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5 articles avec sans sauce

Le gag de l'année 2013 : Le parlement marocain veut interdire Israël et légaliser le haschich !

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Feu Hassan II avait qualifié le parlement marocain, lorsqu’il était encore à étage unique (sans seconde chambre), de cirque où insultes et joutes oratoires n’avaient de but que de faire le clown devant les caméras de télévision pour amuser la galerie et épater le peuple, si bien que la production et le vote des lois étaient le dernier souci de nos représentants... d’eux-mêmes. Eh! bien le Regretté monarque, d’habitude clairvoyant, s’est lamentablement trompé de jugement. Le parlement n’est pas un cirque, c’est une halka ! où les bouffons se disputent le titre de qui pète le plus. Pour un pet, le dernier qui a reçu le prix de la grande puanteur est le fameux projet de loi visant à pénaliser toute normalisation du Maroc avec Israël.

 

Présenté samedi 18 mai dernier (3 jours après le jour de la création de l’Etat hébreu), ce projet de texte propose des peines de prison pouvant aller de deux à cinq ans et des amendes variant entre 100.000 et un million de dirhams. Je n’entre pas dans les détails, mais le simple fait d’inviter un journaliste israélien, même d’origine arabe, est considéré selon ce projet de loi comme un crime de normalisation avec le sionisme qui mérite le bagne. Pire : Si par malheur un vendeur ambulant analphabète comme le premier homo sapiens se fait pincer avec des dattes d’origine israélienne entrées au Maroc via l’Espagne où à travers le couscoussier que sont les postes-frontières sahariens de Bir Gandouz ou de Bir Moghrein, il ne faudra pas donner cher de la peau de ce moul el carossa qui ne saurait pas même situer son douar sur une carte, alors Israël…

 

Bref : ce projet de loi qui tombe à un moment où les parlementaires de tous bords réclament à cor et à cri que leur maison devienne l'unique source de légifération et qu’il soit mis fin à la mainmise de l’exécutif en matière de production législative, a semble-t-il satisfait ces initiateurs dont un mystérieux observatoire contre la normalisation avec Israël ; puisque ledit projet de texte est maintenant parrainé par cinq partis dont deux sont dans l’actuel gouvernement et trois dans l’opposition ; en l’occurrence le PJD, le PPS, l’Istiqlal, le PAM et l’USFP. Ce qui fait marrer dans cette histoire, plus que le gag des députés jordaniens qui voulaient, eux, poursuivre Israël devant le TPI pour crimes de guerre alors que le défunt Hussein de Jordanie avait écrasé dans le sang des milliers de palestiniens lors du fameux septembre noir, c’est que les « honorairables » députés marocains veulent aussi légaliser le haschisch !  

 

Voilà où on en est. Si jamais toutes les dispositions de la nouvelle constitution sont appliquées et que le parlement devient l’unique source de production et de vote des lois, il faudra s’attendre un jour à une législation du genre interdiction d’aller à la Mecque sous prétexte que Riyad aura rétablie ses relations diplomatiques avec l’Iran ou de visiter la Thaïlande à cause de la grande prostitution infantile qui règne ! Puisqu’on y est jusqu’au cou, continuons : Pourquoi ces députés en mal de biscuits-et mal élus en plus [moins de 37 % de Marocains ont votés en 2011]- ne déposent-ils pas plutôt un projet de loi qui interdise tout contact entre les Marocains et le polisario au lieu d'Israël où vit plus d'un demi million d'Israéliens d'origine marocaine dont 50.000 visitent régulièrement le Maroc, terre où sont enterrés leurs ancêtres ?

 

Non nos parlementaires qui n'ont visiblement rien à mettre sous la dent sont contents des contacts, du reste inutiles et lassants, avec le polisario. Ils veulent même légaliser la culture du marijuana dans le Rif et amnistier des centaines de tarfiquants de dorgue recherchés par les tribunaux !

 

Enfin, je conseille aux gabelous du fameux observatoire anti-normalisation avec Israël de bien lire mon billet avant de me cataloguer dans la colonne des chantres du sionisme ou des inconditionnels d’Israël. Je ne suis ni l’un ni l’autre (le contraire ne m'aurait pas fait honte). Bien que je sois de ceux qui considèrent que le sionisme était à l'origine un mouvement humaniste universel mais qui a un peu dévié de sa trajectoire à cause de l’insoutenable pression du monde extérieur sur un jeune Etat dont les ressortissants ont fini par se croire à nouveau assiégés à Massada. Amen !

