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23 articles avec securite

Confrontée à la hausse inquiétante de sa population carcérale, la Belgique refile au Maroc ses prisonniers dangereux

Publié le par KEM

 

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Bourrés de taulards de diverses origines raciales et sociales (maghrébines, africaines, baltes, slaves, asiatiques...), les pénitenciers belges ne peuvent se désengorger que par une politique pénitentiaire qui combine trois solutions. Outre les traditionnelles peines de substitution (travaux d’intérêt général, bracelet électronique, liberté conditionnelle…), les deux autres solutions sont  la construction de nouveaux bagnes et l’envoi de certains prisonnier étrangers dans leurs pays d’origine pour qu’ils y purgent leurs peines ou les reliquats de peine. Mais cette solution quand elle ne bute pas sur le refus de certains pays émetteurs d’immigration de voir leurs pisons déjà bondées se remplir de taulards venus d’ailleurs elle suscite l’ire des ONG des droits de l’homme qui font pression sur les juges de ne pas décréter ce qu’elles appellent une « double peine », à savoir envoyer des prisonniers dans leurs pays d’origine où ils risquent d’être torturés voir assassinés. Mais il y a des pays qui acceptent quand même de coopérer avec Bruxelles comme le Maroc dont certains ressortissants détenus en Belgique sont classés « dangereux ». 

Ainsi, tout récemment, six nouveaux prisonniers marocains emprisonnés en Belgique pour des délits liées à la drogue, faux et usage de faux, escroquerie viol et tentative d'assassinat, ont été transférés le 16 décembre  dernier au matin vers le Maroc pour purger ce qui reste de leurs peines. L’information a été donnée par le site 7sur7.be qui cite la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom. Il s’agit du troisième transfert de prisonniers marocains détenus en Belgique vers le Maroc, ce qui rapporte le total à 15 prisonniers qui totalisent ainsi 125 ans de prison dont plusieurs ont été condamnés pour terrorisme ou braquage à main armée.

Le « refoulement » a été effectué en vertu d’une convention bilatérale signée en 1997 pour permettre le retour volontaire de prisonniers marocains. A Laquelle convention un protocole a été ajouté en 2007 pour rendre possible le rapatriement forcé.

Pour ce qui est de la solution qui consiste en la création de nouveaux lits de détention, les médias  locaux rapportent  que la Belgique  comptera  quelque 1.806 places de plus en prison à l'horizon 2013-2014, « grâce à la construction de six nouveaux établissements pénitentiaires, a indiqué mercredi dernier à l'agence Belga Laurent Sempot, attaché à la Direction générale des établissements pénitentiaires (EPI), à la veille du deuxième anniversaire des premiers transferts de détenus vers la prison de Tilburg (Pays-Bas).

La Belgique a en effet lancé six nouveaux projets de construction à court terme d'établissements pénitentiaires. A l'horizon 2013-2014, les prisons prévues à Termonde (440 places), Beveren (312), Marche-en-Famenne (312) et Leuze-en-Hainaut (312), ainsi que les centres psychiatriques fermés d'Anvers (180) et de Gand (250), devraient ainsi permettre à la justice belge de disposer de 1.806 places supplémentaires. Les sites marchois et gantois sont les seuls dont la construction a déjà commencé, précise M. Sempot.

 

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Bernard Bajolet, le patron du contre-espionnage extérieur français : La DGSE n'est pas la NSA

Publié le par D'après lopinion.fr/blog/secret-defense

Bernard Bajolet : "La DGSE n'est pas Big Brother" (Titre d'origine)

Le patron des services définit le rôle de sa maison : un "outil de réduction de l'incertitude pour nos autorités"

 

Le numéro de janvier de la Revue Défense nationale publie un long article de fond de Bernard Bajolet, directeur de la DGSE, dont on peut lire l'intégralité ici. Il y répond en particulier aux accusation formulées dans la presse, notamment Le Monde, qui comparait les capacités d'interceptions électroniques à un Big Brother. 

La DGSE " doit faire évoluer ses capacités d’interception[ en fonction des mutations technologiques sans fin, tout en les maintenant dans un cadre parfaitement conforme à sa mission et au droit, qui ne peuvent en aucun cas être assimilées à un “big brother” comme on peut parfois le lire" écrit-il. Il insiste sur l'importance de la "légitimité" de l'action du Service : "Notre démocratie doit avoir recours à des services de renseignement efficaces opérant dans un cadre légal conforme aux droits français et européen, et dument contrôlés par la représentation nationale. Aussi, les Français doivent-ils avoir l’assurance du caractère démocratique de la DGSE et de sa mission ; cela passe par un contrôle adapté et renforcé de la représentation nationale, que le Service appelle d’ailleurs de ses vœux"

Bernrd Bajolet pose également les "quatre raisons" qui justifient l'existence d'un service de renseignement extérieur comme la DGSE : "éviter à notre pays toute surprise stratégique, fournir à nos autorités une expertise de long terme, apporter au processus décisionnel une contribution unique et exclusive, et enfin déjouer la menace de façon opérationnelle". Il développe surtout le concept d' "outil de réduction de l'incertitude". "Le Service adresse chaque année plusieurs milliers de notes à nos autorités. En plus des  « notes de renseignement » élaborées par les exploitants de la DGSE sur la base de renseignements bruts recoupés, le Service produit des « notes d’évaluation ». Ce type de note évalue l’incertitude et met en avant l’interprétation que fait l’expert du Service d’une situation". (...) "La centaine de destinataires institutionnels (...) de la production de la DGSE, qui ont besoin de maîtriser l’incertitude sans forcément pouvoir la réduire, exigent d’être approvisionnés en permanence par du renseignement répondant à leurs besoins. La plus-value de la DGSE est d’apporter aux autorités nationales du renseignement ayant la plus haute valeur ajoutée : une information confidentielle, originale, pertinente et opportune, obtenue par des moyens souverains ou de coopération".

Bernard Bajolet reconnait toutefois que, "de façon plus inattendue, un service de renseignement extérieur, en révélant une vision du monde sans doute plus lucide et plus crue, peut aussi contribuer à renforcer l’incertitude…" D'ou l'importance de cette dernière affirmation : "il est attendu de la DGSE qu’elle demeure un outil fidèle et objectif, et non servile ou pire encore, acteur de politique étrangère et de sécurité nationale, en soutenant telle ou telle option".

Bernard Bajolet

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Report sine die d’une réunion de l’initiative « 5+5 Défense » qui devait se tenir au Maroc

Publié le par Karim El Maghribi

http://m.defense.gouv.fr/images/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/logo-5-5/1645209-1-fre-FR/logo-5-5_large_mobile.png/745/760/GIF

La tournée de SM le Roi Mohammed VI dans quatre pays du Golfe plus la Jordanie débuté mardi dernier a provoqué le report sine die une réunion des chefs d’état major de la Défense de l'initiative 5+5 qui regroupe cinq pays du sud de la Méditerranée et cinq autres de la rive nord. Cette réunion devait avoir lieu au Maroc, soit le jour même du départ du Souverain pour l’Arabie saoudite, première étape du périple royal. Selon des sources militaires espagnoles citées par le journal ABC, l’ajournement sans fixation de nouvelle date de « ce mini sommet » aurait dicté par l'absence  du général de corps d’armée et inspecteur général des FAR (l’équivalent du chef d’état major général ou du chef de contrôle général des armées) Abdelaziz Bennani qui fait partie de la délégation officielle qui accompagne le Roi du Maroc.

