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6 articles avec strategie

Maroc : comment l’Energie renouvelable peut coûter cher et rapporter de gros ennuis

Publié le par Croque cactus

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5216042.jpg

Cette préoccupation pour l’énergie propre est essentiellement européenne : Les Etats-Unis qui ne sont pas pourtant des manchots en matière de technologie énergétique propre ni les dernières victimes des ouragans et autres tempêtes dévastatrices  sEpoustouflant non ? Et même au  niveau européen l’unanimité ne semble pas faite. L’Allemagne, l’Etat le plus industrialisé et le plus riche de l’Union européenne, malgré le fait que l’écologie y soit une donne essentielle, est de moins en moins chaud pour les parcs d’éoliennes et de plates-formes photovoltaïque, simples comme hybrides ! Là également pour diverses raisons, qui vont de la puissance des lobbys associatifs écologiques jusqu’aux intérêts vitaux du pays. En effet,  « plus de la moitié des espèces végétales existantes dans le monde entier sont menacées de disparition et une espèce sur quatre du règne animal est en danger » écrit sur son site internet la World Wide Fund For Nature (WWF), l’une des plus grandes organisations mondiales de protection de la nature.

Quelle est donc cette relation entre les éoliennes, les panneaux solaires et le respect de la nature ? La réponse coule presque de source : Outre que les uns comme les autres génèrent une pollution visuelle dans l’espace qui les abrite, les turbines à vent constituent un danger permanent pour le vol d’oiseaux surtout migrateurs. De même, le dépassement d’un certain seuil mondial de production d’énergie renouvelable est de nature à menacer certaines monarchies du Golfe qui vivent de la rente pétrolière dont l’Arabie saoudite, le premier exportateur mondial de l’or noir et grand débouché devant l’éternel pour l’armement allemand.

En ce qui concerne le Maroc, pays ou la facture énergétique pèse lourd dans la balance budgétaire, il semble que le royaume soit déjà tombé les pieds joints, les yeux fermés et les mains croisées dans le panneau des infrastructures à énergie renouvelable. Pas seulement par séduction. Mais aussi sous la pression grandissante des grands industriels des turbines éoliennes. Le Maroc comme d’autres pays en voie de développement ouvre ainsi son espace aux parcs éoliens (les premières tubines datent de la fin des années 1990) et aux plates-formes solaires.  Etant donné tout le tintamarre médiatique fait depuis ces dernières années autour des gaz à effet de serre, l’on peut dire sans médire que l’option marocaine pour l’énergie dite « propre »  tombe sous le sens. Toutefois, ce choix est loin d’être le bon. Pour diverses raisons dont nous exposerons deux principales.

Avant d’attaquer ces deux raisons, il n’est pas inutile de souligner la cherté du matériel éolien et photovoltaïque. Un ordre de grandeur et d’idée : Un contrat d'exploitation et de maintenance d'environ 400 éoliennes revient à près de deux millions d’euros par éolienne ; sachant que pour amortir l’investissement et surtout  pour baisser le prix au kilowatt (qui est supérieur à celui de l’électricité hydrique ou fossile) il faut des parcs de plusieurs centaines de turbines à vent. D’où une pollution visuelle et sonore (1) atroce et un danger réel pour les vols d’oiseaux dont les flamands roses qui doivent désormais composer avec les éoliennes de la petite lagune de Naïla à Akhfenir, près de la ville de Tarfaya, classée zone humide et protégée par la convention internationale RAMSAR de 6000 hectares. Une perspective à même de ficher des boutons roses aux ONG écologistes d’Allemagne dont l’entreprise Bosh, leader en matière d’éoliennes hybrides, s’est retirée de la course  au Maroc.

 
(1) A 300 mètres, l'intensité sonore d'une éolienne est d’environ 45 db,  proche de la puissance sonore d’une boîte de nuit (95 à 105 db) !

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France 24 dame le pion à Al Jazeera

Publié le par Karim El Maghribi

http://backoffice.ugocast.tv/Medias/Images/Content/France24-Arabic-logo~Cnt.JPG

La chaîne d’information continue France 24 qui appartient à l’Etat français n’aura mis quatre ans, son âge, pour damer le pion à Al Jazeera, la chaîne de même type émettant depuis Doha, la capitale de l’Emirat gazier du Qatar. Et qui elle existe depuis 16 ans !
En effet, ces derniers jours le téléspectateur francophone comme l’arabophone ou l’anglophone- France 24 existant en trois versions linguistiques indépendantes-, aura remarqué que la chaîne créée en 2006 à l’initiative de l’ancien président Jacques Chirac qui voulait empêcher que Al Jazeera s’empare du Maghreb passait des spots publicitaires pour le moins étonnants. Et pour cause ! Des pubs de la compagnie aérienne égyptienne Egypt Air et ceux de la Banque islamique de développement (basée à Djeddah, en Arabie saoudite, pays qui en est également le plus gros actionnaire parmi les autres pays islamiques) passent régulièrement et en prime time SVP !