Publié dans Sans sauce

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L’ex ministre PJD El Otmani a-t-il violé le code déontologique des médecins ?

Publié le par Karim El Maghribi

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La loi marocaine sur la déontologie des médecins en exercice est claire. Elle interdit toute forme de publicité personnelle sur le métier. Comme le stipule l’alinéa N°1 de l’article 10 de l’arrêté résidentiel relatif au Code de déontologie des médecins (Référence : B.O du 19 juin 1953, page 828). Que voici : Sont spécialement interdits au médecin « Tous les procédés de réclame ou de publicité personnelle de caractère commercial, notamment les appels par la presse ou la radiodiffusion : sauf dans des cas exceptionnels et avec l'autorisation du conseil régional (ou, en cas d'urgence, de son présentant qualifié). Le psychiatre (1) et ex-ministre PJD des Affaires étrangères Saad-Eddine El Otmani a posté un tweet, le 11 novembre à 03h14 (horaire américain) depuis le quartier Hassan à Rabat sur son compte personnel Twitter, où il annonçait qu’il reprenait son métier de médecin psychiatre dans sa clinique personnelle dès le lundi 11 Novembre (date marocaine), après environ de 18 mois passés au gouvernement. Le député d’Inezgane donnait même l’adresse de la clinique à Rabat et son téléphone : Rue d’Oman, N°8, Immeuble C, appartement N°7, près du Cinéma Al Malaki, téléphone : 0537707835 Le président en exercice du conseil national du PJD a-t-il demandé et obtenu l'autorisation du conseil régional (ou, en cas d'urgence, de son présentant qualifié) pour faire sa pub dont en ont fait état plusieurs journaux marocains ont repris ?

 

(1) Diplômé en médecine de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca (1986), il obtint  un diplôme en psychiatrie du CHU de Casablanca (1994).

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Boutef pète les plombs !

Publié le par Karim El Maghribi

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On s’inquiétait un peu de sa santé cérébrale après l'accident ischémique qui a touché une large partie de son cerveau et à cause duquel il fût admis d'urgence à l’hôpital parisien des armées « Val de Grâce », le 27 avril dernier, où il a passé 80 jours après quoi il fût retourné le 15 juillet suivant à Alger dans un état d’affaiblissement visible. Mais l’on ne se doutait point que cette maladie cérébrale s'aggravât jusqu’à atteindre les facultés mentales de Monsieur le Président. Abdelaziz Bouteflika, Boutef pour les intimes,  est-il devenu fou ? Ou bien ce seraient les généraux qui le manipulent comme un pantin en se servant de son état presque « végétatif » pour lui faire dire et faire ce qu’il n’a jamais pensé dire ou faire ; entre autres sévices le pousser de s’ériger en avocat patenté des droits de l’homme ? En tout cas celui qui aurait décidé de briguer un quatrième mandat présidentiel a bien adressé, le 28 octobre dernier, une lettre aux participants à la soi-disant «conférence africaine de solidarité avec la cause sahraouie», grand-messe qui s’est tenue dans la capitale nigériane Abuja. Boutef a notamment gravé en lettres de feu dans sa missive qu'Alger soutient le Polisario et que le mandat de la Minurso doit être modifié pour contraindre le Maroc à respecter les droits de l’homme au Sahara !  Boutef que le site slate.fr a placé en 8e position du top ten des dictateurs les mieux élus (à 90,2 %, on a bien voulu lui attribuer le score de 100 % mais les afficheurs des ordinateurs du ministère de l’Intérieur qui ne sont plus achetées à l’ex URSS ne comprenaient -malheureusement- que deux cases !) est visiblement froissé par les très bonnes relations entre le Maroc et les pays du Golfe où Boutef s’est exilé en 1981, exactement aux Emirats arabes unis, après l’éclatement d’un scandale de mauvaise gestion des fonds secrets du ministère des Affaires étrangères, département qu’il dirigeait à l’époque. « Le procès n’aura jamais lieu, mais Bouteflika est exclu, en décembre 1981, du comité central du FLN (…) » écrit le très bien informé magazine Jeune Afrique. De Paris, à Genève, de Abou Dhabi à d’autres pays du Golfe, l’errance du fils d’Oujda, ville marocaine où il vit le jour le 2 mars 1937 et possède toujours la maison de ses parents, durera six ans avant son retour au pays en 1987, soit un an avant « les émeutes d’octobre 1988 et la révolte d’une jeunesse qui exprime son aversion contre le pouvoir déstabilisent le régime Chadli », et surtout quatre ans avant le début de la guerre civile, née de l’interruption brutale du processus démocratique qui a fait émerger le Front Islamique du Salut comme première force politique d’Algérie. Boutef serait-il aussi très jaloux de l’arrivée réussie en 2011 des islamistes marocains du PJD au pouvoir. Peut-être que oui, peut-être que non. Mais toujours est-il qu’il est très aigri des récentes victoires de la diplomatie marocaine qui a mis en échec certaines manœuvres de députes européens visant à nuire aux intérêts de Rabat, et surtout par la prochaine rencontre entre Mohammed VI et Obama en novembre prochain à Washington. Devant les multiples victoires de Rabat, Boutef & Co., se souvient soudain que peut être tout n’est pas perdu. Il existe encore un terrain où lui ses mentors croient avoir encore des chances pour saboter le Maroc : l’Afrique. Tirant profit du terrain que lui a balisé l’ex dictateur Kadhafi qui a acheté une partie de l’Afrique pauvre à coups de millions de dollars, le « fantôme » du palais Al Mouradia qui capitalise à satiété sur une idée assez répandue qu’Alger tiendrait les ficelles des groupes armées (qui kidnappent les occidentaux au Sahel), croit donc pouvoir contrecarrer la présence marocaine en Afrique ; d’où l’idée de cette lettre aussi incendiaire que pitoyable.