 

La réunion qui devait se tenir quelque jours après le sommet 5+5 de Malte dont les travaux ont été dominés par la crise malienne et des discussions -controversées- sur la recherche des moyens pour intervention militaire extérieure, avait été planifiée depuis plusieurs mois à l’avance, mais les autorités espagnoles n'ont  été prévenues de ce report que samedi dernier, ajoute ABC. Côté ibérique, c’est l’amiral Fernando Garcia Sanchez, le chef d’état major de la défense, qui devait participer à cette réunion.

 

L'initiative 5+5 Défense », créée en 2004, a pour but de promouvoir les relations entre les cinq pays européens de la rive nord de la Méditerranée (Espagne, Italie, France, Portugal et Malte) et  cinq de la rive sud (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Mauritanie).

 

La présidence tournante  pour 2012 a été confiée au Maroc après la réunion de Nouakchott  en décembre 2011. La Mauritanie assurant jusqu’à alors la présidence pour 2011.

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Syrie : la guerre ne sera ni chimique ni bactériologique mais cyber-virale !

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Ceux qui attendent ou craignent que le régime syrien recourre à l’arme bactériologique ou chimique lorsqu’il sentira sa fin venue se trompent. Ni l’armée régulière ni les milices fidèles à Bachar Assad (dites chabiha) ne s’hasarderont à employer les armes de destruction massive (ADM) contre les rebelles ; ne serait-ce que pour éviter d’embarrasser la Chine et la Russie, les alliés sûrs de Damas au conseil de sécurité. Mais cela ne signifie pas que d’autres ADM, plus discrètes et dont les conventions internationales ne disent rien, n’existent pas. Celles-ci, en effet, non seulement existent et coûtent beaucoup moins cher mais elles sont ultrarapides et aussi efficaces que les traditionnelles AMD sauf qu’elles ne provoquent- en principe- que des pertes matérielles. Le machin s’appelle tout bêtement «virus informatique.»

 

Aidés d’une superpuissance qui excelle en matière de la cyber-virologie, les hackers syriens ont montré vite leur maitrise de l’outil ravageur. La chaîne Aljazeera qui a fait de la chute du régime Assad son cheval de bataille en sait quelque chose ; puisque depuis plus d’un an ces émissions sont perturbées par des virus dont l’origine serait localisée au pays de Cham. Ce qui peut arriver à Al Jazeera peut aussi bien arriver aux autres structures de production vitales des Etats favorables aux rebelles anti-Assad, et dont l’informatique constitue un élément essentiel de fonctionnement. L’énergie étant la colonne vertébrale des économies des pays du Golfe, c’est bien cette cible vitale et stratégique qui semble intéresser les hackers pro-régime syrien. Et c’est déjà fait ! « Une deuxième victime en deux semaines. L'un des plus gros producteurs de gaz naturel au monde a été contaminé par un virus informatique, appelé +Shamoon+, qui frappe depuis quelques semaines. Le Financial Times annonce en une de son édition de vendredi 31 août que RasGas, entreprise d'Etat qatarie (le pays est le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié), faisait face à +des problèmes techniques+ après avoir été touchée par un virus inconnu ». En milieu de journée, le site de RasGas était toujours inaccessible rapporte le Journal Le Monde dans son édition digitale du vendredi 31 août 2012. Cette attaque cyber-virale intervient une quinzaine de jours après celle qui a frappé Saudi Aramco, entreprise d'Etat du plus grand producteur mondial de pétrole brut, l'Arabie saoudite.

 

Bien entendu, Israël est le coupable tout indiqué pour endosser la responsabilité de ces attaques ; d’autant que les pays victimes sont des pays arabes. D’autant plus aussi qu’en janvier dernier, un groupe de hackers israéliens avait affirmé s'être introduits sur les sites des Bourses de Ryad et d'Abou Dhabi pour répliquer à des cyberattaques lancées contre plusieurs sites israéliens. Si la responsabilité de pirates israéliens est difficile à écarter, cela n’exclut nullement une éventuelle attaque de hackers pro-Assad.

 

Maintenant il s’agit de savoir quelles sont les autres cibles potentielles des cyber-ADM pro-Assad. A part deux ou trois pays arabes tous les autres seraient dans la ligne de mire. En mai dernier, l'éditeur russe de logiciels antivirus Kaspersky Lab a annoncé avoir identifié un nouveau virus informatique au potentiel destructeur inégalé. Flame, son nom, est utilisé comme une « cyber-arme » contre plusieurs pays. Flame aurait été utilisé pour attaquer le ministère du Pétrole iranien et le principal terminal pétrolier iranien.

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Selon des médias français, le Qatar financerait les rebelles islamistes du Mali!

Publié le par Avec emarrakech.info

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Ce que soupçonne Croque Cactus depuis deux mois, vient d'être corroboré par la presse française : L'émirat gazier du Qatar financerait les rebelles du Nord du Mali qui veulent établir un émirat islamiste à Azawad ! (Croque Cactus).

 

Sont parvenus à la Direction du renseignement militaire (DRM), relèvant du chef d'état-major des armées françaises, des renseignements selon lesquels, les insurgés du MNLA , les mouvements Ansar Dine subdivision de l’AQMI et Mujao ont reçu une aide en dollars, dons de l’émir du Qatar.

Ainsi informa l’hebdomadaire français "Le canard enchaîné" de connexion qu’entretiendrait le régime qatari avec les sécessionnistes touaregs du nord Mali rejoint, aussitôt leur Azawad autoproclamé indépendant, par des mouvements jihadistes tel Ansar Dine, dépendance de l’AQMI au nord Mali et le MUAJO dirigé par un ex du polisario.

Ne précisant point les montants qu’auraient versés le Qatar aux mouvances nord maliennes, l’hebdomadaire français avance toute fois que les agissements fort douteux de l’émirat gazier du golf dans la région sahélienne, n’échapperaient pas à la vigilance des services français qui en rendraient compte assidûment à l’Elysée.

Objet de tout les soins à Paris pour son porte monnaie fort garnie, l’émir du Qatar, le cheikh Hamad, agacerait néanmoins dans les hautes sphères du pouvoir français, rapporte le canard, non seulement pour ses actions déroutantes au nord mali, mais également pour ses intrusions en Libye, en Tunisie et à plus grande échelle en Egypte.

Autre puissance régionale qui ne verrait point d’un bon œil les actions qataries au nord Mali, est l’Algérie, en froid consommé avec Doha.

Alger, rapporte l’hebdomadaire français, voit mal se construire sur ses 1300 km de frontière aec le nord Mali, un émirat islamiste engraissé à la soupe qatari surtout que l’un des supposés bénéficiaires de la charité qatari est le MUAJO qui détient en otage sept diplomates algériens enlevés le 5 avril dernier et réclamant aux autorités algériennes, 15 millions d’euros contre leur libération.
 
Le Canard indique que le Qatar, généreux donateur des mouvements séparatistes ou putschistes de la région, biglerait les ressources naturelles du Sahel, dont le pétrole et l’uranium après s’être emparé du pétrole et du gaz libyen.


