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9 articles avec verbatim

Voilà pourqoui j'ai quitté le magazine Citadine malgré moi

Publié le par Abdelkarim Chankou

Depuis près de 20 mois, je reçois, de temps à autre, des e-mails de certains amis ou anciens lecteurs de mes écrits dans la revue féminine Citadine, éditée à Casablanca. Il ne s’agit point, comme vous pourriez le croire, de gentilles félicitations ni de méchants blâmes, à part les compliments qui m’ont été faits ou adressés pour mon troisième Prix Lorenzo Natali « Catégorie Moyen-Orient et Monde Arabe » que j’ai eu la chance et l’insigne honneur d’obtenir en décembre 2010 à Bruxelles pour un article sur « Milouda », une assistante sociale chargée par l’ALCS (Association de lutte contre le Sida) de sensibiliser les « travailleuses du sexe » sur les moyens de prévention, mission qui lui a valu des menaces de mort de la part d’individus que l’on suppose être des extrémistes.

 

Voilà pourquoi j’ai quitté le magazine Citadine malgré moi
Cet article a été publié dans ledit magazine en mai 2010. Si mon nom et ma bouille ont déserté les pages de Citadine dès octobre 2010, la raison n’en pas que j’aurais décidé de signer sous anonymat, je hais les pseudos au point de toujours signer mes écrits sous mon vrai nom même les plus nuls sauf si le boss de la publication en décide autrement et encore…

Mais dans le cas qui ne concerne le boss est allé plus loin ! Il a décidé tout bonnement non pas de sucrer mon nom ou mes écrits mais de zapper toute ma personne physique ! Le nouveau manager qui a acheté, en 2005, la majorité des Editions Lilas, la Sarl qui édite outre Citadine, plusieurs autres revues, est en fait un grand PHILANTHROPE. Officiant principalement comme the Executif Manager Officer (CEO ou DG pour les nuls) de la raffinerie la Samir (appartenant à la holding Saoudo-suédoise Corral Petroleum), le boss, de nationalité saoudo-yéménite, peut avoir en effet un tempérament « pétroleux » quand il s’agit de journaleux comme moi qui tiennent scrupuleusement à leur indépendance et dignité tout en faisant leur boulot. Car bien que ne pipant un seul mot en français mes écrits qui devaient lui parvenir traduits in arabic ne dussent pas lui plaire. Mais pas du tout. Pourtant, le CEO n’a jamais laissé apparaître ses sentiments à l’égard de mes écrits, du moins à ma connaissance. Mais je n’étais pas dupe si bien que l’idée de tout plaquer en invoquant la clause de conscience m’est venue plus d’une fois, d’autant que par des moyens aussi saugrenus que minables le boss, par le biais de ses hommes à tout faire (surtout de sa femme à tout faire), n’a pas lésiné sur les moyens pour m’aider à rendre mon tablier, par exemple en gelant mon salaire quand bien même certains stagiaires étaient mieux lotis ! Ne pas partir et résister, sera ma seule erreur. Pourtant je n’ai pas fait la grosse tête ni la fine bouche quand en mai 2009, la direction, dans un geste « magnanime », a décidé de monnayer quelques départs volontaires.  

