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Rabat et le Parlement européen

Publié le par Abdelkarim Chankou

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L’adoption par le Parlement européen, le jeudi 25 novembre dernier, d’une résolution sur les évènements du lieu dit « Gdim Izik » à Laayoune que Rabat a estimé être une forme d’ingérence inacceptable dans ses affaires intérieures et un alignement hâtif sur les positions des séparatistes du Polisario et  de ses mentors algériens  a eu au moins le mérite outre d’avoir mobilisé en quelques heures des centaines de milliers de marcheurs à Casablanca le dimanche suivant, d’avoir  montré encore une fois que la solidarité arabe n’est qu’un mythe qui n’existe que dans la tête des individus qui en font un juteux fonds de commerce.

 

Alors que des eurodéputés et des diplomates de pays occidentaux amis se sont solidarisés publiquement des officiels marocains profondément blessés par ladite résolution du Parlement strasbourgeois, on n’a entendu aucun dirigeant arabe quel que fusse son rang agir de même !

 

Etat de fait qui au lieu de pousser Rabat à envisager une quelconque révision de ses relations avancés avec l’Union européenne devrait la rapprocher encore plus de ses voisins du Nord, les seuls amis sur qui il peut vraiment compter.

 

« Ceux qui s’aiment se disputent » clamait Feu Hassan II  chaque fois que les relations maroco-européennes passaient traversait une péripétie.

 

De même cet incident devra servir de bon prétexte à Rabat pour dépassionner ses relations avec ses partenaires occidentaux en les professionnalisant. Il est normal pour un pays qui  a toujours été traité comme le premier de la classe  de se renfrogner à la première  brimade. Aussi le Maroc qui eut été enchanté que le « statut avancé » lui soit accordé par Bruxelles doit-il consentir d’abandonner un brin de sa « souveraineté supranationale » ; car des brimades il y en aura d’autres et pas toujours liées au Sahara. En octobre dernier, bien sûr toute proportion gardée,  le même Parlement européen n’a-t-il pas fermement condamné la France pour avoir expulsé des Roms vers leur pays d’origine ?

 

Maintenant on ne dit pas que des passages de ladite résolution soient anodins et que Rabat en a fait trop. On dit seulement que l’ancrage  ou l’arrimage du Maroc à l’Europe a un prix et ce n’est pas par des coups de gueules et des bouderies qu’il se paye.

Publié dans Edito

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Le Sida enfin sur la défensive

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Le rapport 2010 du Programme commun des Nations Unies sur le VIH ou Sida publié le 23 novembre à Genève montre apporte enfin de bonnes nouvelles. La prévention a permis à une cinquantaine de pays au moins de parvenir à des résultats positifs : la stabilisation ou la diminution significative des nouvelles infections à VIH.

Le nouveau rapport de l’ONUSIDA révèle que la politique préventive menée de par le onde depuis l’apparition du virus mortel il un quart de siècle commence à porter ses fruits. En effet le nombre des nouvelles infections à VIH a reculé de près de 20% en dix ans alors que les décès causés par le fléau ont diminué également de 20% sur les 5 dernières années sans perdre de vue que le nombre des personnes vivant avec le virus commence à se stabiliser.

Plus concrètement les données chiffrées dudit Rapport sur la pandémie en 2010 indiquent que le nombre de personnes nouvellement infectées par le VIH avoisine estime les 2,6 millions [entre 2,3 millions et 2,8 millions], chiffre inférieur de près de 20% à enregistré en 1999.

En 2009, ce sont 1,8 million [1,6 million–2,1 millions] de personnes qui ont péri de maladies liées au Sida, chiffre réduit de près 20 % à celui de 2004.

À fin 2009, près 33,3 millions [31,4 millions–35,3 millions] personnes vivaient avec le VIH, chiffre légèrement supérieur à celui de 2008, soit 32,8 millions [30,9 millions–34,7 millions]. Ce résultat est essentiellement lié au fait que les gens vivent plus longtemps grâce à l’élargissement de l’accès au traitement antirétroviral.