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Maroc : La loi sur la sécurité privée pour septembre 2012

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le Dahir n° 1-07-155 du 19 Di Al-kaada 1428 (30 novembre 2007) portant promulgation de la loi n° 27-06 relative aux activités de gardiennage et de transport de fonds entrera en vigueur le 22 septembre prochain, apprend un communiqué du ministère de l’Intérieur.


Les établissements et les entreprises privées qui exercent, à la date de la publication de cette loi au bulletin officiel, les activités de gardiennage et de transport des fonds, sont  donc tenues de déclarer leur existence avant le 22 septembre 2012 au wali de la région où se situe le siège social ou l'établissement principal de l'entreprise et de préciser notamment la nature de leurs activités et le nombre et la qualité de leur personnel, précise un communiqué dudit ministère.


Ainsi en vertu des dispositions de la loi n° 27-06, et après promulgation du décret n° 2-09-97 du 16 Di Al-Kaada 1431 (25 octobre 2010) et de trois arrêtés ministériels publiés dans le bulletin officiel n° 6032 du 22 mars 2012 viennent-ils mettre de l’ordre un secteur dominé par l’informel et l’anarchie depuis que des sociétés de sécurité privée eussent commencé à pousser comme des champignons, vers la fin des années 1990, après que la première société de sécurité privée, en l’occurrence Wackenhut Security (compagnie américaine, leader dans le domaine) et qui est passée en 2003 sous le giron du Groupe 4S (un autre géant mondial de la sécurité privée), signât ses premiers contrats avec  les représentations diplomatiques américaines au Maroc alors sur les dents, suite de la série d’attentats terroristes  commis contre les intérêts américains dans le monde.


En gros le Dahir n° 1-07-155 du 19 Di Al-kaada 1428 portant promulgation de la loi n° 27-06 relative aux activités de gardiennage et de transport de fonds apporte une panoplie de mesures très attendues tant par le personnel desdites sociétés de sécurité que par leurs clients sans oublier les administrations de la police nationale, de la Gendarmerie royale, des Forces auxiliaires et des Douanes qui se sont plaintes, maintes fois, de certains agents de sécurité privée qui  portent des tenues de travail très ressemblantes à celles de ses agents !  L’Article 12 dudit décret met donc fin à cette anarchie en stipulant que « Les personnels employés à l’une des activités visées aux paragraphes 1 et 2 de l’article premier de la présente loi, peuvent porter, dans l’exercice de leurs fonctions, une tenue particulière dont les caractéristiques sont fixées par l’autorité compétente.  Cette tenue ne doit entraîner aucune confusion avec les tenues des agents des services publics, notamment ceux des forces armées royales, de la sûreté nationale, de la gendarmerie royale, des forces auxiliaires et des douanes. »

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De même le texte de loi  tend-t-il  à mieux protéger le personnel de ces sociétés notamment en cas de licenciement abusif tout en fixant les conditions d’embauche. En fait, certains agents ont parfois un passé judiciaire ou un niveau scolaire qui laisse à désirer. L’Article 5 prévoit à cet effet que « Toute embauche de personnel, par les personnes physiques ou morales, prévues respectivement aux articles 2 et 3 ci-dessus doit, au préalable, faire l’objet d’une déclaration auprès de l’autorité compétente, avec indication de l’affectation. Nul ne peut être embauché pour être employé à l’une des activités prévues à l’article premier ci-dessus s’il a fait l’objet d’une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle, pour des motifs incompatibles avec l’exercice des activités prévues par la présente loi, notamment s’il a commis des actes contraires à l’honneur, à la probité ou aux bonnes mœurs ou de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l’Etat. 


L’affectation à un emploi doit être conforme à la qualification professionnelle réglementairement déterminée en relation avec la nature de l’emploi (…) »


Mais le fait saillant dans cette loi et que tout le monde attend est la possibilité pour certains personnels de ces sécurité privés de porter des armes, notamment les convoyeurs de fonds, objet d’attaques répétées de la part de gangsters ou de terroristes. Là-dessus, le législateur est venu trancher le débat en faveur des grandes sociétés de sécurité privée dont les responsables ont souvent demandé que l’Etat les autorise à porter des armes à feu comme il se fait notamment en Europe. L’Article 13 est assez explicite à ce sujet puisqu’il stipule que « Les personnels des entreprises de gardiennage et de transport de fonds peuvent être armés et utiliser tous les moyens de défense, de contrôle et tous les autres moyens de surveillance ainsi que les véhicules spécialement aménagés ou les moyens de communication particuliers conformément aux dispositions législatives. » 

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L'Amérique centrale face à l'insécurité

Publié le par Général (CR) JP Husté

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By: Général (CR) Jean-Paul HUSTE

Date:25-07-2011

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Les 22 et 23 juin derniers, la ville de Guatemala a accueilli la Première Conférence de Soutien à la Stratégie de Sécurité de l’Amérique centrale.

Les 7 chefs d’État d’Amérique centrale étaient tous présents mais aussi les présidents du Mexique et de Colombie ainsi que Mme Hillary Clinton, secrétaire d’État des États-Unis.

Cette réunion constituera assurément un point de repère exceptionnel dans le lent cheminement de l’Amérique centrale vers son intégration mais aussi et surtout dans l’engagement des pays de la zone vers la prise en main de leurs sévères problèmes de sécurité avec le soutien de la communauté internationale.

Désormais, les conditions les plus essentielles – une volonté politique, un traité, un cadre institutionnel et une capacité de financement – sont a priori réunies pour que l’Amérique centrale puisse mettre en œuvre la stratégie de sécurité dont elle s’est dotée.
 

Une situation sécuritaire dramatiquement dégradée


« Notre région est victime de l’agression brutale du crime organisé qui compromet la sécurité de nos populations et sape les fondements de nos démocraties ».

Cette déclaration de Mme Chinchilla, présidente du Costa Rica, lors de la conférence de juin dernier, définit clairement une situation sécuritaire qui a désormais atteint un niveau au dessous duquel la crédibilité – et la viabilité – des États centre-américains risque de s’effondrer.

Pour sa part, M. Ortega (du Nicaragua) a souligné – en forçant il est vrai un peu le trait – que cette situation ne peut laisser la communauté internationale indifférente car « … ici se joue la sécurité de l’Europe et des Etats-Unis… »

Si l'on prend comme référence le nombre d'homicides par an et par tranche de 100 000 habitants, aujourd'hui seul le Costa Rica (Mme Chinchilla partage néanmoins manifestement l'inquiétude de ses pairs) se trouve proche de la proportion (8/100 000) à partir de laquelle les experts considèrent que le crime de sang volontaire est un problème grave de société. Tous les autres pays se situent bien au delà, El Salvador détenant le triste record de 72/100 000[1].

Au Salvador et au Guatemala, les capitales et leurs zones périphériques atteignent des proportions supérieures à 80/100 000, tandis que certaines régions de ces mêmes pays et du Honduras enregistrent des proportions supérieures à 70/100 000.

Les composantes de cette situation sont tout à fait comparables à celles que connaît le voisin mexicain : trafic de drogue et abondance d’armes à feu, cartels de narcos et bandes de délinquants, corruption omniprésente et faiblesse extrême des moyens de sécurité publique.