Publié dans Sans sauce

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Le mot de trop d’Abdellatif Jouahri, gouverneur de la banque centrale

Publié le par Abdelkarim Chankou

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La politique quand elle se mêle trop de l’économie c’est très mauvais pour les affaires ! Cette vérité, Dominique Strauss-Kahn, ex-patron du FMI, l’a rappelée récemment  à Marrakech. Selon l’ancien ministre français de l’Economie et des Finances, la crise actuelle de la zone euro est redevable à l’interventionnisme du politique dans l’économique. Autrement dit, on est libéral ou on ne l’est pas !

 

Au Maroc, le gouverneur de Bank Al Maghrib, Abdellatif Jouahri, sauf lapsus ou omission, a lâché lors d’un point de presse une petite phrase assez incongrue que si elle l’avait prononcée dans un pays comme les Etats-Unis, elle lui vaudrait l’honneur de prendre la porte dans les plus brefs délais. « Toutes les banques marocaines réunies ne gagnent pas ce que gagne à elle seule une société de télécoms » ! Sauf négligence de traduction de notre part, c’est la réponse de M. Jouahri à une question lors du point de presse tenue ce mercredi à Rabat, à l'issue de la réunion trimestrielle du Conseil d'administration de la Banque des banques.

 

Que veut insinuer M. le gouverneur par cette phrase ? Si c’est pour prendre la défense des banques c’est raté ! Car ces dernières ont leur syndicat ; en l’occurrence le Groupement  professionnel des banques marocaines (GPBM pour les intimes). Si pour montrer du doigt le secteur des télécoms dont la bonne santé agacerait à ce point, les banques n’ont alors qu’investir dans ce créneau. Tenter la 4 G, par exemple ou  la Bourse…. Celle-ci est faite pour ça. M. Jouahri n’a-t-il pas mieux à faire ? Veiller aux bons équilibres financiers du royaume entre autres…

 

Mieux : la petite phrase de M. Jouahri n’est même pas  parfaitement  juste, ne serait-ce que parce que tout le secteur des télécoms ne croule pas sous les roses. Loin s’en faut. Les meilleurs non seulement sont au sommet de la réussite mais aussi à celui de la contribution au budget de l’Etat… Allô !