Ce pied du nez fait à Al Jazeera qui jusqu’ici n’est arrivée à séduire outre des entreprises qataries (Qapco et Qatar Airways entre autres) que quelques offices du tourisme notamment du royaume de Thaïlande, d’Indonésie et ou de Turquie. Dommage pour le personnel de cette chaîne qui pourtant fait preuve d’un professionnalisme digne de la BBC ou de CNN.

Il faut dire que les spots d’Egypt Air et de la BID ont redonné espoir au management de France 24 surtout à ses pimpantes et non moins professionnelles journalistes libanaises d’autant qu’une décision inspiré par Sarkozy a interdit la pub dans les télévisions publiques après 20h00.

Gageons que France 24 qui a opté dès le début pour une stratégie axée sur la danse du ventre envers les pays arabes clouera définitivement le bec à Al Jazeera qui elle aime plutôt tirer à boulets rouge sur certains régimes arabes, particulièrement saoudien et égyptien. Pays qui ont envoyé rendu la monnaie à Doha par le biais de la pub. L’arme fatale.

Boostée par ce succès auprès des annonceurs arabes, la chaîne française basée à Issy-les-Moulineaux, compte déjà élargir davantage son audience. La première télévision française à proposer une chaîne arabophone entièrement dédiée à l'information internationale, lance ses 24 heures d'antenne en langue arabe depuis le 12 octobre dernier à midi heure française.

La chaîne largement diffusée en France, en Europe et en Afrique grâce aux satellites Hot Bird, Arabsat et Nilesat, sera passée donc d’une diffusion de 4 heures par jour à ses débuts le 2 avril 2007, puis à 10 heures quotidiennes en avril 2009. Et maintenant c’est carrément le non stop!

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Le Maroc et l’Espagne condamnés à coopérer ensemble

Publié le par A.C.

http://4.bp.blogspot.com/_YE7ImYdANME/SwnA-KqUs2I/AAAAAAAAAdA/QSywt_EVEQ8/s320/S.M.+MOHAMED+VI+Y+ZAPATERO.jpg

Au lieu de se laisser bercer par l’inertie en se lamentant sur le coût du non-Maghreb ou en se focalisant sur quelques points de discorde bilatéraux, le Maroc et l’Espagne doivent agir vite sans perdre une seule seconde pour transformer ces moments difficiles marqués par la récession en Europe et en Amérique en pari gagnant.