Si l'on se réfère à la criminalité liée au trafic de drogue, pour l’Amérique centrale, cette situation découle bien évidemment de sa position entre l’Amérique andine, productrice de cocaïne, et les Etats-Unis, principal consommateur régional de cette drogue alors que l'intensification des contrôles a rendu incertaine la voie maritime par les Caraïbes.

D’après le International Narcotics Control Strategy Report du Département d’État américain de 2010 (INCSR 2010), 90% de la cocaïne entrant aux États-Unis transitent par le Mexique après que 42% de cette coca aient été momentanément stockés en Amérique centrale.

Dans ce contexte, les puissants cartels mexicains, malmenés par la « guerre frontale » engagée par le gouvernement Calderon, ont étendu leur territoire de trafic sur l’isthme centre-américain, tout particulièrement sur le quadrilatère formé au nord par le Guatemala, le Salvador, le Honduras et le Belize.

L’arrivée des cartels mexicains (Zetas et cartel du Golfe) s’est traduite par l’apparition de violences et d’exactions comparables à celles dont ils sont coutumiers au Mexique, afin d’imposer leur domination par la terreur tant aux populations qu’aux représentants de l’autorité de l’Etat.

Ainsi, durant les seuls mois de mai et juin derniers, les Zetas se sont tristement signalés au Guatemala par le massacre de quelque 27 ouvriers agricoles et l’exécution de 2 procureurs chargés d’affaires de trafics de stupéfiants. Une liste de 12 juges et procureurs serait également parvenue au président Alvaro Colom, accompagnée de menaces sur leur vie en cas de maintien dans leurs activités à l’encontre des trafiquants.

Comme au Mexique, on enregistre également aujourd’hui sur le territoire centre-américain de fréquents règlements de comptes et autres féroces actions d’intimidation entre les cartels qui, par ailleurs, recrutent le gros de leurs effectifs dans les populations locales.

Enfin, il existe des organisations de trafiquants qui se sont constituées en marge des cartels mexicains. C’est ainsi que M. Mauricio Fuentes, président du Salvador, a reconnu lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 16 mai, l’existence du cartel de Texis (du nom de la ville de Texistepeque) dans la partie nord du pays. Signe de la parfaite adaptation du modèle mexicain au contexte local, le cartel de Texis serait dirigé par deux entrepreneurs et compterait dans ses rangs des hommes d’affaires, des élus, des juges et des policiers.

Le Panama constitue quant à lui un cas particulier. Depuis de nombreuses années en prise directe avec les organisations criminelles de la Colombie voisine, il serait aujourd'hui une zone de contact privilégiée entre trafiquants colombiens et cartels mexicains.

Bien qu'une augmentation de la consommation locale de stupéfiants (notamment des drogues de synthèse) ait été enregistrée ces dernières années parmi les populations les plus jeunes de l'Amérique centrale, elle n'est pas, et de loin, la raison essentielle de l'accroissement de la violence observé.

En revanche, ainsi qu'évoqué ci-dessus, les luttes entre cartels pour conquérir et conserver une position exclusive dans l'organisation du trafic de drogues ainsi que les actions mises en œuvre pour s'imposer par la terreur aux populations et aux autorités locales participent aujourd'hui de l’entretien d’un environnement sécuritaire particulièrement violent.
 

Enfin, l'expansion du narco-trafic favorise indirectement mais sûrement l'accroissement de la violence :

-         par la neutralisation (via la terreur ou la corruption) de la Justice à tous ses niveaux, du policier au juge ;

-         par la mise en circulation d'armes à feu qui sont les premiers instruments des luttes d'influence entre cartels et de la mise en œuvre d'initiatives d'intimidation.

Si l'augmentation du trafic de drogues constitue la cause majeure de l'envolée de l'insécurité ces dernières années, il existe néanmoins  d'autres raisons et facteurs qui favorisent la dégradation accélérée de la sécurité et de l'autorité des États centre-américains que l’on constate aujourd’hui.

Autrement dit, les initiatives énergiques qu’a lancées à partir de 2006 le président Calderon au Mexique n’ont fait qu’encourager la pénétration des cartels mexicains dans une Amérique centrale largement prédisposée à permettre l’expansion de leur business.

A titre d’exemple, le cartel de Texis précité se serait constitué voici plus de 10 ans.

Au premier chef des conditions propices au développement de la violence apparaît l'existence dans tous ces pays – qui se classent pour moitié parmi les pays à bas et moyens revenus[2] – de très fortes disparités et inégalités sociales et des ressources.

Même au Panama que son RNB par habitant (6570 USD) range dans la tranche supérieure des pays au revenu « moyen », le tiers de la population vit dans la pauvreté et quelque 15% dans l'extrême pauvreté.

On observe toutefois que le Costa Rica, la plus prospère et la plus socialement développée des 7 nations centre-américaines avec un RNB par habitant de 6345 USD en 2010 et « seulement » 16% de sa population vivant au-dessous du seuil de pauvreté, connaît depuis deux ans une augmentation des incidents violents.

Il convient également de retenir le double héritage des conflits internes qui ont ravagé certains de ces pays (Guatemala, El Salvador, Nicaragua) ou affecté la sécurité de leurs proches voisins (Honduras, Belize) entre les années '60 et '90 :

 
-         une propension à recourir à la violence dans le règlement de différends (la violence politique d'hier est « recyclée » en violence criminelle sur un fond de tensions internes aux sociétés) ;

-         une grande quantité d'armes à feu provenant des stocks constitués pendant ces décennies et dont la majorité est restée en circulation (les évaluations portent sur des nombres allant de 3 à plus de 4 millions d'armes)[3].

La corruption du secteur public est une réalité qui existe depuis longtemps en Amérique centrale et indépendamment du narcotrafic.

Conséquence de la faiblesse des institutions, elle épuise les ressources publiques, favorise le développement de l'impunité et, indirectement, crée un terrain favorable au développement de l'insécurité.

Fin 2010, l'Indice de Perception de la Corruption (IPC) dans le secteur public de Transparency International situait tous les pays d'Amérique centrale – à l'exception du Costa Rica coté à 5,3 – parmi les pays en deuxième partie voire en queue de peloton sur une échelle de 0 (forte corruption) à 10 (pas de corruption)[4].

En dépit des progrès réalisés depuis l'ère des conflits internes des années '60 à '90 (adaptation des codes pénaux, affirmation de l'indépendance du pouvoir judiciaire, meilleure préparation des juges), la faiblesse persistante de l'ensemble institutionnel de la justice pénale (du policier au juge) favorise le développement de l'insécurité.

A la corruption s'ajoute le manque de coordination interinstitutionnelle et de clarté dans la répartition des fonctions.

Les efforts de démocratisation menés à bien par les gouvernements dans les années '90 se sont essentiellement traduits par la séparation des forces de police de l'autorité des forces armées afin notamment de tenter d'effacer l'image de la prépondérance de la violence dans l'application de la Loi.

Néanmoins, ces initiatives n'ont pas été accompagnées par tous les efforts souhaitables en matière de formation des polices tandis que leurs budgets ont régulièrement diminué.