A ce titre le New England journal of Medicine « vient de publier également le résultat d'une étude prometteuse concernant le traitement préventif du virus de l'immunodéficience humaine (VIH). La combinaison de deux anti-rétroviraux pris oralement a réduit de 44% le taux d'infection avec le VIH, chez des hommes homosexuels. Il s'agit de résultats d'un essai clinique mené dans six pays. »

De 2001 à 2009, le nombre de nouvelles infections à VIH s’est stabilisé ou réduit de plus de du quart dans 56 pays au moins à travers le monde, dont 34 pays d’Afrique subsaharienne. Parmi les cinq pays affectés par les plus grandes épidémies de la région, quatre (Éthiopie, Afrique du Sud, Zambie et Zimbabwe) ont réussi à faire baisser de plus de 25 % le nombre de nouvelles infections à VIH. Parallèlement, l’épidémie s’est stabilisée au Nigéria. Ceci à un moment où dans d’autres pays le nombre de malades du Sida continue de progresser, notamment au Maroc où l’ALCS (Association Marocaine de Lutte contre le Sida qui s’apprête à lancer Sidaction 2011 dans 10 jours ) dénombre 5.300 malades et près de 30.000 séropositifs.

« Nous sommes en train de briser la trajectoire de l’épidémie de Sida grâce à des actions audacieuses et des choix intelligents » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Les investissements engagés dans la riposte au Sida portent leurs fruits mais les progrès restent fragiles – le défi, aujourd’hui, consiste à savoir de quelle manière nous allons tous unir nos efforts pour accélérer les progrès. »

Surtout ne pas oublier que toute stratégie de prévention institutionnelle si bonne soit-elle ne peut aider à réaliser pleinement les objectifs escomptés si la société civile ne se mobilise pas dans la même direction. Une société civile en quasi majorité placée derrière les caméras et qui agit souvent dans l’ombre avec des moyens qui ne sont pas toujours à la hauteur, parfois au risque et périls de sa vie : l’action préventive passe dans certains pays musulmans comme une incitation à la dépravation.

Publié dans Société

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A quand une université à Laayoune ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou1.jpgLa rentrée scolaire 2010/2011 a été marquée par la construction de nouvelles écoles primaires, de nouvelles cantines et des instituts supérieurs de formation. C’est pas mal. Mais est-ce normal qu’un territoire de près de 270.000 km2, soit plus de la moitié du Maroc du Nord, soit dépourvue d’une université ? Ce qui contraint les bacheliers sahraouis à s’inscrire dans les universités d’Agadir, de Casablanca, Marrakech ou Fès. Et quand on sait que la distance qui sépare Dakhla et Casablanca est proche de celle entre cette dernière et Paris, l’on comprend le sentiment d’insularité de certains étudiants sahraouis.

 

Il y a près de 8 ans que M. Brika Zerouali, député affilié alors au parti de l’Union constitutionnelle et actuel membre influent du Corcas (structure qui représente les Sahraouis en attendant une autonomie élargie) me faisait part de son désir de voir les autorités de Rabat accéder à son vœu, celui de la création d’une université à Laayoune, capitale régionale des provinces marocaines du Sud. Un vœu resté pieux jusqu’à la rédaction de ces lignes.

Publié dans Edito

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Quand les anciens s’en vont

Publié le par Abdelkarim Chankou

fond-ecran-bougie.jpgCes six derniers mois ont été marqués par la disparition de cinq intellectuels et militants hors pair.

 

Deux juifs marocains, les regrettés Edmond Amran El Maleh, philosophe et poète, parti à 93 ans,  le 15 novembre, et son compatriote de même confession, l’ excellent ingénieur des mines et homme politique engagé,  Abraham Serfaty, qui a rendu l’âme trois jours plus tard, le 18 Novembre, date qui commémore l’indépendance du Maroc pour laquelle le défunt, comme Edmond, s’était battu à mort et qui lui valu prison, souffrance et exil.

 

Deux musulmans, deux voisins, deux frères. Le philosophe marocain et grand critique de la raison arabe, Mohamed Abed El Jabri, parti le 3 mai et son collègue algérien Mohamed Arkoun, le grand spécialiste de la pensée arabe, qui a quitté ce monde le 14 septembre. Quelques jours avant feu Arkoun, le 2 novembre, un chrétien français mais marocain d’adoption, Jean-Pierre Koffel, tire lui aussi sa révérence après avoir légué une bibliographie riche et variée.

