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Qui des modèles américain ou français nous convient, nous Marocains ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Qui des modèles américain ou français nous convient, nous Marocains ? Voilà une question à 1 euro,  à 1 dollar ou à 1 dirham. Mais qu’importe la devise ! Même si la question renvoie à une dimension forcément matérialiste, et non des moindres ; ne serait-ce que parce que de nos jours les relations internationales, qu’elles soient  bilatérales ou multilatérales, ne se conçoivent plus sans évoquer des questions d’argent. Et non plus uniquement entre le Nord et le Sud ; désormais la mode est passée au Nord-Nord, le cas de la Grèce suspendue à la générosité de l’axe franco-allemand, le moteur de l’Eurozone, en est  le grand témoin.

 

Alors qui des modèles américain ou français nous convient,  nous Marocains ? Il est facile devant ce type d’interrogations de se débiner en invoquant le suivisme du tiers monde à l’égard des puissances impérialistes ou en choisissant la réponse passe-partout pour ne pas dire placebo qui serait de dire « un peu des deux et le meilleur ».

 

Si dans cette réponse du « moindre mal » ou du « juste milieu » il  y  a un peu de bon sens et de sagesse, moi, personnellement, je ne la ferais pas mienne.  Car je crois que la somme des relations internationales,  ce qui équivaut à la vie des Etats du monde, a besoin pour rester stable et durable de relations bilatérales fortes et engagées, entre des pays forts du Nord et certains pays du Sud ayant un poids géostratégique suffisant pour jouer des rôles pondérateurs et modérateurs.

 

Sans chauvinisme, le Maroc fait partie naturellement de cette dernière catégorie qui même s’il ne l’a pas choisie,  l’assume malgré lui : Quand on est à la croisée des chemins de deux mers, la Méditerrané et l‘Atlantique, quand on est une porte de l'Afrique sur l’Europe et en même temps sur le Nouveau monde, quand on est un rempart aussi bien contre l’ensablement que l’avancée de la misère sahélienne, on devient forcément un pays modérateur et pondérateur. Mais tout cela comme dirait l’autre ne répond pas à notre question. Je la donne tout de suite : Le Maroc doit rester un allié sûr des Etats-Unis et un ami fidèle de la France, et par prolongement par continuité de toute l’Europe. Je rappelle cette réalité qui est née juste après l’indépendance du Maroc en 1956 mais conçue depuis les accords de Yalta ; par ce que depuis un certain temps, printemps arabe aidant, le royaume semble bercé par une certaine dérive atlantiste. Je m’explique : Le Maroc ne limite plus ses relations avec l’Amérique aux traditionnels domaines militaires et géostratégiques ; désormais  il se croit devoir accepter certaines hérésies, sociales, cultuelles et politiques, s’installer dans ses murs seulement parce qu’un grand pays comme l’Amérique les a, lui, intégrées ; entre autres le communautarisme et puritanisme religieux, le respect quasi religieux des meneurs et acteurs de la contestation cultuelle si bien que parfois  les forces de l’ordre ont plus de scrupules voire de  « peine » à charger une manifestation de jeunes chômeurs ou d’ouvrier grévistes qu’une meute de barbus ! Fait plus que troublant : Des dizaines d’ouvriers grévistes sont dispersés quotidiennement- parfois dbrutalement- par la police marocaine sans que le département d’Etat n’en fasse état- du moins explicitement-,  ni dans ces rapports annuels sur les droits de l’homme dans le monde ni dans ces déclarations intermittentes. Alors que dès la dispersion d’une bande d’extrémistes en habit afghan ou d’un groupe de missionnaires faisant dans le prosélytisme  Washington  affiche sa réprobation et son émoi. Je n’insinue pas que Paris approuve de tels agissements. Loin de moi cette idée ! Mais la différence entre Washington et la France c’est que cette dernière préfère aider à combattre les causes profondes de ces hérésies par du concret ; c'est-à-dire par l’aide au développement durable et l’investissement pour le savoir et contre l'ignorance,  plutôt que par de bons prêches qui incitent les Etats concernés à les accepter au nom de l’air du temps. Un temps qui n’est pas le nôtre, en tout cas.

 

Détrompons-nous ! L'Amérique est l'alliée logique et logistique des intégristes du moment qu'ils ne menacent pas directement sa sécurité et ses intérêts. Ce constat je le partage non sans fierté avec le Professeur émérite américain Naom-Abraham Chomsky.

 

Comme quoi il est des fois qu'il n'y a que les imbéciles qui changent vite d’avis en changeant de camp. That’s the question.

