Maroc : élection communale ou sondage d'opinion ?
Le scrutin municipal de liste à la proportionnelle au plus fort reste de demain risque sauf miracle de connaître le même sort en terme de taux de participation que le
dernier en date ; en l’occurrence l’élection législative du 7 septembre 2007 qui a mobilisé à peine 37 % des votants.
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Sans vouloir faire l’oiseau de mauvais augure ni Madame Soleil, nombre de clignotants plaident pour un taux de participation situé entre 40 et 45 %. Les raisons majeures et objectives de ce probable maigre résultat participatif sont nombreuses. Outre la fatigue de l’électeur àqui près de 50 ans de promesses non tenues ont fichu l’autisme politique et la multitude des partis (une trentaine sont en compétition pour l’actuel scrutin), la campagne était des plus moroses. Les candidats dont sont bourrés les listes comme ont bourre les taxis collectifs de voyageurs désargentés, peinent à esquisser un brin de programme. En tout cas ils n’en ont pas si bien que les 30 partis en compétition débitent en boucle à la télé comme dans la rue les mêmes généralités : barrer la route aux corrupteurs et à la corruption, tordre le cou à la mauvaise gestion et à la gabegie, donner la parole au citoyen… En plus de ça, les prospectus des différents compétiteurs, presque des anonymes pour beaucoup d’électeurs, sont marqués chacun d’un logo sous forme d’un animal, d’un végétal, d’un outil. C’est vrai qu’il est difficile d’en rester à la couleur d’avant 1997 ; avec plus de 30 partis sans compter les boudeurs et les interdits on se serait arrivé à l’infrarouge ou à l'ultraviolet pour distinguer les partis-cules. En fait, certains de ces symboles ne font qu’accentuer le trouble dans la tête d’un électorat à 50 % analphabète. Exemple pris au hasard : l’arganier. Ce végétal qui ne pousse que dans la région du Souss peut signifier pour le citoyen lambda (ou lamba, Dieu reconnaîtra les siens) que le parti dont il est l’attribut est un parti amazigh ; une allusion à l’ethnique que la loi interdit. De même le symbole du livre que le parti qui l’a choisi a voulu vraisemblablement insister sur le combat pour le savoir et l’éducation peut, lui, catalyser des interrogations bizarres dans l’esprit de certains électeurs qui se demanderont pourquoi alors le Coran est-il absent de ce catalogue de symboles. |
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Le scrutin municipal de liste à la proportionnelle au plus fort reste de demain risque sauf miracle de connaître le même sort en terme de taux de participation que le
dernier en date ; en l’occurrence l’élection législative du 7 septembre 2007 qui a mobilisé à peine 37 % des votants.