Même si les montants des indemnités étaient ridicules, je me suis dit que c’était l’occasion de filer à l’indienne sans perdre trop ni de mon âme ni de ma dignité. Quelle a été alors ma surprise ! On a bien indemnisé 7 ou 8 personnes mais niet pour moi. « Si vous voulez partir, partez ! Mais déposez quand même un préavis d’un mois » me lance l’un des hommes à tout faire de Sir Jamal Baamer ! Autrement dit partez mais pas un sou ne vous sera versé ! J’ai mis cette réaction sur le compte de ma personne, moi qui suis le grand stakhanoviste de la rédaction. En fait, le boss voulait me garder encore quelque temps (c’est tout bénef pour lui) avant de me porter l’estocade finale. En effet, le moment est venu en avril 2011. Tombé malade à cause d’une terrible sciatique qui m’a totalement immobilisé la jambe droite durant plusieurs jours, le toubib m’a prescrit quinze de jours de strict repos au lit, congé prolongé pour 10 jours supplémentaires. Je devais reprendre vers le 9 mais 2011. Mais avant de vire révéler le finale de cette symphonie démoniaque sachez que lorsque je me suis déplacé en personne au bureau, malgré la douleur, pour déposer mon deuxième certificat médical, l’assistante de direction a refusé de le prendre arguant du fait que le tampon d’accusé de réception a disparu ! J’ai alors décidé de l’envoyer par lettre recommandée à « sa femme à tout faire », Mme Hind Kably, logée au siège de la raffinerie de Mohammedia et qui est officieusement chargée du magazine depuis les grands départs volontaires et monnayés de mai 2009. Le résultat de ma démarche ne s’est pas fait attendre.
Voilà pourquoi j’ai quitté le magazine Citadine malgré moi
En plein deuxième congé de maladie, je découvre que mon salaire d’avril qui m’est très cher car j’ai oublié de vous le dire (Mister Baamer ne déclare plus ses salariés depuis 2007 à la caisse primaire de sécurité sociale et n’a jamais souscrit à aucune assurance maladie !) a été réduit de 50%. Et si je vous dis qu’une IRM peut coûter entre 300 et 400 euros vous comprendrez pourquoi mon salaire d’avril (et des autres mois d’ailleurs) m’était cher. Salaire qui pourtant a été amputé de moitié ! Ainsi en a décidé Mme Hind Kably pour laquelle un stakhanoviste comme moi n’a pas le droit de tomber en panne de maladie surtout quand on n’a pas sa frimousse à la bonne chez le big boss de Mohammedia. Surpris et surtout aigris, je décide de rappliquer dare-dare au bureau de Casablanca mais j’y été accueillis zenga zenga par ce qui reste de l’ancien personnel et par une grande froideur par les nouvelles recrues (malgré mes 11 ans d’ancienneté dans la société) ; car entre temps la boîte a embauché du nouveau monde, anticipant sur le départ définitif- et malgré lui- du grand stakhanoviste que je suis. Je ne me lasserai jamais de vous le répéter. Ayant compris qu’il s’agit là d’une mise à la porte qui ne dit pas son nom (mon avocat me dira plus tard qu’une baisse de salaire non collective et non concertée avec un salarié et qui n’a fait l’objet d’aucune lettre officielle de la part de la direction est considérée comme un licenciement abusif par un arrêté de la cour suprême), je me dirige de ce pas vers le bureau de mon avocat. Une plainte est déposée pour licenciement abusif. Vous l’aurez deviné, mes boss sont très fortiches, ma requête a été déclarée, un an plus tard, irrecevable par la chambre sociale du tribunal de première instance de Casablanca et ce malgré la solidité de mon dossier qui ne souffrait d’aucune lacune et aussi malgré le fait que les Editions Lilas n’ont jamais daigné envoyer un représentant comme l’a demandé le tribunal. Mon avocat a fait appel. J’attends. Voilà ! vous savez tout. Et si vous avez besoin de plus de précisions, contactez- moi, par mail. Plaisir de vous répondre. Y’aura peut-être même de petits secrets croustillants à la clé.

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Festival gnaoua : synonyme d’ouverture et de modernité du Maroc

Publié le par Avec MAP

http://www.aufaitmaroc.com/pictures/0021/3624/andre_azoulay_22062010192511.jpg

 

Le festival gnaoua et musique du monde  fête ses 15 années déjà ! André Azoulay, fils de la cité des alizés et fondateur de l’association Essaouira-Mogador livre à la MAP ses impressions sur cette 15e édition. Que voici.

 

« C’est un des signaux d'ouverture et de modernité du Maroc qu'il importe de célébrer avec force aujourd'hui à l'heure où le monde est tenté par le repli identitaire et culturel. »


« Il est important que notre pays envoie au reste du monde tous ces signaux et tous ces messages de modernité. Et en le faisant en juin 2012, cela a encore plus de sens que les années précédentes. »


« En tant que peuple marocain, nous mesurons quand on se réfère à notre mémoire et à notre constitution, cette capacité qu'a eue notre pays d'additionner toutes ces spiritualités et ces civilisations qui ont forgé notre société et nos histoires. »


« Nous avons su nous réunir là où les autres ont plutôt le réflexe de reculer, d'exclure ou de se replier dans la frilosité. Nous sommes serins, nous sommes bien dans cette capacité que nous donne notre pays, le Maroc, de dire la totalité de nos histoires. »


« A Essaouira la musique est la porte d'entrée et le véhicule à partir duquel toutes les valeurs qui nous sont chères sont des invités et des acteurs. »


« La présente édition est le moment de prendre la juste mesure de tout ce qui a été accompli depuis le début du festival en 1998. »