Publié dans Edito

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Table ronde sur les juifs de Debdou au Musée juif de Casablanca

Publié le par Musée juif de Casablanca

 

Le Musée juif de Casablanca a le plaisir de convier le public

 

intéressé à une table ronde sur le thème :

 

 

Juifs de Debdou 

 

Mémoire et perspectives  

 


 

Exposition de photos, projection vidéo et conférences

 

 

Le  Dimanche  01 Avril 2012 à partir de 10h (GMT)

 

au


 Musée du Judaïsme Marocain

 

http://www.abcdelacpa.com/33213.jpg

Du Royaume juif de Debdou [entre Oujda et Figuig]
L’histoire juive de cette dernière localité est édifiante sur le poids du judaïsme berbère dans le destin dynastique marocain. En effet, Debdou était le centre d’un royaume juif historiquement connu. Il n’y existait qu’une seule mosquée contre une douzaine de synagogues. Ce royaume juif était si puissant que la dynastie alaouite [..premier sultan (Moulay Rachid ben Chérif)... WIKI dut s’adresser à Ibn Machâal, le souverain juif de Debdou et de Taza pour trouver auprès de lui appui humain et soutien financier. Sans cet appui, le premier sultan alaouite n’aurait sans doute pas pu asseoir son pouvoir. En effet, c’est grâce au puissant soutien d’Ibn Machâal que le premier souverain alaouite a pu négocier avec les Rhiata, les Branes, Tsoul, Gzennaya, Mtalsa et Aït Wrayn une baïâa qui lui fut accordée. La majorité de nos compatriotes oublient que la première capitale des Alaouites n’était autre que…Taza d’où était engagée précisément la conquête de Fès. En réalité, l’histoire de Debdou est celle d’une cité située sur la route du commerce caravanier liant la région sahélo-soudanaise via le Touat-Tafilelt à la Méditerranée. Ce commerce va s’essouffler quand les Européens arrivèrent à le détourner via la voie maritime. La communauté juive de Debdou a connu des vicissitudes diverses qui l’ont durement frappée. L’une de ces vicissitudes de l’histoire de Debdou n’était autre que la défaite infligée à l’armée du Sultan Abderrahmane lors de la bataille d’Isly. Les Juifs de Dedbou quittèrent la ville et se retirèrent dans les casbahs tribales réservées aux Juifs chez les Rhiata, les Branes et autres Gzennaya. Beaucoup d’entre eux s’étaient convertis à l’Islam. Même si le choléra a quasiment décimé la communauté au XVIIIe siècle, les deux tiers de la population de Debdou étaient, à la fin du XIXe, juifs. Aujourd’hui, ce qui reste de cette communauté a entièrement émigré en Israël. Un destin à la fois homérien et cornélien !

www.lagazettedumaroc.com
Contact : Mme Zhor Rhihil conservateur
Musée du Judaïsme Marocain 
81. Rue Chasseur Jules Gros. Oasis-Casablanca (Maroc)
Fondation du Patrimoine Culturel Judéo-Marocain 
51. Rue Abou Dabi. Oasis-Casablanca (Maroc)
Téléphone : (212) 0522 99 49 40 
Fax : (212) 0522 99 49 41 
www.casajewishmuseum.com  
http://sites.google.com/site/lesjuifsdumaroc  
Nouvelle adresse :
museedujudaismemarocain@hotmail.com
 
 
 
 

Publié dans Evénement

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Jonathan Sandler, martyr de la barbarie et de la bêtise humaine

Publié le par www.harissa.com

Toulouse : Jonathan est mort aux côtés de ses deux fils (Titre d'origine)


Par Jean-Wilfrid Forquès

 

Abattu lundi, le rabbin Jonathan Sandler, 30 ans, venait d'arriver au collège-lycée Ozar-Hatorah à la rentrée 2011.


Le rabbin Jonathan Sandler est mort avec ses deux fils Arieh, 5 ans, et Gabriel, 4 ans, et laisse une veuve et une petite fille. L'enseignant était natif de Bordeaux, où il a vécu avec ses parents. Ancien élève d'Ozar-Hatorah, Jonathan, dont le père Samuel est aujourd'hui président de l'Association culturelle israélite de Versailles, était ensuite parti étudier dans une yeshiva à Jérusalem.


Après un séjour de trois ans, il était revenu en France en 2007. Marié, il était ensuite retourné en Israël et s'était de nouveau installé à Jérusalem. Jonathan Sandler y enseignait à des étudiants français souhaitant devenir rabbins et professeurs. Depuis septembre dernier, outre ses fonctions d'enseignement à Ozar-Hatorah à Toulouse, il enseignait chaque semaine le talmud à des étudiants juifs à Bordeaux, où il était attendu mardi soir. Lundi soir, Edgar Cohen, un membre de la communauté juive de Toulouse, rendait hommage à «un homme brillant, respecté, ses cours étaient remarquables».


Aux côtés des Sandler, une autre enfant est également tombée sous les balles. Âgée de 7 ans, Myriam était la fille du directeur d'Ozar-Hatorah, Yaacov Monsonego. Elle était scolarisée, comme Arieh et Gabriel Sandler, dans l'école primaire Gan Rachi. Dans la cour de l'établissement, Yvan Lévy, président du comité régional du Fonds social juif unifié, s'insurge: «C'est la communauté qui a été visée. Il n'y a pas de doute possible. Ici, vous avez d'un côté les bâtiments dédiés à l'enseignement et, juste en face, vous avez notre synagogue. Il faut trouver celui qui a fait cela le plus rapidement possible. Les enregistrements des caméras de vidéosurveillance sont d'une rare violence.»


