ce que tu me demandes ". Il expliqua alors à ses convives : " Voyez vous, cet agneau incarne l’âme sainte d’un talmid hakham, le tikoun de son âme exige un abatage spécial avec de fortes kavanot et la consommation de sa chair dans un repas rituel pour l’accomplissement d’une mitsva ". Quelques jours plus tard, le maître de maison accompagnait son hôte à son départ, il entendit une voix mystérieuse qui soufflait à Yakov Abéhassera " tu as sauvé mon âme. D’ t’accordera la grandeur et la vie ".

Au déclin de sa vie, rabbi Yakov prit la route d’Eretz Israel après avoir maintes fois ajourné son voyage. Mais la mort le surprit en 1880 non loin d’Alexandrie en Egypte. La mort le surprit-elle ? On raconte que le saint rabbin avait prévu sa fin et prévenu ses proches. Une dizaine d’ouvrages d’exégèse, d’éthique, de commentaires talmudiques, de kabale, de responsa et de poèmes liturgiques furent publiés après sa mort.

Rabbi Israel Abehassera, BABA SALé, était le petit fils de Rabbi Yakov. IL naquit en 1890 à Rissani au Tafilalet (l'Est du Maroc). Déjà enfant, il fit preuve d’une grande intelligence et d’une aptitude exceptionnelle pour les études. A 17 ans il prit la direction de la yéchiva qui portait le nom de son grand père. A 28 ans, il était nommé Dayan (juge) au tribunal rabbinique. En 1963, âgé de 73 ans, Baba Salé immigra en Israel.

Tout comme son ancêtre, c’était un kabaliste adonné à la méditation et à la contemplation. Il utilisait les prières des textes manuscrits du grand père Rabbi Yakov sur les kavanot, élaborées par le ARIZAL et connues de rares initiés.

Son modeste domicile à Netivot était ouvert à tous, Ses adeptes affluaient de tous les coins du pays. Il recevait chacun écoutait son récit, le bénissait, lui donnait une bouteille d’eau bénite par lui et le renforçait dans sa foi. Cette eau du robinet, comme il l’expliquait lui-même n’avait aucun pouvoir transcendant ; son efficacité naissait de la rencontre d’une foi, de celle d’une bénédiction, celle du saint homme.

Voici quelques témoignages diffusés aux premiers jours de Janvier 1984 par la télévision israélienne :

Un jeune coiffeur de Netivot réussit dans ses affaires et dans son travail grâce au conseil et à la bénédiction qu’il reçut du saint homme.

Un jeune soldat certifia être sorti indemne de la guerre du Liban, grâce au fait qu’il invoquait le nom de Baba Salé chaque fois qu’il encourait un danger.

Une maman raconta qu’elle fut atteinte de la rougeole alors qu’elle était enceinte. Les médecins lui conseillèrent de se faire avorter. Elle alla prendre conseil chez le Rabbi, ce dernier la bénit et lui promit des enfants sains et saufs ; elle enfanta des jumeaux en parfaite santé.

Le directeur d’un lycée de Jerusalem, raconta que son fils se trouva dans le coma pendant plusieurs jours ; il alla solliciter

La bénédiction du " faiseur de prodiges de Netivot " et revint avec une bouteille d’eau. Il en imbiba les lèvres de l’enfant qui guérit aussitôt.

Une femme agouna (dont le mari a disparu, ne peut refaire sa vie tant que le veuvage n’a pas été prouvé ou que le mari n’a pas été retrouvé et contraint d’accepter le divorce) se présenta chez le rabbin sépharade Mordehaï Eliahou, qui lui conseilla de consulter Rabbi Israel Abehassera. Ce dernier la bénit et lui dit : " tu diras à celui qui t’a envoyé d’aller chercher vers Dimona un certain Aflalo. Le rabbin Eliahou arriva à Dimona, sans aucune information préalable. Il entra au hasard chez une famille en deuil pour participer à la prière du soir. Au moment de quitter la maison de l’endeuillé, il raconta ce qui l’avait amené à Dimona. C’est alors qu’un vieil homme s’adressant à lui l’informa ; je suis Aflalo, l’homme que tu cherches vient de mourir ; je l’ai enterré aujourd’hui moi-même. Il fit signer le nommé Aflalo

La déposition qui libéra légalement la femme qui pouvait maintenant se marier.

Chaque année des milliers de visiteurs pour la Hiloulla de Baba Salé à Netivot.

azeroual70@hotmail.com 

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In : www.dafina.net

 

 

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