« Après le scepticisme et l'étonnement des premières années, nous avons eu l'idée de redonner leurs lettres de noblesse aux Maâlem gnaouis, une partie de notre famille et de notre patrimoine mis de côté, voire même marginalisé, pendant de longues années. »


« Chaque année, on est encore plus ému, plus engagé et plus qu'étonné de ce que nos grands Mâalem savent dire aux autres et de la curiosité, du respect et des leçons qu'ils donnent aux plus grands du Jazz et de la musique du monde quand ils viennent à Essaouira. »


« Pour cet évènement artistique tout comme pour les Andalousies Atlantiques, seul festival au monde où poètes, musiciens et chanteurs, juifs et musulmans, se retrouvent, pour dire aux autres ce qu'ils ont joué, chanté ou écrit ensemble pendant des siècles, le Maroc a su préserver une tradition d'unité et d'ouverture. »

 

 

Lire aussi :

Granoua sur Euronews

 Gnaoua=

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Azoulay : « La Méditerrané, espace où se fabrique et se construit la civilisation »

Publié le par Avec MAP

Azoulay3.jpg.gifRéalisé en collaboration avec l'Institut Gallup sur un échantillon de 13.000 habitants issus de 13 pays européens et sud-est méditerranéens, le rapport 2010 de la Fondation Anna Lindh [une sorte de phare pour la Méditerranée] propose une alternative réaliste et crédible à la théorie du choc des civilisations, a affirmé, vendredi à Rabat, M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et Président de la Fondation Anna Lindh lors de la présentation des résultats de ce rapport portant sur les tendances interculturelles dans la région euro-méditerranéenne.
Sous forme d'enquête, le document (téléchargeable sur le site de la Fondation) ambitionne de réduire le fossé que s'est creusé dans les perceptions mutuelles entre les populations vivant des deux côtés de la Méditerranée et mieux comprendre les défis auxquels fait face la région euro-méditerranéenne.

Ci-après les idées-forces de l’exposé de M. Azoulay falors de cette rencontre qui a vu la participation de plusieurs personnalités des mondes diplomatique, culturel et scientifique dont M. Eneko Landaburu, ambassadeur de l'UE à Rabat, Youssef Lamrani, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Youssef Courbage, expert démographe libanais, Assia Alaoui Bensalah Zemrani, professeur et ambassadeur itinérant, Antoine Nasri Messara, historien libanais etc.

« J'ai la profonde conviction que pour tous ceux, gouvernements, sociétés civiles et institutions, qui depuis des décennies rêvent d'un grand soir de l'Union des deux côtés de la Méditerranée, il y aura un avant et un après la feuille de route que la Fondation Anna Lindh avec son Rapport, vient de tracer dans cette perspective exaltante » ;

« Nous savions en nous lançant dans ce projet sans précédent par son ampleur et par son audace que notre démarche pionnière et déterminée, n'était pas sans risque par les questions qu'elle posait et éventuellement par les réponses qui allaient y être apportées » ;

« Est-ce que les 750 millions de personnes qui composent le bassin démographique des 43 pays fondateurs de l'Union pour la Méditerranée ont perçu ce projet comme un énième exercice diplomatique, conçu et construit par les prescripteurs habituels et conventionnels du Mediterranean Business ou au contraire, l'ont-ils intégré et préempté dans la logique d'une rupture positive ? » ;

« Une rupture historique pour que se mettent en place demain les institutions et les règles du jeu d'une Méditerranée recomposée dans un espace euro-méditerranéen paritaire et apaisé, décidé à tourner le dos à toutes les régressions qui ont trop longtemps embrumé et fragilisé notre Région » ;

« Nos différences supposées aux plans culturel, social ou religieux, seraient-elles à ce point profondes pour que l'on renonce aux promesses d'un destin commun entre le Nord et le Sud de la Mare Nostrum ? »;

« Ce fossé théorique devenu pour beaucoup un postulat, rend-il caduque et irréaliste toute tentative de redonner à la Méditerranée les couleurs de modernité, d'humanisme et de solidarité qui ont aussi jalonné et éclairé notre route ? » ;

« Pendant des décennies, cette Méditerranée, celle de Braudel et de Paul Valéry, celle d'Amin Maalouf, d'Edward Saïd ou d'Edgar Morin, cette Méditerranée a subi les assauts et les outrages de tous ceux qui ont voulu habiller d'un alibi religieux et culturel les tragédies politiques que connaît notre Région, au Moyen-Orient et ailleurs, et qui imposent bien évidemment d'abord des réponses politiques » ;