Rabat n’a pas intérêt à voir Madrid s’enfoncer dans la spirale de la crise et vice versa. Au delà des relations culturelles et historiques qui lient les deux royaumes durant plusieurs siècles, la réalité est que plus de 2,5 millions de Marocains traversent chaque année l’Espagne pour rentrer au pays dont 700.000 vivent en terre ibérique. Dans l’autre sens, il est dans l’intérêt de Madrid à ce que le Maroc maintienne un taux de croissance raisonnable autour de 4 à 5 %. Ce rythme profite aussi bien au Maroc qu’à l’Espagne. Dans ce sens qu’il permet la réalisation d’un double objectif : les entreprise espagnoles en difficulté peuvent se « refugier » ou immigrer au Maroc avec la garantie de pouvoir y écouler une partie de leur production. En dessous de 3 % de taux de croissance, la consommation passe en bas régime. De même avec cette cadence de création de richesse, une partie de la classe moyenne marocaine maintiendra ses habitudes de passer ses vacances en Espagne et d’y faire du shopping. Sans oublier qu’un Maroc en petite forme économique cessera de servir de zone tampon aux hordes d’immigrés africains attirés par le rêve européen comme un aimant attire la limaille de fer.
Par ailleurs, il y une autre raison plus vitale qui plaide pour un partenariat privilégié entre Rabat et Madrid : Le Maroc est en passe de redevenir le grenier de Rome. Le Maroc redevient le grenier de Rome.
En effet, après avoir été pendant longtemps le grenier de Rome, l’ancienne Maurétanie tingitane pourvoyait l’empire latin en vin, grain, gibier et poisson, de nouveau le Maroc est appelé à jouer ce rôle. Mais cette fois le Maroc gagne aussi dans l’affaire. L’Europe a vu son nombre de paysans et surface destinées à l’agriculture diminuer comme une peau de chagrin depuis 1945. L’industrie et l’immobilier, plus rentables, ont pris le pas sur le travail de la terre. C’est sans cette optique que Rabat mit au point en 2009 le très stratégique Plan vert doté de 147 milliards de dirhams sur 10 ans. Un plan 100 % gagnant car l’Europe malgré la concurrence espagnole compte sur l’agriculture marocaine pour satisfaire ses besoins dans les prochains années. Preuve : les quelques jours d’interruption de fret aérien entre le Maroc et Paris à cause du nuage volcanique islandais ont suffi pour vider les étals du marché du gros des fruits et légumes francilien de Rungis. Donc au lieu de voir dans l’agriculture marocaine une menace, les travailleurs de la terre ibériques peuvent apporter leur savoir faire au Maroc en apportant leur contribution au Plan vert. Bref, il n’y a pas de meilleur antidote à la crise que le pragmatisme. Cette anecdote : les textiliens américains asphyxiés par la concurrence chinoise ont préparé une grande manifestation avec des slogans du genre « A bas le textile chinois ». Au moment d’un responsable chinois à Washington, on compris trop tard que les t-shirt et les casquettes sur lesquels étaient inscrits les slogans antichinois étaient fabriqués à Shanghai et qu’ils éteint importés massivement par des Américains vu leur bas prix qui permettait une confortable marge de bénéfice !
Je ne fais pas appel à cette blague pour dire que les Marocains sont pour les Espagnols ce que sont les Chinois pour les Américains ou les Européens. Il y a bien longtemps que les deux voisins des deux rives de la Méditerranée ont compris qu’ils sont condamnés à coopérer ensemble dans tous les domaines. L’Andalousie et la Catalogne ont été à ce titre plus parfaites. Mais des régions comme la Castille- La Manche ou la Galice sont restées frileuses. Mais pas pour longtemps. Avec un taux de croissance moyen en Europe de 0,7 %, le Maroc avec ses 4 à 5 % est en position de force.
« Le Maroc et l'Espagne s'attellent désormais à la consolidation des acquis et à la définition d'une stratégie qui donnera à la décennie à venir, un nouveau souffle qui permettra aux deux pays d'aller ensemble encore plus loin dans leur coopération économique, industrielle et commerciale », a souligné, jeudi 6 mai à Casablanca, le Conseiller de SM le Roi, M. André Azoulay à l’occasion de la tenue à Casablanca de la première édition de « Dialogues de voisinage dans un monde global », organisée par le Cercle de l'Economie (Espagne) et la Fondation Tanja.
M. Azoulay, qui s'exprimait aux côtés de M. Pedro Solbes, ex-Vice-Président du Gouvernement espagnol et ministre de l'Economie, a rappelé qu'entre l'an 2000 et 2010, le Maroc et l'Espagne allaient quasiment doubler leurs échanges commerciaux en passant en l'espace de 10 ans, de 33 milliards dirhams à plus de 60 milliards dirhams. Et d’ajouter que « la même dynamique se retrouve dans le tourisme, le nombre de visiteurs espagnols au Maroc ayant plus que triplé en une décennie avec le cap des 700.000 touristes qui sera probablement franchi en 2010 alors qu'il était de 200.000 en l'an 2000. » L’espoir est sauf !

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Israël se tourne vers l’Inde et la Russie

Publié le par Karim El Maghribi

Même si le contrat d’aide militaire américaine à Israël d’un montant de 30 milliards de dollars sur 10 ans signé en été 2008, c’est-à-dire quelque semaines avant l’annonce officielle de la crise financière, ne semble pas  menacé par la nouvelle administration Obama qui commence à importuner sérieusement le gouvernement Netanyahu au sujet de la création d’un Etat palestinien, l’Etat hébreu n’attendra pas que ça se gâte avec son premier allié  pour scruter d’autres sources de coopération civile et militaire en attendant que le nuage Obama passe comme un nuage d’été.

 

Israël se tourne donc avec deux pays sûrs. D’abord la Russie avec laquelle les relations sont candidates à plus de réchauffement dans les prochaines semaines  maintenant que les juifs israéliens d’origine russe sont devenus la 3e force politique du pays et la colonne vertébrale du gouvernement de droite dirigé par Benjamin Netanyahu. Puis l’Inde dont le statut  de grand pays neutre permet d’avoir des relations commerciales étroites avec Israël sans gêner personne, surtout dans le Monde arabe.