Face à la montée de l'insécurité, l'incapacité de l'appareil judiciaire pour neutraliser les criminels a accentué le manque de confiance des citoyens envers lui et notamment envers les forces de police[5].

Parallèlement à la séparation forces armées/forces de police évoquée ci-dessus, dans un élan mêlant confiance dans la paix retrouvée et défiance vis-à-vis de leurs armées, les gouvernements ont réduit de façon drastique leurs effectifs et leurs budgets.

Si bien qu'à l'heure où certains d'entre eux pourraient se proposer d'engager leurs militaires contre les narcotrafiquants, ils réalisent que ces derniers – comme au Mexique – sont bien mieux équipés que ce qui subsiste de leurs forces armées.

Dans ce panorama préoccupant, il convient de souligner cet aspect très particulier de l'insécurité en Amérique centrale, lui-même fort inquiétant pour les sociétés de la région : l'importance de la violence impliquant les individus jeunes.

Ce sont parmi eux (essentiellement des hommes de 15 à 35 ans) que l'on compte environ 60% des victimes d'homicides dans tous les pays centre-américains, la tranche des 15-25 ans représentant souvent plus de la moitié de ces victimes.

Les pourcentages sont tout à fait similaires parmi les auteurs d'homicides (du moins ceux qui sont arrêtés).

Les études – notamment celles de la Banque mondiale – portant sur les raisons et autres facteurs de risque qui entraînent les jeunes hommes de l'Amérique centrale vers des comportements violents mettent principalement en cause :
 

-         un héritage culturel faisant une place prépondérante à la supériorité du sexe masculin et à la violence tant dans le cercle privé (famille) que public (école) du jeune, les déséquilibres propres aux sociétés de la région (disparités des revenus, abandon de modes de vie traditionnels, urbanisation accélérée, désintégration des familles par l'émigration) ;

-         les carences des systèmes scolaires (inadaptation des moyens et de la discipline, difficulté d'accès au cycle secondaire) ;

-         le manque d'emplois et l’attrait de l'argent facile ;

-         l'accès aisé aux armes, à l'alcool et à la drogue.

Dans cette population jeune et masculine impliquée dans la délinquance violente, les maras occupent une place singulière et sont généralement accusées de perpétrer la plupart des délits et notamment les assassinats.

Comme on le sait, les maras sont nées de l'émigration aux États-Unis d'un million de centre-américains (guatémaltèques, salvadoriens, honduriens) à l'époque des conflits de la seconde moitié du siècle dernier. Les deux maras « historiques » les plus connues (Calle 18 et Salvatrucha) se sont formées comme gangs de rue à Los Angeles. A la fin des conflits internes, au début des années '90, les autorités américaines ont expulsé et rapatrié les mareros.

Depuis lors, tous les pays d'Amérique centrale ont vu se multiplier ces bandes[6] qui recrutent parmi les adolescents – bien souvent après qu'ils aient commis le meurtre requis comme  geste rituel d'admission – et qui se livrent à diverses activités délictueuses (vol, racket, enlèvement, proxénétisme) régulièrement accompagnées d'homicides.

Les études sur la proportion des crimes et délits dont sont responsables les mareros dans les divers pays de la région ne débouchent pas sur des conclusions parfaitement concordantes. Néanmoins, dans les trois pays les plus affectés par le phénomène (El Salvador, Guatemala, Honduras) les évaluations leur attribuent entre 15 et 30% des homicides.

Par ailleurs, les opinions ne concordent pas à propos des liens qu'entretiennent les maras avec le narcotrafic : petits dealers, exécuteurs de basses œuvres... Jusqu'ici, il ne semble pas que l'imbrication soit totalement réalisée mais certains observateurs estiment qu'avec le changement de génération des mareros, les deux « milieux » pourraient s'allier plus étroitement.

Les choix exclusivement répressifs (politique de la mano dura ou de la super mano dura) des gouvernements des pays les plus affectés par les exactions des maras (Guatemala, El Salvador, Honduras et Nicaragua) et leurs échecs sont venus démontrer les limites des capacités des pays de la région en matière de contrôle de la criminalité.

Malgré la focalisation  des efforts sur la poursuite des mareros (parfois avec l'engagement des forces armées) et sur leur emprisonnement systématique, le phénomène social ne s'est pas éteint, bien au contraire, les raisons et facteurs de risques identifiés ci-dessus n'ayant pas été pris suffisamment en considération.

Les possibilités des prisons ont été rapidement saturées et leurs directions dépassées ont été incapables de s'opposer à la poursuite des luttes entre gangs dans les établissements pénitentiaires non plus qu'au contrôle des opérations délictueuses par les chefs de bande emprisonnés.

Les efforts déployés par les autorités et l'échec de leur action pour combattre les maras ont en fait renforcé leur renommée parmi les jeunes délinquants.


Une démarche suivie mais lente de coordination régionale


Devant leurs difficultés pour réduire la criminalité et la violence endémiques et désormais l'expansion du narcotrafic qui ébranlent leur sécurité, les pays d'Amérique centrale se sont depuis plusieurs années engagés sur la voie d'une coordination régionale de leurs efforts.

Le premier pas significatif d'une volonté de coordination des efforts en vue d'une intégration régionale, en prenant en compte « la réalité et les exigences d'aujourd'hui », date du 13 décembre 1991 qui vit la signature du Protocole de Tegucigalpa par les présidents des six pays hispanophones d'Amérique centrale (Belize le signera en 1998). Ce document établi alors que la région sortait de ses décennies de conflits internes expose la volonté des signataires de s'engager plus avant dans la voie de l’intégration régionale que ne le permettait le cadre juridique de l'Organisation des États centre-américains (ODECA, dont la charte fut signée en 1962). Ainsi apparaît le Système d'Intégration centre-américain (SICA) qui, entre autres objectifs, se propose de promouvoir « un nouveau modèle de sécurité régionale fondé sur un équilibre raisonnable des forces, le renforcement du pouvoir civil ... l'éradication de la violence, de la corruption, du terrorisme, du narcotrafic et du trafic d'armes. »

L'étape suivante se situe au 15 décembre 1995 avec la signature du Traité Cadre de Sécurité démocratique qui offre un cadre juridique au Protocole de Tegucigalpa en matière de sécurité. Le traité institue la Commission de Sécurité d'Amérique centrale dont le rôle est de coordonner, évaluer, suivre et élaborer les propositions touchant à la sécurité régionale.

Dans le sillage de ce traité, plusieurs accords et déclarations ont été ratifiés entre pays membres pour faire face de façon coordonnée aux menaces actuelles sur la sécurité :
 

-         le code de conduite en matière de (contrôle des) transferts d'armes en 2000 ;

-         le programme centre-américain de contrôle des armes légères en 2003 ;

-         la déclaration de Guatemala pour une région sans corruption en 2006.


Le 12 décembre 2007, les chefs d’État et de gouvernement du SICA adoptent un texte définissant la Stratégie de Sécurité d'Amérique centrale qui centre spécifiquement les  objectifs de cette stratégie sur les questions de sécurité intérieure (4 objectifs : lutte contre les délits, prévention de la violence, réinsertion des délinquants, consolidation des institutions).