« Nous avons été collectivement otages ou spectateurs passifs de cette régression collective qui a connu son point d'orgue quand la communauté internationale n'a pas su résister aux mirages et aux illusions d'un prétendu choc des civilisations et des religions, devenu l'alpha et l'oméga de tous nos maux » ;

« Cette période je le crois est révolue et notre Rapport va nourrir et conforter ce retour à la raison en apportant enfin les réponses objectives et exhaustives à toutes ces questions trop longtemps installées dans la logique dominante du cliché, des idées reçues et de la stigmatisation » ;

« Avec les données que nous propose le Rapport de la Fondation Anna Lindh, il sera plus difficile désormais pour les décideurs et pour les prescripteurs d'opinion de dire JE NE SAVAIS PAS » ;

« Pour les mêmes raisons, ceux qui s'étaient installés dans les fausses certitudes de la fracture et dans le confort du repli, ceux-là auront incontestablement maintenant une vie plus compliquée » ;

« Le rapport apporte en effet avec la rigueur scientifique qui s'impose les informations qui jusqu'ici nous faisaient en partie défaut » ;

« Je pense notamment aux paramètres qui déterminent au Nord comme au Sud, les fondements objectifs de la relation Islam-Occident. Je pense aussi à la place de la culture et de la religion dans nos sociétés quand sont convoquées au banquet de la pensée et du dialogue nos capacités respectives à l'altérité, à l'écoute et à une convivialité forgée par la connaissance et le respect de toutes nos histoires additionnées » ;

« Fidèle à la feuille de route qui lui a été tracée au départ et cohérente avec les objectifs que nous nous étions assignés dans notre plan triennal 2008-2011, la Fondation Anna Lindh peut ainsi sans état d'âme ou fausse pudeur proposer avec ce Rapport, un scénario alternatif, crédible et réaliste en contrepoint des théories régressives du choc des civilisations, de la fracture culturelle ou de la confrontation des religions » ;

« Libre ensuite à chacun d'entre nous de revoir son bréviaire euro-méditerranéen et de le relire à la lumière de ce qu'écrivait Paul Valéry il y a fort longtemps dans son essai sur « LA LIBERTE DE L'ESPRIT quand il nous disait qu'en vérité et quels que soient les aléas de l'histoire +la Méditerranée a été et restera pour toujours l'espace privilégié où se fabrique et se construit la civilisation+ ».

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Azoulay souligne à Naples la culture de l'altérité de la société marocaine

Publié le par Avec Le SCSM

 remise du prix de la paix (Naples)

 

Avec des mots forts chargés de sens et d’émotion, Mr André Azoulay a remercié la Fondation Mediterraneo qui  lui a décerné le Prix de la Paix pour 2010 qui lui a été remis dimanche soir dans le cadre prestigieux du Théâtre San Carlo de Naples au cours d’une soirée exceptionnelle dédiée au dialogue interculturel et à laquelle ont assisté plusieurs centaines de personnes (Voir un article précédent sur ce même site). Voici les grandes lignes de la réaction du conseiller de SM le Roi Mohammed VI :

L’action exemplaire de SM le Roi Mohammed VI :

« L’exemplarité de la politique mise en œuvre par S.M. le Roi Mohammed VI qui permet au Maroc de jouer dans la cour des grands chaque fois que la Communauté internationale doit se déterminer et agir pour que la raison et la modernité du dialogue l’emportent face à la régression et à l’archaïsme du repli » ;

 Au sujet de la Mare Nostrum :

« La Méditerranée est depuis trop longtemps orpheline de la paix et c’est aux peuples qui au Moyen-Orient sont encore privés de dignité, de justice et de liberté que je pense ce soir en recevant à Naples ce prix qui est celui de l’espoir et de l’engament militant » ;

Au sujet du Prix qui lui a été remis :

« Ce prix est d’abord celui du Maroc » ;

Culture de l’altérité de la société marocaine :

 « L’enracinement profond de la société marocaine dans une culture de l’altérité nourrie par l’histoire et qui a su résister à tous les vertiges de la fracture culturelle et spirituelle » ;

Au sujet de l’UPM :

 « Notre Région a plus que jamais besoin pour redonner ses chances à un partenariat stratégique réconcilié avec les valeurs de réciprocité, de justice et de dignité également partagées par tous et qui sont fondatrices de l’identité méditerranéenne ».