 

Ainsi le fait qu’Israel Aerospace Industries (IAI) et Rafael aient remporté le plus gros contrat de leur histoire en Inde, ces industriels militaires publics vont fournir à cette plus grande démocratie du monde, des missiles de type Barak 8 (photo) ainsi que des systèmes radars pour un montant de 1,4 milliard de dollars, n’est pas un fruit du hasard.

 

En contrepartie, le pays de Ghandi lancera un satellite espion israélien ce 20 avril, comme l’a annoncé hier mercredi 8 avril une source du ministère indien de la Défense.

 

D’un autre côté la Russie accepte d’acheter ses premiers drones (avions téléguidés sans pilotage humain) à Israël pour 50 millions de dollars, après avoir échoué à faire produire correctement ces engins de haute technologie par ses propres industriels, a affirmé avant-hier mardi le journal russe Kommersant.

 

En échange, Israël fermera les yeux sur la vente de Moscou à Damas de chasseurs de type MIG-31, modèle années 1980.

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Maroc : redéploiement policier pour prévenir le terrorisme

Publié le par Karim El Maghribi

La Direction générale de la sûreté nationale et l‘Inspection générale des Forces auxiliaires ont mis au point un plan rationnel de redéploiement  de leurs agents respectifs pour mieux prévenir la menace terroriste sans être obligé de grever le budget de l’Etat par le recrutement de nouveaux agents.

 

L’équation est la suivante : comment libérer des effectifs de la police en les affectant à la prévention du risque terroriste sans exposer davantage le pays à la montée de la petite délinquance et le banditisme ?

 

Réponse : en procédant à un redéploiement  intelligent des moyens de bord. C’est-à-dire en comblant les effectifs de policiers affectés la lutte contre le terrorisme par des agents des Forces auxiliaires, jeunes et nouvellement formés au maintien de l’ordre dans les agglomérations à fortes délinquance et incivilité et aux points chauds  connus de la police.

 

Sachant que le Maroc compte à peine un policier pour 750 habitants soit un total de quelque 45.000 agents, le ratio le plus faible du Maghreb, il s’avère donc urgent de faire appel au corps des Forces auxiliaires, soit quelque 60.000 hommes dont une partie est affectée en priorité à la lutte contre le trafic de drogue et l’immigration clandestine ; le reste attendant les traditionnelles occasions pour sortir de leurs casernes dont les déplacements intérieurs du Roi ou les matchs de football…

 

Charki Draiss, le patron de la DGSN,  étant un ancien caïd, donc connaissant bien l’administration territoriale, et son collègue des Forces auxiliaires, le général de division Hamidou Laanigri étant très au fait des besoins de la police pour avoir été son police entre 2003 et 2005, l’équilibre a été vite trouvé.

 

L’expérience s’étend actuellement à la préfecture de Casablanca-Anfa après avoir concerné les annexes administratives de la préfecture d'Al Fida Mers Sultan, et 10 autres annexes des préfectures de Ben M'Sick et de Moulay Rachid. Elle sera ensuite  étendue au fur et à mesure aux autres préfectures et villes du Royaume.

 

Ainsi un contingent de près de 200 éléments des Forces auxiliaires, ayant bénéficié d'une formation spéciale de trois mois, vient d'être redéployé au niveau des différentes annexes administratives de la préfecture des arrondissements de Casablanca-Anfa, dans le cadre d'un plan relatif à la réorganisation et au renforcement de l'administration territoriale. Pas moins de 17 annexes administratives réparties sur le territoire de cette préfecture seront renforcées par ces éléments et équipées notamment de nouveaux véhicules (17) et matériels de communication. Et ce dans le cadre de la politique de proximité ; l'objectif étant de mettre en place un système efficace d'administration de proximité et de renforcer davantage la sécurité des biens et des personnes.

 

Ce redéploiement vise à « ériger le caïdat et l'annexe administrative en unité de base par l'implantation d'un dispositif d'encadrement jouissant d'une certaine autonomie en matière d'action préventive de proximité et d'une vaste opération de redéploiement des éléments des Forces auxiliaires à l'échelle du Grand Casablanca. »

 

L'agent d'autorité territorialement compétent, en l’occurrence le caïd ayant un grade de lieutenant, « disposera, ainsi, d'un détachement des Forces auxiliaires doté d'effectifs suffisants de moyens de mobilité et de communication adéquats pour assurer une meilleure protection des personnes et des biens dans le cadre d'une action préventive de proximité, particulièrement dans le domaine de la lutte contre la petite délinquance et les incivilités. »

 

Le détachement, d’un effectif de 15 à 17 éléments, dont certains seront équipés de motos cross, sera directement commandé par un adjudant qui disposera d’une arme à feu  comme l’avaient été tous les adjudants des Forces auxiliaires avant le milieu des années 1980.

