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Que va demander AQMI à Paris ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou1.jpg

Que va exiger Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI)* du gouvernement français contre la libération supposée** des sept employés dont cinq Français de la société Areva qu’elle a reconnu avoir enlevé le 16 septembre au Niger ? C’est la question qui taraude bien des esprits. La bande de l’Algérien Abdelmalek Droukdal, alias Abou Mosaab Abdel Wadoud, peut demander n’importe quoi du moment que la rançon matérielle ou morale passe dans l’opinion qui lui est favorable comme un appui à la guerre sainte des « vrais » musulmans contre les croisés, à la révolte des faibles contre les puissants. Le chef de l’ex-GSPC algérien peut tout aussi réclamer des armes que de l’argent ou encore l’abolition de la loi interdisant le voile intégral sans perdre de vue le pardon de Paris pour ses « crimes » coloniaux commis contre le peuple algérien, une demande sans cesse soulevée par Alger mais sans succès et qui envenime officiellement les relations entre la France et l’Algérie.

Personnellement je pencherai pour la dernière hypothèse. Car elle permettrait aux « 250 » terroristes d’AQMI qui écument le désert librement entre le Niger, Mali, la Mauritanie et l’Algérie de faire d’une pierre deux coups. Et d’un un éventuel pardon de la France pour sa présence en Algérie de 1830 à 1962*** ferait en effet de Droukdal et de sa bande le champion du monde arabe et islamique car il aurait réussi là où les gouvernements algériens ont toujours échoué****. Et de deux : cette éventualité fera de l’AQMI, surtout aux yeux des Algériens, une organisation honorable aux objectifs nobles et non un ramassis de pillards dérangés et sanguinaires.

Notre thèse est d’autant plus soutenable qu’un élément récent tend à l’étayer : aujourd’hui le parlement inféodé à la junte qui gouverne à Alger qui semble-t-il sait ce qui se passe autour d’AQMI vient de repousser sine die la programmation d'un projet de loi incriminant la colonisation de l’Algérie par la France !

Ce report spectaculaire quand on sait que le seul vrai programme de développement du gouvernement algérien est cette loi on se demande pourquoi elle a été renvoyée aux calendes grecques ? La réponse est que la junte algérienne ne veut pas que ses intérêts coïncident avec ceux d’AQMI. En quelque sorte le report décidé par l’Assemblée algérienne est une anticipation d’une probable demande d’AQMI du pardon de Paris pour ses « crimes » en France. Ainsi la décision du parlement algérien peut se comprendre comme un message codé aussi bien à l’adresse de Paris que d’AQMI, que voici : nous gouvernement algérien légitime considérons comme prématurée toute revendication si légitime soit-elle qu’AQMI nous pique.



(*) Curieusement et étymologiquement « AQMI » semble être le contraire de Al Qaida ! « Akmé », terme grec, qui a donné le mot arabe « kémma » signifie « sommet ». Il est le contraire de « base » qui est la signification en arabe de « Al Qaida ».

(**) A moins d’être manipulée, le premier message signée AQMI n’évoque pas ouvertement une libération des otages contre la satisfaction d’une future demande.

(***) Paris ne doit pas s’excuser uniquement pour les « massacres » de Sétif mais pour l’ensemble de sa présence en Algérie, c’est ce que ne cesse de répéter le président Bouteflika.

(****) Une éventualité qui peut donner des idées aux adeptes du mouvement islamiste marocain Al Adl wa Al Ihssane qui pullulent en Andalousie quant aux villes de Ceuta et Mellila que Rabat ne cesse de revendiquer.

Publié dans Edito

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Azoulay met en garde contre tout galvaudage du dialogue interculturel en Méditerranée

Publié le par Avec MAP

 

AzoulayAndr-.jpgBruxelles-Répondant à l'invitation de la Fondation Roi Baudoin, une centaine de responsables de la société civile belge se sont réunis, mercredi à Bruxelles, pour débattre de la « légitimité du dialogue des cultures au regard du long chemin parcouru par la Fondation Anna Lindh ».