Deux jeunes collégiennes viennent à peine d'arriver sur place alors que dans la rue, le balai des ambulances et des voitures de police se poursuit. Elles sont effondrées: «Nous devions être en cours à 8 heures mais nous sommes arrivées plus tard. Nous aurions pu être dans la cour à ce moment-là. Le tueur s'en est pris à des enfants. Il a visé la tête. C'est barbare!» Serge Selmen fait partie également de cette communauté sous le choc: «Les mots du président de la République sont des mots justes, adaptés à la situation. Pour nous, il était important d'entendre de tels propos. Nous ne sommes pas seuls aujourd'hui. Nous avons été touchés en plein cœur.» Corinne est la maman d'un élève scolarisé dans l'établissement, elle a quitté Bordeaux quelques heures plus tôt, lorsqu'elle a appris la nouvelle: «S'en prendre à des enfants, c'est ce qu'il y a de plus sacré»!

Publié dans Focus

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Sarkozy vu par la journaliste Catherine Nay

Publié le par http://blog.lefigaro.fr/threard/2012/03/sarkozy-limpetueux-vu-par-cath.html

http://media.rtl.fr/online/image/2012/0103/7741712273_nicolas-sarkozy-a-lanveoc-poulmic-dans-l-ouest-de-la-france-le-3-janvier-2012.jpgSarkozy l'impétueux, vu par Catherine Nay (titre d'origine)

Jeter un coup d’œil au livre de Catherine Nay, c’est prendre le risque d’être happé par un tourbillon. Et d’en sortir 682 pages plus loin, sans avoir pu reprendre son souffle. Le lecteur est emporté dans l’aventure d’une présidence qui ne ressemble à nulle autre. Pas même à celle de Valéry Giscard d’Estaing, le vaincu de la Vème République auquel certains, mi-sarcastiques, mi-sentencieux, comparent Nicolas Sarkozy. Aimeraient le comparer…

 

En dépit de maladroits efforts pour se rapprocher du peuple, VGE prenait les gens de haut. Son lointain successeur a plutôt tendance à les prendre de face, de front, d’homme à homme. Sans limites ni tabous. Il fonce. Il y va. Il ne cache rien. Sur lui, ses épouses, ses enfants, ses ministres, ses amis, ses intentions… Les Français n’ont pas l’habitude de cette pratique du pouvoir. Cela en a rendu fous. Secoués par un rythme effréné de réformes. Dépassés par les méthodes d’un chef dont la conduite de l’État s’apparente à celle d’un commando. Qui m’aime me suive. Las pour lui, tout le monde ne suit pas. Combien ? On va en avoir le cœur net…

 

C’est cette histoire que raconte Catherine Nay. Cinq ans d’un mandat mené tambour battant, avec dans le rôle-titre l’Impétueux. Il a tellement cassé les codes de notre République monarchique, engagé de changements dans tous les sens que, même parmi ses partisans, quelques-uns ne comprennent pas où il veut en venir. Ils sont déboussolés. Inca­pables de distinguer ses succès de ses échecs. De reconnaître ses mérites et son courage.

 

C’est d’abord la faute de Nicolas Sarkozy. Il n’a pas toujours su écouter, prendre du recul, capitaliser sur des événements positifs. Notamment en politique étrangère, où l’auteur parle de « l’éclat du sarkozysme international ». Vite fait, bien fait, le jour suivant, sûr de sa victoire, il passe à autre chose. Sans même s’apercevoir qu’il ouvre là une boîte à claques !

 

Tel apparaît Sarkozy sous la plume mordante de Catherine Nay. Qui rapporte sur le président cette remarque de François Fillon : « Il y a toujours la phrase de trop dans ses discours. » Il en va souvent de ses discours comme du reste de son action. Quel que soit le terrain, quel que soit l’interlocuteur.

 

Pour expliquer ce comportement, il y a bien sûr le tempérament de l’impétueux. Mais aussi la rupture avec Cécilia. D’une rupture l’autre. La première – sentimentale -, qu’il refusait, va jouer un rôle dans la se­conde – politique -, qu’il voulait. Un transfert de testostérone. Catherine Nay n’emploie pas la formule, mais la mémorialiste traduit ce sentiment dans des pages d’une belle acuité. Avec ce coup de massue qui ouvre l’ouvrage : « À toi je peux le dire, c’était le jour le plus triste de ma vie. » Le jour de sa victoire à l’Élysée. Il est roi, mais le roi est nu, sa reine s’en va.