 

De même les caïds qui commanderont aux adjudants pourront être dotés de la qualité d’Officier de police judiciaire (OPJ), ce qui les autorisera à  procéder à des arrestations et rédiger des procédures de transfert devant les tribunaux compétents des personnes arrêtés. A cet égard, toutes les geôles des Caïdats et Annexes Administratives vont devoir rouvrir leurs portes pour abriter les personnes en garde à vue avant leur transfert devant la justice.

 

L’octroi de la qualité d’OPJ aux caïds ne manquera pas de désengorger les arrondissements de police (commissariats de quartiers) dont les officiers pourront s’occuper de tâches plus ardues.

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Armée : les FAR prennent de l’altitude

Publié le par Karim El Maghribi


Ayant été la colonne vertébrale de la défense nationale depuis l’indépendance du Royaume en  1956, l’armée de terre marocaine a perdu progressivement ces cinq dernières années cette  position privilégiée au profit des Forces Royales  Air (FAR) et de la Marine Royale. Ces deux dernières armes, même si leurs effectifs n’ont  pas été augmentés, ont vu, en effet, leurs  moyens s’être considérablement modernisés et  renforcés. La première a passé, pour une  somme d’environ 1,5 milliards de dollars, commande ferme de quelque 24 chasseurs F16  Block 52 (fabriqués par Lockheed Martin,  équipant notamment les armées grecque et  polonaise) prélevés sur les stocks du Pentagone  en plus de 4 avions de transport logistique C-27J fabriqués par la firme italo-américaine Alenia Aeronautica. La seconde a passé  commande ferme à la France d’une frégate  Fremm (Frégate Multi-Missions) pour un peu  plus de 500 millions d’euros, alors que la  Hollande a été sollicitée pour lui livrer 3  corvettes. Les quatre navires sont tous en cours  de construction dans leurs chantiers navals  respectifs.

D’ailleurs le budget 2009 prévoit de consacrer  environ 1,5 milliard de dollars à la défense  nationale marocaine dont la plus grande partie  de cette manne ira à la Marine et aux FAR. Ça  paraît énorme, surtout que cette somme est  légèrement supérieure à celle de 2008 ; bien sûr  à dirham constant. Mais elle n’est rien en face  des quelque 6 milliards de dollars que l’Algérie  a alloué à son armée au titre de 2009, soit près  de 3 fois plus qu’en 2008 !

Le fait que Rabat décide de renforcer les pôles  maritimes et aériens de son armée au détriment  de l’armée de terre qui compte environ 180.000 hommes, soit près de 9 fois plus que les effectifs réunies des deux premières, interpelle  les observateurs de la chose militaire. En sachant, que le Maroc ne craint d’être envahi, du moins à  court terme, que par les criquets pèlerins ou les  hordes d’Africains affamés, l’on se demande  donc pourquoi Rabat met le paquet sur la  Marine et l’aviation dont les F16 supposent que  les missions seront à longs rayons d’actions et dépasserait de loin les frontières de l’ennemi  potentiel !

En réalité il ne s’agit ni d’attaquer le voisin  algérien encore moins de repousser une quelconque attaque de ce dernier : la guerre des sables c’est loin et la  seule que se livrent les deux pays est d’ordre économique et médiatique.

Alors contre qui s’arment les deux voisins ?  Réponse : il faut reformuler la question et dire «  pour qui s’arment les deux voisins ? ». A ce niveau la réponse est plus évidente : pour l’OTAN ou pour une future force maghrébine au service de  cette organisation atlantique. A moins que ce soit dans le cadre d’une prochaine Force  méditerranéenne qui sera créée dans le cadre  de l’UPM dont le président Sarkozy annoncé la  naissance le 13 juillet dernier à Paris.

Signe des temps : prenant les devants, comme il  en a l’habitude, le Maroc a décidé de se doter  d’un port militaire à Ksar Sghir, localité située entre Tanger et Ceuta. Le port dont les travaux  devraient être achevés en juillet 2010 a été  présenté à la presse comme le premier port militaire marocain en Méditerranée.

En portrait S.M. Mohammed VI, Chef suprême des armées. Ci-dessous, des pilotes de chasse marocains avec leurs instructeurs.



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