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Paix au Moyen-Orient : Le 6e forum de Paris relève de nouvelles donnes encourageantes

Publié le par Avec MAP

http://a33.idata.over-blog.com/2/35/56/03/Azoulay3.jpg.gif

Plusieurs personnalités du monde académique, des médias et de la politique ont rehaussé de leur présence cette 6e édition du Forum de Paris dédiée au processus de paix au Moyen-Orient et au débat sur la trilogie « Europe, Etats-Unis et Méditerranée ». Ont été présents notamment, M. Henri Guaino, Conseiller du Président Nicolas Sarkozy, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, le ministre français de la défense, Hervé Morin, M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et Président de la Fondation Euro-Méditerranéene Anna Lindh, l'ancien chef de la diplomatie française et ex-secrétaire général de l’Elysée, Hubert Védrine, l'ancien Conseiller du président Bill Clinton, Robert Malley, ou l'ancien directeur des opérations de la CIA, Jack Devine, M. Daniel Kurtzer, Professeur à Princeton et ancien Ambassadeur des Etats-Unis en Egypte et en Israël.

M. André Azoulay
a prononcé une remarquable allocution dont voici les idée forces :


« L'UPM gagnera en légitimité en inscrivant à son agenda le potentiel de l'Initiative de Paix Arabe
»;
 

« Se mobiliser pour un Etat Palestinien doté de tous les attributs de la souveraineté, de la justice et de la dignité aidera à la mise en place de cette Union et redonnera ses chances à la paix au Moyen-Orient »;

 

« L'Union pour la Méditerranée (UPM) renforcera ses chances et gagnera en légitimité en inscrivant à son agenda le potentiel et les atouts de l'Initiative de Paix Arabe »;

 

« Se mobiliser pour un Etat Palestinien doté de tous les attributs de la souveraineté, de la justice et de la dignité aidera à la mise en place de cette Union et redonnera ses chances à la paix au Moyen-Orient »;

 

« La lucidité, le réalisme et la maturité des sociétés civiles euro-méditerranéennes qui contrastent avec la frilosité institutionnelle et politique qui souvent caractérise en Europe le traitement de la paix au Moyen-Orient »;

 

« La centralité du dossier palestinien pour la paix dans le monde et pour la sécurité des Américains »;

 

« Les atouts décisifs qui résulteraient pour la paix d'une convergence objective entre cette nouvelle approche américaine, un engagement plus marqué de l'Europe dans la même direction et une prise en compte réelle et significative de l'Initiative de Paix Arabe ».

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La Fondation des Trois cultures : Une chance pour le dialogue des cultures

Publié le par KEM et MAP

 

 

« Forte du sceau consensuel et engagé du Maroc, de l'Espagne et de l'Andalousie, la Fondation des Trois Cultures et des Trois Religions s'est ainsi rapidement affirmée comme l'un des acteurs-clés en Méditerranée en portant le dialogue de nos civilisations au cœur du débat idéologique, de la scène politique ou du monde de l'économie et de la création artistique. » avait entre autres écrit S.M. Mohammed VI à l’adresse des participants au 10e anniversaire de la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée, tenu, mardi 10 mars 2009 à Séville, en présence de plusieurs responsables espagnols et marocains dont son président délégué et président de la Fondation Anna Lindh M. André Azoulay ainsi que MM. Khalid Naciri et Ahmed Akhchichen respectivement ministre de la Communication, Porte- parole du gouvernement et ministre de l’Education nationale.
Plus de sept mois après, le 30 septembre à Rabat, en présence notamment de MM. Fadel Benyaïch, chargé de mission au cabinet royal, Khalid Naciri, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Bensalem Himmich, ministre de la Culture, Mme Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité, M. Ahmed Herzenni, président du CCDH, de plusieurs ambassadeurs et personnalités du monde de la culture et de la politique dont le président de la Junta Andalucia et président de la Fondation des Trois cultures de la Méditerranée, M. José Antonio Grinan. Voici sous formes de déclarations de MM Azoulay et Grinnan les idées forces de cette réception dédiée à l’amitié maroco-espagnole et à la paix entre les peuples d’une manière générale.