S'exprimant en sa qualité de Président de la Fondation, le Conseiller de SM le Roi, M. André Azoulay, a insisté sur l' « impérieuse nécessité de ne pas galvauder le dialogue interculturel en Méditerranée, en l'utilisant comme alibi pour contourner les dossiers politiques qui appellent d'abord des réponses politiques ».

Le Président de la Fondation Anna Lindh a rappelé à cet égard la démarche mise en œuvre par la Fondation depuis un peu plus de deux ans et qui s'efforce « de donner les accents de la lucidité et de la vérité à cette stratégie mise au service de l'Union pour la Méditerranée ».

M. Azoulay s'est félicité dans cette perspective de l'organisation prochaine à Bruxelles d'une saison du Maroc qui contribuera à donner la « juste mesure des richesses de la diversité culturelle et du pluralisme dans un pays arabe et dans l'espace maghrébin ».

Pour sa part, M. Charles-Etienne Lagasse, directeur général-adjoint pour les Relations internationales de la Wallonie-Bruxelles s'est félicité de la coopération et du partenariat privilégié entre le Maroc et la Wallonie-Bruxelles, soulignant que le Royaume « a été le plus réactif » parmi les pays du Maghreb à s'inscrire dans la dynamique de projets communs.

Le responsable belge a, dans ce sens, passé en revue une série de projets bilatéraux axés autour des valeurs de la modernité notamment la vulgarisation du nouveau Code de la famille et l'établissement d'échanges autour de la bande dessinée entre l'Institut national des Beaux-Arts de Tétouan et l'Académie des Beaux-Arts de Tournai.

Il a, de même, cité le projet « Ma web entreprise » permettant aux jeunes marocains établis en Wallonie ou dans le Royaume de créer une entreprise dans le domaine des TIC ainsi que le projet « Nayda » organisé à Casablanca par une soixantaine de jeunes de différentes nationalités. Cet ambitieux projet, a-t-il expliqué, consistait en un spectacle mélangeant diverses disciplines artistiques sur le thème de la tradition et la modernité.

Abondant dans le même sens, Mme Christine Claus, secrétaire général du département de la Culture, Jeunesse et Sports, et Médias de la Communauté flamande, s'est réjouie du partenariat avec le Maroc notamment au plan de la culture, rappelant à cet effet la création de la Maison des Cultures maroco-flamande « Daarkom ».

Pour Mme Claus de tels projets sont à même de favoriser et de renforcer les échanges, la compréhension, le dialogue et l'inter-culturalité.

Au cours de son séjour en Belgique, le Conseiller de SM le Roi interviendra également à Gand sur le thème du « dialogue des Cultures comme espace de résistance à l'archaïsme et à la régression », cela devant les Directeurs généraux des Relations extérieures et des Affaires culturelles des 27 pays de l'Union européenne, réunis dans le cadre de la présidence belge de l'Union.

Cette rencontre a été marquée par la présence de personnalités arabes et européennes du monde de la politique, de la culture et de la diplomatie dont MM. Samir Addahre et Menouar Alem, respectivement ambassadeur du Maroc en Belgique et au Luxembourg et Chef de la Mission du Maroc auprès de l'Union européenne.

Publié dans Dialogue des cultures

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Le député fédéral belge Denis Ducarme soutient Ould Sidi Mouloud

Publié le par Denis Ducarme

Le député belge Denis Ducarme (photo), membre de la Commission des Relations extérieures et de la Défense du Parlement belge condamne fermement l'arrestation du membre de haut rang du Polisario, qui a été arrêté mardi par les forces de sécurité du Front Polisario en essayant de pénétrer dans les camps de Tindouf, dans le Sahara d’Algérie (...) Ducarme demande donc à tous ceux qui sont des avides défenseurs de la liberté d'opinion et d'expression de se joindre à lui dans la création d'un comité international pour la libération de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud et les autres prisonniers politiques du Polisario. (...)

Maghreb : Violations des libertés d’opinion et d’expression par le Front Polisario, le cas Ould Sidi Mouloud.

Les violations des libertés d’opinion et d’expression demeurent très régulières dans la région du Maghreb. La problématique relative au Sahara occidental continue à y favoriser les tensions entre les Etats voisins de la région et les violations fréquentes des droits de l’Homme. La démocratie européenne doit demeurer pleinement vigilante à ce niveau.