Publié dans Sans sauce

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Maroc : Comment l’économie informelle arrange en fait les affaires de l’Etat

Publié le par Karim El Maghribi

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Je n’évoquerai pas l’exemple bateau des « moul el carossa», ces marchands ambulants qui font (depuis toujours) partie intégrante du décor urbain, suburbain  et rural. Assez tapé donc sur ces pauvres bougres ! Par contre pour montrer l’hypocrisie des l’Etat et des médias sans perdre de vue certains chefs d’entreprises dites modernes ou organisées, je m’en tiendrai à deux exemples précis. Pas un de plus ! et que voici, sans jeu de mots, dans le désordre : Le transport clandestin et la contrebande.

 

Sans aller plus loin que chez moi, il suffirait de faire un tour, à n’importe quel jour vers 20h00 GMT, à la place dite d’El Aouina (Fontainette en bon français). Pour les mordus des mystères toponymiques j’apprends que ce lieu qui se situe au niveau de la trémie du boulevard Brahim Roudani, environ au commencement du boulevard Yacoub El Mansour à Casablanca, doit son nom à un ancien petit filon d’eau qu’on a enterré plus tard sous les déblais. Depuis l’indépendance, cet espace  – servait et sert encore – de terminus et de point de départ aux taxis collectifs à destination de la ville d’El Jadida (ex-Mazagan). Je ferme la parenthèse. Je disais donc que dès la tombée de la nuit dont le noir s’impose brutalement comme un rideau de fer à cause de l’éclairage public qui est plus que défaillant, toute une faune de transporteurs clandestins débarque à la que leu-leu et en file indienne pour chercher le chaland en mal de bus et de taxis. Il faut dire que les files d’attente des grands taxis (les pionniers du low cost terrestre) sont plus interminables, aux heures de rush, que les fameuses queues devant les boulangeries à Moscou au temps de Brejnev.  Equipé de son triporteur made in China ou d’un multispace voire parfois d’une petite voiture citadine, le « transporteur souterrain » est vite entouré par une foule de gens qui se battent pour s’engouffrer dans le véhicule qui peut selon son format peut prendre jusqu’à sept passagers sans le chauffeur : quatre derrière, deux dans le coffre et un à l’avant, car il ne faut pas trop narguer les flics dont les rondes sont assez fréquentes dans le coin. Le transporteur à l’insu du plein gré de qui de droit peut ainsi empocher jusqu’à 100 dirhams (9 euros) par voyage, dont la distance varie entre 5 et 15 km. Une jolie somme tout bénef surtout quand ledit transporteur informel est un chauffeur d’une société qui fait des heures supplémentaires à l’insu ou au su de son employeur. Pour quoi au su ?  Parce que ce dernier payé au Smig  (environ 160 euros par mois) pour 10 à 12 heures de travail, son boss ne pourra que fermer les yeux sur la débrouillardise forcée de son employé, même si ces heures de boulot extra sont de nature à nuire à la santé et à la vigilance de ce dernier. Mais, vous l’aurez compris, ce travail au noir arrange aussi les affaires de l’Etat. Sécurité et transport urbain étant intimement liés – je vous épargne une thèse sur le thème – l’Etat est heureux de voir les files d’attentes diminuer grâce aux taximen à la sauvette.

 

Au rayon contrebande, c’est le même refrain.  Je ne vous apprendrai rien si je vous disais que mes deux exemples ne sont pas totalement disjoints et peuvent  donc se trouver entremêlés : les fameux grands taxis anti-diluviens, de marque Mercedes 240 ou 230, qui font la joie des touristes allemands ne roulent plus que grâce aux pièces de rechange d’occasion et aux pneus de contrebande ou rechapés, lesquels caoutchoucs sont autant moins chers que performants quand ils sont de contrebande. Parole de vieux routier.  Notamment celle d’un patron d’une grande entreprise tout ce qu’il y a de régulier et qui reconnaît que sans la contrebande, beaucoup d’entreprises auraient mis la clef sous la natte depuis fort longtemps. Car, explique ce connaisseur du monde des affaires marocain, même si une usine décide de zapper la filière contrebandière pour acquérir une pièce de rechange par voie légale elle devrait parfois en plus d’une facture des plus salées poireauter de longues semaines avant que la pièce commandée soit disponible. Délai d’attente létal pour toute fabrique qui a bâti sa crédibilité sur le respect des deadlines.

Publié dans Sans sauce

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