M. ANDRE AZOULAY :

« La Fondation des Trois cultures de la Méditerranée a été le fruit d'une démarche pionnière et audacieuse qui fait l'honneur du Maroc, de l'Andalousie et de l'Espagne en enrichissant le paysage institutionnel et culturel de l'espace euro-méditerranéen. »

« Dans un espace qui était celui de tous les clichés et de toutes les ignorances, la Fondation des Trois Cultures a été l'une des premières institutions à résister à la théorie régressive du Choc des Civilisations. »

« La Fondation [Logée au sein du pavillon Hassan II à Séville] a envoyé à la communauté internationale le signal de la modernité apportant une réponse forte et audacieuse au choc des ignorances qui a longtemps fragilisé ou miné nos relations. »

« Quand nous avons agi pour aider à la synthèse de nos civilisations, à la convergence de nos spiritualités et à la richesse commune de nos histoires mêlées et de nos histoires partagées, nous l'avons fait à un moment où la théorie, aujourd'hui heureusement reléguée aux oubliettes, celle du choc des civilisations ou des cultures n'avait pas encore envahi la scène des relations internationales. »

« La Fondation sera vigilante et sera l'espace de régulation qui continuera à accompagner et à soutenir tous ceux qui travaillent à la refondation de la paix dans l'espace euro-méditerranéen, tous ceux qui se mobilisent pour que cette démarche ne reste pas celle des seuls gouvernements mais soit aussi celle de nos sociétés civiles solidaires et acteurs de cette nouvelle feuille de route de la Fondation. »

« Le Message Royal lu il y a quelques mois au siège de la Fondation à Séville est à cet égard particulièrement significatif », a rappelé M. Azoulay qui a dit dans ce contexte sa fierté que ce soit le Maroc qui ait très tôt envoyé à la région de la Méditerranée et au monde ces signaux de la raison et de la maturité en politique.

« SM le Roi avait alors déclaré que +le Monde a encore besoin de passeurs et de passerelles qui ont la légitimité et la crédibilité de Notre Fondation. Il en a besoin pour espérer voir disparaître un jour les stigmates de cette période trop longue où l'alibi du choc culturel adossé à l'instrumentalisation de nos spiritualités respectives, nous a fait prendre le risque de reculer et de régresser collectivement+ ».

«+ C'est autour de ce défi de la raison à reconquérir et à reconstruire que devra s'ordonner demain la démarche de la Fondation des Trois Cultures et des Trois Religions de la Méditerranée +, avait alors ajouté SM le Roi en concluant que +C'est à ce grand dessein qui additionne en les respectant les identités et les cultures de tous pour en faire une ou des civilisations communes que le Royaume du Maroc appelle et adhère, en faisant sienne la feuille de route que la Fondation aura à nous proposer dans cette perspective+. »



JOSE ANTONIO GRINAN MARTINEZ :

« La Fondation est aujourd'hui une référence mondiale en matière de promotion de la culture de la tolérance, le respect et le progrès. »

« La naissance de cette initiative, qui a été le fruit d'un engagement andalou-marocain, a marqué le début d'une nouvelle phase dans les relations entre les pays de la Méditerranée(…) et contribué à transformer cette région en un espace de paix et de dialogue. »

« Notre engagement politique est plus que jamais présent pour construire une zone de prospérité partagée. »

POUR SA PART, L'AMBASSADEUR D'ESPAGNE AU MAROC, M. LUIS PLANAS, est revenu sur les principes fondateurs de cette institution qui, en se basant sur les valeurs de paix, de dialogue et de tolérance a contribué d'abord au rapprochement entre Marocains et Espagnols et permis d'échanger les points de vue sur nombre de questions d'intérêt commun.

« La dimension humaine que préconise la Fondation est un vecteur d'intégration entre le Maroc et l'Espagne », a-t-il ajouté.

PHOTO DU HAUT: prise en juin 2006 au pavillon Hassan II du siège de la Fondation des Trois Cultures sise au cœur de Séville, où le Maroc et l'Espagne avaient lancé un appel pour créer un espace de dialogue et de connaissance mutuelle.
De droite à Gauche : André Azoulay, le président du gouvernement autonome d’Andalousie de l’époque, Manuel Chaves, l’ancien secrétaire d’Etat espagnol aux affaires étrangères Leon Gross Bernardino et Frederico Mayor Zaragoza (ex-DG de l'Unesco).



UNE COPIE D’UN CORAN NASRIDE OFFERTE A LA BNRM

Lors de cette rencontre, une reproduction du Coran Nasride datant de la période se situant entre les 13e et 15e siècles a été remise par le gouvernement autonome d'Andalousie à la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc.