C’est dans ce sens que le député fédéral Denis DUCARME, membre de la commission des relations extérieures et de la Défense au Parlement belge, dénonce l’arrestation, mardi soir, de M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, cadre supérieur du Polisario interpellé, à Tindouf (Sahara algérien) par les services de sécurité de ce mouvement.

Denis DUCARME avait participé, il y a quatre ans, à une « Commission d’enquête internationale sur les allégations de crimes à l’encontre du Front Polisario » ; cette commission indépendante, constitué de membres du monde politique, judiciaire et journalistique avait relevé de très nombreuses violations des Droits de l’Homme commises par le Polisario. C’est dans le cadre du suivi de ces travaux que Denis DUCARME a pu continuer à s’intéresser aux pratiques du Front Polisario.

http://www.webzinemaker.com/achankou/photo/pho1_368279.jpgAujourd’hui, le sort réservé à M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud inquiète particulièrement. Cette situation n’est pas sans rappeler le sort réservé à de nombreux prisonniers dont certains n’ont jamais réapparu…

M. Ould Sidi Mouloud, cadre supérieur du Front Polisario, où il aurait exercé les fonctions d’Inspecteur général de la Police dans les camps de TINDOUF, s’est prononcé récemment en faveur d’un débat portant sur le statut du Sahara occidental. Il a ensuite regagné les camps de Tindouf où il a été arrêté. Le sort précis qui lui est réservé depuis demeure inconnu.

Denis Ducarme condamne cette « arrestation » et les violations du principe de liberté d’expression fréquemment violé dans cette région.

Il appelle tous ceux qui sont, comme lui, sensibles à la défense des Libertés d’expression et d’opinion à le rejoindre et envisager la constitution d’un comité international pour la libération de M. Ould Sidi Mouloud et des autres prisonniers politiques du Polisario.

L’objet de ce comité aura pour priorité de voir constituer la liste des prisonniers politiques détenus à ce jour par le Front Polisario, une liste qui visera également à protéger la vie de ces derniers et éviter que leur identité ne sombre dans l’oubli.

Il demandera aux organisations qui ont pour vocation de défendre les droits de l’Homme, tels Amnesty International ou Human Right Watch, de se pencher sur le sort réservé à M. Ould Sidi Mouloud et sur celui de prisonniers politiques rencontrant un destin comparable dans cette région.

Contact : Denis Ducarme, Député belge - 0032/473 73 64 78 -denis.ducarme@ducarme.net

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Maroc : Un inconnu met le feu à une école juive de Casablanca

Publié le par Abdelkarim Chankou

http://www.webzinemaker.com/achankou/photo/pho1_368253.jpg
Lundi 20 septembre vers 11h00, un inconnu a arrosé, le portail d’une école juive sise 10 rue Washington vers le boulevard Ziraoui à Casablanca (non loin du Lycée français Lyautey) avec du benzène avant d’y mettre le feu.

L’inconnu qui était bien habillée selon des témoins qui l’ont aussitôt ceinturé et remis à la police, habite comme l’indique sa carte d’identité Kariat Jemaa, un quartier populaire de la Municipalité de Sebata, situé dans la banlieue nord-est de Casablanca.

L’école ajoute le quotidien arabophone Assabah dans son édition du lendemain sert aussi de temple (beth) et en plus de l’accueil d’écoliers juifs des séminaires (des sidra notamment) faisant partie de la sphère du mouvement international Habad-Loubavitch (il existe trois centres de ce mouvement au Maroc : à Casablanca, Meknès et Agadir) y étaient également donnés à l’occasion des grandes dates du calendrier hébraïque. Ce qui devrait être cas le jour l’agression puisque on est en plein période des fêtes juives, la fête des tabernacles (soukkot) commençant ce soir et s’achève en fin de mois.

Notons que cette école qui n’a subi aucun autre dommage grave grâce à l’intervention des passants qui ont éteint le feu était sise rue Galilée, située au quartier huppé Gauthier. Son transfert au boulevard Ziraoui s’est fait sans les années 1970.

