L’appel incessant d’Essaouira pour le rapprochement des cultures

Publié le par MAP

Essaouira – « Essaouira sera une fois encore un espace culturel et musical de résistance à l'amnésie » a déclaré le Conseiller de S.M. le Roi, M. André Azoulay, pour présenter la 6eédition du Festival des Andalousies Atlantiques, qui va déployer ses voiles et ses charmes du 29 octobre au 1er novembre à Essaouira.

Véritable manifeste spirituel et artistique, ce festival veut promouvoir et faire mieux connaître la dimension atlantique de l'héritage andalou.

Fidèle à sa vocation et riche de son partenariat avec la Fondation des Trois Cultures, l'édition 2009 des Andalousies Atlantiques en résidence à Essaouira va revisiter cette période exaltante où la Convivencia était de mise avec comme fil conducteur la musique.

La programmation de cette 6e édition sera particulièrement émouvante avec des concerts réunissant sur la même scène « nos poètes, nos musiciens et nos chanteurs musulmans et juifs pour chanter et danser ensemble », souligne M. Azoulay, président du festival.

Le festival verra la participation d'une pléiade d'artistes marocains et étrangers réunis pour produire des concerts de musique où se mêlent tradition et modernité.

D'abord avec le chant et la danse flamenco, qui seront magnifiquement représentés par la talentueuse Compagnie Manuel Gutierrez, qui inaugurera en seconde partie de soirée le concert d'ouverture à Bab El Menzeh. Flamenco encore au coucher du soleil le vendredi 30 octobre sur les remparts de la Skala et en clôture samedi soir pour cette rencontre lumineuse et inédite entre l'Andalousie et les artistes Kathak venus de l'Inde du Nord.

Ensuite, le Gharnati, celui qui sait chanter Grenade comme au temps où l'Empereur Boabdil en détenait encore les clés. Ce sera la partition du jeune groupe algérien Tarab et de Fouad Didi, qui nous feront voyager à Tlemcen.

Une façon de donner cette année un éclairage particulier à la nécessaire transmission entre les générations, avec la présence sur scène de grands maîtres et de jeunes talents reconnus à la fois par leurs aînés et par le public.

Le répertoire croisé du Matrouz Judéo-Marocain (cette broderie musicale et linguistique qui nous ramène à nos identités multiples et métissées) sera représenté avec panache par l'immense Rabbin-Chanteur Haim Louk accompagné par l'orchestre Zyriab d'Oujda (en ouverture du festival) et se prolongera par les prestations et la présence chaleureuse de l'un des grands maîtres de la tradition judéo-arabe, le pianiste franco-algérien Maurice El Medioni, référence incontestée de cette grande école musicale maghrébine.

Essaouira va se souvenir et nous faire revivre avec émotion et délices, les pages les plus exceptionnelles du répertoire de la chanteuse disparue Zohra El Fassia, d'abord à travers un film retraçant sa vie et sa carrière, puis avec les voix magnifiques de Raymonde El Bedaouia et de Hayet Boukhriss, sur la scène du chapiteau de Bab El Menzeh et dans le cadre des concerts intimistes d'après-midi à Dar Souiri. Des soirées associant flamenco espagnol et rythmes musicaux de l'Inde sont aussi au programme du festival.

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