 

Sa virilité, il l’exercera donc avec les Français. La femme est l’avenir de Sarkozy. Sans elle, il n’existe plus. Elle lui apporte la sérénité. C’est pourquoi il épousera Carla Bruni peu après l’avoir rencontrée. Les accusations en bling-bling fusent. Peu importe, en amour, Sarkozy est comme un gamin. À la vie, à la mort. Il y croit passionnément. Comme en politique. Mais, eux, les Français, partagent-ils le même état d’esprit ? Pas sûr…

 

"L'Impétueux", de Catherine Nay, chez Grasset, 22 euros.

 

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Naissance de la confédération des Mosquées d’Italie en présence d’André Azoulay

Publié le par Abdelkarim Chankou & ansamed

http://www.ansamed.info/webimages/foto_large/2012/3/22/758c98296076857cd5fa20880e33e193_200423.jpg

ROME, 22 mars - La communauté islamique italienne donne de la voix et montre la voie. Pour faciliter le dialogue des musulmans d’Italie  avec l’Etat, il fallait un seul et unique interlocuteur. C'est  maintenant chose faite avec la signature d'un mémorandum de l'entente. Ainsi après une longue période de réflexion, la première Confédération islamique italienne est née en présence de plusieurs personnalités marocaines dont MM André Azoulay,  Hassan Abouyoub et Fihri Wahid respectivement Conseiller de SM le Roi Mohammed VI, son Ambassadeur à Rome et Président de la communauté islamique de Bologne !

 

La confédération regroupe quelque 250 mosquées  implantées partout dans le pays, et qui ont choisi de partager des valeurs communes.

 

La grande Mosquée de Rome et le Centre italien de la Culture islamique ont travaillé ensemble sur ce projet depuis 2009 sans oublier la véritable cheville-ouvrière de ce projet : Le secrétaire général de ce dernier M. Abdellah Redouane. Projet qui est le fruit de l'union d'une série de fédérations régionales de mosquées dont le travail a commencé il y a plus d'un an avec des congrès locaux à Milan, Turin, Bologne, Brescia et Pérouse.

 

Signe annonciateur d’un avenir prometteur pour cette confédération qui regroupe les associations islamiques modérées exclusivement de rite malékite, la présence à l’inauguration du congrès du Président de l'Union juive italienne, Me Renzo Gattegna et le mot d’encouragement et de bienveillance adressé par le Président de l'Union européenne des oulémas islamiques, le cheikh Mohammed Tughani sans perdre de vue celui du Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux du Vatican, Monseigneur le cardinal Jean-Louis Tauran.

 

Photo : La Grande Mosquée de Rome

Publié dans Dialogue des cultures

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Les journalistes ont mauvaise presse en Algérie et sont victimes des exactions systématiques des autorités

Publié le par rsf.org

Deux journalistes agressés par la police : les violences deviennent systématiques (Titre d'origine)

Publié le mercredi 21 mars 2012.

Reporters sans frontières condamne fermement les agressions survenues au cours des dernières 72 heures contre le photographe Mohamed Kadri et la journaliste Hanane Driss. Dans les deux cas, la responsabilité des violences incombe aux forces de police.


“De tels actes de violences sont inadmissibles. Les autorités doivent ouvrir des enquêtes indépendantes et sanctionner les responsables”, a déclaré l’organisation, inquiète de constater le caractère répétitif et systématique des agressions à l’encontre des professionnels de l’image, photograhes et cameramen.


Mohamed Kadri, reporter photographe pour le quotidien Waqt Al-Djazair, a été passé à tabac par des policiers, le 18 mars dernier, en plein centre-ville d’Alger (près de l’hôtel As-Safir, rue Hussein Aasaba), devant l’Assemblée populaire nationale, alors qu’il couvrait une manifestation (non autorisée) d’anciens militaires réclamant de meilleures retraites. La manifestation a très rapidement tourné à l’affrontement avec les forces de police.


Vers onze heures du matin, alors qu’il prenait des photos des forces de l’ordre en train de violenter et d’arrêter des manifestants, trois policiers se sont rués sur lui et l’ont frappé à plusieurs reprises au dos et à la poitrine.


Ils l’ont insulté et l’ont menacé de l’arrêter s’il continuait de prendre des photos. Le journaliste a pu extraire à temps la carte mémoire de l’appareil photo avant que les policiers ne confisquent son matériel. Sans trace de clichés compromettants, l’appareil lui a été remis environ 15 minutes plus tard.


Le photographe Ramzi Boudina, témoin de cet incident, a pu rapporter plusieurs clichés de la scène qui attestent de la violence de l’agression.


Le 20 mars, Mohamed Kadri a porté plainte pour coups et blessures. Le syndicat national des journalistes a décidé de se porter partie civile et a appelé les autorités à prendre des “mesures sérieuses et effectives” pour que cessent ces brutalités policières. D’après les informations recueillies par Reporters sans frontières, la police aurait présenté des excuses au photographe tout en assurant que les auteurs de ces actes seraient sanctionnés.


Le lendemain de cette agression, la journaliste Hanane Driss, du quotidien francophone Tribune des lecteurs, a également été “rouée de coups” par un policier. Elle couvrait, elle aussi, une manifestation d’anciens militaires demandant la revalorisation de leur retraite, toujours dans la capitale, devant les bâtiments de l’Assemblée populaire nationale.