A l’heure où nous mettions sous presse on ne savait toujours pas si l’inconnu qui est âgé de 42 ans était un déséquilibré mental ou non.

P.S. : le rite Loubavitch ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté juive marocaine où le rite dominant se distingue par son caractère typiquement marocain, fruit d’un alliage subtil entre des influences andalouses et locales.

Publié dans Société

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Azoulay : Le rapport de la Fondation Anna Lindh apporte à l'UPM la feuille de route socio-culturelle qui lui manquait

Publié le par A.C. & MAP

 

 

Bruxelles - L'Union pour la Méditerranée (UPM) dispose désormais de la feuille de route qui lui faisait défaut, a déclaré, mercredi à Bruxelles, M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh.

Bruxelles - L'Union pour la Méditerranée (UPM) dispose désormais de la feuille de route qui lui faisait défaut, a déclaré, mercredi à Bruxelles, M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh.

S'exprimant aux côtés de M. Stefen Fule, Commissaire pour la politique de voisinage de l'Union européenne, M. Azoulay a qualifié de « sans précédent et de déterminent pour l'espace euro-méditerranéen » le rapport sur les fondements humains et socio-culturels de l'UPM réalisé par la fondation Anna Lindh et l'Institut Gallup, et dont les résultats ont été rendus publics, mercredi à Bruxelles (voir encadré), devant plus de 200 personnalités et experts réunis par la commission européenne, la fondation Anna Lindh et l'European Policy Center.

« Sans précédent ce rapport l'est par son périmètre exceptionnel : plus de 13.000 ménages interrogés par Gallup sur les deux rives de la Méditerranée. Il l'est aussi par l'espace couvert qui va des paramètres institutionnels et politiques de l'UPM à la connaissance et à la perception des uns par les autres s'agissant des critères identitaires, historiques ou religieux qui déterminent la relation sociale et culturelle dans le bassin démographique de l'UPM qui représente près de 800 millions de personnes », a précisé M. Azoulay.

Et d'ajouter que ces données « scientifiques et objectives » vont « rendre la vie plus difficile à ceux qui instrumentalisent nos histoires additionnées et nos diversités culturelles et spirituelles ».

Le président de la Fondation Anna Lindh a également souligné que ce « chantier de la connaissance réciproque a été fondé sur un contrat de co-responsabilité. Il ne s'est, à aucun moment, agi d'un exercice d'introspection du Nord vers le Sud ou vice-versa ».

La démarche, a poursuivi M. Azoulay, a été structurée dans une logique inclusive et innovatrice qui a délibérément tourné le dos aux sans fondement scientifique et fausses évidences qui, ces dernières années, ont souvent dénaturé et miné la relation humaine et socio-culturelle des deux côtés de la Méditerranée.

Mettant en relief la très grande richesse des données désormais disponibles dans ce rapport, M. Azoulay a invité les acteurs et les décideurs du partenariat euro-méditerranéen « à une analyse et à un usage rationnel et objectif de ces informations, même quand elles sont complexes et parfois apparemment contradictoires ».

Pour illustrer son propos, M. Azoulay a relevé que « le sondage Gallup fait apparaître par exemple que dans les pays du Sud, le référentiel religieux est tellement plus affirmé que dans les pays du Nord, mais ce constat prend son sens véritable quand il est uni en perspective avec les valeurs d'ouverture et d'altérité ».

« Des valeurs qui se dégagent de ces mêmes pays du Sud et qui donnent une autre lecture des réalités sociales, philosophiques ou culturelles dans notre région », a-t-il ajouté.


Avant de céder la parole à M. Fule, le conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh s'est félicité de la confirmation par l'Institut Gallup de « l'adhésion substantielle qui se dégage de ce document, par rapport à la perspective d'une destinée commune des deux rives de la Méditerranée, portée par l'UPM ».
« Cette adhésion, a-t-il poursuivi, plus motivée et plus explicite au Sud trouve un écho particulièrement large auprès des générations montantes qui veulent vivre leur futur dans un espace méditerranéen qui aura su trouver ses propres règles de co-responsabilité et de co-gouvernance dans une dynamique nourrie par l'acceptation et l'optimisation de la diversité culturelle et de la richesse spirituelle plurielle qui restent le fondement du référentiel méditerranéen ».