A ce titre, M. Larbi Messari, membre du conseil d'administration de la Fondation des Trois cultures, a affirmé que le peuple marocain ne peut que se féliciter de ce présent parce que c'est un peuple qui voue une grande considération aux livres et manuscrits et à leur conservation.

Donnant un aperçu sur les méthodes de conservation des livres en Espagne et les ressources humaines et matérielles consacrées à l'archivage des ouvrages et manuscrits, M. Messari a affirmé que la conservation de la mémoire historique est une marque de la splendeur des peuples.

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Azoulay : «La présidence espagnole de l'UE en 2010 ne sera pas ordinaire»

Publié le par MAP d'après La vanguardia

Au cours de son séjour à Barcelone il y a quatre jours pour préparer un Forum qui aura lieu dans cette ville au cours du printemps  2010 dans le cadre du lancement de l’Union Pour la Méditerranée (UPM), M. André Azoulay, président de la Fondation Annah Lindh pour le dialogue des cultures et membre du comité stratégique du Conseil culturel de l’UPM, a rencontré  les représentants des grands médias espagnols et internationaux, notamment les locaux : La Vanguardia et El Periodico.

Dans l’entretien accordé au quotidien catalan La Vanguradia, publié aujourd’hui le 25 mai et signé  Gemma Saura, le Conseiller de S.M. Mohammed VI est revenu sur la relation entre l’Europe et ses voisins du Sud et livré sa vision de ce que devrait être le nouveau partenariat euroméditerranéen. En voici les idées-forces.


« Nos cultures et nos religions doivent faire partie de la Solution et non pas du Problème »

 « L'UE doit terminer avec cette idéologie qui a longtemps affecté et fragilisé cette relation à savoir le choc des civilisations. Nos cultures et nos religions doivent faire partie de la Solution et non pas du Problème. Il faut renverser l'équation. Les sociétés civiles, la culture et les relations sociales doivent se trouver dans l'UPM. Ce sont nos meilleurs atouts »

« Il ne faut pas délaisser la très importante dimension culturelle et sociale qui faisait défaut jusqu'à présent et qui constituait le maillon faible du processus de Barcelone »

« Je ne crois pas en une UPM efficace si elle n'est pas construite sur la base de la société civile qui lui conférera toute sa légitimité. Et ceci ne se réalise pas par décret, mais se construit. De même que je ne crois pas en une UPM si elle n'est pas installée dans une logique de parité : jusqu'à présent tout se conçoit dans le Nord »

« Il est vrai que les premiers mois de l'UPM n'ont pas été faciles. Toutefois, les difficultés n'ont à aucun moment remis en question la nécessité de cette Union ou sa viabilité »

« L'UE et dans le futur l'UPM doivent être les acteurs les plus avancés dans la reconquête de la logique de paix au Proche-Orient »

« L'UE doit terminer avec cette idéologie qui a longtemps affecté et fragilisé cette relation à savoir le choc des civilisations ».

« L'UE doit se montrer plus ambitieuse et plus audacieuse. Sa voix sera alors entendue et prise en considération particulièrement dans les pays arabes »

« La guerre de Gaza a été une immense tragédie qui nous a fait tous rétrocédés. Mais, cela ne signifie pas que les fondements de l'UPM soient remis en question. Au contraire, cette tragédie réaffirme encore davantage la nécessité de cette Union »

« La présidence espagnole de l'Union Européenne en 2010 ne sera pas une présidence ordinaire »

« Durant sa présidence de l'UE, l'Espagne aura à relever deux importants défis : la crise et la mise en marche, dans ce même contexte de crise, de l'Union Pour la Méditerranée »

« Nombreux sont ceux qui fondent de grands espoirs sur cette présidence. D'abord car le processus euroméditerranéen ou processus de Barcelone est né en Espagne. Il s'agit de la seconde opportunité que l'Histoire donne à l'Espagne et c'est le moment de passer à la deuxième vitesse dans les relations euroméditerranéennes »

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A quoi joue l’Emirat du Qatar ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Bons offices tous azimuts pour dissiper les malentendus entre pays arabes rivaux, lobbying  actif et sous-jacent  pour faire pression sur les capitales arabes trop indépendantes… En bref, le minuscule Emirat gazier du Qatar  qui  il y a encore  20 ans était presque inconnu  de la scène arabe  et internationale est aujourd’hui en passe de devenir le barycentre d’un Monde Arabe en ébullition. Tous les chemins mènent à Doha ! ose-t-on s’exclamer devant cette montée fulgurante d’un émirat dont le seul poids se résume outre la chaîne Aljazeera à la base américaine du Centcom et aux gisements du Gaz.