 

Certes ce Quintemvirat a quitté notre monde après avoir « longuement vécu », le plus jeune le composant, Al Jabri, avait 75 ans et le plus vieux, El Maleh, frisait les 93 ans, mais en plus de nous être encore utile, tous ont dû sentir au moment du dernier soupir un picotement d’amertume. Un arrière-goût d’inachevé. Chacun en ce qui le concernait aurait eu pour la dernière fois une pensée pour la décadence sans précédent de la pensée et de la culture, spécialement de la lecture et de l’écriture sans oublier le long chemin qui reste encore à faire avant une paix juste, viable et durable entre les Palestiniens et les Israéliens.

 

Pour ne citer que deux exemples, Feu Arkoun, à la fin de sa carrière, avait parfois le sentiment de prêcher dans le désert et Feu Serfaty rêvait du jour où il pourrait fouler la terre d’Israël sans manquer à l’engagement de sa vie…

 

Que la terre leur soit légère !

Publié dans Post Mortem

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Maroc : L'ancien opposant Abraham Serfaty est décédé

Publié le par Jeune Afrique.com & AFP

L’ancien opposant marocain au régime du roi Hassan II, emprisonné par ce dernier pendant près de 17 ans, est décédé jeudi dans une clinique de Marrakech à l'âge de 84 ans.

C’est son épouse Christine-Daure Serfaty qui a annoncé la nouvelle ce jeudi 18 novembre. L’ancien opposant marocain Abraham Serfaty, « est décédé ce matin dans une clinique de Marrakech à l'âge de 84 ans », a-t-elle déclaré à la presse. Ingénieur de formation, ce membre du parti communiste marocain puis du groupuscule marxiste-léniniste Ila-al-Amam fut l'un des promoteurs de la politique minière du Maroc indépendant. Ses critiques du régime de Hassan II lui avaient valu d’être emprisonné de 1974 à 1991, soit près de 17 années. Après sa libération, il s'était exilé à Paris pendant huit ans.

C’est Mohammed VI qui, aussitôt après son accession au trône, avait autorisé ce descendant de juifs chassés d'Espagne en 1492 à rentrer au Maroc en septembre 1999. Malgré son âge avancé, il restait combattif et blâmait les partis politiques marocains pour les lenteurs du processus de démocratisation. Mais depuis quelques années, il souffrait « d'une maladie pulmonaire et avait des problèmes de mémoire », a précisé sa femme. « Il sera enterré après demain [samedi]* au cimetière juif de Casablanca, près de ses parents », a-t-elle ajouté.
 
(*)  Demain vendredi selon d'autres sources [Ndlr]
 

Publié dans Disparition

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Hommage royal au défunt Edmond Amrane El Maleh

Publié le par A.C. & MAP

http://www.aufaitmaroc.com/pictures/0012/6211/Couverture_livre_Edmond_El_Maleh_medium.jpg?1271353164
Suite au décès du Professeur émérite marocain de confession juive, Edmond Amran El Maleh lundi à Rabat, à l’âge de 93 ans, SM le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de compassion à la famille du disparu.

« En cette douloureuse circonstance, nous exprimons nos condoléances les plus attristées et notre compassion la plus sincère à vous-mêmes, à tous les membres de la famille du défunt, à ses proches, à ceux qui lui portaient affection et admiration, ainsi qu'à sa grande famille, celle des penseurs et des hommes de lettres et de culture, qui a perdu, avec sa disparition, l'une des ses éminentes figures, lit-on entre autres dans le message du Souverain qui avait décoré le défunt en 2004 du Wissam du mérite intellectuel.

Les hommages n’ont pas tari à l’égard de la mémoire du disparu né à Safi en 1917 au sein d’une famille juive originaire d’Essaouira.

« Avec sa lucidité, son courage et sa poésie, mon ami, mon frère, Edmond Amran El Maleh m'a accompagné et m'a nourri de la permanence tranquille de ses certitudes et de la profondeur sereine de toutes ses passions », a déclaré lundi M. André Azoulay, en hommage au grand penseur.

Edmond «Amaran El Maleh restera une figure marquante dans l'histoire de la culture et de la pensée marocaines», a affirmé le chef de la communauté juive à Essaouira, Joseph Sebag, en hommage à ce grand intellectuel connu pour ses principes humains intangibles.

Quant à l’écrivain Tahar Benjelloun, il qualifie la disparition d’El Maleh d’une « grande perte pour le Maroc, pour la littérature et pour toutes les causes justes ».

Philosophe, écrivain, journaliste, essayiste et critique d'art, Edmond Amran El Maleh compte à son actif un recueil de nouvelles et une série de romans, dont « Parcours immobile » (1980), « Ailen ou la nuit du récit » (1983), « Mille ans, un jour » (1986), « Jean Genet, Le Captif amoureux et autres essais » (1988), « Une femme, une mère » (2004), ou encore « Lettres à moi-même », son ultime livre (photo).