Pour sa part, M. Fule s'est félicité de la rigueur scientifique de ce rapport qui va donner un nouvel élan et une autre dimension aux échanges entre le Nord et le Sud du pourtour méditerranéen.

Soulignant que le rapport constitue incontestablement « une feuille de route et une source d'inspiration au quotidien », le responsable européen a estimé que l'approche scientifique voulue par la fondation Anna Lindh ouvre la voie aux plus grandes ambitions des deux côtés de la Méditerranée.

Après avoir mis en relief le rô le de la Fondation dans le rapprochement entre les pays de la Méditerranée, M. Fule est revenu sur l'analyse « qualitative et pertinente » adoptée dans ce document s'agissant notamment des réalités vécues dans la relation humaine et interculturelle dans l'espace de l'UPM.

Il a de même émis le souhait que ce rapport soit le prélude d'une série d'études du même genre et de même qualité, soulignant qu'il était « utile et indispensable dans le cadre de l'Union européenne et des différents autres pays ».

Le responsable européen a, en outre, appelé à davantage de compréhension entre les différentes cultures des peuples méditerranéens, invitant les pays de la Méditerranée à renforcer les relations et les échanges à tous les niveaux.

De son côté, Mme Fatma El Zahraa Etman, chef de la Mission de l'Egypte auprès de l'UE, a salué « le courage et la détermination » de la Fondation Anna Lindh pour avoir mené à terme l'élaboration de ce rapport qui « invite à revoir cette Méditerranée qui a été de tout temps une zone d'entente et de frictions, de dialogue et de ruptures ».

« Favoriser les facteurs qui assurent la possibilité de déclencher un élan continu de dialogue et assurer un rythme régulier d'échange fondé sur la réciprocité, constitue la force motrice et le cœur de tout partenariat euro-méditerranéen. Et c'est dans cette perspective que se définit et s'inscrit le rapport de la Fondation Anna Lindh », a-t-elle dit.

Les conclusions de ce rapport mettent en avant des indicateurs pertinents dans la perception et la vision de l'Autre, a-t-elle ajouté, soulignant que le document se veut un plaidoyer pour un vrai contrat socio-humain.

Le rapport « Tendances interculturelles Euro-Med 2010 », publié en anglais, français et arabe, offre des analyses réalisées sur des thèmes qui alimentent actuellement les débats publics tels que l'islam, l'occident, la modernité, les médias ou encore les perspectives régionales de la paix.

La cérémonie de présentation du rapport s'est déroulée devant un parterre de personnalités arabes et européennes du monde notamment politique, médiatique, culturel et diplomatique, dont MM. Samir Addahre et Menouar Alem, respectivement ambassadeur du Maroc en Belgique et au Luxembourg, et Chef de la Mission du Maroc auprès de l'Union européenne.

Ont également assisté l'ambassadeur de l'Arabie Saoudite auprès de l'UE et Mme Leila Chahid, déléguée générale de Palestine auprès de l'UE, de la Belgique et du Luxembourg.

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Extraits du Rapport:

Environ 3/4 des citoyens dans les régions sud et est de la Méditerranée pensent que l'UPM permettra de rendre leurs économies plus dynamiques et novatrices, qu'elle apportera une plus grande liberté, confortera l'égalité des sexes et consolidera l'Etat de droit.

L'enquête a également révélé que malgré les flux migratoires du sud vers le nord, les citoyens des pays de l'UE et ceux des régions sud et est de la Méditerranée « entretiennent relativement peu de contacts entre eux ».

Pourtant, ils ont tous tendance à penser du bien de leur région commune, notamment en termes de mode de vie, note le sondage, estimant que les « Nordistes » expriment un plus grand intérêt pour les cultures des autres en comparaison avec les « Sudistes ».