A quoi joue donc ce petit pays - de moins d’un million d’habitants dont 80 % sont des étrangers - qu’est le Qatar ?

Pour répondre à cette question, il faut revenir un peu en arrière. Le milieu de la décennie 1990  a été marqué par deux évènements importants : les accords d’Oslo qui allaient mettre le processus de paix israélo-arabe sur une nouvelle voie et le processus de Barcelone qui jetait les bases d’un nouvel partenariat entre les pays riverains de la Méditerranée et l’Union européenne. Mais pour que ce deux processus aboutissent il fallait une adhésion sans réserve du Monde arabe aux deux projets.  Or la rivalité entre l’Egypte et l’Arabie saoudite sur qui va conduire le Monde arabe freinait des quatre fers, sans oublier le Maghreb qui faisait semblant de sentir étranger aux problèmes du Machrek (Moyen-Orient). C’est alors que certaines forces occidentales décisionnaires ont tranché en décidant que le futur pays arabe qui sera le nouveau centre de pouvoir du Monde arabe doit en plus d’être neutre et non belliciste, entretenir de bonnes relations avec toutes les forces de la région, aussi bien l’Iran, Israël que le reste du Monde arabe. En bref, le Qatar doit endosser l’ancien rôle de l’Egypte de Gamal Abdel Nasser et la chaîne Aljazeera celui de la fameuse radio La Voix des Arabes qui semait la zizanie partout dans le Monde arabe en appelant les armées et les peuples à renverser les régimes arabes qui refusaient de suivre le projet panarabiste de Gamal Abdel Nasser.

Cette stratégie parviendrait-elle à faire plier l’Arabie Saoudite et l’Egypte qui continuent de résister aux appels du pied de Doha ? 

Peut-être que oui. Mais ce qui est sûr c’est que ça va prendre du temps car en plus de ces deux pays, deux autres se liguent au Maghreb pour rejoindre le camp du refus.

 

 

 

Photo : L’émir du Qatar serait-il le nouveau Gamal Abdel Nasser après avoir dressé les pays récalcitrants ?

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Azoulay : Mon Maroc à moi

Publié le par Karim El Maghribi

Le Maroc est un modèle de coexistence judéo-arabe par « excellence », a affirmé, mardi 11 novembre soir à Ifrane, André Azoulay, conseiller du Roi Mohammed VI. Le président de la Fondation Anna Lindh du dialogue des cultures, qui s'exprimait lors de la première édition de la journée culturelle judéo-marocaine, organisée par le club Maimouna de l'Université Al-Akhawayn à Ifrane, a fait le constat du judaïsme marocain auquel il appartient.
En voici les idées-forces :

« Le Maroc est l’un des rares pays où ses citoyens de confession juive ont pu protéger, exprimer et épanouir leur mémoire »


« La mémoire juive a trouvé au Maroc un espace où elle a su imposer sa différence et résister aux secousses ayant caractérisé des périodes de notre histoire moderne »


« Les juifs marocains se sentent aujourd'hui libres, sereins et forts de leur patrimoine et de toutes leurs identités »


« Notre pays s'est nourri de la pluralité et de l'addition de toutes nos sensibilités »


« Il y a aujourd'hui une prise de conscience, une liberté intellectuelle et une curiosité porteuses d'espoir quant à une meilleure cohabitation entre toutes les confessions»
 

« Une diversité fondatrice de la force, de l'exception et de la spécificité marocaine »
« Il appartient aux nouvelles générations de porter le flambeau et faire perdurer cet espoir » « Cet espoir s'est concrétisé ces derniers temps par la production de films traitant de l'existence juive au Maroc et de l'accroissement du nombre de chercheurs dans ce domaine »

« Les signaux de la raison se multiplient de plus en plus, coupant la voie devant la haine et ouvrant le champ, grand ouvert, au dialogue ».


N.B. :

*Maimouna est le nom d'une fête traditionnelle judéo-marocaine qui célèbre la liberté, la communauté, l'amitié, la vie et l'hospitalité entre juifs marocains et leurs concitoyens musulmans.

* Photo (Copyright Parlement Européen) : M. Azoulay flanqué de MM  Amer Moussa et Hans-Gert Pöttering respectivement  Secrétaire général de la Ligue des Etats Arabes et  Président du Parlement Européen.

Publié dans Verbatim

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