Publié dans Disparition

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Plus de 7 morts dans un foyer Adoma (ex-Sonacotra) pour travailleurs à Dijon

Publié le par Karim El Maghribi

Sept personnes ont péri et onze ont été blessées grièvement suite à un feu qui a pris dans l’une des poubelles entreposées au sous sol ou sous un appentis d’un foyer Sonacotra pour travailleurs et réfugiés situé près du lac artificiel Kir, à Dijon, capitale départementale de la Cote d’or (Bourgogne).

L’incendie a émis des fumées denses et toxiques qui se sont propagées très rapidement via la colonne sèche qui dessert les 9 étages du foyer dit de la « Fontaine d’Ouche ».

L’incendie s’est déclaré dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 novembre, peu avant 1 h 30 (GMT+1).

Les pompiers du service départemental d’incendie et de secours de Côte-d’Or ont été appelés pour un simple feu de poubelle. La résidence abritait au moment du drame 141 personnes âgée entre 40 et 60 ans dont l’une est décédée après avoir sauté du haut du 7e étage alors que les 6 autres on été asphyxiées, selon un premier bilan de la préfecture. Laquelle a précisé que 141 des 190 résidents du foyer étaient présents au moment du sinistre. Tous ont été incommodés par les fumées et, sur les 134 personnes hospitalisées, 45 sont ressorties dimanche à 9H00 pour rejoindre en bus le Palais des Sports de la ville, où a été installé un site d'accueil.

Sur les 7 victimes qui ont péri, 3 sont de nationalité française, 2 sont sénégalais, un est algérien et le dernier est vietnamien.

Le ministre de l’immigration, Éric Besson, a fait part de sa « très grande émotion » et a « adressé aux familles des victimes et à leurs proches ses sincères sentiments de compassion et de solidarité ».

Le foyer qui abrite des chômeurs en fin de droits dont plusieurs sont de grands malades ou handicapés moteurs est particulièrement exposé à ce genre d’incident du fait que les pensionnaires utilisent librement des réchauds dans leur gourbis de 2 x 3 mètres et le gaz central dans les offices (cuisines) dont chaque étage qui pourrait être amianté compte un.
Dernière minute !

Une source proche du Consulat du Maroc à Talant (Dijon Nord) nous a informé qu’un Marocain a péri  dans l’incendie alors que trois autres ont été grièvement blessés.

De même on a appris qu’un système de détection  de fumée n’a été installé au foyer qu’à la fin des années 1980.

Bien sûr le bilan peut évoluer à tout moment. Dans un sens comme dans l'autre. Espèrons dans le moins mauvais.

Publié dans Société

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L'Arabie saoudite bloque Facebook

Publié le par Karim El Maghribi

Les férus saoudiens de Facebook, le réseau social le plus populaire du monde du monde, n’ont plus qu’à se mordre les doigts. Le gouvernement de Ryad vient de bloquer samedi l’accès à ce site de communication. La décision a été prise par l'instance de régulation des communications qui juge que le réseau social ne respecte pas les valeurs conservatrices du royaume wahhabite.

Un responsable de la Commission saoudienne des communications et de la technologie de l'information a confirmé que Facebook était bloqué samedi, un message d'erreur s'affichant lorsque les internautes tentaient d'y accéder.

Ce responsable, qui a requis l'anonymat, a expliqué que le contenu de Facebook avait « dépassé la limite » fixée par les valeurs du royaume wahhabite tout en précisant qu'il s'agissait d'une mesure temporaire. Mais tout le monde sait qu’il existe du provisoire qui dure plus que l’éternel.Toutefois, notre collègue des excellents portails emarrakech.info et alkhabar.info nous a appris que la société des télécoms saoudienne a rouvert Facebook après une courte fermeture.

Selon des sources proches de l’opposition saoudienne, à Londres et Washington, la décision du régime saoudien de bloquer l’accès à Facebook aurait été dictée par le fait que ce réseau permettait à des internautes saoudiens de colporter des informations diffusées par des sites internet interdits sur une série de scandales touchant la régime wahhabite.