Quelque 33 % des Allemands se sont dits intéressés par la culture des pays du sud, contre seulement 9 % des Egyptiens qui partagent ce point de vue à l'égard du nord,
42% des habitants du Sud et de l’Est de la Méditerranée ont un ami en Europe,
63% des Européens n’ont jamais visité un pays du Sud ou de l’Est de la Méditerranée,
64% des Européens et 76% des habitants du Sud ou de l’Est de la Méditerranée n’ont eu aucun contact avec une personne d’un pays de l’autre groupe au cours de l’année passée,
62% des Européens, contre seulement 45% des habitants du Sud et de l’Est de la Méditerranée sont persuadés qu’il existe des points communs avec les pays de l’autre groupe,
64% des Européens préfèrent élever leur enfant sur la base de principes de solidarité familiale et de respect des autres cultures alors que 59% des habitants du Sud et de l’Est de la Méditerranée préfèrent élever leur enfant en s’appuyant sur des valeurs et croyances religieuses,
79% des Européens et 69% des habitants du Sud et de l’Est de la Méditerranée pensent que les médias n’ont pas amélioré l’image des populations de l’autre groupe de pays.

L'enquête, menée pour le compte de la Fondation Anna Lindh, a couvert la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Suède, la Grèce, la Hongrie, la Bosnie-Herzégovine, l'Egypte, le Liban, le Maroc, la Syrie et la Turquie.

 

Voir la vidéo de l'interview de M. Azoulay accordée à Euronews

Photo : archives (Barcelone)

Publié dans Dialogue des cultures

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Comment l’islam risque d’être une menace pour lui-même

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou1.jpgIncontestablement le nombre de musulmans ne cesse de croitre dans le monde. C’est une évidence même. Laquelle évidence s’explique par le fait que contrairement aux autres religions, la progéniture d’un couple musulman ou à moitié musulman (cas ou le père se réclame de la religion du Coran) est forcément musulmane sauf cas rarissimes. Mieux : même dans le cas où ni le père ni la mère ne sont pratiquent l’islam, la descendance est considérée comme étant musulmane. Et le restera toute sa vie même si ses pieds ne fouleront jamais un tapis de prière ou que sa bouche ne connaîtra jamais le goût du ramadan. Mieux encore : quand on sait que ces « musulmans par défaut » ne sont pas moins prolifères que les autres qui sont d’assidus et fervents pratiquants, on comprend très bien pourquoi l’islam gagne du terrain chaque jour que Allah fait.

Cependant, cette croissance exponentielle du nombre de musulmans dans le monde n’est pas forcément bénéfique pour la communauté islamique. Car la propagation de l’islam est plus quantitative que qualitative. On dénombre déjà 100 millions d’analphabètes rien que dans le monde arabe et autant parmi ceux qui savant écrire et lire mais qui sont aussi ignorants que l’homme des cavernes. A savoir des lettrés, souvent des universitaires ou des lauréats des grandes écoles occidentales, mais qui croient à la sorcellerie et aux pouvoirs des marabouts et des diseuses de bonne aventure…
Encouragés par les branches populaires de l’islam sunnite, à savoir les confréries soufies, ce type de musulmans prêts à tout croire jusqu’à voir d’un petit tsunami le signe de la fin du monde, est candidat à être légion encore plus rapidement que la vitesse moyenne.

Ce sont ces musulmans qui sont souvent émotifs et malléables comme de la pâte à modeler qui devaient constituer l’essentiel du bois pour brûler le Coran demain en Floride, si l’illuminé pasteur américain et ses acolytes n’avaient pas changé d’avis la veille.*

En fait pourquoi cette annonce médiatique de brûler le livre saint de l’islam a suscité tant de remous et de commentaires dans le monde ? A-t-on oublié que chaque fois qu’une Joutia (marché aux puces) brûle « accidentellement » quelque part dans une ville musulmane, des centaines voire des milliers de Corans crament dans l’incendie sans que personne ne s’en soucie ? A-t-on oublié que depuis l’invasion américaine de l’Irak ou de l’Afghanistan, des centaines de milliers de copies du Coran ont été transformées en chaleur et lumière par les bombes et les missiles sans que l’on assiste à la même levée de boucliers que cette fois avec les menaces du pasteur floridien qui il faut le souligner ne mobilise avec son église guère plus de 50 ans adeptes.