Le 3 septembre 2010, un nouveau pas est franchi dans la focalisation sur les menaces  de ce début de siècle avec la révision de la Stratégie de Sécurité d'Amérique centrale qui prend en compte « le caractère transnational du crime organisé et l'augmentation de la vague de violence dans la région » en recherchant « l'implication de tous les secteurs de la société en étroite collaboration avec la coopération internationale ».

En dépit de toutes ces expressions d'une volonté politique d'intégration et de coordination régionales pour faire face aux facteurs générant violence et insécurité, les observateurs s'accordent pour juger que les résultats sur le terrain sont limités.

Ainsi en est-il de la coordination en matière de lutte contre le trafic de drogue qui n'a concerné jusqu'ici qu'un nombre restreint de polices de la région.

Les progrès en matière de contrôle des trafics d'armes connaissent les mêmes limitations.

Il est vrai que la lutte contre ces activités criminelles aux larges dimensions internationales exigent plus qu'une coopération strictement régionale.

Mais aussi des financements.

C'est le cas pour la dernière initiative concrète des pays du SICA : l'inauguration en avril dernier du Centre Opérationnel de Sécurité Régionale (COSR – SICA) à Panama. Il doit permettre l'échange d'informations et le suivi des opérations de lutte contre le crime organisé. Un centre annexe est prévu au Guatemala.

Mais le COSR ne dispose que de locaux provisoires dans les installations du Service National Aéronaval panaméen et attend les représentants des pays membres ainsi que de pouvoir s'équiper grâce à des aides étrangères et internationales.


Un coût de la lutte toujours plus lourd pour les économies locales


Un rapport élaboré dans la perspective de la conférence des 22 et 23 juin 2011 avec le soutien de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AEICD), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Secrétariat Général du SICA a permis une évaluation régionale des dépenses en matière de justice et de sécurité intérieure sur les 5 dernières années (2006-2010).

Les dépenses engagées le sont majoritairement par les ministères de l’Intérieur (ou de la Sécurité) mais d’autres ministères ou organismes participent également aux efforts de chaque pays : Affaires étrangères, Education nationale, Santé, Affaires sociales…

Le principal constat du rapport est que les dépenses en matière de justice et sécurité intérieure ont augmenté de 60% au niveau de l’Amérique centrale entre 2006 et 2010 pour atteindre 3,975 milliards USD l’an passé[7].

Les pays qui ont consenti un accroissement moyen annuel particulièrement significatif sont le Honduras (+ 14%), le Panama (+ 20%) et le Costa Rica (+ 25%).

Par rapport au PIB, la moyenne de ces dépenses se situe pour 2010 à 2,66 % (contre 2,28% en 2006),  les pays faisant un effort nettement supérieur à cette moyenne étant : El Salvador (3,46% du PIB) et le Nicaragua (3,08% du PIB).

Par ailleurs, il convient de prendre en compte l’important accroissement des dépenses de sécurité privée.

Ces dépenses peuvent atteindre des taux annuels de croissance de 10% dans certains pays comme le Costa Rica.

Des études de la Banque Mondiale il ressort que l’Amérique centrale compterait plus de 250 000 gardes de sécurité privée (contre moins de 90 000 policiers).

Enfin l’étude « Crime et violence en Amérique centrale : un défi au développement »  produite en 2011 par la Banque Mondiale montre que les coûts induits par l’insécurité sont devenus effectivement insupportables pour les économies relativement fragiles des 5 pays étudiés.

Cette étude tente « une approche comptable » qui prend en compte tant les coûts des conséquences des actes criminels que ceux  engagés pour tenter de s’en protéger :

-         dépenses de santé ;

-         dépenses institutionnelles de sécurité publique et de justice ;

-         dépenses de sécurité privée (foyers et entreprises).

 
Evalués à 3,6% du PIB pour le Costa Rica, ils représentent 7,7% du PIB du Guatemala, 9,6% de celui du Honduras, 10% de celui du Nicaragua et 10,8% du PIB du Salvador.
 

L'engagement des États-Unis

 
Pour sa part, l'administration américaine actuelle a pris en compte le besoin d'un soutien et d'une coopération spécifiques à l'Amérique centrale et visant une cible plus large que le démantèlement des organisations se livrant aux trafics délictueux.

En octobre 2007, sous l'administration du président W. Bush, fut annoncée l'Initiative Mérida correspondant à un ensemble de mesures et de financements d'assistance en matière de lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé au Mexique, dans les pays d'Amérique centrale et dans ceux des Caraïbes.

Les financements correspondants étaient prévus pour s'étaler sur 3 années budgétaires (FY 2008 à FY 2010) et s'élevaient à :
 

-         1,330 milliard USD pour le Mexique ;

-         248 millions USD pour les pays d'Amérique centrale ;

-         42 millions USD pour les pays de la Caraïbe.
 

Il est intéressant de noter que plus de 50% du financement accordé à l'Amérique centrale allaient au fond international pour le contrôle de la drogue et l'application des lois (INCLE) , le reste se répartissant par ordre d'importance entre :
 

-         le fond de soutien économique (ESF) ;

-         le fond pour le financement militaire à l'étranger (FMF) ;

-         le fond pour le financement de programmes dédiés à la non-prolifération, à l'antiterrorisme, au déminage et programmes apparentés (NADR).


Finalement, sur les 3 années budgétaires précitées, les pays d'Amérique latine ont bénéficié d'une aide de 260 millions USD.

Ainsi que l'évoque un rapport récent au Congrès du Congressional Research Service, les États-Unis ont, depuis les années '70, investi des milliards de dollars dans des programmes de lutte contre la drogue avec des résultats controversés.

En revanche, l'administration Obama, tout en maintenant les plans Colombia et Mérida, a choisi de centrer davantage les aides sur la sécurité des personnes et sur le renforcement des institutions que sur la lutte contre le narcotrafic.

Par ailleurs, de nouveaux programmes ont été conçus et mis en œuvre au profit exclusif des Caraïbes et de l'Amérique centrale, et centrés sur la promotion du respect des lois, la lutte contre la corruption et l'accompagnement de la jeunesse.

De fait, le 111e Congrès (correspondant aux 2 premières années de l'administration Obama) décida, dès l'année budgétaire FY 2010, d'identifier à part du plan Mérida le financement dédié à l'Amérique centrale en créant la Central America Security Initiative (CARSI) pour laquelle l'administration Obama a demandé une dotation de 100 millions USD au titre de l'année budgétaire FY 2011 et une somme équivalente pour FY 2012.

Dans sa formule actuelle, selon le Département d’État américain, la CARSI doit contribuer au renforcement des capacités de lutte contre les menaces criminelles par la fourniture d'équipements et la mise en œuvre d'une assistance technique et à la formation.

De plus, elle doit permettre de soutenir des programmes applicables à des communautés déterminées et susceptibles d'améliorer leurs conditions de vie économiques et sociales[8].
 

La conférence de juin 2011


L'objectif de la Première Conférence Internationale de Soutien à la Stratégie de Sécurité d'Amérique Centrale des 22 et 23 juin 2011 était, ainsi que l'indique clairement l'intitulé, d'obtenir l'aide internationale afin de renforcer les capacités des pays du SICA à mettre en œuvre leur stratégie de sécurité définie en 2007 et révisée en 2010.

