Algérie : l’octuor « dé-jeûneur » mangera le mouton chez lui

Publié le par Karim El Maghribi

http://www.webzinemaker.com/achankou/photo/pho1_368711.jpgLes huit non-jeûneurs algériens de la localité d’« Ighzer Amokrane » qui ont été poursuivis par le ministère public pour atteinte à l’un des préceptes de l’Islam, en l’occurrence la «non-observance du jeûne» durant le mois sacré, en vertu de l’article 144 bis 2 du Code pénal en vigueur, ont été tous relaxés, avant-hier le 8 novembre, par le tribunal correctionnel d’Akbou à l’issue d’un procès très animé qui s’est ouvert, en présence d’un public venu en masse soutenir les accusés.

Au boxe, l’octuor a reconnu avoir « dé-jeûné » ajoutant toutefois « la discrétion de son acte». Répondant aux questions du juge, les huit accusés ont argué du fait qu’ils «ne sont pas contre l’Islam». En soulignant la foi islamique de leurs parents.

Forte de dix avocats, venus d’Alger et de Tizi Ouzou en soutien à leurs confrères mandatés à Bejaïa, la défense a demandé un non-lieu, mettent en avant sur la constitution algérienne, qui garantit la liberté de culte. La défense qui a estimé que l’article 144 bis 2 du Code pénal est en contradiction avec la première loi de la République, n’a pas omis de rappeler l’intervention ders forces de l’ordre lors de l’arrestation en la qualifiant de «dérive policière», pour n’avoir pas en leur possession d’un mandat de perquisition.

L’argument a fait mouche puisqu’après un quart d’heure de délibération, le juge rend son verdict : la relaxation de tous les prévenus.
Ouf ! l’octuor pourra ainsi dans une semaine savourer tranquillement le mouton chez lui.

Rappelons qu’en septembre 2009, un groupe de jeunes marocains avait appelé à un rassemblement pour rompre le jeûne publiquement. La tentative a été mise en échec par la police sans trop de casse et le parquet a par la suite décidé de classer l’affaire.

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