Inutile ce multiplier les exemples, on n’en finirait pas ! Mais la vérité est que l’entropie de l’islam actuelle augmente vertigineusement en même temps et de même que le désordre au sein de la communauté, signe annonciateur de la naissance d’un islam de qualité moyenne, sujets à tous les syncrétismes et à toutes les interprétations. Le vrai danger ! Un danger plus mortel qu’une éventuelle bombe A iranienne.

Si les oulémas, les vrais ; c’est-à-dire ceux qui ont étudié la théologie et connaissent autant l’islam que le judaïsme et le christianisme, et le bouddhisme sans perdre de vue les sciences et les lettres, pas ces perroquets dont le seul mérite est d’avoir appris les 60 sourates par cœur, ne décident pas de prendre les devants en appelant à un islam rationnel, celui des lumières, de la modernité et de la responsabilité, pas celui des confréries hystériques et niaises, et des derviches sauteurs aux yeux révulsés, alors il faudra s’attendre à la naissance d’une foi coranique hybride, un monstre digne de Frankenstein.

Pour finir, un autre exemple d’idiotie qu’aucun média n’a relevé : le cas de Sakineh, cette Iranienne menacée de mort par lapidation pour soi-disant adultère et assassinat de son mari. Si la sentence est exécutée, elle sera morte écrasée par de grosses pierres, parfois de la taille de gravats, alors que Satan himself qui est le symbole absolue de tous les péchés, est lapidé chaque année à la Mecque par les pèlerins qui lui jettent chacun sept petits cailloux de la taille d’un granule « Al héssé » !

Je demande solennellement le même traitement pour Sakineh. C’est la moindre des justices…
(*) Etant versatile et aussi instable que  la nitroglycérine, le pasteur peut se rétracter à tout moment.

Publié dans Edito

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Azoulay s’exprime sur le projet d’une mosquée près de « Ground Zero » à Manhattan

Publié le par Avec MAP

Azoul-au-bureau--1--copie-1.jpgM. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi a affirmé, vendredi soir à Casablanca, que le Maroc, pays de tolérance et de pluralisme, est un espace de résistance à tous les archaïsmes et les régressions.

S'exprimant lors d'un ftour-débat organisé par l'association « Marocains Pluriels » en présence de personnalités de divers horizons et représentant les trois religions monothéistes, M. Azoulay a, cependant, regretté les « échos régressifs et suspects » du faux débat sur la construction d'une Mosquée près de « Ground Zero », théâtre des événements tragiques du 11 septembre 2001.

Et M. Azoulay de mettre en avant l'importance de cette rencontre-débat, initiée par la jeune association « Marocains Pluriels », qui réunit les représentants de toutes les composantes de la société et reflète, d'une manière édifiante, un Maroc séculaire, terre de paix, de tolérance et de liberté.

Le Conseiller de SM le Roi a ajouté que cette rencontre-débat entend promouvoir les valeurs de la cohabitation, le respect de l'autre, l'ouverture et le dialogue tout en s'attachant à mettre en évidence les fondamentaux civilisationnels et l'identité culturelle du Royaume.

M. Azoulay n'a pas manqué de rappeler, à ce propos, que le Maroc a été et reste toujours fortement attaché à la promotion et la défense des valeurs suprêmes de l'humanité, soulignant que cet attachement s'inscrit dans la continuité et dans l'expression d'une culture de l'altérité qui a su résister à l'intérieur comme à l'extérieur aux vicissitudes et aux tentations de la fracture identitaire et spirituelle.

Pour sa part, M. Abdelaziz Al Idrissi, Président du Conseil des Oulémas de la Préfecture des Arrondissements de Sidi Bernoussi, a donné un éclairage sur les fondamentaux de la civilisation islamique, insistant sur le fait que l'Islam est une religion de clémence, de générosité, de justice et de tolérance.

Dans une allocution donnée au nom du ministre des Habous et des affaires islamiques, il a aussi insisté sur le devoir et la nécessité de croire à tous les prophètes des religions monothéistes, plaidant pour une coopération agissante et une réelle solidarité entre les peuples d'autant, a-t-il fait remarquer, que les différences de croyances et d'appartenances religieuses n'empêchent point de telles rapprochements et un échange fructueux pour l'intérêt de tous.