Depuis l’arrivée du nouveau Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), le Général-major Abdelghani Hamel, les consignes officielles se veulent plus respectueuses des professionnels de médias. Toutefois, malgré les discours et un relatif assouplissement des autorités, les intimidations et les agressions se poursuivent en Algérie.


D’après les témoignages recueillis par Reporters sans frontières, les photographes sont régulièrement interpellés par les forces de l’ordre qui réclament constamment un ordre de mission.


L’organisation déplore la répétition croissante des agressions violentes de journalistes de la part des forces de l’ordre, notamment les professionnels de l’image, aisément identifiables lors des manifestations.

Ramzi Boudina a confié à Reporters sans frontières avoir été plusieurs fois agressé et interpellé par la police et les gendarmes. A chaque fois le mode opératoire reste le même, les policiers encadrent et isolent du reste des manifestants des petits groupes de photographes et de journalistes pour les malmener, loin des caméras. Le 12 février 2011, lors des émeutes en Algérie, il avait été arrêté avec d’autres de ses collègues par la police.

(Crédit photo : Ramzi Boudina)

Publié dans Médias

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André Azoulay primé à Rome

Publié le par atlasinfo.fr


André Azoulay reçoit à Rome le Prix de la paix 2012 de la Fondation italienne "Ducci" (Titre d'origine)


Mercredi 21 Mars 2012 modifié le Mercredi 21 Mars 2012 - 07:01



André Azoulay reçoit à Rome le Prix de la paix 2012 de la Fondation italienne "Ducci"
La Fondation italienne "Ducci", active dans le domaine de la promotion du dialogue entre les différentes cultures, a décerné, mardi soir à Rome, son Prix de la paix 2012 à M. André Azoulay, conseiller du Roi Mohammed VI et président de la Fondation Anna Lindh, en reconnaissance des efforts déployés au service de la paix et du dialogue entre les cultures.

Cette distinction a été attribuée à M. Azoulay conjointement avec le Grand mufti de Bosnie, Mustafa Ceriev, et le président de la communauté de Sant'Egidio, Franco Impagliazzo.

La remise du Prix a eu lieu lors d'une cérémonie organisée en marge d'une conférence sur le "Christianisme, l'hébraïsme et Islam: racines et perspectives communes", animée par les trois personnalités primées, en présence notamment de l'ambassadeur du Maroc en Italie, M. Hassan Abouyoub.

M. Azoulay est déjà titulaire de nombreuses distinctions internationales qui lui avaient été remises en France, en Espagne, en Italie, au Portugal, au Brésil, en Argentine et au Mexique.

Atlasinfo.fr

Publié dans Dialogue des cultures

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Azoulay pour un nouveau partenariat euro-méditerranéen

Publié le par www.aufaitmaroc.com

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Dernière mise à jour : 20/03/2012 à 08:12

 

M. Azoulay appelle à un nouveau partenariat euro-méditerranéen bâti sur la connaissance  (Titre d'origine)

M. Azoulay appelle à un nouveau partenariat euro-méditerranéen bâti sur la connaissance, l'ambition, la parité, le respect mutuel et surtout sur la connaissance.

Intervenant lors d'une conférence sur le développement des relations euro-méditerranéenne après les événements qu'a connus la région, M. Azoulay a mis l'accent sur la nécessité pour tous les partenaires dans la région de construire ensemble un espace régi par une nouvelle feuille de route et des règles de coexistence communes.


L'Europe, qui a du mal à s'accommoder de la diversité culturelle, doit vaincre ses peurs et cesser d'être frileuse, a-t-il insisté devant un parterre de personnalités composé d'ambassadeurs, d'hommes d'affaires, de banquiers, de députés et de responsables d'organismes économiques.


Aujourd'hui, une co-gouvernance s'impose à chacun dans le réel, a affirmé le conseiller de SM le Roi en soulignant que l'Union pour la Méditerranée (UpM), qui est née sous le sceau de cette diversité culturelle, propose ce co-partage, cette destinée commune et solidaire.


S'agissant du cas du Maroc qu'il a qualifié de singulier, M. Azoulay a fait remarquer que le Royaume s'inscrit dans une démarche de changement volontariste et dans un projet de société, d'ouverture et de tolérance.


Le "printemps arabe" a permis certes au Maroc d'accélérer ses réformes sous l'impulsion du roi Mohammed VI, mais le Royaume a fait preuve d'anticipation, d'audace et a su apporter, dans la continuité, des réponses aux attentes des citoyens, a-t-il observé.


M. Azoulay, qui était accompagné de l'ambassadeur du Maroc en Italie, M. Hassan Abouyoub, a relevé dans ce cadre la singularité de la nouvelle constitution marocaine qui consacre la consolidation de l'identité nationale en faisant référence à sa diversité sociale, culturelle, linguistique et religieuse.