Cet objectif ne pouvait être atteint sans un dialogue politique de haut niveau réunissant des interlocuteurs ayant, pour les principaux d'entre eux, des intérêts majeurs, directs ou indirects, dans le renforcement de ces capacités.

Cette exigence a été amplement satisfaite puisque les chefs d’État des 7 pays d'Amérique centrale ont été rejoints par :
 

-         leurs homologues de Colombie et du Mexique ;

-         Mme Hillary Clinton, secrétaire d’État des Etats-Unis ;

-         le secrétaire général de l'OEA ;

-         des représentations d'une soixantaine de pays disposés à apporter des financements ou des aides techniques ou à la formation (Canada, Espagne, Hollande, Royaume- Uni, Finlande, Russie, Taïwan, Australie...) ;

-         le commissaire au commerce extérieur de l'Union européenne (UE) ;

-         le président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) ;

-         la vice-présidente de la Banque Mondiale (BM) ;

-         les représentants de diverses agences de l'ONU.

 
La conférence a été l’occasion de multiples déclarations prônant coopération et unité d’action contre le crime organisé et la violence sur fond de descriptions dramatiques de leurs effets sur les sociétés et les appareils d’Etat.

Les présidents colombien et mexicain ont invité leurs homologues centre-américains à suivre l’exemple de fermeté qu’ils donnent dans leurs propres pays et offert l’expérience de leurs institutions spécialisées dans la sécurité.

Bien entendu, les Etats-Unis se sont entendus à plusieurs reprises rappeler leur lourde responsabilité dans la dimension prise par les trafics de drogue et d’armes.

Mme Clinton a pour sa part rappelé l’engagement sans faille des Etats-Unis à l’heure de soutenir financièrement et techniquement ses alliés de la région et a fait sensation en invitant les chefs d’entreprise – selon l’exemple colombien – à participer financièrement à l’effort collectif. Elle a également prévenu que le gouvernement américain suivrait désormais la trace de chaque dollar prêté.

Faisant écho à la secrétaire d’Etat américaine, plusieurs représentants des institutions internationales ont pour leur part encouragé les gouvernements à augmenter la ressource par la voie de l’imposition.

Divers pays ont présenté des offres d’assistance technique et d’aide à la formation des organismes de sécurité ou au perfectionnement des appareils judiciaires.

La conférence a porté ses fruits dans la mesure où l’Amérique centrale a enregistré les engagements financiers ou de coopération technique de 25 pays et institutions internationales.

Selon l’évaluation présentée en clôture de réunion  par le ministre des Affaires étrangères du pays hôte, le guatémaltèque Haroldo Rodas, ces engagements correspondraient à 2,045 milliards de USD étalés sur les 5 prochaines années. Il n’y a pas eu de commentaires sur le fait qu’avant l’ouverture de la conférence, le ministre des Finances du Guatemala, M. Del Cid, avait évalué le besoin global à 6 milliards de USD.

Parmi les engagements financiers les plus importants se détachent ceux :
 

-         de la BM : 1 milliard USD ;

-         de la BID : 500 millions USD ;

-         des Etats-Unis qui rajoutent 40 millions USD à l’aide prévue pour 2010-2011 ;

-         de l’Australie : 22 millions USD.
 

Pour financer la stratégie de sécurité sur ses 4 axes (et 22 projets), M. Del Cid  a expliqué qu’allaient être mis au point 3 « mécanismes » distincts qui seront administrés et coordonnés par le Secrétariat Général du SICA :


-         un « panier » pour assurer la collecte des aides et leur distribution pour le financement des projets ;

-         un « fond des donateurs » chargé de l’administration de l’apport de chaque donateur ;

-         un « comité exécutif » formé par des représentants des donateurs chargé de juger des priorités et de l’avancement des projets ;

La réunion des 22 et 23 juin dernier à Guatemala aura tout à la fois confirmé :
 

-         l'importance accordée par les États-Unis à l'Amérique centrale qui se révèle aujourd'hui le maillon faible du dispositif de lutte contre la criminalité qu'ils soutiennent depuis des années sur leurs approches sud ;

-         la volonté des gouvernements centre-américains de s'engager plus concrètement dans une coopération régionale contre la criminalité multiforme qui désormais menace la crédibilité de chacun de leurs appareils d’État et la viabilité de leurs économies ;

-         le souci de grandes institutions internationales d'accompagner les efforts que déclarent vouloir mener à bien les pays de la région.
 

Néanmoins, des quatre conditions essentielles évoquées en introduction et aujourd’hui semble-t-il réunies pour regagner l’avantage sur le crime organisé et l’insécurité , la volonté politique sera sans doute la plus difficile à maintenir dans la durée et au niveau d’engagement souhaitable dans ses divers champs d’application :
 

-         la lutte contre la corruption ;

-         le recours à l’impôt ;

-         la prévention du délit ;

-         l’action sociale ;

-         la coopération interinstitutionnelle ;

-         la coopération opérationnelle régionale.
 

© ESISC 2011

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[1] Nombre d'homicides pour 100 000 habitants en 2009 : Costa Rica : 7,68 ; Nicaragua : 12 ; Panama : 12,9 ; Belize : 33,4 ; Guatemala : 48 ; Honduras : 58 ; El Salvador : 72.

[2] RNB/habitant (Banque Mondiale) :Belize : 4355 USD; Guatemala : 2680 USD; Nicaragua : 1080 USD; El Salvador : 3370 USD ; Honduras : 1600 USD ; Costa Rica : 5560 USD ; Panama : 6570 USD.

[3] Selon des études de la Banque mondiale, il faudrait compter sur une moyenne de 10 armes pour 100 habitants en Amérique centrale avec des extrêmes de 2,8 armes pour 100 habitants au Costa Rica et 16 au Guatemala.

[4] IPC 2010 / Transparency International (classement sur 176 pays) : Honduras : 2,4 (134e) ; Nicaragua : 2,5 (127 e) ; Guatemala : 3,6 (91 e) ; Panama, El Salvador : 3,6 (73 e); Costa Rica : 5,3 (41 e) ; Belize : non publié.

[5] A titre d'illustration, en 2008, soit avant l'expansion des cartels mexicains que l'on connaît aujourd'hui, 66% des Guatémaltèques se déclaraient convaincus que la police locale était impliquée dans les affaires criminelles (49% des Salvadoriens et 47% des Honduriens exprimaient la même opinion).

[6] Évaluation du nombre de maras et de leurs membres selon la commission des chefs de police d'Amérique centrale et des Caraïbes : Belize : 2 et 100 membres ; Guatemala : 434 et 14 000 membres ; El Salvador : 4 et 10 500 membres ; Honduras : 112 et 36 000 membres ; Nicaragua : 268 et 4 500 membres ; Costa Rica : 6 et 2 660 membres ; Panama : 94 et 1 385 membres.

[7] Dépenses par pays sur la période 2006-2010 et pourcentage du PIB en 2010 : Belize : 43 millions USD (en 2010 : 2,82% PIB) ; Guatemala :  890 millions USD (en 2010 : 2,16% PIB) ; El Salvador : 766 millions USD (en 2010 : 3,46% PIB) ; Honduras : 426 millions USD (en 2010 : 2,77% PIB) ; Nicaragua : 201 millions USD (en 2010 : 3,08% PIB) ; Costa Rica : 884 millions USD (en 2010 : 2,46% PIB) ; Panama : 764 millions USD (en 2010 : 2,85% PIB).