Et de souligner l'importance de cette rencontre de réflexion, une occasion pour les marocains de montrer encore, si besoin est, leur attachement aux valeurs de la fraternité, de la solidarité et de la tolérance, loin de toutes les formes de fanatisme, de racisme et ce, dans un élan de mobilisation derrière SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine.

De son côté, M. Mohamed Berrada*, Président d'honneur de « Marocains Pluriels » a affirmé que cette rencontre, qui illustre le pluralisme, un des fondamentaux de l'identité nationale, plaide pour le rapprochement et la cohabitation des peuples et ce, nonobstant leurs appartenances ethniques ou croyances religieuses.

Tout en affirmant que les relations humaines doivent être construites sur la base des valeurs de l'amitié, la tolérance et la solidarité, M. Berrada a lancé un appel à la fraternité et la tolérance entre, d'une part, toutes les composantes de la société marocaine et entre le peuple marocain et les peuples du monde, d'autre part.

Cette rencontre-débat organisée au complexe Oum Kaltoum à Sidi Moumen, a été aussi marquée par la présence de Mme Nezha Skalli, Ministre du développement social, de la famille et de la solidarité, Mme Elisabeth Milliard, Consul des Etats-Unis d'Amérique à Casablanca ainsi que M. Simon Lévy, Directeur du Musée du judaïsme marocain.

(*) Universitaire, ancien Ministre, ancien Ambassadeur du Maroc en France

Publié dans Société

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Israël-Palestine : Un débat qui fera «datte» !

Publié le par Abdelkarim Chankou

http://www.webzinemaker.com/achankou/photo/pho1_368091.jpg

Pendant qu’à Washington le président Barack Obama et sa ministre des affaires étrangères, Hillary Clinton, essayent, bon an mal an, de rapprocher le plus possible les positions de ses deux invités palestinien et israélien, le débat fait rage dans le monde arabo-islamique. Non pas au sujet de la question des réfugiés palestiniens ou du statut de Jérusalem, ni du partage des eaux entre les deux peuples voisins, encore moins du « degré de souveraineté » du futur Etat palestinien indépendant, si jamais celui-ci voit le jour dans les prochains mois.

Le débat est beaucoup plus profond. Beaucoup plus essentiel. Il porte sur un vrai sujet, celui des dattes israéliennes qu’on trouve dans les marchés de certains pays arabo-musulmans ! Un débat qui fera certainement date.

Ainsi pendant que Barack Obama et Hillary Clinton font la danse du ventre à Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahu afin de les amener à envisager l’avenir des négociations directes avec plus de sérénité, des imams et des oulémas ayant pignon sur rue haranguent les foules arabes et musulmanes par le biais des télévisions satellites en leur interdisant de consommer tout fruit importé d’Israël, particulièrement les dattes que la majorité des musulmans pratiquants mangent en premier pour rompre le jeûne. « Celui qui rompra le jeûne avec des dattes israéliennes, son jeûne sera considéré comme invalide. », crie un de ces imams du panarabisme has been qui ignore ou feint d’ignorer que si pour beaucoup de ces jeûneurs, la datte cueillie en Israël est recherchée c’est surtout parce qu’Israël est avant tout une terre sainte pour les musulmans : n’oublions pas qu’avant d’orienter leur prières vers la Mecque, ces derniers les dirigeaient vers Jérusalem, troisième Lieu Saint de l’Islam, après la Mecque et Médine. Ainsi les dattes israéliennes sont supposées être bénites au même titre que les saoudiennes.

En bref, notre propos ici n’est pas de pérorer sur les vertus gastronomiques ou médicinales des dattes cueillies sur des terres saintes de l’Islam, mais de dire que vues sous cet angle les négociations entre Abbas et Netanyahu semblent plus relever du dialogue de sourds ou du poker menteur que de ce qu’espèrent Obama et le monde arabe modéré. Comme l’a sous-entendu Netanyahu dans son allocution le vendredi, si les deux peuples ne veulent pas s’entendre, les chefs n’y pourront rien. En effet, comment envisager l’avenir avec sérénité quand on en est encore à débattre de la licité ou non de manger la datte israélienne durant le ramadan ?

Publié dans Focus

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