Organisée par le club "Diplomatia", un réseau d'ambassadeurs accrédités en Italie et d'acteurs institutionnels et entrepreneuriaux, la conférence a permis, par la suite, d'engager un véritable débat sur plusieurs questions dont l'intégration régionale, la coopération sud-sud, la politique de voisinage et le rôle de la culture comme vecteur de rapprochement.


Au nombre des personnalités présentes à la conférence, qui a débattu également de l'intégration énergétique, figurait notamment l'administrateur délégué du géant italien de l'énergie "Enel Green Power", Francesco Starace.

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Carnage dans une école juive à Toulouse

Publié le par www.lexpress.fr

EN DIRECT. Fusillade mortelle à Toulouse: le parquet antiterroriste de Paris saisi

Une fusillade a eu lieu devant l'école juive Ozar Hatora de Toulouse, faisant au moins trois morts dont deux enfants. Il pourrait s'agir du même tireur que celui qui a attaqué des militaires à Montauban et Toulouse (Titre d'origine).

ERIC CABANIS / AFP

Quatre personnes, un professeur et trois enfants âgés de 3, 6 et 10 ans, ont été tuées. Une autre personne a été grièvement blessée. Le tireur a ensuite pris la fuite sur un scooter. L'une des deux armes utilisées est de même calibre que celle qui a servi pour les meurtres de militaires à Montauban et Toulouse.

12h53 "Nous sommes interpellés par les similitudes du mode opératoire, mais il faut attendre les résultats de l'enquête judiciaire", a déclaré le chef de l'Etat, arrivé en fin de matinée sur les lieux du drame.

12h49 Le président Nicolas Sarkozy a décrété "une minute de silence dans les écoles mardi". "Aujourd'hui est une journée de tragédie nationale", a affirmé le chef de l'Etat, accompagné de nombreuses personnalités dont le président du Crif, Richard Prasquier.

12h40 Jonathan Sandler, le professeur de religion tué dans la fusillade était un franco-israëlien. Il était parti en septembre dernier de Jérusalem pour une mission de deux ans afin d'enseigner les matières juives à Toulouse", a confirmé cette source.

12h30 La fusillade mortelle émeut bien au-delà de nos frontières. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a condamné ce lundi la fusillade. "Au nom de la Commission européenne, je veux fermement condamner ce crime odieux", a-t-il déclaré. Il a également présenté ses "plus sincères condoléances" aux victimes.

12h24 Après Nicolas Sarkozy et François Hollande, François Bayrou est attendu à Toulouse pour rendre hommage aux victimes de la fusillade, selon une information de L'Express. Il est attendu en fin d'après-midi sur place.

12h23 L'association SOS Racisme a évoqué ce lundi la possibilité d'une série de "crimes racistes" après les fusillades devant une école juive de Toulouse et le meurtre dans le Sud-Ouest de militaires qui "avaient pour points communs d'être d'origine maghrébine et antillaise". "C'est avec une grande stupéfaction et un sentiment d'horreur que j'ai appris l'assassinat de plusieurs personnes, dont des enfants, devant une école juive de Toulouse ce matin", a affirmé dans un communiqué le président de SOS Racisme, Dominique Sopo.

12h10 Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert trois enquêtes pour assassinat ce lundi après les fusillades perpétrées à Toulouse contre une école juive et contre des militaires à Toulouse et Montauban. "Le parquet de Paris s'est saisi au titre de sa compétence antiterroriste des trois enquêtes diligentées pour des faits qualifiés d'assassinat et tentatives d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste", a déclaré François Molins dans ce communiqué.

11h56 Le président de la République Nicolas Sarkozy est arrivé ce lundi en fin de matinée sur les lieux de la fusillade.

11h50 Tous les lieux confessionnels en France, notamment les écoles juives, vont faire l'objet d'une surveillance renforcée, a annoncé le ministère de l'Intérieur. "Des consignes ont été données aux préfets, aux services de police et de gendarmerie de renforcer la surveillance autour de tous les lieux confessionnels en France et particulièrement aux abords des écoles israélites", a dit le porte-parole de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Ces mesures visent "tous les lieux confessionnels, comme par exemple les écoles coraniques, mais que compte tenu des événements (à Toulouse), cela concernait particulièrement les écoles israélites".

11h45 Hollande suspend sa campagne pour "honorer la mémoire des victimes", a annoncé le porte-parole du PS, Benoît Hamon.

