Hausse du risque terroriste au Maroc
Le retour
massif - plus que probable - de cohortes d’immigrés marocains vivant en Espagne dans leurs pays d’origine donne des insomnies aux autorités de Rabat, confie une source qui préfère que non demeure
anonyme. La crise qui sévit dans le royaume ibérique touche d’abord les quelque 350.000 Marocains dont
plusieurs dizaines de milliers qui ne pourront pas justifier d’un nouveau contrat de travail ou d’une inscription à la sécurité sociale. Ceux-ci se verront certainement refusés le renouvellement
de leurs titres de séjour. Ce qui signifie pour eux tout simplement la reconduction à la frontière ou le refoulement pour être plus terre à terre.
Or parmi ces derniers il y en a pas mal qui se sont radicalisés une fois arrivés en Espagne.
« C’est toujours la même chose. Certains immigrés se radicalisent et commencent à croire qu’ils doivent changer leur pays d’accueil comme celui que leur pays d’origine et ce dès qu’ils
ne sentent plus en danger d’aller à la mosquée du coin le visage découvert ; c’est-à-dire à partir du moment qu’ils ont en poche un permis de séjour », ajoute la même
source.
Une fois arrivé au Maroc par la petite porte, ces expulsés risquent de se comporter comme les Mauresques expulsés d’Espagne en 1492 et qui pour se venger des catholiques devinrent de coriaces pirates maritimes. La ville de Salé s’est bien s'illustrée par ses corsaires qui écumait les mers jusqu'à la fin du règne de Mohammed Ben Abdallah (1757-1790). Autrement dit les victimes de la crise financière et des lois musclas de l’immigration espagnole risquent eux aussi se venger des « nazaréens » en se muant en dangereux djihadistes.
Par ailleurs, une autre source anonyme m’a confirmée que le personnel d’une institution culturelle juive de Casablanca a bien reçu des menaces de mort par téléphone durant la guerre à Gaza. Des menaces non prises à la légère par les autorités marocaines déjà alertées par les services ibériques au sujet d’une attaque terroriste au Maroc.