[8] Les 5 objectifs de la CARSI sont : créer des rues sûres pour les citoyens de la régionales ; interdire la circulation des criminels et de la contrebande à l'intérieur et entre les pays d'Amérique centrale ; soutenir l'apparition de gouvernements forts, capables et responsables ;  restaurer la présence de l’État et la sécurité dans les communautés menacées ; promouvoir de meilleurs niveaux de sécurité et de coopération entre nations de la région.

 

Publié dans Sécurité

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Le retour des braquages des bijouteries

Publié le par Karim El Maghribi

Depuis le mois de juillet dernier, le métal jaune a retrouvé son éclat d’antan et s'est remis à briller de mille feux. Porté par les inquiétudes sur incertitudes de l'économie mondiale. Selon une étude récente trimestrielle le Conseil mondial de l'or (CMO), « les cours de l'or ont bondi au deuxième trimestre à des niveaux historiques, s'aventurant sur des territoires jusqu'alors inexplorés. L'once a ainsi atteint 1.261 dollars le 28 juin sur London Bullion Market », un record.

Résultat heureux : la demande sur l’or s’agrandit de jour en jour si bien que la Poste française vient de lancer un produit innovant qui vise à acheter aux Français tout bijou en or inutilisé.
Résultat moins heureux : le braquage des bijouteries reprend du poil de la bête, un peu partout dans le monde.

En fait, oubliées durant quelques années par les cambrioleurs qui se sont intéressés plutôt aux fourgons blindés de convoyage de fonds, aux agences bancaires ou de transfert d’argent, les bijouteries redeviennent la cible préférée des braqueurs. La raison de ce retournement de tendance est sans doute la crise financière internationale qui sévit depuis deux ans en enlevant aux principales devises leurs attraits aux yeux des spéculateurs professionnels ou des simples particuliers amateurs des bonnes valeurs refuges.464059002_c20d096aa1.jpg

Rien que depuis 2009, plusieurs braquages de bijouteries ont été signalés en Angleterre ou en France. Le Maroc n’échappe pas à la tendance. Avant-hier, vendredi des inconnues habillées en mode afghane (visiblement pour lancer la police sur une fausse piste) ont tenté de braquer une bijouterie de la localité de Berrechid (50 km au sud de Casablanca, sur la route de Marrakech). Sans le courage du bijoutier qui a résisté en se mettant à crier fortement, ce qui lui a valu deux plombs dans la jambe, tirés par une arme à feu, la tentative du braquage aurait réussi. Après le coup de feu, les bandits ont détalé à bord d’un véhicule 4x4 noir.

Ce n’est pas la première fois que la municipalité de Berrechid qui connait chaque été des températures d’enfer connait un braquage de bijouterie. Et ce ne sera pas la dernière. Idem pour le reste du territoire national où la majorité de ces commerces sont dépourvus de système de sécurité électronique et sont souvent tenus par des gens âgés, parfois seuls. Sans oublier que contrairement à la monnaie marocaine qui est non convertible, l'or offre l'avantage d'être intraçable et facilement vendable partout dans la monde dès sa fusion. 

Publié dans Sécurité

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Maroc : Vers un contrôle plus strict des étrangers

Publié le par Karim El Maghribi

http://www.liste-tourisme-maroc.com/blog/passaportes/passaporte-30-31.jpg


Plus de six mois après que le conseil de gouvernement ait adopté le projet de décret n° 2-09 607 portant application de la loi 02-03 relative à l'entrée et au séjour des étrangers au Maroc et à l'immigration irrégulières, ladite loi demeure toujours en sursis d’exécution, faute d’un texte qui définira les caractéristiques des imprimés à remplir par les demandeurs de cartes de séjour.


Actuellement on bute sur le type de questions que comportera ledit imprimé.


Le projet de décret adopté le 5 novembre dernier après avoir été présenté par l’ex-ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, organise et réglemente le séjour des étrangers sur le territoire marocain et contribue également au renforcement des mesures et dispositions de contrôle du territoire national tout en fixant les conditions juridiques et les procédures relatives aux demandes de la carte de séjour au Maroc pour les ressortissants étrangers, ainsi que les modalités de son renouvellement. Il distingue ainsi trois types de cartes de séjour : « catégorie visiteur », « catégorie affaire » et « catégorie étudiant ».


Le ressortissant étranger désireux obtenir la carte de séjour ou de résident doit disposer d'un visa d'entrée portant l'une de ces catégories, ou présenter une demande à ce sujet au plus tard dans un délai de 90 jours à son entrée au Maroc, pour les étrangers non soumis aux formalités d'obtention du visa.


Le projet de décret vise également dans une conjoncture de crise économique mondiale favorable à l’entrée des étrangers au Maroc, souvent pour trouver du travail, d’éviter aux autorités l’expulsion des étrangers en séjour régulier de longue durée pris en flagrant délit de violation de la loi en vigueur comme ce fut notamment le cas avec les missionnaires américains et européens. Ainsi avec des permis de séjour de courte durée et des délais plus long pour leur délivrance, les autorités concernées auront plus de temps pour décider de refuser ou d’expulser des étrangers déclarés non grata.

 


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Un islamiste armé d'un sabre fait irruption devant le Palais royal de Tétouan

Publié le par Karim El Maghribi

 

http://4.bp.blogspot.com/_TRtPvqRlYeI/SlnGQXkHSEI/AAAAAAAAD60/XQ16GO2fIWU/s400/P1120439.JPGC’est un vrai état d’exception qu’a vécu la ville de Tétouan (nord du Maroc) dans la matinée d’hier jeudi 15 avril. Vers le coup de 10h00 GMT, un barbu hystérique a attaqué au sabre, le Plais royal de la ville. Habillé à la mode afghane et aux cris d’Allah Akbar, le forcené faisait tournoyer son arme longue de près d’un mètre et demi !


Arrivé aux premiers cordons de sécurité constitués de gendarmes, de policiers, de militaires et d’agents des Forces auxiliaires, le fou a réussi à blesser trois agents de sécurité dont deux grièvement. Avant d’être maitrisé par une cohorte d’éléments des Forces auxiliaires qui l’ont roué de coups de bâton.
L’intégriste a été transporté à l’hôpital sous une forte escorte policière ainsi que les trois policiers blessés.
Jusqu’à hier soir l’identité du forcené est demeurée inconnue. Mais des témoins affirment qu’il est originaire de la région de Zagora (sud) et qu’il est marié à une Tétouanaise (comme le font beaucoup d’intégristes du sud qui préfèrent s’unir à des femmes du Rif). Etabli à Tétouan il vit gagne sa vie comme vendeur ambulant.
D’autres témoins croient savoir que l’agresseur a été expulsé d’Espagne où il est entré clandestinement. Et que son retour au pays l’a totalement affecté.
En tout cas la Brigade Nationale de Police Judiciaire s’est saisie de l’affaire pour essayer de comprendre les raisons qui ont poussé cette personne à s’attaquer à l’esplanade du Palais royal (Place El Feddan) ; surtout que le Roi vient de quitter la ville de Tétouan après un long séjour.

Publié dans Sécurité

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