11h40 La majorité des candidats à la présidentielle a d'ores et déjà condamné cette fusillade et annoncé leur soutien aux familles. Nicolas Sarkozy et François Hollande sont en route pour Toulouse. Jean-Luc Mélanchon a déclaré dans un communiqué: "Je veux dire ma plus vive émotion après les meurtres horribles commis ce matin à Toulouse. Les pensées de tous les Français se tournent vers les parents, les familles, les enfants déchirés par l'horrible nouvelle. Tous les Français se savent personnellement atteints dans cette circonstance". Marine Le Pen a également "condamné la fusillade criminelle qui a frappé une école privée juive à Toulouse ce matin". [ Lire toutes les réactions politiques]

11h37 L'ambassadeur d'Israël en France, Yossi Gal, se rend à Toulouse ce lundi afin de rencontrer les autorités locales et témoigner de sa solidarité aux familles des victimes. Il va s'enquérir de l'évolution de l'enquête et "témoigner son soutien aux familles" des quatre personnes tuées par l'inconnu

11h35 Le Conseil de Paris a observé à son ouverture une minute pour les victimes de la fusillade devant un collège juif de Toulouse. "Notre émotion est immense, la France est blessée à travers ces drames et je souhaite que le Conseil de Paris exprime son émotion et son respect pour les victimes et sa solidarité vis à vis de toutes les familles touchées, par une minute de silence", a déclaré Bertrand Delanoë au début du Conseil.

11h33 Les personnes tuées lundi matin à Toulouse sont un enseignant en religion de 30 ans, ses enfants de 6 et 3 ans, et un autre enfant de dix ans

11h31 La secrétaire générale de la préfecture de Haute-Garonne, Françoise Souliman, a annoncé qu'un périmètre de sécurité avait été établi autour de tous les établissements scolaires juifs de Toulouse.

11h25 La communauté juive unie derrière ce drame. "Cette attaque est une attaque contre la communauté juive dans son ensemble", a déclaré la conférence européenne des rabbins. Et d'ajouter: "S'il y a des gens qui veulent effrayer la communauté juive, notre réponse est que nous ne nous laisserons pas intimider".

11h23 Ce lundi matin, à Toulouse, quatre personnes ont été abattues devant une école juive. Il pourrait s'agir du même tireur que celui qui a abattu des militaires à Montauban et Toulouse. Portrait, mode opératoire, mobile: que sait-on sur le tueur au scooter? Lire notre portrait.

11h19 "Je fais part de mon effroi face à l'abominable tuerie de Toulouse qui bouleverse la France entière", a déclaré Martine Aubry dans un communiqué. "Au nom du Parti socialiste, je veux exprimer tout notre soutien et toute notre solidarité aux blessés et aux familles des victimes".

11h12 Selon le procureur Michel Valet, "il a tiré sur tout ce qu'il y avait en face de lui, enfants et adultes, et des enfants ont été poursuivis à l'intérieur de l'école".

11h05 Des informations contradictoires sur la couleur du scooter - élément déterminant pour savoir s'il s'agit du même tireur qu'à Montauban et Toulouse - nous parviennent. Selon certains témoins, il est noir, soit la même couleur que pour les meurtres de militaires. D'autres affirment qu'il est blanc.

10h55 La question d'un tireur en série est sur toutes les lèvres après le meurtre de trois militaires la semaine dernière dans la région. "Il y a quelques similitudes mais c'est beaucoup trop tôt pour dire si ce lien est véritable ou pas. Seules la police et la justice nous diront les conséquences qu'il y a à en tirer", a déclaré Nicolas Sarkozy.

10h50 "Une fusillade devant une école juive de Toulouse tue au moins trois personnes. Epouvantable!", a déclaré sur son compte Twitter la commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström.

10h45 Le président du Conseil français du Culte musulman, Mohammed Moussaoui, s'est déclaré "horrifié" par l'"acte criminel indescriptible". "J'espère, a-t-il ajouté que l'enquête permettra de retrouver rapidement l'auteur de cette barbarie condamnable de la façon la plus ferme".

Les faits

La fusillade a eu lieu ce lundi vers 8h10, devant l'école juive d'Ozar Hatora de Toulouse, faisant au moins quatre morts, dont trois enfants. Il s'agit d'un professeur, de ses deux enfants et d'un élève. Deux autres élèves, dont la fille du directeur de l'école, sont grièvement blessés. D'autres blessés pourraient se trouver à l'intérieur de l'établissement.

Selon les témoignages recueillis sur place, l'homme à scooter, muni de deux armes, a ouvert le feu sur un groupe de parents et leurs enfants devant ce collège, situé dans un quartier résidentiel du nord de Toulouse. "Il a tiré sur tout ce qu'il y avait en face de lui, enfants et adultes, et des enfants ont été poursuivis à l'intérieur de l'école", a assuré le procureur Michel Valet. L'homme aurait utilisé une première arme, sans doute du 9 mm, à l'extérieur du collège et cette arme s'est enrayée. A l'intérieur de l'établissement, il a eu recours à une autre arme de calibre 11.43 cette fois. L'auteur présumé des tirs a ensuite pris la fuite en scooter.

"La CPE est venue dans la synagogue pour nous dire qu'il y avait eu des coups de feu, témoigne sur Europe 1.fr, une élève de l'établissement. Tout le monde a dû sortir par la porte de secours de derrière. Nous, comme on est chez les femmes, on ne pouvait pas s'enfuir donc on n'a pas bougé. Il y a plusieurs personnes qui ont été touchées. La plupart des élèves crient, d'autres qui pleurent mais ils sont éparpillés."