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Algérie : l’octuor « dé-jeûneur » mangera le mouton chez lui

Publié le par Karim El Maghribi

http://www.webzinemaker.com/achankou/photo/pho1_368711.jpgLes huit non-jeûneurs algériens de la localité d’« Ighzer Amokrane » qui ont été poursuivis par le ministère public pour atteinte à l’un des préceptes de l’Islam, en l’occurrence la «non-observance du jeûne» durant le mois sacré, en vertu de l’article 144 bis 2 du Code pénal en vigueur, ont été tous relaxés, avant-hier le 8 novembre, par le tribunal correctionnel d’Akbou à l’issue d’un procès très animé qui s’est ouvert, en présence d’un public venu en masse soutenir les accusés.

Au boxe, l’octuor a reconnu avoir « dé-jeûné » ajoutant toutefois « la discrétion de son acte». Répondant aux questions du juge, les huit accusés ont argué du fait qu’ils «ne sont pas contre l’Islam». En soulignant la foi islamique de leurs parents.

Forte de dix avocats, venus d’Alger et de Tizi Ouzou en soutien à leurs confrères mandatés à Bejaïa, la défense a demandé un non-lieu, mettent en avant sur la constitution algérienne, qui garantit la liberté de culte. La défense qui a estimé que l’article 144 bis 2 du Code pénal est en contradiction avec la première loi de la République, n’a pas omis de rappeler l’intervention ders forces de l’ordre lors de l’arrestation en la qualifiant de «dérive policière», pour n’avoir pas en leur possession d’un mandat de perquisition.

L’argument a fait mouche puisqu’après un quart d’heure de délibération, le juge rend son verdict : la relaxation de tous les prévenus.
Ouf ! l’octuor pourra ainsi dans une semaine savourer tranquillement le mouton chez lui.

Rappelons qu’en septembre 2009, un groupe de jeunes marocains avait appelé à un rassemblement pour rompre le jeûne publiquement. La tentative a été mise en échec par la police sans trop de casse et le parquet a par la suite décidé de classer l’affaire.

Publié dans Société

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Colis piégés : Al Qaida sur un nuage…

Publié le par Karim El Maghribi

 

Maintenant que la franchise yéménite d'Al-Qaida s’est déclarée être l’auteur d'envoi de colis piégés destinés aux États-Unis il y a cinq ou six jours, en revendiquant en en outre, la responsabilité du crash d'un avion-cargo de la société de messagerie UPS (United Parcel Service), début septembre près de Dubaï, on est en droit de se demander pourquoi ce sont les sociétés de fret aérien UPS et Fedex qui sont visées en premier.

Premier élément de réponse : ces compagnies sont visées en premier parce que depuis l’annonce officielle de la crise financière mondiale en septembre 2008 de nombreuses compagnies aériennes de transport de personnes se sont tournées vers le fret pour sortir de l’ornière ou réaliser l’équilibre sans renforcer les contrôles. A moins de deux mois des fêtes de fin d’années où l’activité fret bat son plein, on imagine déjà les pertes pour ces entreprises

Second élément : la nationalité américaine d’UPS et Fedex et surtout le fait que Al Qaida les suspecte de collaborer avec la CIA et le Pentagone en leur acheminant divers matériels vers ou depuis l’Irak ou l’Afghanistan.

Troisième élément de réponse : il est hautement stratégique et touche à la technologie sensible. En effet l'agence des systèmes d'information de la Défense (DISA ou Defense Information Systems Agency) s'est tournée depuis 2007 vers un large éventuel d'entreprises dont Google, UPS, Fedex et Amazone.com, pour trouver de nouvelles solutions à même de permettre aux ministère de la défense (Departement of Defense) et à diverses branches des forces armées américaines d’être à l’affût du progrès en matière des technologies informatiques utilisant le concept du Cloud computing.

Le Cloud computing étant un concept de transfert sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur le poste utilisateur. Les utilisateurs ou les entreprises ne sont plus gérants de leurs serveurs informatiques mais peuvent ainsi accéder de manière évolutive à de nombreux services en ligne sans avoir à gérer l'infrastructure sous-jacente, souvent complexe. Une solution pour se parer contre un virus malin qui frappera le système de gestion informatique d’un aéroport comme JFK en en perturbe le trafic. Avec Cloud computing (informatique en nuage) le terroriste aura ainsi plus de mal à dénicher sa cible ; puisque théoriquement il ignore où sont localisés les serveurs désormais accessible par une technologie standard comme le web.

 

Publié dans Confidentiel

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