Un important dispositif de recherche a été mis en place pour retrouver le tireur. Plusieurs hélicoptères quadrillent la région nord et est de Toulouse.

Le même tireur que celui qui a abattu les militaires?

Le mode opératoire serait identique aux meurtres des militaires dans la région. L'homme aurait utilisé deux armes, dont une de même calibre que pour les parachutistes. Selon le Figaro.fr, il s'agirait d'une arme de calibre 11.43. Le scooter noir ressemble également à celui qui a servi pour les crimes des militaires. La semaine dernière un homme en scooter a tué à bout portant trois militaires, deux à Montauban et un à Toulouse. Un quatrième homme, touché à la moelle épinière est entre la vie et la mort.

Selon le procureur, "il existe des éléments qui justifient qu'on se pose très sérieusement la question d'un lien" entre cette tuerie et les deux assassinats des parachutistes à Toulouse et à Montauban. Et une source proche de l'enquête d'ajouter: "Cela ressemble beaucoup (...). On est inquiets". Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a également relevé des "similitudes" entre ces affaires.

Sarkozy et Guéant sur place dans la matinée

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, descendra à Toulouse avec le président du Crif, Richard Prasquier, dans la matinée. Claude Guéant se rendra également sur place. Il a d'ores et déjà demandé aux "préfectures de toute la France, particulièrement dans le Sud-Ouest, de renforcer la surveillance et la vigilance autour des lieux d'enseignement israélites". Selon Marcelo Wesfreid, journaliste politique à L'Express, François Hollande se rendra également à Toulouse.

De son côté, le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, s'est dit "horrifié" et "bouleversé" par la fusillade. Il se rendra également sur place. Israël a également réagi. "Nous sommes horrifiés par cette attaque et nous faisons confiance aux autorités françaises pour faire toute la lumière dans ce drame et traduire les responsables de ces meurtres en justice", a affirmé le porte-parole des Affaires étrangères, Yigal Palmor.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fusillade-devant-une-ecole-juive-a-toulouse-trois-morts-des-blesses_1095029.html?xtor=EPR-583-[XPR_Alerte_Info_Actif]-20120319--7507369@201703375-20120319104908

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La médecine du «mesquine» : Le Ramed, un flop comme l’AMO ?

Publié le par Karim El Maghribi

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Après l’effet Ramid sur des tribunaux surchargés et manquant de tout, l’effet Ramed  sur des hôpitaux bondés de monde où le malade est invité parfois à dormir à même le sol ? Voilà une question- à jeu de mots*- qui résume bien toutes les interrogations que les Marocains n’ayant pas accès aux soins gratuits -ou à la portée de leurs  bourses- se posent ou ne cesseront de se poser.

 

En effet il y a un risque sérieux que ce nouveau sésame, appelé Ramed (Régime d'assistance médicale pour les économiquement démunis), soit un flop comme le fût un autre régime, en l’occurrence celui de l’Assurance Médicale Obligatoire (AMO) qui depuis son entrée effective en application, en 2005, a montré que non seulement il n’est pas obligatoire, mais pas du tout, mais qu’il est en plus hautement aléatoire ; c’est-à-dire que non seulement des dizaines de milliers de salariés n’en profitent pas ou n’en ont jamais bénéficiés mais que même les heureux élus qui ont une couverture AMO dont les primes sont pourtant payées régulièrement par les chefs d’entreprises, se voient remboursés souvent moins de la moitié du montant de leurs factures de soins quand ce n’est pas zéro dirhams si les médicaments prescrits ne sont pas des génériques usinés dans des laboratoires locaux par un procédé copier-coller des plus primaires ; ce qui rend leur effet aussi inefficace que placebo !


En tout cas souhaitons bon vent et bonne chance au Ramed et la jolie carte magnétique qui va avec, et prions pour ça ne soit pas une sorte de nouvelle poudre aux yeux ou un certain « Ramed 3ala al 3oyoun. »


En attendant, le Ramed obtient déjà une victoire. Une grande victoire contre les moqaddems et les choiukhs véreux (c’est déjà ça). La carte magnétique Ramed qui sera délivrée aux 8,5 millions des ayants droit (à revenu annuel inférieur ou égal à 5.650 DH par personne composant le ménage résidant au Maroc en milieu urbain) contre une contribution annuelle de 120 DH par personne (gratos pour les revenus  annuels inférieurs ou égal à 3.767 DH) les dispense une fois pour toutes du fameux certificat d’indigence jusqu’à alors indispensable pour se faire soigner dans un hôpital public. Sésame qui peut coûter chaque fois entre 20 et 50 dirhams de frais officieux selon le climat et la tronche du client.


C’est « vermeilleux » tout ça… Surtout que le Ramed nous permet aussi de savoir  qu’il y a quelque 9 millions de fauchés et sans le sou au Maroc. Une autre victoire contre la statistique aléatoire…

 

(*) On s'excuse M. Ramid d'avoir mêlé votre nom à ce billet. C'est sans arrière pensée.

Publié dans Coup de gueule

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